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 V comme Venom
Christopher Hart
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MessageSujet: V comme Venom   Sam 12 Jan - 7:47

V comme Venom

Christopher ϟ StubbornKate ϟ Venom

Mars 2050, près du commissariat central de l’EPD

Christopher observait avec défi le ciel agité d’Europolis, nébuleux miroir des turbulences que traversaient ses citoyens. Le soleil venait de se lever, quelque part au-dessus l’horizon, aussi invisible qu’une lueur d’espoir derrière une chape de plomb.
Pourtant l’astre brillant se trouvait bien là, fidèle à son cycle inéluctable, éternel phare de l’humanité jadis adulé comme une divinité. Les nuages sombres et épais se dissiperaient tôt ou tard, l’Anglais en avait la certitude.
Tout le monde ne partageait pas cette conviction.

Au cours de la dernière messe dominicale, un groupe de paroissiens avait demandé au pasteur si 2050 marquait l’avènement de l’Apocalypse.
Christopher dut reconnaître que les signes avant-coureurs se multipliaient : criminalité galopante, attentats, actes inqualifiables de mutants génétiques, apparitions d’êtres aux origines antédiluviennes, interventions secrètes et brutales de l’armée, météo de fin du monde depuis plusieurs semaines.
Alors que la fondation d’Europolis et le retour de la paix devaient marquer l’aube d’une nouvelle ère de prospérité et de sécurité, la réalité du présent renvoyait plutôt l’image d’un crépuscule. La capitale basculerait-elle dans une nuit funeste, à l’image de Sodome et Gomorrhe ?
Jusqu’à récemment, l’Anglais raillait ces stupides bondieuseries qui exploitent la peur innée de l’humain en un futur cataclysmique. Mais depuis que Lily lui avait démontré l’existence des Valkyries et relaté des faits inexplicables, il acceptait la présence de forces surnaturelles qui dépassaient les simples humains.
Christopher avait néanmoins placé chaque croyant devant ses responsabilités, arguant que des milliers d’hommes et de femmes anonymes se démenaient quotidiennement pour concrétiser le rêve d’une société plus juste, bienveillante et équitable.
Europolis n’avait pas besoin d’Anges ou de miracle, mais d’honnêtes personnes qui retroussent leurs manches au lieu de se lamenter devant une croix.

Des personnes courageuses comme Kate Ward, ancienne esclave sexuelle secourue par une âme qu’on aurait cru damnée. Sans elle, la justicière Vyper n’aurait peut-être jamais vu le jour et la Crows League assassinerait toujours, prête à fomenter d’autres attentats contre une mallette d’eurodollars.
À sa manière, Christopher admirait la discrète barmaid de Coal District et ce qu’elle représentait. Il l’avait toujours encouragé et soutenu dans son combat pour intégrer la police scientifique.

C’est pourquoi il patientait à un arrêt de bus de l’EPD, désireux d’encourager Kate avant une série d’examens qui lui ouvriraient, sous réserve de bons résultats, les portes de la PTS.

— Je prierais bien pour toi, mais je ne saurais pas à qui m’adresser, murmura-t-il en apercevant la silhouette massive d’un autobus amorcer un virage dans sa direction.

Le flic réajusta le bonnet qui lui recouvrait les oreilles puis présenta son dos à l’imposant véhicule, l’épaule appuyée contre un poteau. Les courants d’air fouettaient le visage avec cruauté, hurlant des lamentations qui lui rappelaient les victimes du funeste attentat.
Trouble de stress post-traumatique, dans le jargon des psychologues.
La routine, dans celui des flics.
Christopher ferma les yeux une seconde et prit une longue inspiration.

Le bus était déjà rempli de travailleurs à cette heure matinale, mais la barmaid de Coal District était sans doute la seule candidate à venir si tôt.

— Salut, Kate, dit-il en accueillant la jeune femme d’un geste vif de la main. Si tu es d’accord, on va marcher tranquillement jusqu’au lieu de l’examen, proposa-t-il avec civilité, ça décontracte.

Et puis cela ressemblera moins à un interrogatoire de flic, songea-t-il.
En plus de son bonnet, l’Anglais avait d’ailleurs revêtu une banale veste marron. Son manteau favori faisait presque partie du décor après dix hivers à Europolis, en plus de lui donner la silhouette formelle d’un inspecteur.
De loin, le lieutenant de police avait l’allure anonyme d’un civil ordinaire. De près, il ressemblait davantage à un paumé qu’au « Monk » connu de ses collègues. Toutefois l’habit ne faisait pas le moine, pas plus que l’uniforme définissait le policier.

— Ne m’en veux pas, mais je viens te mettre la pression pour que tu réussisses. Avec ton parcours, les épreuves que tu as traversées et les efforts que tu as fournis, je te passerai les menottes si tu échoues, parce que ce serait un crime.

La bouche du policier affichait un large sourire, mais son regard insistant conservait une gravité teintée d’émotions.

— Chaque candidat a son histoire et ses raisons de rejoindre la police, mais si quelqu’un mérite de réussir, c’est bien toi.
En tout cas, je pense que tu es la première étudiante impliquée dans une opération clandestine aux labos de PTS.
(Christopher décocha un clin d’œil complice à Kate.) Ils peuvent se carrer leur examen de biologie où je pense à côté de cette réussite.
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MessageSujet: Re: V comme Venom   Sam 12 Jan - 19:00

19 Mars 2050

Aujourd’hui était le quatrième jour d’examen de l’étudiante. A la fin de la journée, Kate aurait passé plus de la moitié des épreuves de la première sélection. Mais ce n’était pas ce qui l’inquiétait pour le moment. Elle était loin d’être sûre d’elle mais pour autant, les épreuves qu’elle avait déjà passé s’étaient plutôt bien déroulées. Seulement, ce matin, elle allait arriver en avance pas seulement pour ne pas être en retard à son épreuve, mais également pour revoir le lieutenant Hart. Suite à la réception du corps de Raven par les services de police, il les avait gracié, donnant l’immunité à sa mère concernant cette affaire. C’était un poids de moins sur les épaules de la jeune femme ce qui n’était pas un mal. Cependant, la brune avait été surprise par la demande de Christopher. Celui ci souhaitait la rencontrer avant son épreuve du jour et cela stressait un peu la jeune femme en réalité. Il faut dire que depuis qu’ils se cotoyaient, ils avaient partagé des moments de conversation sympathique, d’échanges mais également des moments de suspicion et la brune ne savait plus trop quoi penser du lieutenant. Elle savait par Lauren qu’elle pouvait lui faire confiance mais jusqu’à quel point ? Le policier n’était pas vraiment facile à cerner avec toutes les péripéties qu’ils avaient vécu. Il avait semblé ne plus avoir aucune confiance en Kate après l’attentat de Coal District. Mais d’un autre côté, il était tout de même venu la chercher pour faire une analyse biologique d’un prélèvement de salive qu’il voulait faire faire en off. Le lieutenant lui avait donc accordé de nouveau sa confiance, au moins le temps de cette étude qui avait révélé des résultats impossibles. Evidemment, la brune n’avait pas oublié ce fait et comptait bien tôt ou tard lui demander de plus amples informations. Seulement, cela avait été impossible jusque là. Beaucoup trop de choses s’étaient passées dans sa vie et celle de sa mère pour qu’elle ait eu le temps de se préoccuper de cela.

Heureusement depuis quelques jours, les choses étaient revenues à peu près à la normale. Cela faisait tout de même deux mois qu’elle n’avait pas vu Christopher. Dans ce laps de temps, Henry avait rencontré sa mère dans les pires conditions possibles. Elle avait recroisé son ancien client à la fermeture du bar lui rappelant des souvenirs douloureux. Par la suite, elle s’était retrouvée mêlée au désastre qui avait eu au port, croisant sa mère amnésique sur l’épave du bateau. Elle avait finalement rompu avec l’écrivain de manière honteuse, se résignant au fait qu’elle ne pouvait l’attirer dans pareille situation, même si depuis elle l’avait retrouvé. Et puis, la jeune femme avait fait ses débuts dans la rue, se déguisant pour commencer à combattre le crime tout en cherchant la moindre information sur sa sauveuse disparue. Heureusement, l’africaine était à présent rentrée au foyer familial, blessée mais en vie. Cela faisait donc beaucoup de choses qui avaient chamboulé sa vie et pourtant, Kate maintenait toujours le cap sur ses deux objectifs, un officiel et l’autre plus officieux. Etant donné qu’elle voulait prendre une bonne marge, elle avait pris le bus pour une fois afin de ne pas partir trop tôt de chez elle. Arrivant à destination, elle demanda l’arrêt du bus pour la prochaine station. C’est vêtue d’un slim, de bottines à talons larges, d’un pul à col roulé et d’un manteau assez court qu’elle descendit du bus en dernier parmi ceux qui s’arrêtaient ici. La sympathie du lieutenant lui sauta rapidement aux yeux. Cela devait être un bon jour pour lui ou bien la fin de l’enquête Crows League l’avait peut être détendu.

Bonjour lieutenant Hart. Pas de soucis.

Se mettant à marcher l’un à côté de l’autre, elle écouta attentivement ce que Christopher avait à lui dire. Et pour le coup, elle resta quelques secondes sans voix. Elle ne s’attendait pas à un tel discours. Après ce qu’ils avaient traversé ensemble, elle s’attendait à plus de réserve, bien plus de méfiance, de la part du policier. Ses paroles lui firent plaisir mais Kate y chercha un double sens ou une intention autre que la franchise. Ce n’était pas son mode opératoire de ce qu’on lui avait dit, mais elle trouvait cela beaucoup trop en contraste avec ce qu’ils avaient traversé ensemble au cours des deux derniers mois. Voyant son sourire qui semblait teinté de sincérité malgré son regard qui lui semblait chercher une vérité autre, elle lui répondit d’un ton amusé.

Vous en vouloir ? Je crois que je me mets suffisamment la pression seule pour que celles des autres ne puissent m’atteindre.

Elle qui se demandait pourquoi il avait voulu la voir, si ce n’était que pour ça, la brune pouvait se détendre. Il est vrai qu’au début de leur rencontre, il avait cherché à l’encourager. Mais la gravité qu’il lui transmettait à travers son regard pouvait être à double sens. Attentive à la moindre des paroles de Christopher, elle ne put s’empêcher de rire doucement à sa remarque, en profitant pour l’avertir de la suite à donner.

C’est gentil de dire ça mais vous allez certainement vite le regretter car je compte bien en savoir plus sur cette étude.

Elle lui fit à son tour un clin d’oeil avec un sourire qui pouvait porter à confusion entre son envie de blaguer et son envie réelle d’en savoir plus. Sa curiosité n’était pas une nouveauté même si elle la gardait plus discrète habituellement. Sauf qu’en présence du lieutenant Hart, elle n’avait jamais un comportement habituel, ne sachant jamais sur quel pied danser.

La pratique des épreuves scientifiques ne se déroule que la semaine prochaine mais je vous ferais savoir si j’ai trouvé cela simple ou pas.

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MessageSujet: Re: V comme Venom   Lun 14 Jan - 4:32

V comme Venom

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L’enjouement de Christopher résultait en grande partie de l’issue positive dans l’affaire Crows League. Certes, il aurait préféré voir Raven – Juliette Delacour – traduite en justice pour le symbole qu’elle représentait. Un procès correctement médiatisé aurait envoyé un message fort à la Pègre, redonné de l’espoir à la population.
Malheureusement, son cadavre jeté sur le parvis du commissariat privait Europolis de son jugement et de ses possibles aveux. En revanche, sa « livraison » par Vyper avait permis de remettre l’enquête sur l’attentat de Coal District sur de bons rails, avec la création d’une cellule spéciale dont le lieutenant Hart se retrouvait exclu. C’était le prix à payer pour son alliance singulière avec la criminelle-justicière. Un prix qu’il acceptait : les résultats importaient plus que sa vendetta personnelle.
Car des résultats, le lieutenant était persuadé que ses collègues en obtiendraient. Cibler un eurodéputé, et son escorte policière, ainsi que des civils, lors d’une cérémonie d’hommage public avait mis l’ensemble de l’EPD sur les dents. Des dents qui s’impatientaient de mordre et ne ferait aucun quartier de la Crows League, en particulier le poseur de la bombe et ses complices.

Toutefois, la gaieté et l’espoir s’étaient réintroduits beaucoup plus tôt dans l’esprit et le cœur de l’Anglais, par un chemin secret qu’il se gardait d’évoquer à quiconque. Maintenant qu’il était libéré de la menace – très réelle – de cette organisation d’assassins, Christopher se sentait délesté d’un lourd fardeau.
Kate remarqua ce changement qui ne se limitait pas à l’aspect vestimentaire du lieutenant.

— Je te demanderais bien de ne pas m’appeler « lieutenant » aujourd’hui, répondit-il, joueur, au salut formel de l’étudiante, mais tu risques de m’envoyer des « monsieur Hart » à tout bout de champ et là, mes oreilles risquent carrément de saigner.

Au moins, la jeune femme faisait elle aussi preuve d’amusement malgré le stress inéluctable des examens.
Le vent d’Est qui soufflait à présent dans leur dos contribuait, malgré sa fraicheur, à pousser Kate dans la bonne direction.

— Se mettre la pression, c’est bien. Ça montre qu’on prend les choses au sérieux, qu’on y attache de l’importance. Et dans le métier que j’espère tu exerceras bientôt, savoir gérer la pression et celle des autres est une qualité indispensable. Plus importante que savoir calculer la quantité de drogue consommée à partir d’un échantillon sanguin : ça, un bête ordinateur est capable de le faire. Ton expérience de barmaid n’aura pas été inutile, et je ne parle pas de la pression que les piliers de comptoir engloutissent par pintes entières.

D’humeur badine, l’Anglais releva avec un plaisir dissimulé la détermination de Kate à faire la lumière sur leur escapade dans les laboratoires de la PTS. La soif de vérité était une autre qualité essentielle dans le métier de policier – quel que soit le poste. Il ne pouvait néanmoins encourager la brune à fouiller dans cette direction menant à des secrets trop bien gardés pour leur sécurité.

— Tu comprendras peut-être un jour, dit-il avec sincérité, mais cela ne viendra pas de ma bouche.

Yvan Musquet avait failli révéler les génocides du gouvernement européen, et peut-être l’existence des peuples mythologiques dont Christopher avait connaissance. Les données que l’Ogre avait volées ressortiraient sans doute un jour – en tout cas le policier l’espérait, dans l’intérêt général.

Kate lui apprit ensuite que les épreuves scientifiques n’avaient pas encore eu lieu, mais Christopher se réjouit qu’elle le tienne informé de ses estimations.

— Si ma mémoire est bonne, c’est l’informatique qui te posait quelques difficultés. Cela dit, il n’y a pas besoin de connaissances étendues pour utiliser les ordinateurs et équipements des labos. J’imagine qu’il y a une note éliminatoire assez basse, et qu’au-delà l’épreuve sert avant tout à repérer et orienter les cracks dans la bonne spécialité.

Puisqu’il avait Kate sous la main et qu’ils n’étaient plus liés par une alliance forcée, Christopher se sentit plus libre de questionner l’étudiante sur des sujets plus informels. Après tout, ils seraient peut-être bientôt collègues.

— Et sinon, tu as des personnes qui t’aident et te soutiennent ? Je veux dire, en dehors de Fallon, bien sûr… Lors de ta première visite guidée dans les bâtiments de la PTS, peut-être ? Je ne crois pas qu’on a eu l’occasion d’en discuter, d’ailleurs.

Le flic savait qui avait pris en charge cette visite, et il était curieux de connaître les sentiments de Kate sur l’inimitable Eva Walsh.
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MessageSujet: Re: V comme Venom   Lun 14 Jan - 23:13

19 Mars 2050

Aujourd’hui était le qKate ne peut cacher sa surprise face à la remarque du lieutenant. Il n’y a pas si longtemps, il lui disait vouloir la soutenir mais ne plus avoir confiance en elle après l’attentat. Il pensait même qu’elle se cachait dans les jupes de sa mère, n’osant rien dire devant elle. Mais le policier n’avait absolument rien compris à la situation à ce moment là. Mais qu’il ne veuille pas qu’elle l’appelle lieutenant la surprenait tout de même. Cela faisait un moment maintenant qu’ils se côtoyaient et à aucun moment elle n’avait eu l’impression de gêner Christopher en l’appelant par son titre de représentant des forces de l’ordre. Se rendait-il compte que si la jeune femme venait à intégrer la police scientifique, il deviendrait collègue de travail ? Rien qu’à cette idée, la brune trouvait la situation encore plus bizarre. Elle ne voulait pas qu’on la croit pistonnée ou autre délire du genre. Sa place au sein de la PTS, elle comptait bien l’obtenir par ses capacités et seulement grâce à cela. Elle avait trop travaillé et donné de sa personne pour échouer aussi près du but. Cherchant à entrer dans le jeu de son aîné, l’étudiante lui dit d’une voix amusée :

Je peux essayer “monsieur Christopher” si vous voulez ?

Le sourire aux lèvres, la brune échappa un petit rire face à leurs bêtises respectives avant de reprendre tout en avançant :

Vous savez que vous risquez de m’entendre vous appeler lieutenant Hart un peu plus souvent d’ici peu ?

Kate faisait évidemment référence au fait qu’il allait travailler ensemble et potentiellement se croiser dans les couloirs du commissariat. alors qu’ils poursuivaient leur marche, Christopher poursuivit sur sa lancée, mêlant sérieux et ironie. Elle avait un peu de mal à reconnaître celui qui lui avait fait passer les menottes et questionner en salle d’interrogatoire. A croire que l’homme qui était en sa compagnie avait deux facettes, celle que Lauren lui avait décrit et une seconde, plus amère, plus craintive. Etait-ce qu’une impression ? Peut-être bien, mais la brune comptait bien se méfier de Mr Double Face. Ce dernier continuait de la féliciter sans qu’elle comprenne trop pourquoi. Il faut dire que la brune n’avait pas une très haute estime d’elle-même et que les hommes qui lui avaient fait des compliments dans sa vie avaient, pour la majorité, payés pour coucher avec elle avant ça.

Je pense qu’il sera préférable de juger cela lorsque je serais en poste. La pression du commissariat n’aura rien à voir avec mon ancien travail ou ces épreuves d’entrée.

Honnête, évidemment la jeune femme ne préférait pas mettre la charrue avant les boeufs. C’est alors qu’il aborda leur escapade nocturne commune. Christopher avait appelé la brune pour lui faire faire une analyse biologique d’un prélèvement salivaire, tout cela en toute clandestinité. Il l’avait fait entrer dans le commissariat, l’avait accompagné de près ou de loin selon les moments jusqu’aux laboratoires et avait attendu qu’elle obtienne des résultats. Seulement, ce que l’étudiante avait découvert n’était pas possible. Elle avait obtenu un résultat qui n’existait tout simplement pas et le lieutenant n’avait pas voulu lui en dire plus.

Ca ne m’étonne pas trop que vous disiez ça. Mais ça ne m’arrêtera pas pour autant.

Reprenant le sujet principal de cette rencontre, pas forcément pour le plus grand plaisir de la brune, le lieutenant se rappela que ce qu’elle aimait le moins, ou du moins la matière où elle pêchait le plus, était l’informatique. Écoutant son interlocuteur jusqu’au bout, elle se permit toutefois de le corriger concernant ses a prioris pour les épreuves d’entrée à la PTS.

A vrai dire, les personnes souhaitant se spécialiser dans ce domaine ont une épreuve supplémentaire. Mais à l’heure actuelle, tous les membres de la scientifique, peu importe la spécialisation, doivent avoir un minimum de connaissances.

C’est alors que le lieutenant Hart s’aventura sur un terrain particulier. A vrai dire, elle ne pensait pas aborder ce genre de sujet un jour, pas avec lui. Heureusement, il orienta sa question sur sa visite des locaux et non sur sa vie sentimentale. Non pas qu’elle puisse avoir honte d’Henry, ça serait plutôt l’inverse si tel devait être le cas. C’est justement pour cela qu’elle préférait ne pas aborder ce type de sujet avec une personne au courant de son passé. Les questions du type “Mais il sait ?” ou encore “Comment comptes tu lui dire la vérité sur ton passé ?” ne l’enchantaient guère.

Je dois dire que j’ai rencontré quelques personnes, quelques membres de la PTS. La femme qui m’a fait visité, le docteur Walsh, M’a fait comprendre que si elle me croisait pas avec une blouse sur le dos dans les mois à venir, je lui aurais fait perdre son temps. Ca compte ? Le docteur Hickman semblait sympathique.

Après avoir dit cela, elle réalisa soudainement qu’elle risquait à terme d’être appelée le docteur Ward. Elle ne savait pas si elle était plus amusée ou angoissée à cette idée. Se rappelant que depuis plusieurs jours, elle passait les épreuves à côté des futurs agents de terrain, lieutenants, et autres postes possibles au sein de l’EPD, la jeune femme se demandait s’il s’agissait juste de diminuer le nombre de surveillants ou bien si cela cachait une autre raison. L’une des surveillantes du premier jour lui avait dit qu’ils manquaient sérieusement de bras au sein de la police. Comptait-il recycler les profils intéressants qui étaient recalés dans leur spécialité dans les branches où ils avaient cruellement besoin. La brune se demandait si ça n’était que pour diminuer les effectifs mobilisés.

J’avais une question concernant les épreuves et je me demandais si vous auriez pas la réponse. Toutes les épreuves ont été réunis en même temps. Est-ce uniquement dû à un manque de personnels ou y a-t-il d’autres raisons derrière ce méli-mélo de spécialité ?

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MessageSujet: Re: V comme Venom   Sam 19 Jan - 4:27

V comme Venom

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Monsieur Christopher ? L’intéressé leva les yeux au ciel, dont les teintes cendreuses n’offraient aucun réconfort.

— Restons-en à lieutenant, conclut-il avec un sourire. Mais tu sais, derrière chaque membre de la police il y a une personne qui vit et respire comme les autres. C’est peut-être la dernière fois qu’on se rencontre à titre informel.

Si la barmaid atteignait son objectif, ils ne seraient plus que des collègues avec un passif… singulier, mais un passif révolu.

Christopher avait l’intention de veiller discrètement sur Kate, secouer les crétins qui lui tourneraient inévitablement autour ou découvriraient son parcours difficile, infamant aux yeux de certains. Il commencerait par leur dire qu’on ne choisit pas d’où on vient, mais que les plus belles fleurs poussent aussi dans le bourbier de Coal District. Que l’on peut s’émerveiller de leur splendeur à distance respectueuse, sans chercher à les posséder ou les ramener chez soi. Envers les plus récalcitrants, l’Anglais renoncerait à la diplomatie du verbe pour des moyens plus coercitifs dont nul ne serait témoin.

— Tu as raison, Kate, le métier est différent et tes futurs collègues ne ressemblent pas à la clientèle habituelle de ton bar. Toutefois la nature humaine est universelle et tu en connais de nombreux aspects, pour une fille de vingt-quatre ans. Principalement des mauvais, mais j’espère que les bons s’inviteront également dans ta vie.

Il n’y avait aucune honte, aucune gêne dans le regard compatissant de Christopher. Le passé de Kate resterait à jamais infrangible, là où son avenir s’ouvrait comme une page vierge.
Certes, les policiers étaient les témoins privilégiés des recoins les plus sombres et les plus tortueux de l’âme humaine, mais au fond de cet abyme d’obscurité brillaient aussi de fabuleuses luminescences. Des histoires de courage et de solidarité, des actes généreux et bienveillants, des enquêtes qui se terminaient miraculeusement bien et balayaient le désespoir d’un marasme mortifère.
Des histoires trop rares.

Et puis, surtout, le flic solitaire espérait que la fille Ward ne commettrait pas la même erreur que lui en se privant du soutien des autres, même s’il savait que Fallon serait toujours là pour elle.
Après une mise au point sur les différentes épreuves du concours, Christopher l’interrogea pour la première fois à ce sujet. Il ignorait tout des relations et des activités de Kate durant son temps libre et respectait – hors enquête – le jardin secret que chacun s’octroyait.
Un jardin où le flic avait occupé un petit espace, très cloisonné, durant leur période de coopération. Un terrain aujourd’hui abandonné, laissé à l’état de friche. Bientôt de nouvelles pousses en effaceraient les dernières traces et leurs souvenirs essaimeraient dans l’oubli.

Curieux de recueillir les impressions de Kate sur sa rencontre avec Eva Walsh, Christopher éclata de rire en entendant les paroles rapportées. Il en arrêta de marcher : le visage outrecuidant et facétieux de l’Irlandaise s’imposait dans son esprit.

— C’est Ev… Walsh tout craché. C’est une personne bien, tu pourras compter sur elle à condition de ne pas la déranger pour des broutilles. Et si tu cherches un jour à la contredire, sois sûre d’avoir des arguments très solides. En dehors de ça, c’est une femme brillante, obstinée et très sérieuse. Sérieuse dans le sens appliquée et minutieuse dans son travail, car je ne sais pas si tu l’as remarqué durant ta visite, mais elle manie un humour un peu… déroutant.

Un humour qu’en bon britannique, Christopher adorait. Il ressentait l’envie de lui parler davantage de cette collègue atypique, mais se trouvait une nouvelle fois confronté à des secrets et de possibles malentendus.
De toute façon, il avait un mot à glisser sur Hickman que la visiteuse avait trouvé – étonnement – sympathique.

— Quant à Hickman, il consacre son énergie à soutenir sa propre personne. Certes, il excelle dans son domaine de spécialité et c’est déjà beaucoup. J’imagine qu’en l’amadouant avec de la nourriture grasse et sucrée, il doit être possible de lui demander un service…

Alors qu’ils reprenaient leur marche, Kate interrogea le lieutenant sur l’organisation des examens.

— En toute franchise, je l’ignore. Ces choses-là se décident en haut lieu et tout ce qui redescend sont des ragots… Après tous les événements qui secouent Europolis depuis le début de l’année, je pense qu’il s’agit également de repérer les potentiels, repêcher les candidats qui veulent rejoindre la police sans avoir les aptitudes pour le poste auquel ils postulent.
Nous sommes plus de trente mille flics à Europolis, pour protéger et servir douze millions d’habitants répartis sur une superficie très vaste. Parmi ces trente mille, beaucoup ne sont pas aptes à aller sur le terrain : un sédentaire comme Hickman ne pourrait même pas monter un escalier sans perdre son souffle, par exemple. Si la situation continue à se dégrader, les autorités devront mobiliser plus de monde.


Europolis se trouvait encore loin d’une guerre civile, mais cette crainte commençait à germer dans les esprits.

— Le gouvernement peut aussi se reposer sur l’armée, mais tu as dû voir comme moi le triste résultat, il y a quelques semaines, dans cette histoire de navire échoué. Je ne nie pas qu’on a des éléments violents et peu recommandables dans nos rangs, néanmoins les flics sont formés pour protéger la population, pas la massacrer.
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MessageSujet: Re: V comme Venom   Sam 19 Jan - 6:36

19 Mars 2050

Lorsque Christopher lui expliqua qu’il se cachait une personne, un être vivant, derrière chaque agent, scientifique, inspecteur de la police, la brune eut un sourire plutôt discret. Il était loin d’imaginer qu’elle puisse en savoir autant sur sa vie personnelle. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu Lauren et avec son amnésie temporaire, Fallon était incapable de savoir qui elle avait pu croiser au cours des trois semaines précédentes. Il faudrait peut-être qu’elle songe à la croiser un soir, en dehors des sorties nocturnes de Venom. Deux personnes savaient déjà pour sa seconde identité, il n’en fallait pas plus sans quoi elle risquerait de se faire prendre. Son pseudonyme ne se faisait pas réellement entendre pour le moment. Mais elle savait que tôt ou tard, il ressortirait. Elle ne savait par contre pas de quelle manière ni les impacts qu’il aurait.

C’est effectivement probablement la dernière fois oui. Est-ce du regret ou du soulagement que je perçois dans votre voix lieutenant ?

Faisait-elle référence à la pseudo relation entre sa mère et lui ou bien aux ennuis qu’ils avaient traversé ensemble ? Kate était certaine qu’il ne regrettait pas l’attitude agressive de Fallon. Elle ne lui avait pas rendu la tâche facile mais à juste titre. Christopher n’avait pas été des plus amicaux lorsque l’attentat était survenu, optant pour des chemins directs là où il n’y en avait pas. Cependant, ce qui gênait la brune aujourd’hui, était ce volte-face de la part du policier. Le fait que Raven soit morte et enterrée n’était pas ce qu’il avait demandé au départ mais il s’en était contenté, laissant derrière lui l’histoire de l’attaque à la bombe et les problèmes qu’il aurait pu causer à la famille Ward, à tort. Etait-ce si simple pour lui de ranger cette histoire dans un placard et de passer à la suite ? L’étudiante avait plutôt du mal à agir ainsi. Lors de l’interrogatoire, le British lui avait fait comprendre qu’elle était une petite fille apeurée qui se cachait dans les jupes de sa mère, ce qui était évidemment complètement faux. Mais ce matin là, il semblait encourageant, protecteur. Cela choquait et surprenait la belle qui n’était pas habituée à ce genre de comportement envers sa personne. Après tout le premier homme à avoir voulu agir ainsi envers elle était Henry et elle ne connaissait le garçon réellement que depuis la fin du mois de Janvier. C’était toujours aussi perturbant pour elle de penser que l’on puisse vouloir l’aider en dehors de l’africaine. Au quotidien, les femmes étaient soit amicale soit aigrie en sa présence. Mais les membres de la gente masculine eux avaient tendance à être plutôt envahissant, obsédé par ce corps et ne voyant pas la personne derrière.

Kate se mit à parler de sa visite des locaux de la PTS menée par la charmante et surprenante Eva Walsh. A terme, la brune pensait pouvoir travailler en bonne collaboration avec l’Irlandaise, mais cela restait à tester et à prouver. La réaction du policier la fit sourire, elle en connaissait une qui aurait aimé le voir détendu de la sorte, oubliant à priori quelques instants de se ronger de l’intérieur. Il était assez difficile de passer à côté de cette facette de la personnalité de Christopher après tout. Et vu sa réaction aux explications concernant le docteur Walsh, elle semblait avoir plutôt bien cernée la blonde. En choisissant une autre spécialité que la sienne, elles auraient très probablement l’occasion de travailler ensemble sur une même affaire, complétant le travail de l’autre. Quant au docteur Hickman, la jeune femme ne l’avait pas perçu de la sorte. Il faut dire qu’elle n’avait guère passé de temps avec lui contrairement à Eva. Un petit sourire aux lèvres, la jeune femme ne put s’empêcher d’ajouter :

J’avais eu l’impression qu’elle était ce genre de personne en effet. Et clairement, son humour n’est pas imitable. Il donne d’ailleurs du fil à retordre au départ, lorsqu’on ne la connaît pas. Il y a eu plusieurs fois où j’ai eu du mal à trouver la limite entre humour et sérieux. Mais je suppose qu’à la longue on s’y fait ?

L’étudiante demandait son avis à Christopher sur la question et donc un peu au passage comment se passait leur relation. Elle avait bien compris lors de sa visite, pas longtemps après l’attentat de Coal District, que les membres de la PTS avaient eu le lieutenant dans le collimateur lorsqu’il avait fait récupérer le portable prépayé de sa mère. Poursuivant leur marche, elle ne put s’empêcher de le questionner sur l’organisation inhabituelle des épreuves. Et même si sa réponse était faite de rumeurs d’après ses dires, les craintes de la jeune femme se confirmaient. Elle allait devoir être vigilante pour exceller dans les domaines scientifiques et juridiques et rester effacée dans les épreuves plus physiques. Le lieutenant parla également de mobiliser plus de monde. La brune n’était donc pas folle et avait plutôt bien interprétée ce qui était arrivé.

Mais ce n’est pas le travail de Hickman d’aller sur le terrain si ? A moins que les métiers de la scientifique tendent vers des tâches plus mixtes et donc des sorties du laboratoire pour suivre une affaire ?

Le British reprit en expliquant la solution de l’armée qui avait été récemment une des plus grosses erreurs qui soit. L’armée était intervenue au port, mitraillant des centaines d’innocents pour essayer d’atteindre les coupables. Depuis quand ce genre de solution pouvait-elle être une solution envisageable ? Dans les explications de Christopher, sa réaction est transparente : il semble plus dégoûté qu’autre chose par ce type d’intervention. L’étudiante retrouvait une fois de plus le portrait de l’homme que Lauren avait aimé. Continuant de marcher, elle orienta son regard vers le bas, désolée pour cet homme qui semblait tant se vouer à une vie meilleure pour tous.

Je ne risque pas de vous contredire sur ce point.

Cette soirée au port avait fait beaucoup de dégâts, y compris chez Kate qui y avait croisé sa mère sans aucun souvenir d’elle, une déchirure complète. Le problème avait mis du temps à se résoudre mais finalement, Fallon était de retour au cocon familial depuis quelques jours à présent, blessée. Elle avait fait livrer le cadavre de Raven à l’EPD pour les libérer de cet accord qui avait été passé avec Christopher. Cet arrangement, la brune ne savait pas trop si c’était une chose qu’on pouvait qualifier de faite “dans les règles”. Elle ne connaissait pas encore assez le milieu pour juger de cela. Mais surtout, elle connaissait les sorties nocturnes du British, mais elle ne savait pas dans son métier du quotidien, il restait infaillible vis à vis des règles ou bien s’il faisait parti de ceux qui franchissaient parfois les limites pour arriver à leurs fins.

Dites je me demandais, vous qui êtes dans la police depuis un certain temps déjà, avez-vous déjà été limite ?

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