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 Can I see my friend ... please ?
Lara Jensen
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MessageSujet: Can I see my friend ... please ?   Mer 9 Jan - 20:21

20 Mars 2050

Ce jour là, Lara était vraiment ravie de se lever. Le travail se passait bien, elle avait retrouvé son amie Aélia, même si cette dernière traversait une mauvaise période. Le seul point noir au tableau était la petite Sorcha qu’elle n’arrivait pas à canaliser. La jeune Atlante était une boule de nerfs qu’elle tentait tant bien que mal de décontracter un peu, sans grand résultat jusque là. Elle avait réussi à la garder dans son cercle de connaissances, ce qui était déjà une sorte d'exploit. Mais la brune ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter quand à son désir de vengeance. Aurora semblait ronger de plus en plus par la haine qu'elle éprouvait envers les hommes. Il était difficile de lui en vouloir, le monde des Atlantes avait été anéanti par la bêtise des humains. La plus jeune n’était pas capable de prendre du recul, peut-être à cause de son plus jeune âge, peut-être parce qu’elle était heureuse dans sa vie en Atlantide. Cela n’était pas du tout le cas de la brune. Kahlan, son prénom d’Atlante, n’avait connu que la violence avec un père puis un mari au sang chaud, bien trop chaud. Des coups, elle en avait pris un paquet, incapable de se défendre. Dans le fond, elle en vient à penser qu’elle n’avait jamais essayé de peur de récolter plus encore. C’était son voisin, un vieux militaire, qui était venu la confronter, voulant au départ dénoncer son mari.

C’était à ce moment là qu’elle eut un déclic. L’intervention de l’homme âgé d’à côté lui avait fait prendre conscience d’autant plus que sa situation n’était pas normale. Ce n’était pas parce qu’elle avait connu cela depuis toute jeune qu’elle devait l’accepter et se laisser faire. Aussi, un après-midi, alors que son mari travaillait, elle était allée trouver son voisin pour discuter, lui expliquer et surtout lui demander de l’aide. Le vieux militaire ayant compris qu’elle n’accepterait pas de dénoncer son époux, décida de lui apprendre à se défendre. Ayant une salle adaptée, elle se rendit alors tous les après-midi chez son voisin pour qu’il lui enseigne l’art du combat. L’homme n’y allait pas de main morte, même si celui ne lui plaisait pas forcément d’en rajouter une couche, il savait cela nécessaire pour que la jeune Atlante s’en sorte un jour. Et après une longue année d’entraînement intensif, le jour opportun vint à elle. Il s’agissait du jour où les portes du Tartaros s’étaient ouvertes, créant la panique au sein de la cité. Son mari était rentré plus tôt, la trouvant sur le départ. Il s’était énervé comme jamais, menaçant de l’attacher dans la maison pour qu’elle crève avec eux s’ils devaient y rester. Seulement ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’elle ne se laisserait pas faire et qu’elle était apte à l’empêcher d’agir. La brune l’avait assommé tout simplement, le condamnant potentiellement à mourir par la suite. Mais il n’était plus question des autres, il était question d’elle pour la première fois dans sa vie. Le bombardement nucléaire des hommes sur sa cité lui fit énormément de mal. Elle songea surtout à son voisin qui lui avait apporté tant d’aides et de conseils.

La nuit souvent Lara repensait à ces évènements marquants de sa vie. Rares étaient les nuits calmes, se réveillant parfois en sursaut, assise dans son lit et en sueur. Depuis qu’elle vivait à Europolis, elle avait pris le pli et c’était aussi l’une des raisons qui la faisait se tenir à distance de toutes les personnes qui souhaiteraient partager son lit. Elle en profita pour faire son sport du jour, faisant en sorte de rester en forme au milieu de ses hommes qui voudraient très certainement l’enfermer en cage s’ils apprenaient sa véritable nature. L’Atlante faisait des choses très basiques. Elle commençait généralement par un footing d’une heure avant de revenir à son loft et d’enchaîner les abdos, les pompes et enfin quelques coups dans un sac de frappe qu’elle avait caché au fond de son armoire. Puis venait le temps de passer sous la douche pour détendre tous ses muscles. Elle finit par s’habiller, enfilant un jean slim brut, un débardeur à fines bretelles noir, un pul à col roulé fin noir, ses bottes à talons aiguilles et son manteau, et sortit prendre son petit déjeuner sur le chemin du travail. Elle avait trouvé un petit café qui était tout cosy et peu visité qui lui convenait à merveille pour boire un cappucino et manger parfois un petit quelque chose. Ce soir, elle avait prévu une sorti avec Kethryn. Cela faisait un long moment qu’elle ne l’avait pas vu. Il fallait reconnaître que l’Amazone avait un travail très prenant. Dans un sens, cela avait aussi arrangé la brune. La dernière soirée où Khelia les avait planté en prenant la mouche avait été marquante. La jeune femme était un peu gênée à l’idée de retrouver son amie. La journée à la boutique se déroula sans accroc. Aucune cliente de dernière minute ne pointa le bout de son nez permettant à l’Atlante de fermer la boutique à l’heure avant de se diriger vers le commissariat. Ne sachant pas à quelle heure elle allait finir, Anastasy lui avait demandé de la rejoindre sur son lieu de travail. La brune sentit qu’elle était stressée lorsqu’elle posa les yeux sur le bâtiment imposant de la police. Chaque pas qui la rapprochait du bâtiment et de la belle brune faisait monter la nervosité d’un cran. Arrivée à l’accueil des visiteurs, Lara se présenta à la personne de l’entrée.

Bonjour, je viens voir Kethryn .. euh .. Le lieutenant Miller s’il vous plait.

On lui fit comprendre très froidement et basiquement d’attendre là et qu’elle allait faire passer le message. S’asseyant sur un siège d’attente, elle sortit son téléphone pour envoyer un message à son amie, juste au cas ou. L'Amazone lui avait déjà expliqué que certains travaillaient moins bien que d'autres au sein de la police, comme dans n'importe quel domaine. Aussi, elle ne voulait pas que Lara attende pour rien et préférait avoir doublement l'information de sa présence en ses lieux. Continuant de pianoter sur son téléphone par la suite, la nervosité de la jeune femme se voyait légèrement d'un point de vue extérieur.


Dernière édition par Lara Jensen le Dim 13 Jan - 9:36, édité 2 fois
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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Jeu 10 Jan - 22:26

Quelle journée ! Il y avait de quoi après tout ! Ils avaient été en opération pendant toute la journée. Ils avaient été appelés sur le terrain peu de temps après qu’ils eurent commencé leur service. Un braquage d’une bijouterie qui avait mal tourné, mal tourné par eux bien entendu. Pas très professionnels, pas assez organisés, bref pas au niveau, un employé de la boutique avait eu le temps de déclencher l’alarme silencieuse. Sans même que les individus armés ne s’en rendent compte dans un premier temps. Pourtant qui n’avait jamais vu de films sur des voleurs et des braqueurs ? Ces derniers faisaient toujours en sorte que les personnes présentes se tiennent loin de tout mobilier, matériel électronique et récupéraient tous les téléphones pour retarder l’arrivée des forces de l’ordre. C’était logique s’ils voulaient avoir une petite chance de repartir avec le butin. Il ne fallait pas avoir fais de longues études pour savoir ça voyons !

Mais ces criminels semblaient être des amateurs, si bien qu’ils étaient toujours en train d’amasser leur butin lorsque des voitures de patrouille formèrent un périmètre de sécurité dans la rue. Bloquant tous les accès, aussi bien par l’entrée principale, que par l’arrière-boutique. C’était le protocole, sécuriser les lieux pour être sûr que les braqueurs ne s’échappent pas et qu’aucun civil passant dans le coin ne se retrouve dans un échange de feu ou pire, soit pris comme otage. De tout de façon, dans ce genre de situation, les fauteurs de trouble ne se rendaient que très rarement dès qu’ils voyaient les premiers gyrophares à l’horizon. Non. C’était avant tout de la survie. C’était naturel. Ils devaient tenter leur chance. Lorsqu'on accule un animal, lorsqu’il n’a pas d’échappatoire et qu’il se sent menacé, c’est alors qu’il devient d’autant plus dangereux. Ce comportement pouvait s’appliquer à presque tous les êtres vivants.

Dans cette situation, ils prirent les clients et les employés de la bijouterie en otage, persuadé qu’ils seraient de très bons moyens de pression. Qu’ils arriveraient à les utiliser pour négocier une voie de sortie, en repartant avec leur butin bien entendu. Mais ce genre de scénario n’arrivait jamais, du moins les forces de l’ordre n’avaient jamais obtempéré dans une telle situation depuis qu’il était arrivé à Europolis. S’ils étaient amenés un jour à flancher devant de telles revendications, c’était la porte ouverte  à tous les cinglés qui voulaient se faire un maximum d’argent et ne pas être trop inquiété, car ils sauraient quel levier il avait appuyé pour que les policiers lâchent la bride. L’unité d’Iwan fut rapidement dépêchée sur place, en compagnie d’un négociateur. Ce dernier devait prouver aux forcenés qu’ils étaient bien écoutés, tentés de gagner leur confiance, leur accorder certains points si les braqueurs se montraient également coopératifs de leur côté, pour au final essayer de les faire sortir sans effusion de sang. Cela, c’était dans le meilleur des cas.

Pendant que le négociateur engageait le dialogue avec les individus retranchés, l’unité d’intervention sécurisait davantage les lieux. Ils devaient se tenir prêts s’ils devaient intervenir rapidement à l’intérieur, si les forcenés tentaient une sortie désespérée ou bien si des alliés des criminels venaient leur donner un coup de main. On ne sait jamais. Europolis possédait une criminalité de premier ordre, cette ville était gangrenée par la pègre et des bandes organisées avec de très gros moyens. Ils seraient bien tentés de faire un tel coup s’ils en avaient l’occasion.  L’unité ne souhaitait prendre  aucun risque, ils étaient très prudents, méthodiques et organisés. Mais au vu des amateurs qui se trouvaient à l’intérieur de la bijouterie, peu probable qu’ils soient affiliés à des gros poissons, comme on les appelait dans le milieu. Une équipe de sniper était positionnée sur le bâtiment en face, au cas où.

Les négociations durèrent toute la journée, les membres de son unité durent ronger leur frein, mais ils étaient entraînés pour cela. La patience était une de leur qualité dans cette situation. Ils avaient eu le temps d’avoir un aperçu de la situation à l’intérieur à l’aide de caméra en fibre optique passée dans l’aération et en dessous de la porte de l’arrière-boutique. Vers la fin de journée, les échanges se firent plus tendus au téléphone, les forcenés semblaient paniqués, comprenant qu’ils n’obtiendraient pas ce qu’ils voulaient. Ils cessèrent donc tout contact et se mirent à lâcher quelques tirs désespérés sur les voitures de police. A l’intérieur, ça s’agitait également pas mal, les otages étaient en danger. Ils devaient intervenir et c’est ce qu’ils firent. Le sniper et l’équipe scindée en deux intervinrent comme un seul homme pour prendre l’ennemi sur tous les fronts, afin de surprendre les forcenés.

Méthodique, le tireur de précision neutralisa un forcené avec un tir non létal pendant qu’une partie de l’équipe débarqua par l’arrière-boutique, le reste intervint par l’avant quand les braqueurs furent pris par la confusion. Les ennemis furent rapidement neutralisés, un mort de leur côté, un mort qui aurait pu être évité, mais un des hommes d’Iwan eut la gâchette facile, disons qu’il aurait pu viser une autre zone du corps de son angle de tir. Mais tous les membres de l’unité affirmeraient qu’il n’avait pas eu le choix, puis les otages n’allaient pas venir en aide à ceux qui les avaient menacés, ça serait le comble ! Au moins, aucun blessé de leur côté, ni du côté des otages. Ces derniers furent libérés et pris en charge, pendant que les forcenés étaient embarqués sans ménagement.

Une fois de retour au poste, les braqueurs furent confiés à la brigade criminelle pour obtenir leur version des faits et pour les mettre en  garde à vue. Iwan et sa troupe avaient fais leur part. L’heure avait bien tournée, les hommes et femmes sous son commandement entretenaient le matériel utilisé lors de l’opération et étaient prêts à repartir s’il le fallait. Le lieutenant consultait la liste des consommables utilisée lors de l’intervention, lorsqu’on vint le chercher, un agent affilié à l’accueil. « Lieutenant Laska, désolé de vous déranger pour cela, mais on demande le Lieutenant Miller à l’accueil… » Il se stoppa dans sa tâche pour fixer l’agent, sourcils levés, sourire moqueur aux lèvres :  « J’ai l’air être le lieutenant Miller ? Voyez-vous le lieutenant Miller, ici ? Non, elle n’est pas dans nos locaux. J’ai cru comprendre qu’elle était sur le terrain.  Du moins, c’est ce que j’ai entendu au détour d’un couloir lorsqu’on est rentré d’intervention. »L’agent poursuivit. « Nous le savons, lieutenant Laska. Cependant pour qu’on l’ait demandé à l’accueil directement, c’est que ça peut être important. »

Peut être, il avait bien fais de le préciser . Iwan vint à lui demander s’il n’y avait personne à la criminelle pour recevoir la dite personne, mais ils étaient tous pris par l’arrivée des braqueurs, et des autres criminels ayant sévis dans la ville aujourd’hui et qui s’étaient fais serrer par les policiers. Puis il fut pris de curiosité, il avait envie de mettre le nez dans les affaires en cours de Miller, car c’était forcément ça. Elle ne vivait que pour son travail cette femme, lui aussi. Résolu, il accompagna l’agent d’accueil et on lui désigna l’individu. Une femme assise sur une chaise. Elle semblait assez nerveuse, simple déduction vis-à-vis de sa posture. Iwan s’était changé en rentrant, il était plus présentable qu’en tenue d’intervention on va dire. Il se présenta à côté de la femme, s’éclaircit la voix, car elle semblait bien pensive, elle n’avait pas dû le voir arriver. Il lui tendit la main en guise de salutations : « Bonjour. Je suis le lieutenant Iwan Laska. On m’a informé que vous cherchiez le lieutenant Miller, cependant elle se trouve actuellement sur le terrain. Autant dire qu’elle peut rentrer dans la minute, comme dans une heure. Vous êtes probablement venue la rencontrer pour une enquête en cours, je présume. Pour effectuer une déposition ou lui apporter certains éléments peut-être… »

Il s’interrompit, il partait un peu vite en besogne, il présenta ses deux mains en avant en signe d’excuse et reprit : « Je ne vous ai pas demandé votre nom, veuillez m’en excuser, vous êtes ? »
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Sam 12 Jan - 7:17

20 Mars 2050

Lara ne s’attendait pas vraiment à avoir des nouvelles de la part de la personne à l’accueil. Elle espérait seulement qu’elle avait bien transmis le message afin que Kethryn puisse la rejoindre le plus vite possible, dès qu’elle aurait fini ce qu’elle était en train de faire. Au cas où, elle avait également envoyé un message par téléphone pour l’informer de sa présence entre les murs de l’EPD. Aussi, la jeune femme préféra s’installer au fond d’un siège, tapotant sur son téléphone portable. Elle avait eu du mal à se faire à la technologie des hommes. Mais avec le temps et quelques cours, elle avait commencé à manipuler tranquillement et petit à petit ordinateur et téléphone. Il faut dire que cela était bien pratique et que tout le monde à l’heure actuelle les utilisait. Ne pas le faire aurait pu paraître louche surtout pour une jeune femme de sa tranche d’âge à priori. Il était impressionnant le nombre de personnes que l’on pouvait croiser dans la rue accrochées à leur téléphone. Il faut dire qu’avec ce qu’ils appelaient les applications, les humains arrivaient à faire un tas de choses avec leur portable, un tas de choses autres que les fonctionnalités de base. Pour la brune, son téléphone lui servait à téléphoner, à envoyer des messages et prendre des photos, fonctions qu’elle avait appris à utiliser dans ce sens. La nouvelle chose qu’elle commençait à savoir faire était d’aller traîner sur internet. Il est vrai que pour trouver des informations, cela était bien pratique. Cela dit, ce n’était pas franchement inné chez elle.

Sur son téléphone, elle s’était mise à chercher des recettes de cuisine. Il faut dire que c’était l’une des choses qui n’avait pas trop changé pour l’Atlante. Même si les conditions et les outils n’étaient pas les mêmes, le but restait le même après tout et s’il y avait bien un petit plaisir qu’elle avait trouvé sur cette Terre ferme, loin de la mer, c’était la cuisine et le yoga. Aussi la brune aimait chercher un tas de recettes pour ensuite faire des essais. Elle n’était pas trop équipée en robot ménager mais réussissait tout de même à s’en sortir correctement. Lors du dernier Noël, elle s’était amusée à confectionner pour chacune des Amazones des petits pots pour un panier garni. Entre la recherche des recettes qu’elle allait faire et la réalisation de ses dernières, Kahlan y avait passé un certain temps. Mais non seulement cela lui faisait plaisir de cuisiner mais au vu de la réaction des destinataires de ses petits cadeaux, cela donnait envie de recommencer. Aussi, elle s’était dit qu’à l’occasion, elle devrait préparer autre chose pour le groupe d’Amazones. Seulement, Anastasy la prévenait toujours au dernier moment, il était donc difficile de leur cuisiner quelque chose. Mais bon, elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle savait bien que son amie avait un emploi du temps bien rempli et qu’elle lui consacrait déjà plus de temps qu’elle ne le devrait probablement. Il faut dire que la brune était incapable de refuser une soirée en sa compagnie. Au contraire, elle était même prête à annuler ce qui était prévu pour la voir tant la jeune femme avait peu de temps pour les sorties du genre. C’était aussi pour cela que ce soir elle était venue la rejoindre à l’EPD. Perdue dans ses pensées, elle fut surprise par un raclement de gorge qui ne semblait clairement pas appartenir à Kethryn. Voyant un homme penché au-dessus d’elle lui tendre la main, Kahlan sauta sur ses pieds en lui serrant la main en retour, le coeur battant plus vite. Etait-il arrivé quelque chose à l’Amazone pour que quelqu’un d’autre ne vienne se présenter à elle ? Debout face à lui ce dernier lui expliqua que son amie était sur le terrain, comme elle s’en était doutait. Elle ne comprenait donc pas franchement où il voulait en venir. Dérangeait-elle la personne de l’accueil assise ici ? L’Atlante ne l’avait pas trouvé très sympathique mais Anastasy l’avait prévenu à ce sujet. De toute évidence, elle avait tenté de prévenir le lieutenant Miller comme venait de dire l’homme. Un doux sourire s’afficha petit à petit sur les lèvres de Lara tandis que son coeur retrouvait un rythme cardiaque bien plus normal. Le lieutenant qui lui faisait face était donc du même grade que son amie ce qui l’arrangeait, cela évitait de se poser la question si son grade était inférieur ou supérieur à celui de Kethryn n’y connaissant rien. Il s’excusa par la suite de ne pas lui avoir demandé son nom, faisant s’agrandir le sourire de Kahlan.

Bonsoir lieutenant Laska. Je dois dire que c’est moi qui devrais m’excuser.

Laissant un temps en suspens, Lara jeta un oeil par au-dessus l’épaule du grand brun pour regarder la personne de l’accueil qui semblait les observer. Même si cela n’était pas de sa faute, elle était en train de faire perdre un temps précieux à un lieutenant de la police uniquement parce qu’on lui avait pas demandé l’objet de sa visite. N’étant pas du genre à s’imposer, cela la dérangeait pas mal.

Je m'appelle Lara Jensen. Je ne suis pas ici pour une enquête mais pour voir une amie. Malheureusement, on ne m’a pas demandé l’objet de ma visite.

Détaillant rapidement l’homme qui lui faisait face, il avait clairement la carrure de travailler dans la police. Grand, un peu plus qu’elle en tout cas, il semblait vraiment bien musclé. A croire que tous les membres des force de l’ordre, ou en tout cas tous les lieutenants, avait un physique bien entretenu. Il était un bel homme mais surtout, il possédait de beaux yeux bleus. Khélia aurait de quoi embêter sa soeur avec un tel homme dans son entourage. Quoi qu’à bien y réfléchir, elle devait probablement le connaître au moins de vue étant donné le métier qu’elle faisait.

Veuillez donc m’excuser pour le dérangement inutil.

Un sourire sincère sur son visage, elle était sincèrement désolée qu’on est dérangé le lieutenant qui devait avoir bien des choses à faire et qui était venu la voir, pensant qu’il y avait une quelconque urgence.
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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Sam 12 Jan - 17:51

Le lieutenant n’avait pas trop fais attention à la personne assise sur la chaise à l’accueil. Son esprit était encore dans les nuages, réfléchissant à ce qu’il allait pouvoir faire de sa soirée après le boulot. Probablement pas grand-chose. Il n’avait pas forcément beaucoup d’amis à Europolis et la plupart d’entre eux, si ce n'est la totalité, était dans les forces de l’ordre ou alors ils étaient en relation avec eux, comme c’était le cas pour Khelia qui était devenu procureur il y a peu. Oui il n’y avait pas beaucoup de monde à qui il accordait pleinement sa confiance. Et encore l’accordait-il vraiment pleinement ? Il ne leur racontait pas tout. Il ne le pouvait pas. Sa mission devait passer en priorité, rien d’autre ne devait compter, c’est pour cela qu’on l’avait envoyé ici et il devait la remplir, peu importe le temps que cela prendra. C’est ce qui lui avait permis de s’accrocher à la vie, lui qui pensait en finir.

Pourtant il avait fini à plutôt bien s’entendre avec certaines personnes ici au fil des années. Cela c’était fais plutôt naturellement, lui qui pensait qu’il aurait été préférable de rester neutre avec les personnes qu’il pouvait rencontrer, afin de faire ce qu’il y avait à faire le moment donné. Mais il savait que ce genre de comportement ne l’aiderait pas à se faire apprécier et cela pouvait s’avérer être un frein à sa mission, à son évolution hiérarchique. Dans ce but, il avait fais en sorte d’être quelqu’un d’apprécié aux yeux de ses collègues, il devait en passer par là, pour sa mission. Mais Iwan s’était fais avoir à son propre jeu, en se liant d’amitié avec certaines personnes, en leur accordant sa confiance. Si bien que si jamais il recevait des ordres de ses supérieurs de l’Est, il ne savait pas trop comment il réagirait si ça concernait ces dites personnes. Il essayait de ne pas trop y penser, il devait éviter, car ça risquait de le faire douter. Il estimait qu’il ferait le nécessaire le moment voulu et ordonné, parce que c’est ce qu’on lui avait toujours appris. Les bons soldats suivent les ordres, peu importe leur nature.

Lorsqu’elle se leva pour lui rendre sa poignée de main, ses yeux détaillèrent enfin l’individu. Du moins son visage. Les traits fins,  elle avait un joli visage et ses yeux noisette étaient à croquer et un charment sourire par dessus le marché. Une bien belle personne pour sûr. Il ne s’attarda pas sur le reste, ça aurait été particulièrement gênant aussi bien pour elle, que pour lui, si elle s’en rendait compte. Après l’avoir salué, elle s’identifia comme Lara Jensen. Jensen comme celui qui travaillait à la scientifique ? Peut-être qu’ils étaient de la même famille ? Ou peut-être pas du tout. Il y avait plusieurs personnes dans la Police, comme ailleurs,  qui portaient le même nom sans s’être jamais croisé et n’ayant aucun lien de parenté. C’était assez courant. Au moins grâce à son identification, il arrivait à mettre un prénom sur ce visage, et quel doux visage !

Ce qui suivit le surprit quelque peu, Kethryn ne vivait que pour son travail, du moins c’était l’idée qu’il s’en faisait. Il ignorait qu’elle avait des amis, c’était peut-être cruel de dire ça, mais après tout il n’avait jamais cherché à la connaître davantage. Il avait tout su de la bouche de sa sœur en ce qui la concerne, au vu de leur relation, ils n’avaient jamais réussis à échanger vraiment.  « Il s’agit de la fin de journée, la fatigue se fait particulièrement ressentir pour les agents à l’approche de la fin de service. Cela ne pardonne rien, désolé que vous ayez été reçu dans ces conditions, Lara. Il était officier de police, il devait représenter la qualité de service rendue par les forces de l’ordre aux citoyens de cette ville. Ils se devaient d’éviter de renvoyer une mauvaise image, certains habitants, voir la plupart, ne se sentaient plus en sécurité ici suite aux récents événements qui étaient survenus. Inutile d'en rajouter en ne se montrant pas professionnel.

Elle avait l’air sympathique, du moins était-elle gentille dans sa façon de s’exprimer, une façon d’être qui faisait qu’on avait envie d’être posé avec elle, de ne pas se montrer agressif. C’était le jour et la nuit avec Miller, qu’est-ce-qui pouvaient bien faire d’elles des amies ? Il se le demandait réellement. « Il n’y a pas de soucis, vous n’avez pas à vous excuser, Lara. Nous sommes là pour cela. Il repensa au moment où l’agent de l’accueil lui avait présenté la femme de loin, elle avait l’air nerveuse, peut-être n’était-elle pas familière des commissariats. Peut-être qu’elle avait un passé troublé et qu’être ici faisait remonter tout un tas de souvenirs désagréables. Il lui demanda donc. « Je me préoccupe peut-être de choses qui ne me concernent absolument pas, mais vous me paraissiez assez soucieuse tout à l’heure. Quelque chose ne va pas ? Vous…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que son attention fut retenue ailleurs quand brouhaha envahit subitement tout à coup la pièce où ils étaient présents. Une nuée d’individus firent leur entrée, des policiers avec de très nombreuses personnes menottées dans tous les sens. Ça gueulait dans tous les sens, certains jurèrent qu’ils étaient innocents, d’autres vociféraient des  insultes à tout va, alors que les policiers répondaient par le silence ou leurs ordonnaient de se taire. Bref, on ne s’entendait plus parler dans tout ce bordel. Le lieutenant fit comprendre à la jeune femme qu’il revenait d’un signe de main et se dirigea vers un sergent du groupe pour débriefer un peu avec lui. Une descente dans un hangar désaffecté utilisé par des dealers pour distribuer leur drogue. Ils avaient été très bien renseignés pour le coup. Cela avait permis de mettre la main sur des vendeurs, comme sur des consommateurs. Le pire, c’est qu’ils allaient devoir tout enregistrer ce beau monde maintenant et cela allait prendre une tâche. Une tâche, que les agents de l’accueil, devait effectuer avant les interrogatoires, dépositions de témoins et les mises en garde à vue.

Le lieutenant s’assura que tout était sous contrôle, qu’il n’y avait aucun risque d’un point de vue de la sécurité. Cependant, les coupables se montraient toujours aussi bruyants. Iwan retourna vers l’amie de sa rivale, lui proposant avec une légère touche d’humour : « Si vous attendez le lieutenant Miller ici, Lara,  vous risquez de vous choper une belle migraine avec leur vacarme . Autant dire que ça ne serait pas terrible pour terminer votre journée. Je peux vous proposer de l’attendre dans mon bureau, si le souhaitez ?
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Sam 12 Jan - 20:34

20 Mars 2050

La jeune femme eut l’impression de lire un éclair de surprise sur le visage de son interlocuteur. Ce qui était sûr, c’est que l’homme qui lui faisait face était impressionnant. Cela devait être un critère de recrutement pour les lieutenants, Kethryn dégageait une aura un peu similaire, imposante. Mais son amie étant une femme, physiquement elle était plus fine. Le policier qui lui faisait face lui était plutôt large d’épaule, musculairement bien développé. Beau garçon, il avait un regard captivant. Mais surtout, Iwan semblait assez avenant. Le lieutenant Laska alla même jusqu’à s’excuser pour une chose dont il était nullement responsable. Comme il le disait, tout le monde était fatigué en fin de journée. Et puis, elle ne comptait pas lui dire, mais Kethryn l’avait prévenu qu’il valait mieux qu’elle lui envoit un texto une fois arrivée à l’EPD. L’Atlante avait préféré tout de même s’annoncer, par simple politesse. Elle ne se serait pas vue s’installer dans la salle d’attente sans rien dire. Peut-être que d’autres le faisaient mais ça ne lui aurait pas convenu de faire ça. Aussi, arborant un sourire sincère, la jeune femme lui répondit :

Ne vous excusez pas pour ça voyons. Ni vous ni les personnes de l’accueil ne sont responsables lieutenant Laska. J’aurais dû insister un peu plus pour prévenir de la raison de ma venue.

Poli et courtois, elle se demandait s’il connaissait bien Kethryn ou simplement comme une collègue qu’on croise une fois de temps en temps dans les couloirs. Loin de connaître leur relation électrique, la brune le trouvait charmant. Comme à son habitude, Kahlan était souriante, bienveillante. Même si elle était méfiante avec toutes les personnes qu’elle rencontrait, de peur de dévoiler son secret, rien ne transparaissait dans son attitude. Lara avait cette douceur et cette gentillesse naturelle qui lui avait causé bien des soucis par le passé au vu des problèmes qu’elle avait rencontré. Elle essayait tant bien que mal de changer, de s’endurcir. Mais malgré les épreuves, elle était restée fidèle à elle-même. Mais depuis un mois, elle ne cherchait plus vraiment à modifier cette facette de sa personnalité. La première raison, la principale, était que l’Amazone lui avait avoué aimer cet aspect de son caractère, y trouvant le réconfort qu’elle cherchait. Refuser cela à son amie, celle à qui elle tenait le plus sur cette Terre lui avait été impensable. A la suite de cela, elle avait donc cessé de chercher à changer. C’est alors qu’Iwan reprit la parole pour aborder un sujet on ne peut plus délicat. Il faut dire que l’Atlante n’avait pas du tout fait attention à cela, pensant que personne ne se préoccuperait d’elle excepté Kethryn lorsqu’elle serait arrivée.

Heureusement pour elle, il ne fut pas question de répondre à son interrogation. A vrai dire, le lieutenant n’arriva même pas à terminer sa phrase qu’un vacarme monumental envahit le hall de police. La jeune femme eut un frisson sous l’effet de la surprise. Entre les paroles déplacés et les cris, c’était un peu comme dans une foire. Iwan se détourna d’elle après lui avoir adressé un geste l’excusant. Lara eut le temps de lui retourner un sourire et un signe de tête, contente de l’avoir rencontré, avant qu’il ne parte voir le troupeau qui venait de débarquer dans le commissariat. Reprenant place sur sa chaise, les paroles d’Iwan résonnaient dans sa tête. En effet, l’Atlante était nerveuse à l’idée de revoir son amie. Cela faisait un mois qu’elles ne s’étaient pas vues et leur dernière rencontre avait été un peu particulière, changeante. Aussi, la brune ne savait pas trop à quoi s’attendre avec cette nouvelle soirée. Bien que revoir l’Amazone lui faisait réellement plaisir, elle angoissait un peu, même si elle se doutait qu’une fois avec Kethryn, ses doutes s’envoleraient après la première gorgée du premier verre de la soirée. Elle vit une ombre s’approcher et releva la tête pour constater que le lieutenant était de retour, lui disant avec une pointe d’humour qu’elle risquait d’avoir un mal de tête pas possible si elle restait ici à attendre son amie. Aussi lui proposa-t-il de venir attendre avec lui dans son bureau. Une étincelle de surprise traversa le regard de la brune tandis que son visage affichait petit à petit une gêne assez caractéristique chez elle.

Vous êtes sûr ? Je ne voudrais pas vous gêner dans votre travail lieutenant.

Après tout, si ce dernier était encore présent au poste de police, c’était très certainement parce que ce dernier était de service donc encore en train de travailler. Il y avait des agents de police qui travaillaient jour et nuit. C’était le genre de travail où il n’y avait pas d’horaires, pas comme son métier simplet, sans risque, sans grand intérêt. Mais malgré cela, son métier de vendeuse lui plaisait réellement, cela convenait bien à sa façon d’être. Iwan lui fit comprendre qu’elle ne le gênait pas du tout alors l’Atlante accepta volontier de patienter ailleurs. Le lieutenant se mit en marche, la jeune femme sur les talons. De toute évidence, ce commissariat ressemblait à une fourmillière. Les agents allaient et venaient dans tous les sens, chacun s’afférant à sa tâche sans forcément poser de questions ni interagir avec les autres. Comme si chacun savait parfaitement ce qu’il avait à faire à chaque instant. Ce qui était sûr c’est que l’EPD était un véritable labyrinthe, rempli de divers étages et d’une multitude de couloirs. Elle serait incapable de s’y retrouver tant il y avait de chemins possibles. Marchant à la suite du lieutenant Laska, ses bottes à talons aiguilles résonnant dans les couloirs, elle ne put s’empêcher de le questionner de manière logique.

Vous connaissez bien Kethryn lieutenant Laska ?

Évidemment, mettre les pieds dans le plat était un euphémisme. Sauf que la jeune femme n’avait aucune idée des relations qu’entretenaient les deux lieutenants. Le fait qu’elle soit aussi bien accueilli par Iwan lui donnait envie de croire qu’il était un bon collègue à Kethryn, peut-être même un ami. Si tel était le cas, elle aurait de quoi la taquiner, loin de Khélia, concernant son aversion pour la gente masculine. Après tout, il était difficile de ne pas apprécier une telle carrure, un tel charisme et de tels yeux bleus. Souriant à cette pensée, elle continua de suivre le lieutenant jusqu’à ce qu’il lui indique un bureau où entrer, probablement le sien. Pénétrant dans la pièce, il lui indiqua une chaise où s’asseoir et Lara prit place, semblant un peu gênée d’envahir cet homme dans le cadre de son travail sans une raison valable au vu de son métier.

C’est très gentil à vous de m’avoir proposé d’attendre au calme mais je ne veux pas vous déranger donc si vous avez des choses à faire ne vous préoccupez pas de moi.

Sincèrement gênée, Lara était du genre à passer inaperçu la majeure partie du temps et ça lui allait bien. Elle ne voulait surtout pas attirer de problèmes à Kethryn de par sa présence ici alors qu’elle n’avait rien à y faire.
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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Dim 13 Jan - 20:02

Lara semblait être une femme d’une extrême gentillesse, et il était difficile de rester insensible au charme naturel que la belle brune dégagée naturellement. Cela avait peut-être dû lui jouer des tours dans le passé. Une personne mal intentionnée serait sujette à en abuser, parce qu’il penserait qu’elle était sans défense, plus facilement manipulable et qu’il pourrait prendre facilement l’ascendant sur elle. Mais après tout, il ne connaissait rien d’elle, absolument rien, nada. Peut-être n’était-ce qu’une façade et qu’en réalité sous cet écran de douceur se trouvait une femme forte qui savait se défendre face à ses détracteurs. Il ne se permettrait pas de la juger, il n’y avait aucune raison. Elle vint à lui dire qu’il n’avait pas à s’excuser pour les agents se trouvant à l’accueil et s’accusa elle-même de la faute, précisant qu’elle aurait dû se montrer plus précise dans sa demanda.

Le lieutenant n’était pas d’accord, il laissa paraître un léger sourire, et on ne pouvait pas dire qu’il était courant que quelqu’un arrive à lui en décrocher un, un sincère en tout cas. Difficile de rester de marbre devant le joli sourire de l’amie de Miller, chacun voulait endosser la responsabilité de l’erreur commise, Iwan au nom de la Police et Lara pour sa propre personne. Il ne souhaitait pas brusquer la jeune femme en lui rétorquant que c’était le travail des policiers à l’accueil de poser les bonnes questions afin d’aiguiller les individus s’y présentant vers le bon service ou vers la bonne personne. Ils n’avaient pas fais correctement leur travail, mais là c’était un autre sujet et il verrait pour s’en occuper plus tard. Arborant un sourire amusé, il préféra mettre fin à ce sujet avec une légère touche d’humour pour dédramatiser la situation.

« Tombons sur un commun accord, voulez-vous ? Disons que les agents de l’accueil assumeront un tiers de la responsabilité de la situation, vous l’autre tiers et quant au tiers restant, et bien… Il est pour moi en tant qu’intervenant. » Lara s’était présentée à l’accueil pour voir Miller, mais cela aurait pu être pour une toute autre raison après tout. Pour apporter des éléments sur une enquête en cours, pour faire une déposition, pour déclarer un vol ou un accident, bref les raisons ne manquaient pas.  Aux yeux de l’ancien commando des forces spéciales, le travail avait été bâclé, et donc forcément mal fais. Iwan comprenait très bien que c’était la fin de journée, que la fatigue était belle et bien présente, qu’en ce moment, plus que jamais, la situation était loin d’être au beau fixe pour les policiers.

Mais un tel comportement pouvait engendrer bien des complications et des problèmes pour le fonctionnement du service. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Il aurait pu faire un rapport à sa hiérarchie pour faire remonter le problème, mais il préférait ne pas en arriver là. Et agir à son niveau pour le coup. Il aurait une petite discussion avec les agents de l’accueil, il se devait de participer à la qualité de service rendue par la Police, à la fois en tant que collègue, mais également en tant que lieutenant, donc leur supérieur. Cela leur rendrait également service à l’avenir. Après avoir mené sa petite enquête sur les raisons de ce soudain ramdam à l’accueil, il proposa à Lara d’attendre sa collègue dans son bureau. Cette dernière semblait vraiment gênée par sa proposition, surement ne s’y attendait-elle pas ?

Rien de plus normal après tout. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’un lieutenant invitait une « inconnue » à patienter dans son bureau. Mais bon, c’est bien parce qu’il y avait une raison derrière tout cela après tout.  Il se demandait bien ce qui la liait à Miller, du moins ce qu’elles pouvaient partagées en commun pour être amies. Mais il fallait l’avouer, ça lui permettrait de la connaître, il ne savait rien sur elle et elle avait pu retenir son attention par son comportement, mais également par sa beauté. Du coup, il se montrait curieux pour le coup. « Cela ne me dérange absolument pas, Lara. De plus, en toute franchise, je ne vous le proposerai pas si je ne le voudrais pas.   » Sur ses mots, les deux individus se dirigèrent vers les entrailles du centre. Cela ne s’était guère calmé à l’accueil avec l’arrivée du groupe. Iwan intima à la brune de l’attendre deux petites secondes. Il fit alors un crochet par le bureau d’accueil, dépassant les criminels et collègues qui patientaient pour l’enregistrement, son grade le lui permettait après tout. Il interpella l’un des agents, celui qui était venu le chercher plus tôt d’ailleurs.

« Si vous croisez le lieutenant Miller, vous l’informerez du fait que la personne, qui demandait à lui parler, se trouve dans mon bureau.   » «  Bien compris, lieutenant Laska. Nous lui ferons la commission dès que nous la verrons. » Cela n’en était pas terminé et avant que l’agent retourne à ses tâches, il le prévint sur un ton sévère. « Et je compte bien avoir une discussion avec vous et vos collègues demain matin lorsque vous prendrez votre service.   » Cela ne nécessitait pas de réponse, il savait qu’ils n’y dérogeraient pas, il se contenta d’hocher la tête, l’air grave pour lui faire comprendre  qu’il avait bien entendu. Sur ce, Iwan se détourna du bureau pour revenir aux côtés de Lara et la guider dans les entrailles du commissariat. Il faisait en sorte de ralentir son allure pour l’aligner sur celle de la brune, il n’avait pas envie qu’elle se foule une cheville en se cassant un talon aiguille en essayant de le suivre.

Il aurait été alors obligé de la porter jusqu’à l’infirmerie, une image qui n’était pas déplaisante au vu du physique de Lara. Cette pensée fut balayée lorsqu’elle vint à lui demander s’il connaissait bien Miller. Une question qui resta sans réponse pour le moment. Ils pénétrèrent dans les locaux des unités d’intervention, les membres de son équipe jetèrent un œil curieux à Lara, alors qu’ils étaient en train de faire le point sur leur équipement, surement se demandaient-ils ce qu’une femme comme elle, et si bien vêtue, faisait ici. D’un simple regard, Iwan leur fit comprendre que ce n’était pas leurs oignons et ils retournèrent à leur tâche sans reposer les yeux sur elle. Il la guida dans son bureau, laissa entre-ouverte la porte et lui désigna une chaise. Il prit place sur son fauteuil en face d’elle. Elle se montra une nouvelle fois gêné, décidément c’était le jour et la nuit avec Miller, un comportement qui faisait sourire le lieutenant.

« Ne vous inquiétez pas pour cela. En tant qu’amie du lieutenant Miller, je pense que vous devez savoir que lorsqu’on occupe un tel poste, on est toujours amené à faire bien plus de ce qu’on nous demande. On ne compte alors pas les heures supplémentaires qu’on est régulièrement amené à effectuer.  Du coup, ce que je ne fais pas là sera forcément rattrapé un peu plus tard, il n’y a donc aucun mal, Lara, si cela peut vous rassurer. » Elle se montrait très avenante, gentille et polie, un comportement qui plaisait à Iwan, on avait envie que de lui rendre la pareille. Sa question de tout à l’heure restait en suspens et il aurait été déraisonnable de la faire patienter davantage. Elle allait se montrer parfaitement honnête sur la situation. S’éclaircissant la voix pour aborder le sujet qu’il jugeait « casse-gueule » de la conversation, il déclara. « Pour répondre à votre question de tout à l’heure, je vais me montrer on ne peut plus franc avec vous, Lara, car vous me paraissez de quelqu’un d’honnête. Le lieutenant Miller et moi, nous ne pouvons clairement pas dire que notre relation est au beau fixe. On ne peut pas non plus dire que l’on se connait réellement, du moins je la connais davantage par le biais de sa sœur que j’en ai pu en apprendre de sa propre bouche. Je m’entends bien plus avec Khelia, qui est une amie, peut-être la connaissez-vous ? »

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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Dim 13 Jan - 21:32

20 Mars 2050

Iwan était un bel homme. Il était difficile de le nier. Mais surtout, il avait beau avoir tout ce qu’il fallait pour paraître dur, froid et sans pitié, ce n’était absolument pas l’impression qu’il donnait à la brune. Poli et courtois, il faisait également preuve d’humour en sa présence, ce qui fit rapidement rire l’Atlante. Son histoire de répartition de la responsabilité d’une petite affaire de rien du tout la faisait bien rire. Ce qui était sûr, c’est que Lara espérait ne pas avoir attiré d’ennuis à l’agent de l’accueil. Cela n’avait pas du tout été dans ses intentions en énonçant les faits et cela ne lui ressemblait pas du tout de créer des problèmes aux autres. Après avoir doucement ri, elle ajouta à l’attention du lieutenant d’un ton amusé :

Je pense que je ne pourrais pas négocier mieux alors faisons comme ça.

C’est alors qu’il partit voir le vacarme. Les nouveaux occupants du commissariat faisaient un ramdam affolant. La jeune femme n’était pas habituée à cela même si, en vivant à Coal District, elle croisait des gens louches tous les jours. Elle avait déjà été abordé quelques fois dans la rue le soir, alors qu’elle rentrait du travail. N’ayant jamais cherché à séduire ni à se montrer en Atlantide, elle n’avait jamais attiré d’hommes. Son père lui avait choisi un mari bien trop tôt et cela avait été tout. Elle avait été une femme au foyer battue sans enfant. Aussi, Kahlan avait pris l’habitude de ne pas trop sortir, son époux ne voulait pas de toute manière. Si une personne avait remarqué une marque sur son corps, il savait qu’il risquait d’avoir des ennuis. Il était rare pour un Atlante d’avoir des marques. Seul un autre Atlante pouvait faire mal à ce point et en dehors des entraînements pour les combattants, cela était évidemment vu d’un mauvais oeil. Sortant de ses pensées, le beau brun était revenu la voir pour lui proposer d’attendre dans son bureau avec lui. Forcément, Lara fut gênée de s’imposer ainsi à Iwan qui avait très certainement d’autres choses à faire. Mais ce dernier lui affirma qu’elle ne le gênait aucunement et qu’il ne lui aurait pas proposé cette solution si elle ne lui convenait pas. Cela était logique mais la jeune femme préférait s’en assurer. D’un autre côté, elle aurait peut-être dû décliner. La brune ne voulait pas attirer le moindre ennui à son amie. Mais qui avait-il de mal à discuter avec un autre lieutenant. Avant qu’ils ne se mettent en route, le lieutenant alla voir les agents de l’accueil. Kahlan croisa les doigts pour ne pas assister à une remontrance en direct mais cela ne fut pas le cas.

Une fois qu’il eut fini d’échanger avec la personne qui l’avait accueilli, la jeune femme se mit en marche à la suite d’Iwan. Elle le suivit sans aucune difficulté, il faut dire qu’elle mettait toujours des chaussures confortables, elle ne supportait pas d’avoir des chaussures qui lui faisaient mal aux pieds pour aller travailler. C’était compréhensible au vu qu’elle passait ses journées à piétiner dans la boutique. Aussi était-elle très à l’aise avec ses bottes à talons. Sur le chemin, elle lui demanda comment il connaissait Kethryn. Lara s’inquiéta alors de son faux pas, constatant qu’il ne lui répondait pas. L’EPD était un véritable labyrinthe et ils finirent par pénétrer dans une zone intitulée “Unité d’intervention”. Elle ne savait pas bien à quoi ça correspondait mais cela devait être en lien avec l’affectation du lieutenant Laska probablement. Ses talons résonnaient sur le sol ce qui fit relever la tête de toutes les personnes présentes. Gênée, Lara eut un demi-sourire révélant son malaise. Seulement, très vite, ils reprirent le cours de ce qu’ils faisaient avant leur arrivée sans qu’elle ne sache trop pourquoi. Continuant de suivre Iwan, ils finirent leur périple une fois qu’ils furent devant un bureau qui affichait sur sa porte le nom de son interlocuteur. Il la laissa entrer et lui indiqua où s’installer avant de prendre place dans son fauteuil. Reportant son attention sur le beau brun qui lui faisait face, elle continuait d’apprécier ce regard bleu perçant malgré son côté inquisiteur. Il avait ce côté amical, sympathique, qui ressortait. Peut-être était-ce dû au fait qu’il l’appelle par son prénom.

Oui c’est sûr mais vous auriez probablement préféré user ce temps autrement qu’en me tenant compagnie. Mais je vous en remercie en tout cas lieutenant Laska.

La question qu’elle avait posé plus tôt était restée sans réponse mais pour le coup, Lara ne s’en souciait pas franchement. La question était tombée aux oubliettes dans son esprit. Mais ce n’était pas le cas chez Iwan qui reprit bien vite la parole pour lui annoncer qu’il allait lui répondre. Le fait qu’il précise vouloir se montrer franc avec elle la fit arquer d’un sourcil. Qu’allait-il lui dire pour qu’il lui dise cela juste avant ? Il était certain qu’elle était honnête avec les autres, tant qu’il ne s’agissait pas de révéler sa nature d’Atlante et la nature d’Amazone de son amie. Sauf que le lieutenant Laska était en train de prendre des pincettes pour lui avouer ne pas forcément être la meilleure personne qui soit pour lui tenir compagnie, ne portant pas Kethryn dans son coeur. La jeune femme se mordilla la lèvre inférieure, amusée par la situation. Lorsqu’il lui expliqua de quelle façon il connaissait son amie, la brune commença à doucement rigoler. Sacré Khelia, elle allait même jusqu’à s’entendre avec des collègues à sa jumelle qui ne lui plaisait pas. L’Atlante se demanda si elle avait tenté de mettre les deux lieutenants ensemble. Cela aurait bien été son genre et cela pourrait expliquer que Kethryn se soit braquée contre Iwan. La brune ôta sa veste pour l'installer sur le dossier de sa chaise avant de s'adosser contre ce dernier et de croiser une jambe par au-dessus l'autre, s'installant confortablement. Un petit sourire amusé sur les lèvres, la jeune femme avoua en toute honnêteté au lieutenant :

Et bien je dois dire que nous avons fait le parcours inverse avec les jumelles Miller. Je connais Khelia en effet mais par le biais de Kethryn que j’ai connu en premier.

Elle songea alors à leur dernière soirée où Anthéa avait tenté une fois de plus de pousser Anastasy vers des hommes dans le but de se reproduire. Si elle avait tenté une telle chose avec un collègue de travail de sa jumelle, la brune était guère étonnée que Kethryn s’en soit débarrassée sans même y réfléchir une seconde. Il faut dire que le groupe d’hommes qu’elles avaient croisé au bar était rempli de gros lourdauds où pas un n’aurait mérité rien qu’une seconde d’attention de la part de son amie. Le lieutenant Laska n’était pas du tout du même genre. Lara ne pouvait nier qu’il avait un certain charme et un minimum de savoir faire et de savoir être. Mais il était un collègue de travail. Mélanger les relations professionnelles et personnelles n’étaient peut-être pas le plus judicieux, surtout pour des femmes comme elles qui avaient un secret à bien garder.

Qu’a bien pu vous dire Khelia au sujet de sa jumelle dites-moi je suis curieuse ? C’est uniquement à cause des dires de sa soeur que vous n’appréciez pas Kethryn ?

Elle avait beau être gentille, Kahlan n’était pas naïve. Elle savait pertinemment que son amie avec un caractère bien trempé qui ne devait pas plaire à tout le monde. Cela ne lui avait jamais posé problème à l’Atlante. Elle appréciait Anastasy comme elle était, sous tous ses aspects.
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Mar 15 Jan - 21:04

Comme à son habitude, le bureau du lieutenant était extrêmement bien rangé. L’espace était assez spacieux, sans pouvoir être particulièrement grand. Disons que c’était un espace de travail adapté à son grade et à ses responsabilités. Il fallait dire qu’avec le soin qu’il prenait à maintenir en ordre cette pièce, ça donnait beaucoup plus d’espace et on avait alors l’impression que la salle était plus grande qu’elle ne l’était vraiment. Organisé et rigoureux, c’est ce que l’on pouvait facilement comprendre sur Iwan en jetant un simple coup d’œil à son environnement. De telles manières, il les tenait de son père, ce dernier avait tout fais pour le conditionner dès son plus jeune âge, pour le modeler à son image, faire de lui ce qu’il souhaitait. L’amener à devenir ce qu’il voulait. Et cela avait fonctionné et il avait rejoins l’armée, comme son père l’avait prévu en réalité. Et cette institution avait fini de planter le clou, l’ordre et la discipline lui furent inculpés, du moins encore davantage.

Des valeurs qui régissaient sa vie, il n’en dérogeait pas maintenant, bien qu’il porte un masque, une fausse identité. Les membres de son unité savaient  à quoi s’en tenir maintenant, depuis le temps, mais il restait un chef à l’écoute, prêt à demander l’avis de ses coéquipiers s’il en avait besoin et il acceptait que ses ordres soient discutés, tant que cela était constructif et que c’était fais avec respect. Il appliquait déjà cette méthode à l’armée et cela lui permettait de tirer le meilleur des hommes et des femmes placés sous son commandement. Rien de superflu ne traînait sur le mobilier qui se dressait entre eux.  Son organisation lui permettait de gagner du temps, s’il ne faisait pas cela, il serait débordé. Du travail, il en aurait toujours et il pourrait toujours le mener à bien avec une bonne organisation, du moins en était-il persuadé.

« Mon unité et moi, nous nous sommes retrouvés en intervention juste après avoir pris notre service. Nous y avons passé la journée, si bien que nous étions rentrés il y a peu lorsqu’on m’a demandé de venir à l’accueil. Après une telle journée, il m’est agréable de pouvoir discuter un peu en votre compagnie.   » Et il fallait dire que la compagnie était plus qu’agréable. Il semblait assez aisé de pouvoir discuter de tout et de rien avec la belle brune. Il préféra la prévenir au cas où cela arrivait, pour ne pas qu’elle se retrouve surprise. « Le service de mon unité n’est cependant pas terminé, tant que l’équipe de nuit n’a pas pris le relai. Si bien que si nous sommes demandés en urgence sur le terrain, je serai au regret de devoir vous laisser en vitesse. Je préfère vous prévenir de suite pour que vous ne voyez pas brusqué par notre départ précipité si ça devait arriver.   »

Ils devaient se tenir prêts à intervenir au plus vite, n’importe quand et il fallait dire qu’ils avaient de très nombreuses opérations, c’était Europolis après tout ! Prêts à mettre leur vie sur la balance, ils le savaient, c’était un risque, après tout n’avaient-ils pas signés pour ce besoin d’adrénaline ? Iwan en tout cas, oui. Il avait toujours ressenti ce besoin, il ne se sentait jamais aussi bien que lorsque tous les sens de son corps étaient en alerte d’un danger imminent pouvant faucher sa vie. Cela le poussait à donner le meilleur de lui-même, le pousser à atteindre ses limites, voir à les dépasser dans certaines conditions. Iwan ne savait pas trop comment la femme, qui lui faisait face, allait réagir à ses propos, après tout elle restait une amie de Miller et il s’était dis qu’elle pourrait très mal percevoir ses mots. Après tout, l’amitié poussait parfois certains individus à défendre leurs amis bec et ongles quand ces derniers étaient pris à parti, peu importe ce qu’ils avaient pu faire et leur comportement.

Si bien que le lieutenant fut surpris, mais pas mécontent qu’elle ne s’en offusque pas. Elle le prit même avec le sourire, un sourire on ne peut plus charmant si vous voulez mon avis. Le russe s’efforça se garder ses yeux dans ceux de la jolie brune, alors que celle-ci enlevait sa veste. Il suivit son mouvement, son interlocutrice devait s’entretenir pour avoir un corps comme celui-ci, il devait attirer bon nombre de regards sans aucun doute. Iwan gardait son attention sur le visage de Lara, un regard trop insistant ou critique sur son corps aurait été très mal perçu, et il y avait de quoi. Il ne voulait pas paraître grossier ou comme un de ces mecs lourds que l’on trouvait dans rue et dans les bars. « Nous avons alors quelques connaissances en commun. Le lieutenant Miller était déjà dans les forces de Police de la ville quand j’ai réussi le concours d’entrée. Quant à Khelia, nous avons pu travailler ensemble sur plusieurs affaires.  Je l’ai confondu à plusieurs reprises avec sa sœur à mes débuts, mais je pense que rares sont ceux qui n'ont pas commis cette bourde. Khelia fait preuve d’une farouche détermination, que cela soit dans sa vie professionnelle, comme en dehors, elle m’a toujours impressionné, nous nous sommes assez rapidement entendus après mon arrivée à Europolis et au fil du temps, nous sommes devenus amis.       » Il marqua une courte pause, il ne souhaitait pas se montrer intrusif, mais il souhaitait de son côté savoir comment il avait connu Kethryn : « Ce n’est pas pour paraître indiscret, mais comment le lieutenant Miller et vous, vous vous êtes connus ? Cela remonte-t-il à longtemps ?   »

Il s’agissait  toujours de la curiosité par rapport à Lara, mais également par rapport à Miller. Lui qui pensait, au vu de son comportement au travail et qu’elle ne semblait vivre que pour cela, qu’elle n’avait pas vraiment d’amis. Iwan était assez intrigué de connaître les circonstances de leur rencontre, très probablement liés au travail de sa collègue, sans aucun doute. La personne, assise en face de lui, vint à lui demander si c’était les dires de Khelia qui l’avaient poussé à avoir une relation conflictuelle avec  sa rivale. Iwan sourit doucement aux propos de son interlocutrice avant de lui répondre. « Je pense que vous vous doutez que Khelia ne dirait jamais rien qui pourrait mettre à défaut sa sœur, pas avec le lien fusionnel qui semble les unir, un tel lien entre des jumeaux n’a rien de surprenant me direz-vous. Nous ne parlons que très peu de votre amie quand nous discutons ensemble, elle m’a juste fais comprendre qu’elle était une farouche combattante et a remporté de nombreuses compétitions, possédant même un titre de championne de ce continent dans cette catégorie d’arts martiaux.  Ainsi que d’autres détails qui sont sans importance à mes yeux et qui n’ont pas contribués à me faire cet avis sur le lieutenant Miller.  

Lui et Kethryn, ils se ressemblaient sur bien des points, mais jamais ils ne se le reconnaîtraient. Leur détermination, leur ambition, leur volonté de battre. Ils partageaient plus qu’ils ne voulaient l’admettre. Et c’était aussi bien comme cela. « Comme vous êtes une amie du lieutenant Miller,  sa volonté de monter au sein de la hiérarchie de la police de cette ville n’aura pas pu vous échapper, Lara. Une ambition que nous partageons, elle et moi. Afin de contribuer à apporter une meilleure justice et davantage de sécurité aux citoyens de cette ville à notre niveau.  Chacun de nous fera tout pour atteindre cet objectif. La hiérarchie est comme une pyramide, l’étage supérieur est bien plus étroit que celui du dessous. Nous sommes arrivés à un point où, à des grades égaux, l’échelon supérieur n’est pas atteignable pour nous deux. Nous passons alors le plus clair de notre temps à nous ignorer ou bien à nous confronter, chacun voulant faire valoir à l’autre ses capacités, sans reconnaître celles de l'autre camp. Une compétition, cela résume bien nos échanges, et cela dure depuis plusieurs années. Il avait bien défini sa relation avec Miller, il n’avait pas besoin de le lui cacher, elle aurait été au courant juste en le demandant à son amie après tout.
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Mer 16 Jan - 7:41

20 Mars 2050

Iwan lui expliquait être rentré d’une intervention il y a peu de temps. Ne connaissant pas trop les différents services et domaines d’exercice des policiers, elle ne savait pas vraiment pourquoi le lieutenant semblait en attente ici à l’EPD. Mais malgré cela, elle était désolée qu’on soit venu le chercher alors qu’il venait tout juste de revenir avec son équipe. Seulement, la dernière phrase du beau brun lui fit comprendre qu’il était au final bien content de pouvoir discuter un peu avec quelqu’un. Il devait être tout aussi occupé par son travail que ne l’était Kethryn. Peut-être n’avait-il aucun ami compréhensif vis à vis de ses heures à rallonge qui faisait en sorte de s’adapter à lui pour passer un peu de bon temps ensemble ? L’Amazone avait toutes ses soeurs à la maison qui l’attendaient tous les jours dont sa jumelle. Et puis de temps en temps, elles arrivaient à se voir. La dernière fois remontait à un mois en arrière. Son amie avait été tellement prise par le travail qu’elles avaient eu du mal à se bloquer un petit moment. C’est aussi pour cela que Lara était là aujourd’hui. Elle préférait attendre au commissariat le temps qu’il faudrait pour voir Anastasy rien qu’une heure plutôt que la lieutenante annule leur sortie à cause de l’heure tardive. Il lui était déjà arrivé de le faire et l’Atlante voulait voir la jeune femme, quitte à ne pas dormir de la nuit, elle s’en remettrait forcément.

Il faut dire que les nuits de Kahlan n’ont jamais été paisible. Ses propres cauchemars, ses souvenirs passés, continuaient de la hanter en permanence. En parler à Kethryn n’avait pas arrangé la chose, rendant ses souvenirs bien plus frais, avec plus de détails, dans son esprit. Chassant ses idées qui n’avaient pas à s’installer dans son esprit à un moment pareil, elle resta concentrée sur le lieutenant Laska qui lui faisait face. Sa prévoyance la toucha même si elle s’en doutait. Son amie aussi était déjà partie en plein milieu d’une soirée où elles se voyaient pour une urgence. Il n’y avait pas de limite à leur travail, contrairement au sien avec ses horaires d’ouverture à la clientèle. Le crime ne dormait jamais disait-on. Un sourire sincère sur les lèvres, la brune lui répondit gentiment.

Ne vous en faites pas pour moi. Je m’en voudrais de vous gêner dans votre travail. Mais je suis curieuse de savoir sur quel type de cas vous intervenez ? Est-ce comme Kethryn ? L’équipe de nuit prend la relève à quelle heure ? … Excusez-moi, je n’aurais pas dû poser autant de questions.

Le flot de paroles était sorti bien trop vite. Peut-être ne voulait-il pas parler de tout ça avec elle mais d’un autre sujet. Sa maladresse dans les relations humaines ressortait par moment. Elle avait bien compris avec le temps que certaines personnes étaient plus offusquées par tant d’interrogations qu’autre chose. De ce qu’elle avait compris, l’Amazone était capable d’intervenir sur des délits mineurs ou très graves. Cela dépendait tout simplement de ce qui survenait au moment où elle et son équipe terminaient leur intervention précédente. Laissant son regard dériver autour d’elle, la jeune femme trouvait ce bureau incroyablement bien rangé. Il faut croire que c’était un truc de lieutenant ça aussi d’être très rigoureux et organisé. La franchise d’Iwan concernant son entente ou plutôt sa non entente avec Anastasy avait suscité une certaine curiosité auprès de la brune. Le fait est qu’elle leur trouvait quelques points communs aux premiers abords.

Ôtant sa veste, Lara ne remarqua absolument pas que le regard du lieutenant ne se détachait pas d’elle. Elle n’avait jamais vraiment fait attention à ce genre de comportements ayant subi un mariage arrangé plus jeune. L’Atlante n’avait jamais joué à la séduction ou encore seulement regardé les gens qui l’entouraient pour savoir qui pourrait lui plaire, rien que physiquement. C’est Khelia qui avait commencé à titiller sa curiosité et attirer son attention sur ce genre de choses, ne cessant jamais de vouloir caser sa jumelle. A la base, la jeune femme avait simplement bien ri d’un tel comportement. Mais avec le temps, c’était cela qui lui avait fait comprendre l’intérêt que Kethryn pouvait lui porter. Il lui en avait fallu du temps pour interpréter le comportement de son amie vis à vis d’elle et faire la bonne conclusion. Elle avait fait son petit bonhomme de chemin. Encore aujourd’hui, il y avait certaines attentions et intentions qu’elle ne lisait pas entre les lignes. Ecoutant Iwan raconter son entrée dans la police et sa rencontre avec l’une puis l’autre des jumelles, elle ne put s’empêcher de rire lorsqu’il lui avoua avoir confondu les deux soeurs. Clairement, beaucoup de monde devait faire l’erreur, elle se ressemblaient tellement il faut dire. Mais d’un point de vue caractériel, il était aisé de les différencier, surtout si elles ne cherchaient pas à s’imiter l’une l’autre. Toujours souriante, elle le laissa poser sa question avant d’y répondre le plus intelligemment possible. Elle ne pouvait pas s’éloigner de la réalité

Je crois que ce trait de caractère doit faire parti des rares à être commun aux deux jumelles. Cela fait déjà quelques années que nos routes se sont croisées avec Kethryn. Je suis vendeuse dans un magasin de lingerie et elle était et est toujours ma cliente à la base.

Posant à son tour une nouvelle question, un sourire vint s’étirer sur les lèvres de son interlocuteur éclairant d’autant plus son charme naturel. Son regard plongé dans celui d’Iwan, elle écouta attentivement sa réponse, acquiesçant à la première affirmative du lieutenant. Khelia aimait embêter sa soeur, mais elle ne lui jetterait clairement pas la pierre pour autant. Peut-être qu’elle le ferait dans le cas où elle voudrait la caser une fois de plus avec un homme pour que sa jumelle se reproduise comme elle aimait tant lui rappeler. Le fait qu’il nomme ce fameux lien de jumeaux lui rappela qu’il ne s’agissait pas de jumeaux mais de triplés. Kethryn lui avait appris il y a peu et personne à part les deux soeurs n’étaient au courant. Il faut dire que leur peuple excluait systématiquement les hommes de leur grande famille. Finissant d’écouter les dires du lieutenant Laska, la brune reprit à son tour la parole.

Dans ce cas, qu’est-ce qui a de l’importance à vos yeux lieutenant Laska ?

Elle-même trouvait Kethryn vraiment impressionnante. Mais peut-être que ses qualités et ses compétences étaient répandues au sein d’un poste de police. Elle n’en avait réellement aucune idée. Mais de toute manière, Lara avait posé sa question au sens large. Elle pouvait s’appliquer à son amie ou à toutes autres choses existantes dans la vie. C’est alors qu’Iwan lui expliqua être en compétition avec l’Amazone dans la course à la montée hiérarchique. Elle savait pertinemment à quel point cela comptait pour Anastasy. Une telle place lui permettrait d’autant plus de les protéger du monde des hommes et elle ne pouvait que l’admirer pour cela de jouer son rôle de reine à fond. Mais tout cela, le lieutenant Laska n’en savait strictement rien. Et surtout, la belle brune ne connaissait rien des conditions d’évolution ou de comment cela se passait au sein de la police. Aussi elle demanda curieuse :

Et pour vous, pourquoi mériteriez-vous plus qu’elle ? Ou bien l’inverse si actuellement vous penseriez qu’elle aurait plus de chance que vous d’évoluer.
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Sam 19 Jan - 11:42

L’amie du lieutenant Miller se faisait toujours aussi touchante par la gentillesse et le prévenance dont elle faisait preuve. Elle était si différente du chien d'attaque qu’était sa rivale,  Iwan n’arrivait pas vraiment à comprendre ce qui avait pu les rassembler. Après tout, il fallait un élément déclencheur la plupart du temps pour que deux individus soient amenés à faire  connaissance, un événement. L’amitié ne venait que plus tard, soit parce que les deux personnes avaient partagés un événement particulièrement marquant. Soit parce qu’ils avaient de nombreux centres d’intérêt en commun ou parce qu’ils possédaient des caractères similaires. Qui se ressemblent, s’assemblent, comme on disait. Si Iwan ne comprenait pas ce qui avait provoqué un rapprochement des deux femmes à un tel point où elles étaient devenues amies, c’est parce qu’après tout, il ne connaissait pas grand chose sur Kethryn. Après tout, leurs discussions ne se livraient jamais à en apprendre davantage l’un sur l’autre.

Non, ils avaient  plus tendance à s’envoyer des piques ou à s’ignorer totalement. Oui, ça, c’était parfaitement leur genre. Cette femme vivait pour son travail, Iwan également, pour la réussite de sa mission. Ce qu’il savait de Miller flic, il l’avait appris de Khelia, mais celle-ci ne s’était pas non plus étendue sur le sujet. Après tout, elle n’allait tout de même pas lui remettre des éléments compromettants sur sa sœur. Elle connaissait depuis longtemps leur rivalité, c’était une source d’amusement pour le procureur, contrairement aux deux participants.  Lara se montrait intéressée par son travail, c’était facile à comprendre par le biais du flot de questions qu’elle avait sorties. Iwan ne put s’empêcher de rire à l’attitude de son interlocutrice, sourire rieur aux lèvres, et autant dire que c’était assez rare que quelqu’un réussisse à lui en décrocher un, il lui demanda, taquin pour le coup : « Posez-vous toujours autant de questions, Lara ? Ou dois-je d’ores-et-déjà vous donner tout ce que l’on pourrait juger être confidentiel à mon sujet : numéro de compte, plat préféré, etc.… »

De l’humour, oui, Iwan était assez maladroit dans ce domaine. Et encore « assez » est un faible mot pour définir son expertise là-dedans. Il calma son rire, pour répondre sérieusement aux questions posées. « Le lieutenant Miller et moi possédons peut-être le même grade, mais la majorité de nos missions ne sont pas identiques. Elle est affectée à la criminelle. Quant à moi, j’appartiens aux forces d’intervention et je commande ma propre unité. Les membres des forces d’intervention sont des policiers triés sur le volet, subissant un entrainement drastique, pour pouvoir faire face à des situations à risque où leurs collègues n’ont pas les connaissances et les compétences pour pouvoir agir. En ce qui concerne le type de cas sur lequel nous sommes amenés à intervenir, ils sont divers : braquage de banque et de bijouterie, prise d’otage, risque d’attentat, escorte de prisonniers jugés extrêmement dangereux, assurer la sécurisation de manifestations publiques d’importance,… Bref les exemples ne manquent pas, disons qu’on nous appelle surtout lorsqu’on juge que ça devient chaud et qu’il y a des vies en jeu.   »

Iwan pensait bien lui avoir décris son travail, après tout ça retranscrivait plutôt fidèlement la réalité du quotidien. Il restait intrigué qu’elle ne le sache pas, ce n’était point une critique, mais qui n’avait-il jamais vu un article de presse ou un film d’action où on pouvait suivre ce type d’unité. Assez surpris, il laissait ça de côté, ce n’était pas bien important après tout. « L’équipe de nuit devrait prendre le relais d’ici une heure environ, mon unité aura bien mérité d’aller se reposer. Quant à moi, je resterai surement après leur départ,  c’est à voir. » Il était impossible de savoir quand le lieutenant Miller rentrerait du terrain. Aussi bien elle pourrait débarquer comme une furie dans son bureau dans la minute, dans une heure, comme dans deux.

Bref, ça en restait au stade la supposition. « Je ne vous l’ai pas proposé jusqu’à présent, mais vous souhaitez peut-être à boire ? Un verre d’eau, un café ou du thé ? Peut-être même quelque chose à grignoter ? Je suis certain de trouver quelque à manger si vous le souhaitez dans les casiers des membres de mon unité. Après tout, j’ignore combien de temps vous allez devoir attendre après le lieutenant Miller, donc n’hésitez pas à demander si vous avez besoin de quelque chose.   » Les membre de l’unité partageaient tout entre eux, ce n’était pas un problème, puis si pour le coup, il n’y avait rien d’intéressant, il y avait toujours la solution d’aller se servir dans le bureau de Miller. Mais chut ! Ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire du tord !

Comme le soulignait Lara, les deux jumelles étaient similaires par la détermination dont elle faisait preuve. C’était bien un des seuls points qu’il était prêt à concéder à sa rivale. Il arqua un sourcil, quelque peu surpris sur ce qui avait provoqué la rencontre entre les deux personnes. Après tout, il avait toujours perçu Miller comme un garçon manqué, et autant dire qu’elle ne faisait rien pour changer cela. Si bien qu’il ne s’y attendait pas, à ce qu’elle sache se faire coquette dans certaines occasions. Une surprise.  « D’accord, je vois. Et qu’est-ce-qui vous plait dans votre travail ? Est-ce les conseils et la bienveillance que vous apportez à vos clients qui vous ont poussé vers ce commerce ? Ou bien, est-ce autre chose ?   » Elle avait répondu à sa question, curieux de savoir comment les deux femmes avaient pu se rencontrer. Mais maintenant sa curiosité était entièrement tournée vers celle qui lui faisait face, désireux d’en apprendre un peu plus sur elle.

Elle posait beaucoup de questions. Ce n’est pas que ça le dérangeait, au contraire il trouvait sa compagnie très agréable. Cependant, le sujet de discussion commençait à se diriger davantage sur la rivalité avec Miller. La vendeuse était son amie, elle n’était pas celle d’Ivan. Peut-être qu’elle raconterait à sa rivale toute leur conversation, surtout les éléments les plus croustillants. Cependant, il n’allait pas ne pas lui répondre, mettre fin à leur discussion et risquer ne pas recueillir davantage d’informations, à la fois sur Lara, comme sur Miller. Il croisa ses mains devant lui et lui demanda :  « Puis-je vous faire confiance pour que cette conversation reste entièrement entre nous, Lara ?   » La brune acquiesça, bien, il allait pouvoir répondre plus ou moins librement. Elle ne le connaissait pas, mais il était quelqu’un de très rancunier, peu enclin, voir du tout, à laisser une seconde chance et faisant payer le prix de sa trahison à la personne qui aurait brisée sa confiance.

La jolie brune lui avait demandé ce qui avait de l’importance à ses yeux, reprenant ses propos. Elle avait peut-être mal interprété ce qu’il avait dis ou peut-être s’était-il mal exprimé après tout. « Ce que je voulais dire par là est que notre compétition avec le lieutenant Miller ne nous a jamais permis d’avoir une franche discussion ou chacun des deux partis pouvait apprendre à se connaître. Non, cela ne s’y prête, aussi bien elle, que moi, n’avons envie de révéler à l’autre des éléments de notre vie qui pourraient être utilisé par l’autre. Je ne ferai pas le premier pas, cela jouerait à mon désavantage. Je ne puis me le permettre. » Pas s’il voulait mener à bien sa mission, elle était sa rivale, mais également sa plus grande menace pour son ascension hiérarchique. Il ne pouvait la laisser prendre le dessus sur leur compétition, impossible. Impensable.

Elle vint à lui demander ce qui le différenciait du lieutenant Miller, il passa sa main dans sa barbe, réfléchissant à la question pour y apporter une réponse adaptée, mais surtout retranscrivant la vérité.  « A vrai dire, je considère le lieutenant Miller comme mon égal. Mais cela, je le garde pour moi. Du moins vous voilà au courant désormais. Je n’en fais pas étalage, car je sais très bien que de son côté, elle ne me considère pas tel. Elle fait preuve d’une certaine arrogance envers ses collègues masculins, si bien qu’elle pourrait utiliser cet « aveu » pour prendre le dessus sur notre compétition. Peut-être. Cela fait plusieurs années que nous nous tirons dans les pattes, mais en réalité, je ne pense pas la connaître. Si bien que je ne peux prétendre anticiper correctement sa réaction dans une telle situation. J’estime cependant ses capacités et son efficacité au travail. » Il avait déjà reconnu pas mal de points à sa rivale, beaucoup trop, heureusement qu’elle n’était pas là pour l’entendre.

Il espérait vraiment pouvoir faire confiance à Lara, sinon il se retrouverait dans une mauvaise posture vis-à-vis de Kethryn, mais il ferait alors en sorte que la jolie brune ne s’en tire pas à si bon compte. « Je pense être capable de fournir à la Police de demain les moyens et la formation dont elle a besoin afin de pouvoir faire face à criminalité et à la corruption qui ronge cette ville, jusqu’à ses plus hautes institutions comme la Police ou les services de Justice. » Il marqua une courte pause et reprit. « Dans ma position actuelle, je ne puis changer grand chose. Mais je sais que si je réussis à progresser dans la hiérarchie, je pourrai avoir de l’influence pour se faire. J’en suis persuadé. »
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MessageSujet: Re: Can I see my friend ... please ?   Dim 20 Jan - 11:56

20 Mars 2050

Le lieutenant Laska était bien gentil de lui tenir compagnie ainsi. Il n’avait aucune obligation après tout. Aussi, lorsqu’il s’excusa par avance de son possible départ soudain en cas de nouvelle intervention, la brune ne put s’empêcher de lui sourire gentiment, consciente de son travail et ne voulant absolument pas déranger cet homme dans l’exécution de son travail. Evidemment, les forces de l’ordre, elle en avait déjà entendu parler à travers certains reportages à la télévision ou encore certains articles dans les journaux. Mais elle trouvait cela bien plus pertinent lorsque l’on pouvait demander un véritable témoignage à quelqu’un qui était du milieu. Aussi, sa curiosité naturelle envers le monde des hommes qui avait été attisé par sa rencontre avec l’Amazone, lorsqu’elle avait appris que cela faisait bien plus longtemps qu’elle vivait à Europolis qu’elle, la poussa à poser plusieurs questions à Iwan, chose dont elle s’excusa rapidement. Lara avait eu l’impression d’envahir et d’étouffer le policier avec son flot de questions. Sauf qu’au lieu d’embêter et de gêner son interlocuteur, celui-ci se mit à se rire d’elle, un sourire moqueur, charmant aussi, sur les lèvres. Moqueur, il lui proposa de lui confier toutes informations confidentielles ou plutôt toutes les informations personnelles à son sujet. Kahlan ne put empêcher le rouge de monter un petit peu à ses joues. Le sourire aux lèvres, amusée par l’attitude du beau brun, elle décida de rentrer dans son jeu.

Et bah écoutez lieutenant Laska, étant donné que vous proposez de livrer les informations sans que je pose de questions, je vais pouvoir m’économiser et en poser moins que d’habitude. Je vous remercie de votre serviabilité.

La belle ria doucement de leurs bêtises respectives. Evidemment, elle n’était pas sérieuse dans sa remarque. L’Atlante ne se permettrait pas d’être aussi indiscrète vis à vis du beau brun. Echappant un :"Oh … Excusez-moi." elle sortit son téléphone et constata un message de son amie auquel elle répondit rapidement avant de se montrer de nouveau attentive à la conversation. Le jeune homme reprit la parole et répondit à chacune de ses questions. Il lui confirma ce dont elle se doutait déjà. Leur grade était le même donc les responsabilités qui les incombaient étaient similaires. Mais Kethryn et Iwan n'intervenaient pas dans les mêmes domaines. Les interventions du lieutenant semblaient plus que risquées. Il ajouta que la relève devrait avoir lieu d’ici une heure. Un sourcil de la brune s’arqua légèrement lorsqu’il précisa qu’il resterait surement après leur départ. Elle était gênée d’avoir l’impression de s’imposer de la sorte. Aussi elle ne put s’empêcher de dire.

Vous aurez bien mérité votre repos. Si c’est pour ne pas me laisser seule que vous envisagez de rester ne vous inquiétez pas. Je m’en voudrais de vous bloquer ici sur votre temps libre.

Lara savait parfaitement que sa soirée pourrait se terminer en ayant croisé à peine dix minutes son amie si son intervention devait s’éterniser. C’était aussi pour cela qu’elle ne voulait pas qu’il se sente obligé de lui tenir compagnie à ce point. A partir du moment où elle s’était mise dans la tête qu’elle allait voir Kethryn, il lui était impossible de ne pas s’inquiéter à l’idée qu’un soucis l’empêche de la voir définitivement. Après tout, ils faisaient des métiers dangereux et l’Atlante savait parfaitement qu’il y avait des pertes dans les rangs de l’EPD quasiment tous les jours. La sachant absente pour une intervention la poussait à vouloir la voir à tout prix derrière pour se rassurer de son état physique. Iwan eut la gentillesse de lui proposer à boire ou à manger, sachant pertinemment qu’elle pouvait effectivement revenir bien plus tard qu’ils ne l’espéraient. Elle le gratifia d’un sourire avant de dire :

C’est très gentil de votre part mais je crois qu’actuellement la seule chose qui passerait serait un verre d’alcool mais je préfère attendre de le boire avec elle.

Lorsque le lieutenant Laska lui avait demandé les circonstances de leur rencontre, la jeune femme avait préféré taire la partie où Kethryn avait pris une balle par un brigand et avait fini à l’eau, se faisant ainsi repêcher par l’Atlante au fond de la baie. Déjà que l’Amazone ne reconnaissait pas franchement le fait qu’elle lui avait sauvé la vie. Elle aurait cependant pu raconter ce bout de l’histoire aussi en omettant que la lieutenante avait fini au fond de l’eau et qu’elle l’avait simplement sorti de l’eau, flottant à la surface. Mais bon, monter ce genre de mensonge sans consulter Anastasy n’était pas une bonne idée. Elle préférait accorder leur violon avant de dire quoi que ce soit. C’est alors qu’il lui posa des questions sur son travail à son tour. Lara ne put s’empêcher de rire, pensant que ses réponses allaient être bien moins palpitantes que celle que le beau brun lui avait livré sur son propre métier.

Vous allez très certainement être déçu lieutenant Laska. Mon travail de vendeuse est très simple et basique. Cela me plaît entre autres pour cela. Ma plus grande crainte au quotidien est de devoir supporter une cliente désagréable. Après j’avoue prendre plaisir à recommander les sous-vêtements comme les vêtements d’intérieur que l’on propose en fonction de la forme du corps de mes clientes mais aussi de leurs teints, leurs couleurs de cheveux, afin d’obtenir un ensemble harmonieux. Donc comme je vous l’avais dit, mes explications sont bien moins captivantes que les vôtres.

Un sourire aux lèvres, l’Atlante ne dénigrait pas son métier. Elle aimait réellement ce qu’elle faisait. Pour autant il fallait reconnaître que son job ne représentait pas grandes difficultés ni de quelconques challenges. C’est alors que Iwan se fit bien plus sérieux, demandant à la brune s’il pouvait lui faire confiance. Lara acquiesça rapidement, elle n’aimait pas trahir la confiance de quelqu’un qui semblait la mériter, et c’était la sensation que lui procurait le lieutenant. Attentive, la jeune femme écouta ce qu’il avait à lui dire, lui révélant qu’il n’avait jamais réellement discuté avec Kethryn. Leur relation ne reposait que sur le fait qu’ils étaient collègues de travail et qu’ils avaient les mêmes ambitions, devenant le rival de l’autre par ce biais. Le laissant reprendre, il lui avoua qu’il jugeait son amie comme son égal. Seulement, il se gardait bien de le dire à qui que ce soit, pensant qu’Anastasy ne pouvait en penser autant. Un demi sourire aux lèvres, elle poursuivit son écoute active tout en songeant que les Amazones n’aimaient vraiment pas les hommes, à part quelques exceptions. Mais d’un autre côté, elle savait que son amie n’était pas butée à ce point. Le fait qu’elle fasse preuve d’arrogance face à la gente masculine du commissariat, dans un tel métier, ne l’étonnait guère. Avec son poste, elle avait besoin d’avoir le respect et l’écoute du plus grand nombre et l’Atlante se doutait que certains hommes ne se gênaient pas pour faire des remarques laissant ressortir qu’elle n’était pas à sa place. Cela se voyait tous les jours dans tous les milieux, alors dans un monde de violence probablement d’autant plus. L’ascension hiérarchique, chacun poursuivait sa propre quête pour grimper un échelon de plus au sein de la police. Elle ne pouvait que les encourager l’un comme l’autre.

Je comprends ce que vous voulez dire. Mais dites moi, avez-vous déjà songé au fait qu’elle pouvait ne pas en penser moins de vous ?

Evidemment, Kahlan n’en avait jamais parlé avec son amie. Après tout, elle ne connaissait pas Iwan avant ce soir. Pour autant, elle connaissait un peu son amie et si les hommes bourrus la dégoûtaient et l’énervaient, elle savait reconnaître les qualités qu’un homme pouvait avoir aussi, même si elle l’avouait bien moins.
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Can I see my friend ... please ?
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