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 Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie
Kethryn Miller
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MessageSujet: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 2 Jan - 11:00

16 mars 2050




Il est 6 heures du matin lorsque le Lieutenant rejoint le commissariat. “Tu dois mettre de la glace, chérie.” Fait remarquer la secrétaire du poste en lorgnant la peau bleuie de sa pommette. Elle s’était pris une sacrée beigne au cours d’une arrestation, mais n’avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit avant d’être appelé sur une scène de crime. Il y a des nuits ou le crime semble s’acharner contre vous, cette nuit en fait partie. Elle avait été appelé sur une première scène de crime, puis s’était retrouvée mêlée dans une rixe de bar en soutien pour les policiers sur place, où elle s’était pris une mandale d’un type sacrément costaud et terminée sur la seconde scène de crime.

Le Lieutenant débute sa journée avec 2 enquêtes à mener, pour l’heure, elle attend les résultats des scientifiques. “Merci Johanna, j’y vais de suite.” Qu’elle marmonne en passant devant elle pour rejoindre l’étage. Non sans faire un arrêt par le distributeur de cochonnerie pour faire le plein de sucre, elle en a bien besoin pour faire le plein d'énergie avant la nouvelle journée qui se prépare. Arrivée dans son bureau, elle se plante devant son ordinateur et attend les nouvelles du labo. 2 enquêtes en l’espace d’une nuit, c’est pas si rare que ça, elle aimerait que ça le soit pourtant.

La première enquête se règlera rapidement, il suffit simplement de retrouver le mari de la victime que tout accuse. Femme battue depuis des années selon les voisins et un mari absent, le coup de trop, le coup fatal et il prend la fuite. Elle a mis les agents de police sur le coup. Quant à la seconde, c’était particulièrement sordide, une mise en scène macabre qui laisse présager une enquête fastidieuse. Dans la mesure où ils ont été incapables d’identifier le corps, elle doit d’abord attendre que les scientifiques fassent leur boulot.

Son téléphone sonne, un message, elle sort son téléphone, mais se rend compte que ce n’est pas le bon. Elle s’empare de son téléphone prépayé et lit le message. Pendant qu’elle lit le sms de son supérieur, le rouge lui monte aux joues, furieuse. Il semblerait que son coéquipier doive se manifester prochainement. Elle savait depuis 2 jours qu’elle aurait sûrement un nouveau membre dans son unité officieuse, mais le commandant l’avait rapidement détrompé. Pas uniquement un agent. Son partenaire, son égal, un second commissaire pour une escouade dont le but est de faire beaucoup de dégâts dans l’anonymat.  

Si son nouveau partenaire espère la trouver dans son bureau, il sera déçu. Elle se jure de se tenir le plus éloigné possible de cet endroit. Kethryn réunit ses affaires, qui se résume à ses téléphones et ses sucreries et descend au sous-sol du poste pour rejoindre le stand de tir, de toute façon, elle ne pourra pas avancer sur ses enquêtes sans les réponses de la police scientifique. Le Lieutenant salut les présents, s’empare d’une arme chargée de balles à blanc, d’un casque pour couvrir ses oreilles et se place à son stand.

Quand elle avait intégré l’école de police, elle était douée en tout, sauf au maniement des armes à feu. Il avait fallu des mois et des mois pour s’améliorer, se perfectionner, à force de détermination. Des années plus tard, elle déteste toujours autant ces armes, mais elle s’est nettement amélioré. S'imaginant avec un arc et des flèches, elle se positionne et tire, elle n’atteint pas toujours le coeur, mais elle touche toujours la cible. Kethryn ignore le temps qui passe, totalement concentrée sur sa tâche et ne prête pas davantage à ceux qui entrent et sortent de l’endroit. Jusqu’à ce qu’elle constate que la cible voisine à la sienne se fait littéralement détruire. Elle s’arrête quelques secondes pour voir une série de balles toucher le coeur de la cible jusqu’à former un trou béant et devoir changer de cible.

Curieuse, et discrète, elle regarde de l’autre côté de la paroi qui sépare les tireurs pour voir de qui il peut s’agir. Un rictus déforme ses lèvres et élance la douleur de sa pommette quand elle reconnaît le Lieutenant des forces spéciales. Revenant à sa position initiale, elle fait en sorte de faire mieux avec cet esprit de compétition qui ne la quitte jamais. C’est plus fort qu’elle, il faut toujours qu’elle fasse mieux que les autres. Mais quand il s’agit de son voisin, c’est exacerbé.

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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 2 Jan - 19:12

Le lieutenant avait terminé tard hier soir, il souhaitait absolument terminer un rapport d’intervention de la journée pour le remettre sur le bureau du commandant avant de partir. Aux yeux de son supérieur, cela pouvait attendre deux ou trois jours, l’opération n’avait pas été jugée à risque. Un forcené souhaitant en finir avec ses jours dans son appartement à Coal District, il ne semblait pas mettre la sécurité de ses voisins à jour. Mais il avait prétendu avoir des explosifs pouvant entraîner avec lui tout son immeuble. A partir de ce moment-là, l’équipe avait été mise en branle pour intervenir le plus vite possible et surtout de façon efficace. La consigne avait été de tuer le forcené   si cela s’avérait nécessaire, s’ils identifiaient clairement la menace une fois sur place. Il ne fallait pas le dire deux fois aux membres de son unité.

Ces derniers aimaient bien quand leur commandant leur laissait les mains libres pour avoir un maximum de latitude pour agir comme ils le souhaitaient. Craignant que la porte et les fenêtres aient été piégé, malgré que la sonde en fibre optique passée l’aération n’avait rien décelée, ils se montrèrent prudent, surtout que l’individu était bel et bien armé. Ils firent leur entrée par l’appartement du dessus, qui était par chance inoccupé. Pour se faire, un explosif fut posé à même le sol et ils firent leur entrée, surprenant le forcené au passage. Un rapide balayage permit de voir qu’il n’y avait pas d’explosif, l’individu lâcha son arme lorsqu’il constata qu’il n’était pas en position de force. La gâchette démangea à certains, mais cela aurait été bien trop difficile à justifier. Surtout si la presse s’en mêlait. Le forcené fut appréhendé, cela ressemblait plus à un appel à l’aide qu’autre chose.

Malgré tout, le rapport avait été bouclé le soir-même, relu plusieurs fois pour s’assurer qu’aucune faute ne traînait et que tous les détails de l’intervention apparaissaient en une simple lecture. Iwan les écrivait avec rigueur, il était hors de question de rendre un brouillon, il avait appris cela dès ses classes à l’armée. Puis montrer une telle organisation ne pouvait que jouer en sa faveur auprès du commandant. Il n’avait dormi que quelques heures en rentrant chez lui, son sommeil se retrouvait perturbé assez régulièrement, ses cauchemars étaient alimentés par les scènes de guerre et de violence qu’il avait traversé. Sachant pertinemment qu’il n’arriverait pas à se rendormir, il alla donner quelques coups dans son sac de frappe et soulever de la fonte. Cela le défoulait et occupait son temps.  Jetant un œil sur son portable, il était encore tôt, mais il allait retourner au commissariat, il n’avait que ça à faire de tout de façon.

Après une bonne douche, il retourna donc sur son lieu de travail, se changea, prit un bon café au passage avant de se rendre au stand de tir. Il préférait quand ses cibles étaient vivantes et en mouvement, tirer sur une cible en papier statique, cela ne représentait pas un défi, mais bon. Lorsqu’il descendit dans les entrailles du bâtiment, il découvrit que quelques flics étaient déjà là. Surement certains de l’équipe de nuit qui avaient bientôt terminés leur service, ils seraient à la pointeuse à l’heure pile. Iwan les salua pour aller prendre place à son poste habituel, il allait toujours au même depuis qu’il était arrivé dans ses locaux. Il reconnut tout de suite sa voisine, le lieutenant Miller, Tic. On lui avait donné une façon bien particulière pour la reconnaître et ne pas la confondre avec sa sœur jumelle, bien qu’il ait commis plusieurs fois l’erreur à ses débuts.

Dans un premier temps, il observa un moment ses tirs, analysant sa façon de procéder. Les deux individus se vouaient une rivalité sans vergogne et cela depuis longtemps déjà. Chacun voulant surpasser l’autre, mais on dirait bien qu’ils étaient sur un statut-quo pour le moment. Elle mit dans le mile à chacun de ses tirs, sans pour autant atteindre les points vitaux à chaque fois. En la voyant, il se rappela immédiatement sa conversation avec le commandant qui datait de deux jours. Une conversation qui devait demeurée secrète et son supérieur l’avait convoqué après le service pour s’assurer qu’ils étaient seuls. Il souhaitait qu’il prenne part à une brigade spéciale, son existence serait officieuse. Mais il aurait les mains libres pour agir comme il le souhaitait et cela lui plaisait énormément. Il analysa les risques, il n’était pas dupe, mais il y vit également un bon moyen de marquer beaucoup de points vers son ascension hiérarchique.

Son engouement redescendit immédiatement lorsque son supérieur précisa qu’il commanderait cette brigade de l’ombre en collaboration avec le lieutenant Miller, ils seraient des égaux. Et ça, ça lui faisait mal ! Il essaya de convaincre le commandant qu’il pouvait gérer cela tout seul et qu’il obtiendrait de bien meilleurs résultats qu’elle ! Cependant le commandant ne voulait rien entendre et lui assura que Tic était parfaitement à la hauteur pour cette mission. Il accepta alors, bon gré, mal gré. La joie n’était surement pas au rendez-vous. Terminons cet aparté, mais à la vue que la tête que tirait la femme, on dirait que quelque chose n’allait pas. C’était difficile à définir, vu qu’elle semblait de mauvaise humeur en permanence, un véritable pit-bull, mais quelque chose devait la tourmenter. Sur ce, il termina son café, mit le gobelet à la poubelle et s’équipa d’un casque qu’il ajusta au niveau de ses oreilles.  Avant de se mettre en position et en toute discrétion, sa main franchit la paroi pour aller piquer une petite poignée de bombons dans le paquet de sucrerie de sa voisine. Elle était bien trop concentrée pour s’en apercevoir apparemment et lui était bien assez discret pour ne pas se faire repérer.

Chargeant son arme avec des balles à blanc, il commença ses tirs. Ces derniers étaient exécutés de façon chirurgicale, il n’avait pas le droit à l’erreur sur le terrain. La tête ou le cœur, un coup net, précis, sans bavure. L’ennemi ne pouvait pas s’en relever, à part avec un bon gilet pare-balle pour la seconde option. Enchaînant les tirs, il se stoppa seulement lorsque sa cible n’était plus en état, et pressa un bouton pour ramener la cible vers lui et pour en changer. Il regarda un peu ce que faisait sa voisine, ce n’était pas trop mal, mais il n’allait pas le reconnaître de vive-voix, ça serait lui concéder ce point. Il regarda autour d’eux, ils étaient seuls, une fois qu’elle eut fini de vider son chargeur, il engagea la conversation, les forçant à retirer leur casque pour s’entendre parler.   « Je t’ai connu dans de meilleurs jours, Miller. Même un bleu sorti de l’école pourrait faire mieux !  »

La provocation faisait bien entendu partie de leur compétition, ça les poussait à se dépasser à tout moment. Il enchaîna sans perdre de temps. « Tu as dû apprendre une mauvaise nouvelle et ça te perturbe...  » Sur ces mots, il prit un des bombons, qu’il avait posé sur la table près de son arme déchargée. Il le déballa, prenant son temps pour l’enfourner dans sa bouche, afin que la femme l’identifie comme l’un des siens. « Et je pense bien savoir de quoi il s’agit !  » déclara-t-il  Ses yeux roulèrent, jouant la comédie pour la chercher davantage. Il ajouta : « Citron-miel…Un délice! Ils font partis de mes préférés ! »
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Kethryn Miller
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mar 8 Jan - 10:27

16 mars 2050




Ce Laska. Cette gueule. Au début, elle ne s’en était pas méfiée, ce polonais fraîchement débarqué de nul part avait peu de chance de l’égaler de quelconque façon que ce soit. Mais quelle erreur de sa part ! En l’espace de 6 ans, il était devenu Lieutenant et un adversaire à sa montée dans la hiérarchie. Peu d’humains arrivent à avoir l’attention de l’amazone, elle ne considère pas la sous espèce comme des adversaires à sa taille, mais certains sortent du lot par leur force de caractère. Elle l’avait appris à ses dépends, persuadée qu’elle obtiendrait les meilleurs résultats à l’école de police et par la force de son travail, elle avait réussie, mais elle ne peut pas dire que ce fut simple. Il avait vraiment fallu se battre contre certains.

Il en va de même pour le club de MMA qu’elle avait intégré à son arrivée, en premier lieu pour justifier sa condition physique et ses compétences martiales. Elle est championne d’Europe, mais si elle n’est pas championne du monde, eh bien c’est qu’elle a trouvé un adversaire plus fort qu’elle. Il avait fallu revoir ses priorités, son travail plutôt que jouer la revanche, mais elle l’a encore en travers de la gorge. Perdre, elle n’aime vraiment pas ça. Perdre contre un humain… Une deuxième fois... C’est hors de question.

Sa soeur se moque souvent d’elle à ce sujet, contrairement à Kethryn, Khelia est amie avec ce maudit Lieutenant et souvent témoin des piques qu’ils se lancent. Alors que tout semble réussir à sa chère jumelle, Kethryn se bat encore. Et jamais elle n’abandonnera. “De quoi il s’agit ? La seule mauvaise nouvelle de la nuit, c’est de ne pas avoir placarder ta gueule aussi bien que ce biker.” Même si, elle s’en était pris une au passage. Les risques du métier. “On a du coffrer quoi… Une quinzaine de types en taule, comme quoi t’es vraiment pas indispensable.” Il croit savoir de quoi il s’agit, elle refuse d’envisager le pire. “En parlant de bleu, il n’est pas trop tard pour t’en recouvrir.” Même si le sens du mot n’est pas le même, Kethryn comprend ce qu’elle veut comprendre et ne veut surtout pas qu’on la compare à un jeune diplômé, qu’elle a été il y a bien des années.

Elle pensait avoir toute la confiance du commandant, la chute est grande de constater que ce n’est pas le cas. Sinon, pourquoi lui mettre un autre commissaire dans les pattes ? Son commandant insistait bien sur le fait que la coopération doit se faire sans vague, il connaît Kethryn et se doute parfaitement qu’elle n’acceptera pas ça sans broncher. En fait, elle lui avait déjà part de son avis lorsqu’il lui avait annoncé qu’elle devra sans doute coopérer avec un autre agent, sans lui dire de qui il s’agissait. Le commandant lui avait rappelé qu’étant donné qu’il allouait un budget, qu’il aura beaucoup de mal à justifier, pour cette brigade, il restait également son supérieur, et à même de désigner et/ou recruter de nouveaux membres.

Nous y voilà. Elle craint que ce soit ce Lieutenant qui lui fait face, en train de se goinfrer de ses bonbons, à elle. Plissement de yeux, si elle pouvait elle irait récupérer ce bonbon dans sa bouche, juste par principe, qu’il s’étouffe donc avec, d’une main elle fait glisser son paquet de sucreries hors de portée des mains de ce jobard. Non, le commandant ne lui ferait jamais ça. Pas lui. Leur rivalité n’est un secret pour personne au sein du commissariat, ça fuse dès qu’ils se trouvent dans la même pièce ou ils s’ignorent complètement. Le pire, c’est sur le terrain, l’un comme l’autre a toujours un avis différent alors que leurs hommes n’attendent que leurs ordres, impatients. Même s’il faut reconnaître, qu’une fois qu’ils sont d’accord, la mission est une réussite. Mais la centrale de coordination des équipes n’est pas sans savoir qu’il est préférable de ne pas les mettre ensemble tant qu’ils peuvent l’éviter.

Récemment, ils n’ont pas pu l’éviter. Lors de l’arrestation des Foxes. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même. Tous deux ont perdus des hommes à cause de l’intervention d’une unité militaire. Elle sait tout, mais il ignore tout. “On a vu que t’étais capable de détruire du papier, bravo, je suis impressionnée, maintenant si t’allait voir ailleurs si je peux encore l’être.”

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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 9 Jan - 19:03

Iwan continue à la fixer, alors qu’il savoure  la sucrerie qui tournoie dans sa bouche. Un véritable délice, elle avait encore plus de saveur en sachant qu’elle ne le mangerait pas celle-là. Il savait où il devait aller se fournir s’il cherchait des petites douceurs, plus qu’à espérer qu’elle oublie de fermer son bureau à clé. Autant dire que son simple entrainement de tir allait prendre une toute autre tournure maintenant qu’elle avait découvert qu’il était juste sur le poste de tir à côté du sien. Cela allait fuser, c’était clair. Quoi que ça pouvait être rouge ou noir entre eux. Rouge si les piques allaient dans tous les sens et qu’ils se montaient en pression mutuellement. Le russe n’était clairement pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, mais elle non plus, il le savait. Soit noir, et les deux individus s’ignoraient alors royalement, c’était un peu comme s’ils n’existaient pas aux yeux de l’autre, même s’ils étaient dans la même pièce.

Autant dire que ça refroidissait parfois l’ambiance, mais au contraire, leur rivalité et leur compétition permanente pouvaient être une source de divertissement pour leurs collègues. Il  avait même surpris certains d’entre eux en train d’effectuer des paris pour savoir qui remporterait leurs interminables joutes verbales. Et pour l’instant, ça se tenait bien au niveau des deux partis. Aucun ne semblait avoir fais remporter plus d’argent aux parieurs qu’un autre. Iwan aurait de quoi se faire un sacré paquet de fric en pariant sur Kethryn en se faisant volontairement humilier par sa rivale !  Mais il n’était pas de ce genre là. De une, parce qu’il ne courait pas après l’argent. Tant qu’il a le nécessaire pour survivre, c’est l’essentiel.  Survivre oui, et non vivre. Iwan se contentait du minimum, il se faisait des petits plaisirs de temps à autre, mais sa formation de spetsnaz faisait qu’il avait été entraîné à de survivre à des conditions hostiles avec un rien. Il se contentait donc de peu et de ce qu’il avait, il n’avait pas besoin d’en avoir plus de ce côté-là.

De deux, et sans nul doute sa principale motivation pour ne pas faire ce genre de pari truqué, il n’allait pas lui accorder le plaisir d’une défaite si facilement accordée ! Elle ne savait pas du tout ce qu’il sous-entendait, même pas une petite idée apparemment. Bien, il allait la faire mijoter un peu et lui envoyait la nouvelle en plein visage, ça aurait l’effet d’une droite en plein de visage d’apprendre cela pour elle. En tout cas, elle n’hésita pas à le provoquer, il s’y était attendu, le contraire l’eut étonné à vrai dire. Restant pour le moment imperturbable, pas décidé à  répliquer de suite, il attendait que Tic finisse de penser qu’elle maîtrisait l’échange verbal, sachant que ça ne s’en arrêterait pas là. Il eut un rictus lorsqu’elle lui confirma ce qu’il pensait et enchaîna de plus belle dans ses provocations et ses menaces.

Le lieutenant la laissa terminer, passant sa main dans sa barbe, il hocha doucement sa tête en continuant de la regarder, il lui lança dans les dents : « T’as coincé quinze bikers, probablement en état ébriété ou shootés, peut-être même les deux,  et tu veux une médaille pour ça, Miller ?» Il tapa dans ses mains  pour l’applaudir, non pas pour la féliciter, mais juste pour le provoquer davantage : « A vrai dire, c’est bien une tâche pour toi , les missions faciles. Tu peux t’en vanter si tu le souhaites, n’hésite surtout pas à aller lustrer les pompes du Commandant pendant que tu y es. Mais ce n’est pas le genre d’élément qui jouera en ta faveur pour ton ascension hiérarchique…» C’était pour cela qui luttait l’un contre l’autre, dans leur compétition, pour leur avenir, pour prouver de quoi ils étaient capables.

Il continua à la scruter de l’autre côté de la paroi, il lâcha un soupir, enchaînant : « Puis, si l’opération aurait été si importante que cela, si elle représentait un risque, c’est mon unité qui  serait intervenu. Et à moi que l’on aurait confié sa supervision. Pas à toi.» Les forces d’intervention agissaient dans les situations dangereuses pour de simples agents de terrain, ils étaient spécialisés là-dedans, formés et entraînés afin d’intervenir des scenarios divers et variés. Ils devaient être prêts, ne jamais se reposer sur leurs lauriers, car sur le terrain,  ils n’avaient pas le droit à l’erreur. Il rit de bon cœur, quoi que légèrement exagéré, comme pour lui montrer qu’il ne prenait pas en compte sa menace. « Si on s’affronte, Miller, ce n’est pas un simple œil au beurre noir que tu vas finir. Fais moi confiance là-dessus.»

Il ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds par sa rivale, c’était hors de question. Pourtant il connaissait ses compétences, il les estimait, Tac, Khelia lui avait parlé autour d’un verre en tout amitié un soir, du fait de sa maîtrise du combat au corps à corps, qu’elle fut championne de MMA en Europe. Une adversaire qu’il ne prenait pas à la légère, jamais, c’est en sous-estimant quelqu’un que l’on faisait des erreurs qui pouvaient s’avérer fatales.  Il n’allait pas lui avouer qu’il estimait ses compétences et ses réussites sur le terrain, ça lui donnerait un avantage sur lui et serait capable de s’en vanter pour tenter de l’enfoncer, ainsi que faire la belle aux yeux du commandant. Il ne pouvait pas se le permettre, pas s’il voulait mener à bien la mission qu’on lui avait confiée. Le russe vit qu’elle mit hors de portée le paquet de sucrerie, pas partageuse pour un sous cette Miller ! Elle chercha à le faire partir, il répondit alors du tac-au-tac, cette fois-ci en ne la regardant plus, enleva le chargeur vide pour en enfourner un nouveau.

« Aucune envie de m’en aller. A vrai dire, ça te donnerait l’occasion d'analyser ma précédente cible afin de t’en inspirer et faire de même de ton côté… » Il marqua une courte pause, s’assurant que personne ne pouvait les écouter, il  lui lança un regard de biais, prêt à se délecter de sa prochaine réaction, le moment était bien choisi : « L’inspiration…La motivation…Les compétences… C’est peut-être ce qui te manquait pour conserver la pleine supervision de l’unité et c’est peut-être aussi pourquoi le commandant m’y a affecté pour nous collaborions tous les deux. Une belle connerie de t’y impliquer à mon sens, je l’ai dis au commandant, mais il n’a rien voulu savoir…   »
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Kethryn Miller
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 9 Jan - 21:52

16 mars 2050




Ses lèvres s’ouvrent, prête à répondre du tac au tac avant de la fermer. Ce serait bas, tellement bas, elle le reconnaît. Et la situation était différente. Répondre, serait jouer sur la vie d’hommes qui l’ont risqués, leur travail, des familles en deuil pas un jeu perfide même s’ils étaient sous les ordres du Lieutenant Laska. Il a merdé. Ils ont merdés. Sans l’intervention de cette unité militaire que le condamné à nommé “fantômes”, ils auraient réussi. Elle ne s’avoue pas vaincu pour autant, avec un sourire mauvais en coin.

“Est-ce que tu sais au moins sur combien d’incidents de ce type nous intervenons chaque jour ? Pendant que vous attendez sagement que la centrale vous contacte. Du haut de ton piedestale tu te sens supérieur aux bleus ou aux agents ! Désolée de te l’apprendre, mais t’es pas le seul à foutre des criminels en cellules. Redescend de ton petit nuage Laska.”

Elle part d’un rire arrogant, un rire bien à elle quand elle se moque des humains. Pitoyable. S’il croit pouvoir lui mettre plus qu’un oeil au beurre noir, il ne la connait vraiment pas. Tous ne savent pas qu’en dehors de son travail, elle s'entraîne encore dans son club de MMA même si elle ne pratique plus les compétitions. Elle s’entraîne aussi avec les amazones, dans le sous-sol de leur gigantesque maison qui leur coûte une fortune. Elle s'entraîne aussi avec les bleus, non pour la compétition, mais pour leur apprendre 2 ou 3 choses, même si elle n’est pas leur superviseur.

“Ouh tu me ferais peur Laska. Tu arrives peut-être à viser avec tes deux yeux, mais si on s’affronte, tu n’as aucune idée de comment tu vas finir toi.” Sûre d’elle, l’Amazone l’est. Forte d’une expérience martiale depuis qu’elle a l’âge de marcher, elle a bien plus de ressources que quiconque en aurait. Elle a des techniques différentes, elle est agile et rapide, extrêmement douée pour esquiver, elle peut le faire jusqu’à fatiguer son adversaire et le mettre KO en quelques coups bien placés.

Malgré tout, il arrive en quelques mots à lui faire effacer son sourire. Lui. C’est lui. Son… Partenaire. Toute arrogance disparaît, pour laisser la place à une froide colère visible sur ses traits. Elle ne le croirait jamais s’il ne prononçait pas les mots. Il fait mouche. Ça fait mal. Parce que c’est ce qu’elle ressent en partie. Oh elle a beau être arrogante la plupart du temps, elle a aussi ses propres failles, ses doutes quant à ses responsabilités. Que ce soit vis à vis de ses soeurs, comme de son travail et de l’unité qu’elle doit monter. Des responsabilités qu’elle prend à coeur, mais de là à faire équipe avec Laska ?

De retour à son poste de tir, elle s’approche de lui dans le dos et se glisse entre lui et la paroi. Elle l’accule en partie dans un espace restreint, pour s’assurer un minimum d’intimité, le regard furibond planté dans celui du Lieutenant. “Une belle connerie tu dis ? N’oublie pas qui il est venu voir en premier. N’oublie pas que t’es que le type qu’on appel qu’en cas de force majeur, toujours en dernier. Qu’est-ce que ça te fait d’être le second en tout ? Je suis inspirée, motivée et compétente, et je vais te dire ce que je suis en plus, incorruptible, enragée et déterminée. Ce n’est pas le cas de la majorité de ce poste !”  La plus sérieuse du monde, elle pose sa main sur la paroi, à côté de la tête du Lieutenant, histoire d’avoir toute son attention. “Le commandant te fait confiance, je veux bien le croire, il t’estime intègre, là encore je veux bien le croire, mais le commandant à des emmerdes, je ne jouerai pas sur la corde raide avec toi au sujet de cette unité. Tu me saisis ?”

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Iwan Laska
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Ven 11 Jan - 22:41

Avant d’être membre des équipes d’intervention, donc bien avant d’être lieutenant et de posséder sa propre unité, lui aussi n’avait été qu’un « simple agent ». Effectuant des patrouilles, faisant parti des premiers intervenants sur le terrain, parfois confrontés à des scènes surréalistes, des accidents de la circulation spectaculaires et particulièrement meurtriers. Bref ces agents rencontraient toutes sortes de situation. Avec l’entrainement reçu à l’armée et ses années au sein du spetsnaz, cela avait du gâteau pour lui, bien qu’il ait dû brider ses capacités au début pour être certain de ne pas trop attirer l’attention sur sa personne. Après tout, une personne qui déchirait tout dès le départ alors qu’il n’est censé être qu’un « bleu », il y a de quoi se poser beaucoup de questions et on se serait alors demandé s’il y a des choses qu’il n’aurait pas dis sur son passé inventé de toute pièce, celui créé par les analystes des services de renseignement russe.

Cependant, il avait trouvé que les autres agents de terrain n’étaient pas assez formés par rapport à  quoi ils pouvaient être confrontés sur le terrain. S’ils l’étaient davantage, il y aurait certainement moins de blessés et de morts parmi leurs collègues. Iwan le regrettait. A son niveau, il ne pouvait que s’entraîner avec ses collègues dans l’objectif de leur apprendre quelques techniques ou les aider à renforcer leurs compétences. Peut-être qu’un jour, il pourra faire en sorte de révolutionner ce système qu’il jugeait bancal pour que les policiers soient vraiment armés face à la criminalité et la corruption de cette ville, peut-être lorsqu’il évoluerait dans la hiérarchie, si cela arrivait… Iwan lui répondit du tac au tac, le ton ne montait pas plus que cela pour le moment, il ne fallait pas le prendre pour ce qu'il n'était pas. Il appuya juste sur certains mots.

« Bien sûr que je connais le quotidien des mes collègues et ce à quoi ils sont confrontés quotidiennement sur le terrain, parce qu’avant d’être dans les forces d’intervention, j’étais agent de patrouille. Et surtout que, contrairement à toi, je discute avec mes collègues. De leur quotidien, de leurs problèmes, c’est important pour nouer une relation de confiance ou au moins de respect. Ce sont des gens avec qui on travaille tous les jours, Miller. » Puis avoir le respect des ses collègues ou au moins être en totale neutralité avec eux, ça lui permettait d’être sûr qu’ils ne s’insurgeraient pas si jamais il venait à gravir un nouvel échelon, il fallait savoir se montrer calculateur également. « Moi, je me sens supérieur ? On aura tout entendu aujourd’hui. Tu te trimbales une réputation de chien d’attaque, mais pas seulement auprès des collègues. T’es tellement imbu de toi-même que tu ne t’en rends même pas compte. L’arrogance dont  tu fais preuve presque tous les jours envers les agents de Police, NOS collègues, particulièrement quand ce sont des hommes. Lorsqu’on manque de respect à quelqu’un Miller, et de façon répétitive, faut forcément s’attendre à un retour de bâton en pleine gueule. Et crois-moi, ce jour-là, je ferai tout pour voir ça. »

Il la sait redoutable, car il l’a observé s’entraîner au poste, en secret pour s’assurer qu’elle ne le voit pas. Khelia lui avait donné également quelques informations, mais rien de trop compromettant, après tout c’était peut-être son amie, mais elle était la sœur de Kethryn. Il était primordial de recueillir un maximum de données sur un adversaire avant de le confronter et ce qu’il avait cherché à faire. Il savait qu’elle était une menace, redoutable et implacable. Très douée au corps à corps, mais ça il ne lui en ferait jamais le compliment. Pas pour qu’elle lui crache dessus juste après. Mais elle, elle semblait vraiment le prendre pour un total incompétent, tant mieux. Qu’elle reste dans son ignorance, c’était mieux ainsi. « Il n’y a qu’une façon de le savoir. »répondit-il simplement. Laissant planer le défi dans l’air, il n’allait  pas la chercher davantage de ce côté-là, advienne que pourra.

Elle quitte son poste pour venir le rejoindre dans le sien. Il sait qu’il a dorénavant toute son attention, il observe toute la fureur dans son regard. Bien, il a appuyé sur le bon levier et en refera usage à l’occasion. Imperturbable, il la fixa, conservant un regard neutre alors qu’elle s’illustrait de tout un tas de qualités. Arrogante, c’était la meilleure, à ses yeux du moins et elle souhaitait le démonter dans son discours. Il répondit à ses provocations. « Le fait qu’il soit venu te voir en premier est un fait. C’est un point que je te concède. Ce qui est un fait également, c’est que le Commandant ne te pense pas capable d’assurer la gestion de l’unité toute seule dans les conditions actuelles. A moi donc de te retourner la question, Miller. Qu’est-ce-que ça fait ? Qu’est-ce-que ça fait d’être mis sur un pied d’égalité avec un homme ?  Avec moi en particulier ? Si tout le commissariat était aussi déterminé et intègre que Miller, c’est sûr que la Police s’en porterait mieux. Mais il n’allait pas l’admettre, jamais.

Il appuya son dos contre la paroi, les bras croisés contre sa poitrine. Son visage resta neutre lorsqu’elle posa sa main près de sa tête, il la regarda un instant avant de reporter son attention sur elle. Cherchait-elle à le menacer ? Là ? Maintenant ? La discussion se fit plus sérieuse, il n’avait pas envie qu’ils se tirent dans les jambes sur ce sujet-là. « Je ne mettrai pas les membres de cette unité en danger parce qu’on ne sait pas se voir, Miller. Ils savent dans quoi ils s’embarquent, ça va s’avérer suffisamment risqué comme ça, pas la peine d’en rajouter. Je ferai tout qu’ils rentrent entier des missions qu’on pourrait…nous confier.   Il avait eu bien du mal à dire le « nous », c’était compréhensible après tout. Il avait besoin de toutes les informations, ils allaient devoir coopérer désormais, partager. « Maintenant, dis-moi tout ce que je peux ignorer pour le moment et que tu sais.
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Kethryn Miller
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 12 Jan - 15:57

16 mars 2050




Il rappel qu’il a exécuté des patrouilles, elle hausse un sourcil, signifiant qu’ils sont tous passé par là. Pendant 7 ans, elle s’est retrouvée dans quasiment tous les services avant de vraiment se faire remarquer au cours d’une mission d’infiltration qui aura duré 1 an. Elle aurait pu obtenir une place dans ce service, mais jouer la comédie n’est pas ce qu’elle préfère, ce n’est pas le genre de frisson qu’elle recherchait. Le commandant lui avait laissé une chance sur une affaire de tueur en série, assez crade, 6 mois après elle devenait Lieutenant et l’assassin croupissait en taule. Mener l’enquête, découvrir ce qu’il y a de plus sordide en l’homme et l’arrêter, c’est davantage pour elle.

Elle secoue la tête tandis qu’il poursuit. Imbécile, naïf, il n’a encore rien compris. Et quand il le comprendra, ce sera trop tard. Les gens qui la traitent d’arrogante l’ont toujours fait rire. Parce qu’ils pensent qu’elle en a vraiment quelque chose à faire. Il veut être là lorsque ça se retournera contre elle. En tout cas il a remarqué qu’elle l’était particulièrement avec les hommes. “Je suis tout ça et je l’assume, c’est un secret pour personne. Mais j’ignorais en revanche que t’étais naïf à ce point Laska. Je ne travaille pas pour me faire des amis, pas dans cette ville où l’argent a plus de valeur que l’amitié. Où est le respect quand ton collègue te tire dans le dos ? J’assure mes arrières mon grand, c’est mieux que de m’en prendre une dans le cul, et je ne joue pas les hypocrites.”

En arrivant à Europolis, elle et sa soeur avaient rapidement compris que les ténèbres entouraient la capitale. Les hommes ont eu le malheur de les sous-estimer, même s’il faut reconnaître que certains les ont aidé, notamment son instructeur et ils sont toujours amis à ce jour. De même, elle est amie avec certains agents, on ne passe pas autant d’années dans un poste sans se sauver mutuellement des vies, certes, ils sont une minorité, mais Kethryn n’étant pas porté sur les confidences et de nature secrète, il est difficile d’estimer ses connaissances amicales au sein du commissariat, même s’ils l’invitent toujours lors des barbecues et autres joyeusetés. Quand les hommes apprennent à composer avec le caractère de l’amazone, ils regardent ailleurs et se rendent compte qu’elle s’interpose entre les balles pour eux, sans réfléchir.

Protectrice de l’être humain avant tout, ce qui a quelque chose de contradictoire avec ses propos, mais elle sait garder ses amis derrière elle et ceux qui se trouvent hors de cette catégorie devant elle. L’amazone se protège de la nature humaine qu’elle côtoie en permanence derrière son arrogance. Elle voudrait que sa soeur en fasse autant, mais celle-ci est bien plus optimiste que ne le sera jamais Anastasy. Pour en revenir à l’instant présent, le Lieutenant laisse planer un défi sur leurs capacités martiales qui recevrait sans doute réponse s’il n'enchaînait pas avec ce qu’elle redoutait tant. Il lui semble plus important de lui faire comprendre sa vision des choses plutôt que savoir lequel des deux tombera face à l’autre.

Qu’est-ce que ça lui fait donc ? D’être sur un pied d’égalité avec lui. Elle ne l’accepte pas. Pas encore, parce qu’elle n’aura pas le choix au final. Stupide hiérarchie. Si elle-même n’en comprenait pas la nécessité, et en tant que Reine d’un peuple amazone elle le sait, ça ne se passerait pas comme ça. “Ca doit probablement me faire la même chose qu’à toi.” Marmonne-t-elle en se reculant pour emprunter la même position que lui, dos contre la paroi et bras croisés sous la poitrine. L’accepter est le seul moyen d’avancer, ce n’est pas plus facile pour autant. Il l’interroge, mais elle ne répond pas. Son regard plongé dans celui de son “partenaire” elle réfléchit. Les enjeux sont grands, la mission importante et elle doit partager cette responsabilité avec un type qu’elle ne peut pas se voir en peinture.

“Je te dirai ce que t’as besoin de savoir, mais pas ici Laska, jamais au poste, et une fois qu’on se sera affronté. Dans 15 minutes, dans la salle d’entraînement.” Lâche-t-elle avec un soupçon de sourire carnassier avant de tourner les talons. Puisqu’il a lancé le défi, qu’il assume. L’amazone réuni ses affaires, empoche son paquet de sucreries non sans lui jeter un regard venimeux et rend le matériel. Elle rejoint le vestiaire des femmes pour s’y changer, enfilant un legging et un débardeur qui se referment sur elle comme une seconde peau. Par la force de l’expérience elle tresse ses cheveux en peu de temps, une prise facile pour l’ennemi, mais elle n’a jamais envisagé de se raser la tête.

Elle ne se départit pas de son sourire tandis que les femmes présentes la regardent et s’interrogent. Il faut dire que ça fait un moment qu’elle veut l’affronter celui là. C’est le moment de connaître le verdict. L’amazone ignore ce qu’il vaut et s’il y a bien un moment où elle ne sous estime jamais son adversaire, c’est au combat, même si elle déteste préparer sa défense. Brièvement, elle se souvint des paroles de son entraîneuse Perséphone, son regard se fait plus résigné et attentif. L’imprévu, il n’y a rien de mieux dans un combat. Arrivée dans la salle d'entraînement, elle passe les 10 prochaines minutes à s’échauffer sur un tatami. Elle finit par enrouler autour de ses mains les bandes de protection, rapidement, efficacement, rompu par l’expérience également pendant que son regard croise celui de son adversaire qui la rejoint sur un ring.

“Prêt Laska ? Le perdant a un gage.” Lance-t-elle en faisant des petits sauts sur ses pieds nus. "Et aucune possibilité de le refuser." Que ce soit elle ou lui, le perdant devra faire ce que veut le gagnant. Autant ajouter du piquant, parce que ça plaira sûrement pas au perdant. Elle attend qu'il acquiesce avant que les hostilités commencent, il ne pourra pas dire qu'il n'était pas préparé.


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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 12 Jan - 15:57

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 12 Jan - 16:06

Tout être humain a des défauts et pas qu’un peu. Ces derniers caractérisaient  l’individu, sa façon de se comporter en société, que cela soit avec des inconnus ou des proches. Il est parfois dur de vivre avec ses défauts, ils sont difficiles à accepter, si bien qu’on préfère se murer dans l’ignorance, les mettre de côté, car y penser, ça serait les accepter. Il est beaucoup plus facile de vivre avec ses qualités, ce qui peut nous mettre en valeur aux yeux des autres. Bien que cela dépende toujours de la personne qui nous fait face, ce que l’on prend alors pour une qualité peut s’avérer être un défaut à ses yeux. Iwan laisse s’exprimer Miller, l’écoutant attentivement. Le ton ne monte pas entre eux, bien que la violence de certains mots soit bien là, aucun d’entre eux n’est prêt à se laisser marcher dessus par l’autre.  

Au moins, Miller semblait accepter pleinement ses défauts. Il est vrai que le monde, dans lequel ils évoluaient, n’était pas fais pour les enfants de cœur. Europolis était rongé par le crime et la corruption, si bien que certains  membres des forces de l’Ordre étaient en réalité des ripoux. Obéissant aux commandements de la Pègre lorsque celle-ci se manifestait avec un bon paquet d’eurodollars pour graisser la patte du policier pour le rendre docile ou bien avec des éléments compromettants pour le faire chanter. Vu l’acharnement dont elle faisait preuve dans son travail, cela m’étonnerait qu’elle soit de ces gens-là, impossible même, un molosse ne reconnaissait qu’un seul maître et le maître de Miller était bel et bien la justice. Elle avait tord sur certains points cependant, si bien qu’il lui rétorqua : « La confiance et l’esprit d’équipe sont des qualités qui peuvent faire face à ce que tu énonces. Et je sais de quoi je parle. Dans les forces d’intervention, lorsqu’on se retrouve sur le terrain, chacun doit compter l’un sur l’autre, on veille les uns sur les autres. S’il n’y a pas de cohésion, nos opérations seraient des échecs cuisants. Tu ne pourras pas toujours QUE te reposer sur tes seules capacités, Miller. Un jour ou l’autre, ça ne suffira plus. »

Elle pouvait voir en cela un avertissement si elle le souhaitait. Il n’y avait aucune menace dans ses propos, absolument aucune. Ce n’était qu’un fait, un constat. Elle avait beau l’air forte, aussi bien physiquement que psychologiquement, elle n’était pas super-girl. Elle ne pourrait faire face à toutes les misères du monde toute seule, parce que cela en était bien trop pour une personne et parce que le corps humain à ses limites. Et lorsqu’on les a atteintes, c’est là qu’on est le plus vulnérable. Dans un sens, pour que leur rivalité continue, il espérait que Kethryn s’en rendrait compte assez rapidement. Il ne le dirait pas à haute voix, mais il n’arriverait pas à trouver une autre rivale comme elle.  Les deux individus sont d’accord sur le sujet, ça leur fait mal d’être sur le même pied d’égalité. Mais de tout de façon ils n’avaient pas le choix.

Les ordres étaient les ordres. Ils avaient décidés d’intégrer quelque chose d’important, aussi bien pour le commissariat, que pour la ville. Et le commandant restait leur supérieur, ils devaient se fier à ses directives. Ils allaient devoir collaborer pour avancer, apprendre à s’apprivoiser pour interagir et être efficace. Il était hors de question à ses yeux que leur mauvaise entente mette en danger la sécurité des membres de leur unité officieuse. Il ne se le permettrait pas avec son unité d’intervention, il n’y avait pas de raison qu’il adopte un comportement différent maintenant. Ils ne peuvent pas savoir à qui se fier, si bien qu’il hoche simplement la tête lorsqu’elle lui fait comprendre qu’ils en parleront plus tard à l’extérieur de ces murs. « J’y serai. »se contenta-t-il de lui répondre. Ils allaient pouvoir enfin confronter leurs capacités respectives, ce n’était qu’un entrainement, un comme un autre. Bien que ça prenne un tout autre sens que la personne en face soit Miller.

Sur ces mots, ils se séparèrent, chacun de leur côté. Iwan se rendit dans les vestiaires, ceux présents dans les locaux réservés aux forces d’intervention, pour se changer et enfiler sa tenue d’entrainement. Son adversaire allait être redoutable, il ne devait pas oublier cela, ça ne devait pas quitter son esprit à un seul instant. Le russe se rendit à leur lieu de rencontre, il était arrivé après elle, mais de peu, elle commençait à s’échauffer. Le lieutenant fit de même, hors de question de commencer à froid, ce n’était pas envisageable, ça serait une erreur de débutant. Après être certain d’être dans une bonne condition, il enroula des bandes protection autour de ses mains et la rejoignit sur le ring. Elle lui demanda s’il était prêt, intéressant cette idée de gage, presque amusante pour le coup. Léger sourire aux lèvres, il lui répondit. : « Prêt et c’est d’accord pour le gage, Miller. »

Elle engagea les hostilités, foudroyante, rapide et forte comme un prédateur qui fondait sur sa proie. Il eut bien du mal à contrer ses coups, si bien que sa défense en laissa passer une paire. Il restait debout pour le moment, mais il devait encaisser et si elle continuait comme cela, le combat tournerait court. Il ne pouvait pas perdre aussi facilement. Bloquant un de ses coups en réajustant sa défense, il réussit à se dégager et à mettre un peu d’espace entre eux. Cela lui laisserait le temps de retrouver ses esprits. Il en avait conscience, elle dominait d’emblée leur échange. Avec ce qu’il s’était pris, peu probable qu’il l’emporte, la défaite serait surement sienne sur ce combat, mais il espérait qu’ils auraient bien d’autres occasions de se confronter de nouveau. S’il devait perdre, il n’oublierait pas ce que sa défaite lui aurait enseigné, c’était certain.  Pour que lors d'une prochaine manche, il en soit différemment.

Avoir pris du recul lui permis de retrouver ses esprits, se recentrant sur le combat. C’était le moment de tester sa défense, elle qui avait été particulièrement incisive dès le début du combat. Se concentrant sur son souffle, il décrivait un cercle autour de son adversaire avant de fondre sur elle, enchaînant à la fois des coups de poing, de coude, de genoux et de pieds, il se montrait particulièrement pressant. Tentant de l’acculer sur un coin du ring pour prendre l’ascendant sur son adversaire. Il veillait tout de même à s’assurer qu’elle ne tente pas de contre-attaque lors de ses assauts et lorsque c’était le cas, il veilla à les bloquer. Il réussit à pénétrer sa défense à quelques reprises,  notamment en lui envoyant un violent coup de genou dans les côtes et son poing en pleine mâchoire dans un coup en plein saut. Il sentait toute la violence refermée au fond de son être qui bouillonnait. Il devait essayer d’en rester maître, l’user à parcimonie, ne pouvant pas effectuer de coups létaux ou handicapants. Cela restait un entrainement, pas un véritable combat.

Après avoir testé sa défense, il se retira de quelques pas lorsqu’il pressentit qu’elle allait riposter, réajustant sa défense, il ne devait pas se laisser aller comme au début de leur affrontement.


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Dernière édition par Iwan Laska le Dim 13 Jan - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 12 Jan - 16:06

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Lun 14 Jan - 22:32

16 mars 2050




Laska fait justement savoir qu’elle ne pourra pas toujours compter sur sa seule capacité. Il n’a aucune idée d’à quel point elle le réalise depuis l’arrestation du Capitaine Raulne. Ce jour est arrivé. Et parce qu’elle ne fait pas les choses à moitié, elle a attiré le danger à ses soeurs. Les fantômes finiront par s’en prendre à elle et il ne se passe pas un jour où elle ne regarde pas par dessus son épaule depuis une semaine, ils passeront l’attaque, c’est certain. Ne serait-ce que pour l’affront qu’elle leur a fait devant témoin et son refus d’obtempérer. Et parce qu’ils se doutent qu’elle sait quelque chose, sans doute. Peuvent-ils se permettrent de la laisser en vie ? Mais peuvent-ils vraiment se permettre de l’attaquer sans que ça ne se retourne contre eux ? “Si je ne te connaissais pas, je pourrais commencer à croire que tu te fais du soucis pour moi Laska.”

Force est d’admettre qu’il a raison, mais elle ne le reconnaît pas à haute voix. Il faut dire qu’elle n’a jamais eu besoin de personne, elle est féroce et indépendante et dispose de quelques amazones si cela s’avère vraiment nécessaire. Ses soeurs sont les seules sur qui elle peut vraiment compter, à qui elle confierait sa vie sans hésiter. Alors que les humains, elle s’en méfie toujours pour la plupart. A raison. Les humains sont ce qu’ils sont et si les amazones se sont exilés il y a des siècles, ce n’est pas sans raison. Mais elles ont oubliés les innocents, les victimes. Ceux qui n’ont rien demandés. Pour eux, l’amazone se bat chaque jour.

Il est temps de passer aux choses sérieuses, la confrontation Laska/Miller qui fera sans doute parler au sein du poste. Depuis le temps qu’ils se font la guerre, leur entraînement ne passera pas inaperçu. Elle prévient Laska, et dès qu’elle a son attention pleine et entière, elle engage aussitôt la bataille. Soit il l’a sous estimé, soit il ne s’y attendait vraiment pas, mais elle parvient à percer sa défense à plusieurs reprises. Il faut dire qu’elle y va fort, vive, sèche, elle percute dès qu’elle en a la possibilité et assure tout aussi rapidement sa défense. Elle gère avec parcimonie la force de ses impacts sur son corps, ne se laisse pas guider par sa colère qui est pourtant bien présente, mais elle en fait abstraction. Au combat l’émotion n’a pas sa place. Et surtout, elle retient avec précision où elle a frappé, parce que frapper une deuxième fois peut briser des os si elle ne maîtrise pas, ou mettre KO si elle maîtrise.

Quand elle se rend compte qu’elle ne lui laisse aucune chance de contre attaquer, elle calme le jeu, après tout, elle doit étudier les compétences de son adversaire. Bien évidemment, il ne passe pas à côté de l’occasion. Il utilise tous les moyens, pas de technique particulière si ce n’est comme un combat libre, utilisant pied, poing, coudes, genoux. Connaît-il le MMA, en est-il adepte ou utilise-t-il une des multiples techniques de boxes pieds-poings ? Quoi qu’il en soit, elle assure sa propre défense plutôt que de chercher à contre-attaquer, en vérité il ne lui en laisse pas vraiment le temps tant il s’acharne sur elle. En se défendant, elle remarque qu’il veut l’acculer dans un coin du ring. Mauvais, ce serait mauvais pour elle si elle ne possède plus la liberté de ses actions. Alors quand il lui assène un coup de poing dans la mâchoire, elle se laisse tomber au sol, utilisant la force de l’impact pour rouler sur elle-même et se relever au centre du ring.

L’amazone est concentrée, loin du comportement de chien de chasse qu’elle arbore habituellement. Face à un adversaire, que ce soit un entraînement autant qu’un combat, elle assure sa survie avant d’être arrogante. “Tu maîtrises mal ta force Laska.” Crache-t-elle en sautillant alors que le côté gauche de son buste l’élance, là où il a frappé, mais c’est surtout le coup de poing avec son élan qui rappel à son bon souvenir le coup qu’elle s’est mangé plus tôt dans la nuit. Tout le côté droit de son visage l’élance furieusement. “Ou t’as vraiment envie de me faire mal ?” Quelque chose de violent, brutal, gronde en lui. Elle doit s’en méfier songe-t-elle alors qu’ils se tournent autour en reprenant leur souffle. “J’ai commencé fort, je te laisse venir à moi.” L’invite-t-elle alors que le combat tourne clairement à l’avantage de l’amazone. Mais elle ne veut pas gagner, tout du moins, pas aussi vite.


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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Lun 14 Jan - 22:41

Iwan et elle étaient similaires sur certains points, mais jamais ils ne le clameraient clairement à haute voix, cela serait reconnaître quelque chose à l’autre et cela, il en était hors de question. Jamais ils ne se complimenteront, cela serait contraire à leur compétition, prouver à l’autre ses capacités, montrer qui était supérieur à la partie adverse, voilà à quoi ils s’adonnaient. Du côté du russe, il savait qu’elle serait la réaction de sa rivale si jamais il venait à lâcher un « mot gentil » sur les capacités à sa rivale. Elle l’utiliserait pour prendre le dessus et l’envoyer plus bas de terre, l’écraser, l’humilier. Il ne se le permettrait pas. Jamais il n’abandonnerait sa mission, elle n’arriverait pas à s’opposer à cela, il ferait le nécessaire pour que son objectif soit une réussite. Pour que sa nation retrouve sa puissance d’antan, son identité. Elle serait incapable de le comprendre si jamais elle découvrait le poteau rose un jour.

Mais cela n’avait pas d’importance à ses yeux, leur rivalité était tellement exacerbée que son avis ne comptait nullement aux yeux d’Iwan. Lui, comme elle, faisait tout pour gravir leur ascension, pour que leur carrière soit placée au premier plan, cela se voyait et ce n’était nullement un secret pour leur entourage et leurs collègues au commissariat. Mais pour l’ancien commando des forces spéciales, il était persuadé que l’esprit d’équipe est bien une valeur qu’elle ne devait pas connaître. Elle ne semblait pas savoir pouvoir compter sur des gens pour l’aider, l’assister et couvrir ses arrières. A part Kheila peut-être, mais ça restait particulier, c’était sa sœur jumelle après tout. Avec le comportement qu’elle adoptait au quotidien avec ses collègues, il n’était pas non plus étonnant que beaucoup rechignaient à collaborer avec elle.

De son côté, c’est une valeur qu’Iwan avait très rapidement appris à l’armée, mais surtout lors de sa formation pour devenir spetsnaz. Faisant parti d’une unité, souvent coupée de tout, devant se débrouiller toute seule avec les moyens qu’ils avaient. Ils ne pouvaient que compter sur leurs capacités individuelles, mais surtout collectives. Tous les combats qu’ils avaient traversés, des liens très forts se formaient entre les différents membres du groupe, ils étaient un peu comme une famille au bout d’un moment. On ne pouvait pas passer autant de temps avec des personnes, et dans une telle situation de danger, sans qu’un lien similaire apparaisse après tout. Kehtryn préféra lui faire un retour avec une petite pique, il ne prit pas la peine de répondre, elle ne devait pas savoir ce que c’était.

Le combat avait très mal commencé pour Iwan, il ne fallait pas se le cacher, il était en très mauvaise posture. Il savait qu’il était très peu probable qu’il l’emporte, cette fois-ci en tout cas,  mais il n’abandonnerait pas. Jamais. Seul les lâches fuient devant la défaite, plutôt mourir que connaître la honte de déclarer forfait. Sa rivale s’en couvrirait de gloire, non,  absolument hors de question. Il s’était pris de sacrés coups dès le début, surement ne s’était-il pas attendu à une telle offensive fulgurante. Ce n’est pas qu’il avait sous-estimé son adversaire, jamais, il n’arriverait à expliquer ce qui s’était produit dans son esprit pour qu’il soit si négligeant, mais il se fit la promesse solennelle de ne plus laisser cela arriver à l’avenir, pour leurs prochains entraînements, si il y en avait.

Il réussit à lui rendre quelques coups tout de même, mais c’était bien insignifiant par rapport à ce qu’elle lui avait infligée. Alors qu’il s’était reculé, pensant qu’elle allait contre-attaquer, il s’était reculé, mais elle n’en fit rien. Elle lui donna un conseil et lui parla, cependant Iwan ne lui répondit pas. Concentré, il ne parlait jamais ou presque à un adversaire en plein combat, à part s’il savait que des provocations verbales pouvaient déstabiliser son ennemi, mais il se doutait que cela n'atteindrait pas Miller , pas la peine d’essayer donc. Quand il parlait en plein affrontement, c’était seulement pour communiquer avec ses alliés, c’était vital. Il ne savait pas trop comment prendre l’opportunité qu’elle lui laissait, en le laissant de nouveau attaquer. Le pensait-elle trop faible au point de lui laisser sa chance ?  C’était probablement ça, elle devait chercher à l’humilier, ça lui ressemblerait bien, arrogante qu'elle était. Le russe se concentra sur sa respiration pour calmer toute la violence qui ne demandait qu’à éclater en lui, il ne le pouvait pas, il risquait de faire une connerie  en la libérant, libérant alors une vague de violence sur son adversaire qui l’engloutirait.

Il gardait cela pour d’autres occasions, pour un vrai combat, pas pour un entrainement. Il attaqua à nouveau la position de sa rivale, l’harassant de multiples coups, utilisant son corps comme arme, il se voulait plus mobile que précédemment, plus rapide aussi. Voulant s’assurer également par là que la défense de son adversaire était équilibrée en tout point. Mais il ne trouva pas de faille cette fois-ci, elle se défendait très bien. Si bien qu’il décida à un moment donné de reculer, juste après avoir tenté d’assener un violent coup de pied dans l’abdomen de son adversaire, elle le bloqua bien naturellement et il se servit de cela pour prendre appui sur la défense ennemie et s’impulser vers l’arrière. Assurant ainsi une distance de sécurité entre elle et lui, levant sa défense, mobile sur ses pieds, prêt à l’attaque du molosse qu’était Miller.

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Lun 14 Jan - 22:41

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 16 Jan - 18:49

16 mars 2050




Elle aime le MMA, parce que ce sport c’est du full-contact complet qui réunit plusieurs techniques différentes et tous les coups sont permis, bien que beaucoup plus encadré qu’on l’imagine. Ayant appris à se battre auprès des amazones, qui ont des techniques bien à elles, c’est ainsi qu’elle avait pu dissimuler ses connaissances de combat, et ainsi qu’elle avait appris de nouvelles techniques, venant renforcer et compléter ses compétences martiales.

Ce sport lui avait également permit de contrôler la force de ses coups. A Thermodon ce n’était pas nécessaire, une amazone peut encaisser et se relever, mais un humain… Elle mettait trop rapidement KO ses adversaires. Elle avait appris à maîtriser sa rapidité et son agilité qui avaient eu tendance à attirer l’attention sur elle à l’école de police, alors qu’au club on le mettait plus facilement sur le compte de son physique. Le club lui avait sauvé la mise plus d’une fois lorsqu’on s’interrogeait trop sur ses compétences, de fait elle avait l’excuse parfaite pour ses instructeurs.

Elle laisse l’opportunité à Laska de l’attaquer, histoire d’équilibrer le combat et il ne passe pas à côté. L’amazone s’assure de ne laisser passer aucune offensive et ne se laisse pas davantage acculer dans un coin, dans le même temps, elle analyse ses positions, ses attaques. Tous deux sont extrêmements concentrés, lui à l’attaquer, elle à se défendre. Elle lui reconnaît une certaine endurance, il est persévérant et l’oblige parfois à faire preuve de plus de vivacité pour contrer une offensive. Ses muscles commencent à s’échauffer et son corps à miroiter sa sueur vis à vis de l’effort qu’elle fournit. Il lâche rien, il tente tout, mais elle n’est pas à son premier adversaire.

Elle bloque des avant-bras quand il vise son abdomen, il en profite pour s’éloigner d’elle avant de reprendre une position défensive. Il baisse les bras ? Elle voit dans son regard que non, il se battra jusqu’au bout. Contrairement à lui, elle est très calme, sereine, non parce qu’elle s’approche de la victoire, mais parce qu’elle ne connaît aucune férocité au combat, n’importe lequel qu’il s’agisse de vie ou de mort, ou simplement d’un entraînement. Tout adversaire peut être plus fort que sois, c’est une chose qu’elle n’oublie jamais.

Puisqu’il lui laisse l’opportunité de passer à l’offensive, elle y va. Tout comme elle, il se défend, mais elle ne cherche pas à le coincer dans un coin. En réalité, elle joue avec son attention, elle attaque et le laisse se défendre avant de s’éloigner de son adversaire, pour mieux recommencer. C’est à l’usure qu’elle va l’avoir. Il est endurant, mais elle l’est davantage et compte bien faire durer le combat. Le temps file et le combat s'éternise, jusqu’à ce qu’elle décide que c’est le moment. Elle passe à l’attaque et feinte un coup de pied retourné, en réalité elle le frôle, mais ne le touche pas. L’amazone pose ses mains au sol et profite de son appuie pour se propulser en arrière et l’atteindre des deux pieds dans l’abdomen. La force de l’impact le propulse au sol pendant qu’elle se relève et reprend une position défensive.


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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 16 Jan - 18:49

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 19 Jan - 16:50

Iwan avait connu bon nombre d’adversaires coriaces dans le passé, aussi bien avant ses classes à l’armée, pendant son service actif, mais également après, lorsqu’on lui avait confié la mission qui était la sienne. Et s’il était là, aujourd’hui, sur ce ring, c’était parce qu’il s’en était bien sorti jusqu’à présent. Cependant, Miller était un adversaire redoutable, implacable. Il ne l’avait pas sous-estimé non, ce n’était pas ça.  Jamais. Même si elle était très douée, il n’estimait pas non plus qu’elle fût meilleure que lui. Cela non plus il ne l’admettrait jamais, même si ça pouvait être vrai. Disons juste qu’elle avait pris l’ascendant sur le combat en cours, et au vu de comment celui-ci se profilait, il n’avait presque aucune chance de pouvoir l’emporter. Cette fois-ci du moins. Car il était hors de question pour le russe de rester sur une défaite. Il sortirait grandi de ce combat d’une certaine manière.

Il retiendrait les erreurs qu’il avait pu commettre lors de cet affrontement pour que plus jamais il ne les reproduise. C’était sa façon d’avancer. De progresser. Il avait été un espoir en arts martiaux dans sa jeunesse pour sa patrie. Il aurait pu faire carrière sans problème, enchaînant les compétitions pour devenir une célébrité dans ce domaine. Cependant, il avait rejoins l’armée, mais ses compétences avaient toujours été utilisées à bon escients là-bas. Elles s’étaient même retrouvées renforcées. Utilisant son corps comme une arme meurtrière, ses techniques se révélaient être davantage létales que dans le but de neutraliser temporairement un adversaire. Sur le terrain, il ne fallait pas hésiter. Laisser en vie un ennemi, c’était un risque que ce dernier constitue une menace pour la réussite de la mission qui était confiée aux spetsnaz. Et cela, c’était inacceptable. Son équipe, sa famille, il ne l’aurait jamais mise en danger à l’époque pour laisser un ennemi survivre, au risque qu’il dévoile leur position à tous ses petits copains.

Après avoir mené plusieurs attaques sur sa rivale, il se repositionna, adaptant sa défense. Elle lui avait laissé une chance, mais elle se défendait trop bien et lui fallait encore du temps pour trouver ses points faibles. Mais du temps, il n’en avait pas, il n’en avait pas dans un entrainement, il n’en aurait pas dans un vrai combat. Elle joue avec lui, testant sa défense, se voulant mobile, elle essaie de le déstabiliser. Iwan se montre moins statique qu’au début du combat, il commence à comprendre, bien que trop tard, comment fonctionne sa rivale. Il était au moins au courant pour la prochaine fois.  Le combat dure depuis un petit moment quand même, leurs corps se recouvrent d’une pellicule de sueur, preuve que l’affrontement restait prenant pour les deux individus. L’ancien commando se fait berner par une feinte de la brune et d’un coup de ses deux pieds, elle envoie Aleksei au sol.

Rude coup, ses intestins en sont tout retournés. Il porte sa main sur son ventre, ça allait laisser un beau bleu. La douleur restait intense, il allait devoir puiser dans ses réserves pour rester dans la course si c’était terminé pour lui. Beau coup de sa part, il fallait le lui reconnaître. Allez, il était encore temps de sauver les meubles. Faisant preuve d’une détermination à toute épreuve, nombreux seraient restés au sol après un tel coup,  il se relève. C’était à lui de reprendre l’initiative, c’était probablement sa dernière chance.

S’avançant vers sa rivale, sautillant sur ses appuis, il devait rester toujours en mouvement, sans pour autant négliger sa défense. Il enchaîna plusieurs crochets, provoquant à la fois à de multiples reprises la défense dans la partie supérieure du corps de Miller, comme dans sa partie basse, cherchant à exploiter la moindre faille qu’il pourrait trouver. Il ne devait rien négliger. Elle bloquait ses coups, il semblait la mettre en difficulté tout de même. Sa rivale venait de bloquer un coup de pied qui devait chercher à la tacler et l’envoyer au sol. Il bondit rapidement en arrière, prit appui sur sa jambe gauche pour élancer son corps. Dans un saut, il fit un demi-tour sur lui-même, son tibia droit vint violemment heurter l’épaule gauche de la femme. C’était un mieux que son précédent assaut, mais ce n’était toujours pas ça. Il se recula alors, sentant la contre-attaque arriver, restant mobile, sur la défensive, il résistait.

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 19 Jan - 16:50

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 19 Jan - 17:07

16 mars 2050




Elle constate qu’il est plus concentré qu’au début, moins enclin à la violence non contenue, une bonne chose. Ce n’est qu’en restant calme, en pleine possession de ses moyens, que l’on démontre son meilleur potentiel et il le prouve au cours de leur entraînement. Elle l’oblige à rester concentré en lui lançant une série d’assauts et de feintes, qu’il se concentre sur sa défense plutôt que sur l’attaque et sa colère. Qu’il se concentre sur l’entraînement, plutôt que sur l’adversaire qu’il ne peut pas se voir. Elle veut voir son potentiel, ce qu’il vaut au combat étant donné qu’elle n’a jamais pris la peine de se renseigner.

Sa stratégie fonctionne, mais elle se demande si elle est peut-être allé un peu trop fort dans l’impulsion de son coup quand elle le voit s’effondrer au sol. Il a quand même une carrure qui en impose, un bout de femme de 55 kg n’est pas censé mettre au tapis un type d’au moins… quoi ...80 kg ? Elle s’inquiète brièvement d’avoir fait usage de sa force d’amazone, mais il a le cran de se relever. Sachant pertinemment que peu l’auraient fait, elle reconnaît la détermination de Laska à poursuivre le combat. Elle le regarde venir jusqu’à elle alors qu’elle prend une posture de défense. Ils reprennent rapidement les hostilités, jusqu’à ce qu’il arrive à percer sa défense.

La douleur se diffuse dans son épaule, mais elle ne résiste pas à l’assaut et se penche pour amenuiser la force du coup qui la projetterait au sol si elle ne savait pas encaisser. Dans l’action, elle s’accroupit et tente de lui faire un croche patte, mais il se recule rapidement, sentant le coup venir. Pas vaincue pour autant, elle reprend aussitôt les assauts. Ils poursuivent encore, l’un attaquant et l’autre se défendant, et ils inversent les rôles, ils sont tous deux endurants, persévérants et patients. Mais il fatigue, elle le constate, alors qu’elle pourrait poursuivre encore 1, voir 2 heures, c’est ainsi qu’on travaille l’endurance d’une amazone, avec acharnement, pendant des heures.

Elle le laisse être l’attaquant lorsqu’elle retourne l’attaque contre lui, utilisant la force de l’impact de leur corps pour exécuter une série de coups et de prises qui le mettront au sol, tandis qu’elle l’immobilise de son corps. Il tente de se défaire, mais elle sait que c’est peine perdue, elle garde résolument sa prise jusqu’à ce qu’il cesse de se débattre, qu’il tape 3 fois contre le tatami. Il capitule. Elle gagne la partie. Satisfaite, autant de son adversaire que de leur combat, elle le relâche et se relève. Elle l’observe, sereine, pendant qu’elle commence à retirer ses bandes de protection des mains et s’essuie la sueur du visage. Il se met à rire, à frapper le ring, le sol en tremble et sans surprise, demande la revanche. “Une revanche. Lundi d’accord.” Accorde-t-elle avec un sourire. Le premier qu’il verra sur elle depuis qu’ils se connaissent probablement, un vrai, parce qu’il faut reconnaître qu’il s’est révélé être un bon adversaire, même s’il a perdu.

Elle entend son grade de l’autre côté de la salle d'entraînement, un agent lui dit que la morgue l’attend pour le résultat d’autopsie. Bien sûr, les bleus et moins s’étaient rassemblés autour du ring pendant leur confrontation. Elle voyait déjà les billets filer de mains en mains. Son regard se plante sur le “bookmaker” du poste qui sourit comme un bienheureux, avec un haussement de sourcil, elle tend la main. Bien évidemment, elle veut sa part et c’est avec une grimace qu’il lui glisse quelques billets dans la main. “On se retrouve à la fin de nos services, chez toi ?” S’enquit-elle auprès de Laska. Ce ne sera pas chez elle de toute façon, mais il va falloir qu’ils aient une vraie conversation concernant cette coopération forcée.

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****


Elle n’a pas vu la journée passer. Elle était passée à la morgue, puis au laboratoire et les enquêtes avaient aussitôt suivi leur cours. De fait, elle n’a pas pensé une seconde à sa confrontation avec Laska de la journée, elle n’avait pas davantage eu le temps d’aller trouver le commandant pour lui faire comprendre le fond de sa pensée, jusqu’à ce qu’elle termine son service. Elle avait eu Storeberg au téléphone, il l’invitait dans 3 jours, elle avait accepté. Elle se demandait si elle devait prévenir Amarice et Vikky, mais estimait que c’était trop tôt pour le faire. Voyons voir comment va se passer cette fin de journée. Le Lieutenant Laska lui avait envoyé l’adresse de chez lui dans la journée et l’heure de la fin de service. Il est donc 21 heures lorsqu’elle frappe à sa porte. Elle a déjà une frite dans la bouche quand il ouvre la porte, elle soulève ses bras pour montrer ses sacs tout en terminant d’avaler sa frite. “Je ne sais pas ce que t’aimes, j’ai pris de tout. Pizza, chinois ou hamburger ?” Peu importe ce qu’il mangera, elle a assez d’appétit pour dévorer le reste.

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Sam 19 Jan - 17:07

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mar 12 Fév - 19:34

L’entrainement consistait à perfectionner ses techniques de combat, c’était une simulation. Cela permettait parfois de devenir meilleur que l’on était, tout en permettant de jauger l’adversaire qui nous faisait face. Prendre en compte son style de mouvement, adapter les siens en conséquence. C’est bien un entrainement auquel les deux partis se livraient retenant leurs coups. Après tout, il y aura toujours certaines techniques et clef de bras qu’ils n’utiliseront jamais dans ce genre d’exercice. Parce que cela pourrait blesser grièvement l’adversaire en question, être handicapant pour lui ou bien même le tuer. Si c’était un réel combat, avec tous les coups autorisés, sans règle, alors peut-être que ça se passerait autrement. Peut-être oui. Il n’avait aucun moyen de s’en assurer en l’état. L’avenir les opposerait surement si jamais son identité secrète venait à être révélée par un moyen X ou Y. Ils laisseraient alors libre cours à tout leur potentiel caché, plus de règle, tout serait permis.

Le coup d’Iwan porte atteinte au niveau de l’épaule de sa rivale, mais celui-ci n’entraîne pas vraiment trop de casse. Du moins pas autant qu’il l’eut espéré. Elle l’encaissa même sans trop de mal. Dommage. Le russe aurait bien aimé la projeter à terre avec cette combinaison. Mais cela ne pris pas, elle était vraiment coriace. Comme il s’en était douté, même avant de la combattre. Sa sœur l’avait prévenu qu’elle était redoutable, il ne l’avait pas sous-estimé, mais il le constatait de ses propres yeux aujourd’hui. Lorsqu’il se recula pour préparer sa défense, elle n’attaqua pas et le laissa prendre de nouveau l’initiative. Pas trop le choix, s’ils restaient à se garder dans le blanc des yeux, cet entrainement s’éterniserait et il ne comptait pas prendre de retard dans son service pour cela. Il se rapprocha donc, méfiant, sur ses gardes qu’elle ne tente une feinte et perce sa défense trop facilement.

Il effectue quelques combinaisons d’attaques, et elle tente de se servir de l’une d’elle pour prendre le dessus sur lui. L’ancien commando bloque quelques unes de ses tentatives, mais à force de coups et de prises, elle finit par réussir à l’envoyer à terre. Elle assure sa prise pour l’immobiliser totalement. Il sait à ce moment-là qu’il est très mal barré. On lui a appris à se dégager de ce genre de situation il y a très longtemps, il essaie d’exploiter les points clés qu’il connaissait pour renverser la balance. Mais elle ne semblait pas montrer de faille. De plus, elle avait une sacrée force, insoupçonnée à ses yeux, lui qui était, on va le dire. Pas qu’il la sous-estimait, mais après tout, on ne va pas le cacher, il était plus baraqué qu’elle, un simple coup d’œil suffisait pour le constater. Si bien qu’il était étonnant que sa force brute ne suffisait pas à se dégager de cette situation. Du moins il pouvait envisager d’utiliser une ou deux techniques pour sortir de ce guêpier, mais pas sans blesser Kethryn et il devrait en répondre.
Résigné en l’état, il doit capituler. Défait il l’était, défaite instructive par contre. Il tirait des enseignements de chacune de ses défaites, comme de ses victoires. Cela lui a permis de se faire une idée du style de combat du lieutenant de la criminelle. Il en prendrait compte pour les prochaines fois. Oui il comptait bien lui donner bien plus de fil à retordre à leurs entrainements futurs, il devait se montrer implacable. Pour faire passer sa frustration et toute la violence qui tiraillait son être, emmagasiné pendant le combat, il laissa son poing frappé violement le sol, frappant de toutes ses forces, faisant trembler le ring sous le coup. Il avait perdu, mieux vaut en rire qu’en pleurer, depuis le temps qu’ils cherchaient à se confronter. Il éclate alors de rire et sans même la regarder alors qu’il passe ses mains sur son visage, puis aux endroits où il est certain d’avoir des bleus.  « Lundi, même heure. C’est bon pour toi, Miller ? »

Il se relève, avec un peu de mal, l’adrénaline redescendant en flèche, il ressentait le choc des coups subis pendant l’entrainement. Il vit que sa rivale ne repartait pas les mains vides, en effet leur rivalité était source de paris dans le commissariat. Et comme elle avait gagnée ce coup-ci, la brune ne comptait surement pas repartir les mains vides. La prochaine fois, la côte de Keth’ serait plus élevé comparé à celle d’Iwan, dans un sens, ce n’était pas plus mal, car en cas de victoire pour lui, il pourrait empocher un bon paquet d’eurodollars. Bien que l’argent n’ait jamais été une source de motivation pour lui. Tant qu’il avait de quoi survivre, ça lui suffisait.  Elle lui proposa de se voir ce soir pour parler du sujet qui avait alimenté leur discussion avant leur entrainement. Il confirma. « C’est entendu, faisons comme ça. » Puis sur ses mots, elle quitta la salle, le travail n’attend pas comme on dit. Iwan quitta le ring, il essuya certaines boutades qu’il prit avec le sourire, il en fit taire certains quand ils allèrent trop loin dans la provocation. Et certains se risquèrent même à lui réclamer de l’argent, car ils avaient perdus pas mal d’eurodollars en pariant sur lui, il leur signifia que la prochaine fois, ils en auraient pour leur argent.

Puis il quitta la salle d’entrainement pour commencer réellement sa journée. Il ne fut pas longtemps pour qu’ils partent en intervention. Un braquage de banque, le négociateur réussit à leur faire gagner du temps pour qu’ils prennent position. Quand il y eut confirmation qu’un otage avait été blessé par balle, ils donnèrent l’assaut, frappant de façon chirurgicale pour mettre fin à la prise d’otage. Cela avait duré toute la journée, ils avaient fini la journée juste à temps pour mettre en ordre leur équipement, faire l’appoint des armes en munitions. En temps normal, il aurait fais le rapport le soir même, quitte à faire du rab, ça ne lui posait pas de soucis. Mais il devait voir Kethryn chez lui ce soir et comptait bien honorer le rendez-vous. Il lui avait envoyé son adresse lors d’une accalmie pendant l’intervention. Il était rentré il y a peu quand on frappe à la porte. Il ouvre et découvre alors sa rivale, des sacs laissant transpirer une douce odeur de bouffe, de quoi mettre en appétit. Une frite dans la bouche, les bras bien chargés, la scène réussit à lui décrocher un franc sourire. C’est vrai qu’il avait faim.

Iwan s’écarta pour la laisser rentrer dans son appartement. La laissant découvrir un endroit extrêmement bien rangé, rien qui traînait, rigueur militaire oblige. La décoration était sobre, il n’y avait que dans le coin cuisine où il y avait un peu de folie, le russe aimant bien cuisiner. « Tu peux poser les sacs sur la table, Miller. J’avoue avoir très faim et je n’ai pas spécialement envie de faire trop attention ce soir, une « burgerpizza », ça doit être un truc qui se tente. Je ne suis pas trop fan du chinois. » Il la laissa s’atteler à ce tâche pendant qu’il se dirigea vers le frigo pour l’ouvrir. Encore une fois, tout était bien ordonné, c’était presque à en faire peur. Il espérait que Kethryn ne dégueulasserait pas tout son appartement…  Il interpella sa collègue en lui demandant : « Tu souhaites boire quelque chose ? Bière ? Vodka ? Un soft peut-être ? »

Il attendit qu’elle déclare ce qu’elle souhaitait boire pour sortir les bouteilles en question. Cela serait une bière pour lui, exceptionnellement, il n’aimait pas trop ça. Il avait surtout envie de changer un peu pour une fois, d’habitude son choix se serait porté sur de la vodka bien sûr. Il mit des dessous de verre sur la table pour ne pas faire de trace et servit les boissons. Préférant entrer dans le vif du sujet, il lui demanda : « Tu semblais posséder des informations que je n’ai pas. Et c’était lié au dernier braquage des Foxs. Je te propose donc de me briefer sur ce que tu sais, comme ça après on pourra parler efficacement de l’organisation de la brigade, c’est bon pour toi ? »

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Jeu 14 Fév - 15:17

16 mars 2050




Pendant qu'elle pose les deux pieds dans l'appartement de Laska, elle observe son environnement. Tout est ordonné, bien ranger, tellement bien, trop même, c'est terrifiant d'ailleurs. Chez elle, c'est toujours le bazar malgré le système mis en place par l'intendante des lieux qui n'est autre que Sienna. Chacune a des corvées a faire, qu'elles négocient plus ou moins entre elles par l'entremise de défis ou paris. Peu importe au final, le plus important étant de les voir effectuer les tâches du quotidien pour l'entretien de la maison. Pourtant, 5 minutes après, on est certain de voir quelque chose traîner. Un bordel auquel s'était habituée l'amazone. Contrairement à elle, Laska vit seul, du moins elle le suppose puisqu'elle ne trouve aucune touche de féminité dans l'appartement. Personne ne risque de mettre à mal son ménage, mais là… C'est clairement affolant. Est-ce qu'il ferait une crise cardiaque s'il venait chez elle ? La question l'amuse et un sourire effleure ses lèvres.

Pendant qu’elle pose ses sacs sur la dite table irréprochable, elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d'œil dans la cuisine et le frigo ouvert, elle secoue la tête en gromellant ‘maniaque’. “Du soda, à moins que t’ais du vin.” Elle n'aime pas la bière, ni la vodka, elle est plutôt alcool doux quand l’occasion se présente, ou chaque fois qu’elle rentre chez elle à pas d’heure. “Prends ce que tu veux, je vais prendre le chinois, ce serait dommage de tout gâcher.” Mais avant, elle termine les frites qu’elle avait entamé sur le chemin. L’amazone pince des lèvres pour se retenir de rire lorsqu’ils sort les dessous de verre. Il ferait sûrement une crise cardiaque s’il venait chez elle, réalise-t-elle. Heureusement ce n’est pas prêt d'arriver puisqu'aucun humain ne passera le seuil de la porte d’entrée. Il entame frontalement les hostilités, contre quoi, elle ricane.

“Hinhin Laska, bien tenté. Mais ne mélange pas mes enquêtes avec celles de la brigade.” Cette enquête c'est sa garantie d'obtenir une promotion. Mais si elle échoue elle tombera de haut, retournera à la circulation peut-être… Évidemment elle ne peut pas se le permettre, trop d'enjeux et trop de risques sont en cours. Elle a prévenu Niska et Nymeria, parce que la première est impliqué et la seconde parce qu’elle est son égale, mais elle n’impliquera pas les humains et encore moins son rival. Certes, elle est bien forcée de lui faire confiance maintenant que le Commandant les a mis devant le fait accompli, mais pas sur tout.

D’une certaine façon il est déjà impliqué, il a participé aux événements et après cela elle lui a demandé de mettre en place plusieurs fourgons blindé pour déplacer un prisonnier qui n'aura pas mis un pied dedans. Laska s’était exécuté, il n’avait pas vraiment eu le choix face au Député qui l’appuyait, mais elle avait bien remarqué que ça ne l’enchantait pas. Pourtant, ce n’est pas sans raison qu’elle l’a demandé à lui et qu’à lui, elle ne l’admettra pas mais ce salopard est compétent. Il n’y à qu’à lui qu’elle aurait confié cette mission pour ballader les fantômes à travers la ville. C’est peut-être pour cette raison qu’elle s'explique. “Je sais que tu te sens concerné, t’as perdu des hommes au cours de l’intervention, mais… Sérieusement Laska, moins t’en sais et plus tu seras en sécurité.”

Son intonation est grave, l'expression sérieuse, elle veut dissuader le Lieutenant d’insister. Elle-même regarde par dessus son épaule, tous les jours, même si le Député avait mis en garde lors du communiqué de presse. Ces enfoirés de fantômes la terrifient, tout simplement, et qui sait quels sont les risques qu'ils sont prêts à prendre. Si elle n’avait pas si peur pour elle et ses sœurs, peut-être qu’elle impliquerait un humain, même Laska, mais elle est estime que ne rien savoir leur sauvera la vie. Pas tant qu’elle n'aura pas plus de preuves et de témoignages.

“Depuis quand le Commandant t’as recruté et de quoi t’a-t-il informé ? T’as eu le temps de cogiter sur ce que tu attends de notre brigade ?” S’enquit-elle en entamant son plat de nouilles. Étrangement elle fait bien attention de ne pas en mettre partout, c’est inhabituel puisqu'en général elle mange sans se soucier de la propreté, elle nettoie après, mais avec Laska quelque chose lui dit que ça va le foutre en rogne. “J’ai recruté Krigen et Newman, j’ai Johnson en tête de liste, ses connaissances dans la brigade anti-gang nous sera utile.”

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MessageSujet: Re: Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie   Mer 6 Mar - 21:57

Iwan s’était bien assuré qu’elle avait essuyé ses pieds au moins sur le paillasson avant de rentrer dans son lieu de vie. Après tout, il était impossible de dire où elle avait traîné les pieds, ni dans quoi. Imaginez quel carnage elle pourrait mettre dans son appartement avec une telle action. Et combien de temps, lui, il mettrait à nettoyer tout cela ? Non, il préférait être précautionneux, plutôt que passer son temps à nettoyer les dégâts qu’elle pourrait faire. Pas un soir après une journée de travail rendement menée en tout cas. Il aurait bien mérité de souffler un peu. Il allait certainement pouvoir, même si c’était une discussion professionnelle qu’ils allaient avoir et en dehors du boulot, ces deux individus ne semblaient vivre que pour leur profession et cela se passerait dans un contexte détendu autour d’un repas. Cela leur permettrait peut-être d’avoir une conversation un peu plus sereine qu’à l’accoutumé.

Ils s’avancent dans la cuisine, elle posa les sacs sur la table, pendant qu’il ouvre le frigo pour en sortir les boissons, une pour elle et une pour lui. Son choix s’était orienté sur de la bière pour une fois. Quant à elle, elle s’était rabattue sur un soda à défaut de pouvoir avoir un verre de vin rouge.  Il met en place des dessous de verre, pose les contenants dessus et verse la boisson commandée par si rivale tout en commentant :   « Et voilà, un soda pour madame ! Désolé, mais je n’ai plus de vin rouge, la dernière bouteille de vin rouge est partie il y a peu. Je dois aller en acheter, surtout si nous sommes amenés régulièrement  à faire  des réunions de ce type-là au sujet de la brigade ici à l’avenir. » Après tout, c’est un des sujets qu’ils allaient devoir aborder, l’organisation, les effectifs, le matériel, leurs locaux. Bref, bien des points devaient être soulevés ce soir.

Et malgré leur compétition, Iwan estimait Miller, si bien qu’ensemble, avec la productivité de leurs deux cerveaux, il en ressortirait quelque chose de concret et bien construit, il en était persuadé. Elle avait un penchant pour le chinois, elle semblait avoir choisi par défaut pour que le russe puisse manger dans les sacs contenant l’hamburger et la pizza. Mais en vrai, ils pouvaient tout partager, ça ne lui causait pas de soucis, mais en ce qui le concernait, il n’aimait pas manger chinois. Qui sait, c’était peut-être depuis qu’il y avait été faire la guerre . Mais bref passons. La discussion sérieuse commença lorsqu’Iwan vint à lui demander tout ce qu’elle savait « Mad Foxes » et la sombre affaire qui était cachée derrière tout cela. Autant dire que la réponse ne lui plut guère, mais pas du tout ! Elle se moquait même de lui.

Il se renfrogna immédiatement, il détestait cela. Elle ne l’utiliserait pas pour gagner en influence grâce à cette affaire tout en se faisant mousser auprès de ce fameux député. Il la laisse s’exprimer, mais le russe ressemblait à une bombe sur le point d’exploser à ce moment précis et Kethryn serait assurément dans le rayon d’action, surtout si elle continuait à le prendre pour une triple buse.  Mais ce qui suivit, ce fut le comble. Passablement énervé, il balaya les propos de sa rivale d’un vif geste de la main, comme si une mouche volait trop près de son visage et rétorqua. « Arrête un peu de vouloir me faire croire que tu te soucies de ma sécurité et encore moins celle des membres de mon unité ! Cela ne t’a pas dérangé de nous envoyer vadrouiller à droite et à gauche dans toute la ville pendant que tu faisais ta petite affaire, alors qu’on aurait pu se faire exploser à tous les coins de rue par les invités surprise du braquage, Miller ! »

Il la fixa pour pas la lâcher du regard, ce n’était pas une question d’être supérieur à l’autre, c’était une question de confiance et de coordination entre les deux partis. Sinon rien ne serait possible. « Je ne sais même pas dans quoi j’ai embarqué mon unité, comment veux-tu alors que je les coordonne au mieux sur le terrain si je ne sais pas même de quoi il en retourne ? Il est certain que t’auras encore besoin de mon unité à l’avenir pour cette fameuse affaire. Et si tu veux qu’elle réponde présente, tu as plutôt intérêt à me dire tout ce que tu sais. Et crois moi que j’irai voir tous les autres chefs d’unité pour leur demander de ne pas te venir en aide. Dans ce département, on se sert les coudes et puis je suis au courant de quelques dossiers qui pourraient me permettre de faire pression sur les plus sceptiques. C’est une question de confiance après tout, on doit gérer ensemble cette brigade ensemble . Que tu veuilles ou non. Que je le veuille ou non. Nous devons faire en sorte de partir sur un pied d’égalité en ayant tous les deux  toutes les informations dont nous avons besoin, car nous ignorons totalement encore si cette affaire ne pourrait pas avoir un jour un lien direct ou éloigné avec une enquête de la brigade. Autant prendre donc les devants dès le début, plutôt que sauter les deux pieds dans la tombe parce que tu auras préféré garder certaines informations importantes et sensibles pour toi. »

C’était dis, ils devaient coopérer, sinon le commandement de cette brigade secrète ne pourrait pas se faire dans de bonnes conditions, ça ne serait pas possible. Elle lui avait également posé pas mal de questions, notamment depuis quand il avait été informé de l’existence de la brigade, de ses attentes vis-à-vis d’elle, etc… « Cela va faire quelques jours à peine qu’il m’a présenté la chose.  On a échangé discrètement ensemble à ce sujet. Il semble vraiment dans de sales draps, je n’avais jamais vu le Commandant comme ça. Il est persuadé qu’on le surveille et qu’on n’hésitera pas à s’en prendre à sa famille s’il fait un pas de travers. Très probablement une des mafias locales, mais reste encore à savoir laquelle… Concernant mes attentes pour la brigade, j’attends que celle-ci puisse intervenir là où la Justice se retrouve muselée soit la corruption, soit par l’abus de pouvoir de certains hommes ou entités. Faire ce qu’il faut pour faire respecter la loi, je n’ai pas peur de me salir les mains pour cela, on restera tout de même des représentants de l’autorité publique, de par le fait que la brigade restera, plus ou moins, liée à la police d’Europolis et que ses membres feront partis exclusivement de ses effectifs.   »

Amarice et Vikky, ils connaissaient les deux femmes, elles avaient tous les deux un caractère bien différent. Iwan s’entendait bien avec la première, un peu moins avec la seconde, mais la brigade renforcerait sans aucun doute les liens. « Krigen et Newman sont de très bons éléments, tu as bien fais. La première n’a pas peur de se salir les mains, au moins c’est déjà ça. Pour Newman, elle est un peu trop droite dans ses bottes, mais j’imagine qu’elle saura s’adapter pour faire ce qu’il faut si la situation l’exige. Bonne idée également pour Johnson, c’est judicieux. Quelques noms me viennent en tête, je préfère encore réfléchir sur ces derniers, on en parlera la prochaine fois si ça te va.   »

Cette brigade, ça demanderait du matériel propre qu’on ne pourrait pas faire remonter à la police d’Europolis, des noms de code peut-être pour que leurs identités ne soient pas découvertes, du moins le moins facilement possible, un repaire,etc… Bref il y avait beaucoup à faire. « Pour les réunions concernant la brigade, tout ce qui pourra être associé à son fonctionnement, sa logistique et le recrutement de ses membres, on pourra s’organiser ici, si tu veux. Personnellement ça ne me dérange absolument pas.   Mais il faudra trouver un endroit où tous se rassembler, pour stocker le matériel, des véhicules et tout ce qui pourrait être essentiel au fonctionnement de la brigade. Pourquoi pas un des vieux bâtiments désaffectés dans « Coal District » ? »
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Les rivalités, les compétitions, sont naturelles en démocratie
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