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 Torben Reiner
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Only the Winds
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Métier officiel/officieux : Ecrivain/Justicier

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MessageSujet: Torben Reiner   Hier à 1:48

Torben Reiner

Torben Reiner

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Date de Naissance 15 avril 2012
Ville et Pays de Naissance Je suis né à Leipzig, en Allemagne. Natif de l’Union.
Groupe Heroes and Villains. Difficile parfois, de distinguer la différence entre les deux.
Capacité et Malus //
Statut d'Etat Civil Veuf. Depuis six ans.
Métier officiel Romancier. Célèbre, à ce qu’il paraît. Le nombre de livres vendus et les royalties empochées en attestent. On me traite parfois d’écrivain malade, de psychopathe à qui on laisse trop d’espace d’expression dans la sphère publique. J’ai de moins en moins le temps d’écrire… J’expérimente ce que je vis, plus que je ne le décris, aujourd’hui. Avant, j’étais journaliste. C’est ce qui m’a fait connaître, ce qui m’a permis de m’ouvrir des portes. Jusqu’à ce qu’on vante plus ma plume que les informations que je rassemblais, là je me suis mis à écrire, et plus à relater.
Orientation Hétérosexuel, si ça compte encore.
Penchant Bon. On fait ce qu’on peut en tout cas.
Alias Vous me connaissez tous. Vous le connaissiez, lui.
Métier officieux Justicier. J’essaie de faire ce que je peux, à mon échelle.
Crimes déjà commis On me reprocherait des voies de fait, troubles à l’ordre public, coups et blessures, meurtre. Si quelqu’un était au courant !
Est-ce que vous êtes déjà recherché? Oui, je suis recherché sous mon masque… Même si je n’en ai rien fait encore.
Avatar Boyd Holbrook
Crédit Kanala


Déterminé ♠️ Juste ♦️ Idéaliste ♣️ Solitaire ♥️ Secret • Cruel

2012

Né en Allemagne, dans une famille de la classe moyenne saxonne. Un père dans le transport de marchandises, une mère nourrice à la maison. Le bordel dans la famille, sans arrêt, par ce frère et cette sœur, ces parents, ces enfants et parents d’autres familles qui allaient et venaient sans cesse. Nous étions des créatures sociales, à cette époque.

2028

La timidité, l’école, les filles, l’incertitude de l’avenir. Les parents sont malades, mais survivent à la grippe qui tue des millions de gens. On se serre les coudes. Je ne sais pas quoi faire de mon avenir ; je n’ai pas de talents particuliers. En dehors de celui de raconter. Je me bats peu avant mes seize ans, pour la première fois dans le « vrai ». Un contre six, pour une affaire de téléphone volé d’une copine. Je me fais péter la gueule, mais j’apprends qui je suis vraiment.

2030

Dix-huit ans. Je suis raide amoureux d’une jeune femme. Alice McPherson. Brune mystérieuse, qui écrit mieux que je ne le fais dans le journal du bahut. Je l’aime. On vit rapidement ensemble contre la promesse de résultats universitaires à la hauteur des attentes de mes parents.

2035

Jeune journaliste, je fais un reportage de guerre sur la situation en Lybie. J’exalte le patriotisme de l’Union par les brèves sur les opérations militaires contre les esclavagistes, mais on m’empêche de publier le récit d’exactions dans les troupes d’élite, parachutistes et génie d’assaut notamment, qui se rendent coupables de crimes de guerre. J’avale la couleuvre, contre la promesse de couvrir la guerre civile américaine. Alice tombe enceinte. Fausse couche, elle a attrapé la grippe. Je crains pour elle, mais elle survit.

2040

Je suis les troupes Européennes au Japon, puis en Chine. Je tiens un carnet de guerre, et les photos d’Alice, avec qui je travaille, obtiennent des prix. Plus d’une fois, je dois faire le coup de feu pour survivre. Me battre. Autant avec les soldats que je suis pour me faire respecter, qu’avec l’ennemi quand les positions sont débordées. Je me marie avec Alice sur le porte-avions qui nous ramène de Chine, en plein reportage.

2043

J’enquête sur des tirs nucléaires balistiques en Norvège et en Biélorussie, alors que j’obtiens vite la conviction qu’ils ont été cachés par l’armée et qu’ils poursuivaient d’autres objectifs que la victoire contre les Russes. Je fais choux blanc. On me menace. Mais j’arrive à Moscou avec les troupes blindées de l’Union. La victoire efface le ressentiment.

2044

32 ans. La fin de la guerre est actée. Je quitte le journalisme, et publie mes carnets de guerre sous le titre « Hostiles ». Récit de ce que j’ai vu. Analyse des opérations militaire, des conséquences économiques, sociales et politiques, on vantera finalement plus la philosophie de mes réflexions sur l’Homme et sa condition sur ce monde, sur sa faiblesse et sa force, sa sauvagerie intrinsèque, sur le reste. Je me fais écrivain. L’argent et la renommée effacent les meurtrissures des enquêtes échouées pendant la guerre. J’aime Alice. Elle tombe enceinte. Un soir où nous rentrons du cinéma, elle est violée et tuée, et moi battu presque jusqu’à ce que mort s’ensuive. A l’intérieur, je suis mort. Je renais, pourtant.

2045/2046

Fou de douleur et ivre de revanche, je me mêle à la lie d’Europolis. Je combats dans les arènes illégales des bas-fonds. J’apprends les codes de ce monde, à coups de poings et à coups de triques. Je remonte la piste du gang ultra-violent qui a détruit ma vie.

2047

Je suis entraîné par Johannes Von Keller. Un compatriote. Richissime. Un fou. Qui m’entraîne à me battre, qui réveille la bête qui est en moi depuis toujours. Il me bat et me brime, mais il me façonne pour que je serve mon prochain.

2048

J’aide Johannes à enquêter sur le scandale Brendt. En sous-main. Il me met à disposition sa fortune, son matériel, et ses contacts en dehors de toute légalité. Il continue de m’entraîner mais ne me laisse qu’un rôle de soutien. Nous nous disputons et je pars.  

2049

J’écris un nouveau livre, en deux tomes, écrivant comme un forcené. Yeux rougis d’alcool et de manque de sommeil, je tape mes pérégrinations dans les bas-fonds sous couvert d’un personnage fictif. « La Bête » emporte encore quelques prix et se vend comme des petits pains. On parle d’adaptation au cinéma. Je m’en fiche ; je voulais faire bouger les politiques, mais on ne voit mes livres que comme de la fiction. Dépité.

2050

Johannes meurt, je l’apprends aux nouvelles. Le soir même, je trouve un colis sur le pas de ma porte. Avec la clef des appartements de mon ancien ami et mentor. De son hangar. Les identifiants de son compte en banque, et son testament. Je renais à nouveau.



Derrière l'écran

Derrière l'écran

Salut ! Moi c'est Thibault mais appelez moi Torben. J'ai connu le forum via mon esprit malade et je pense que y’a pas assez de brutes.
Sur une échelle de présence de 1 à 7, je pense être présent(e) 6/7.

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Dernière édition par Torben Reiner le Dim 9 Déc - 13:26, édité 1 fois
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Torben Reiner

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| Torben… |


Je transpire à grosses gouttes. Mon corps se soulève et s’abaisse en cadence. Le tic-tac de sa montre ancienne, à gousset, se fait entendre dans la pièce comme s’il n’y avait que ce tempo pour battre la mesure de toute vie alentours. Mon corps se soulève et s’abaisse. Combien ça fait ? Cinquante. Cinquante-et-un. Cinquante-deux.


| Plus vite, Torben. |


Je grogne. Souffle entre mes dents serrés. Ca envoie des postillons. Je suis à bout de souffle, et à bout de nerfs. Mes bras tremblent, à mesure que je m’abaisse et me hisse à nouveau par la seule force de mes propres muscles. La sueur coule de mon front à mes yeux. Et je souffle plus fort.


| N’arrête pas ! |


Tic-tac-tic-tac. Soixante-douze, soixante-treize. Les gouttes tombent de mon visage au sol bétonné. Sans bruit. Sans rien. Seulement sa voix à elle, et le son du vent dans les coursives du complexe bétonné en prévision de la fin du monde, de ce qu’avait été la Troisième Guerre mondiale dans l’esprit de nos Précédents. Je grogne. Halète. Gronde. Ma barbe mal rasée est inondée et je tremble plus encore.


| Seule compte la volonté ! |


Je ne vois plus qu’elle. Je ne l’entends plus Lu,i me houspiller, m’entraîner, m’encourager. Plus qu’elle et le vent.


| Torben ! Torb ! |


Seulement le vent.


Nous dînons seuls. Johannes l’est depuis longtemps. Il me parle de sa vie d’avant. Quand il était citoyen. Quand il était « homme parmi les hommes ». Ce sont ses mots. Il est autre chose, aujourd’hui. Nous en sommes tous les deux conscients. Il me parle de celle qu’il a aimée, avant la guerre. Qu’il a protégée. Chirurgien de renom. Héritier d’une riche famille d’industriels du Mecklembourg. Promis à un bel avenir. Dans le confort et l’opulence. Mais elle lui a été retirée. Il a juré de combattre le crime. Je sais comment, dans quelles circonstances c’est arrivé. Il connaît les miennes, même si nous n’en parlons jamais. Il entend mes rêves, la nuit. L’expression brutale d’un traumatisme pire que la pire guerre que le monde ait connu. Je suis spécial. Il aime le répéter. Il sait que si je suis ailleurs par moments, c’est qu’elle me tend les bras et que je m’y love sans hésitation, pas mort comme elle, mais pas tout à fait vivant.



| Torben… Torben… Torben ! |


Je revois son visage. Son doux visage. Souriant, comme toujours. Comme si le monde nous importait peu, et que ne comptaient que nos regards, cette vérité partagée, qui n’appartenait qu’à nous. Comme ce soir de nouvel an 2044. La guerre était finie. L’argent rentrait abondamment, remplissant nos comptes en banques. Elle vivait de la photo et moi de mes récits. Je n’avais pas fait la guerre. Pas comme soldat. Mais comme journaliste, reporter. Elle aussi. A la photo, moi au récit. Les « mémoires » de nos pérégrinations nous avaient values beaucoup d’argent, de reconnaissance. On disait que le fils Spielberg, exilé en Europe, voulait monter une mini-série sur ce que nous avions vu et vécu. Alice, elle, vivait de ses photos. Tragiques instants de nature, humaine ou environnementale, capturés avant, pendant ou après des drames. Beauté brute, quand celle de mes écrits était plus nuancée, plus inconfortable. Parfois malsaine. La nature humaine dans ce qu’elle avait de meilleure comme de pire ; jamais tout à fait blanche, jamais tout à fait noire non plus.


| Ne pleure pas, chéri. Pas en pensant à moi. S’il te plaît, Torben |


Perclus de douleurs, de bleus et d’écorchures, je tire la couette jusque devant mon visage, et étouffe ces larmes amères et ces cris silencieux en mordant dans cet oreiller que mon hôte m’offre, chaque soir d’entraînement, dans cette chambre qui fut jadis celle de son fils. L’homme a arrêté Brendt, enfin. Sur la foi des renseignements collectés ensemble. Il n’a pas voulu que j’intervienne, et en le suivant depuis le pc opérationnel de son antre, j’ai constaté le dur ballet de la mort incarnée. Admiré ses talents.


Il m’entraîne pour devenir comme lui.


Je suis intelligent. C’est ce qu’il dit. Je vois ce que les autres ne voient pas, car je suis suspicieux de nature. Je pense toujours au pire, à l’explication la plus tranchée et la plus vile d’une action humaine. Johannes pense que je vois le monde tel qu’il est. Que nous sommes peu à le voir. Je ne l’ai pas cru, quand nous nous sommes rencontrés. J’étais ivre. Comme d’habitude. Bourré comme pas possible. Défoncé aux stéroïdes. Dans les « Pits » d’Europolis. Contre je ne sais plus quel enculé. Black Storm ? Death Angel ? Un autre bâtard, soit un pauvre hère qui ne survivait que par la grâce de ses poings, soit un ancien soldat tombé dans l’indigence qui monnayait son entraînement pour survivre. Je cherchais des renseignements sur les Euroshadows, qui avaient démoli ma vie. Baignant dans ma sueur et dans mon sang, cognant ce type avec toute ma force sèche née du désespoir. A chaque coup, Son cri, Son visage.



| Tu nous as laissés mourir Torben ! |


J’ignorais, larmes de rage et de haine au coin des yeux alors que je la revoyais Elle et son ventre rond. J’encaissais. Je parais les coups avec ma tête. Nez pété. Arcade ouverte. Mâchoire fracturée.Pommette fracassée, puis reconstruite. J’en avais pété, des gueules. AU petit jeu du plus déterminé, du plus désespéré, je l’avais emporté. J’avais bloqué son attaque sous mon bras, avait remonté son coude d’un coup sec de l’épaule. Le public avait gémi en même temps que le type quand le coude s’était pété dans un crac sonore, et je l’avais cueilli en pleine mâchoire pour l’expédier au sol. Piétinant le coude dévasté, craquant encore en même temps que l’assistance se crispait à nouveau. Paris foutus, animalité étouffée. Et coup de pied dans les côtes. Dans le nez. Le cou. On m’avait stoppé.


Ces fils de pute m’attendaient à la sortie. Elle pleurait alors que je me faisais rouer de coups, me hurlant que l’histoire se répétait. Mais c’était faux. Elle était morte, la première fois que je les avais vus. Ce soir il n’y avait qu’eux et moi, et seulement le vent. Jusqu’à ce qu’Il arrive. Cape Noire. Masque et regard sombre. Il avait stoppé les attaques. Et avaient attaqué, sans concession. Les os brisés et les lamentations avaient couvert les quelques instants de la bagarre le bruit de la pluie qui me couvrait le visage. Je sombrais dans l’inconscience, avant de me dire que la souffrance avait un terme plus doux que la vie, et qu’à la fin des fins, on n’entendait plus qu’une chose.


Seulement le vent.


Elle m’accueillait, yeux remplis de larmes, pleurant contre le creux de mon cou, me serrant fort. Me soufflait combien je leur avais manqué. Mais il ne m’avait pas laissé les rejoindre. Il ne m’avait plus lâché, pendant un moment. Sa voix déformée par le micro sous son casque m’était parvenue comme dans un rêve de mort, avant de perdre connaissance.



| Ton heure n’est pas encore venue, Torben Reiner. Tu as d’autres choses à accomplir que la mort. |


C’est comme ça que je l’ai rencontré. Le hasard avait voulu que nous soyons tous les deux sur la trace des mêmes mecs. Mais je n’étais pas stupide. Il me connaissait. M’avait suivi. J’ai pensé pendant un temps que c’était uniquement parce que j’étais un enquêteur cynique, qui levait sans arrêt des lièvres d’importance en furetant à droite ou à gauche. Mais pas seulement. Johannes vieillissait. Il avait besoin d’une aide. Et d’un remplaçant. D’un type comme lui. Je le compris alors que nous nous battions en plein entraînement. Jamais aussi dur dans la vie qu’avec moi. J’avais « fait » la guerre, pas en tant que soldat, mais comme témoin direct. Je savais que les officiers n’étaient jamais autant durs avec les hommes sous leur commandement qu’avec ceux qu’ils considéraient comme leur rejeton spirituel ou leur potentiel remplaçant. Johannes était malade, et il n’avait plus tellement de temps devant lui. Il me racontait tout.


Sa vie. Sa guerre. Son impuissance face aux autorités, aux politiques, quand il n’était encore qu’un citoyen investi pour le bien commun. Son renoncement, et le moment où il avait choisi d’endosser l’armure. Je lui racontais la mienne. Mon enfance, mes premières bagarres. Ce besoin de tout écrire, de tout consigner. Ce que je pensais, de la vie, de la mort. J’entendais ses hurlements et ses appels à l’aide, ce soir d’hiver 2044. La vie était belle. On était en vie après la plus grande hécatombe de toute l’histoire. On parlait d’opéra depuis des années, mais même si mes bouquins et ses photos s’étaient super bien vendus, on avait loupé le coche pour les billets. J’avais été trop lent pour réserver à l’avance. Plus de places. J’avais cru me rattraper en prenant deux places au ciné qui avait un partenariat avec l’Opéra de Paris… Retransmission en directe. Restau d’abord. Pour fêter la nouvelle. Après une première fausse couche, Alice était enceinte. On avait bien mangé, et bien ri. J’avais bien bu aussi. Puis, le spectacle. Quand on était sorti -bien après tout le monde car Alice ne se sentait pas bien- nous n’étions pas seuls dans la rue derrière la sortie de service.


Ils sont venus me voir en réclamant une cigarette. J’ai refusé. Je ne fumais plus depuis l’Invasion du Japon, que j’avais couverte en direct, en première ligne. Ferme, me plaçant devant Alice par précaution. Le mec me sourit d’un air insolent. Me dit qu’en fait, c’est moi qu’il va fumer. Coup derrière la tête. Bruit métallique. Explosion de couleurs puis de noir devant mes yeux. Hurlement d’Alice, qui me glace le sang. Elle aussi elle avait vu la guerre, elle l’avait couverte. Elle n’avait pas peur pour rien. J’attrape quelque chose ; une tête par le côté du cuir chevelu. La claque contre le mur le plus proche. Cogne devant moi. Sur le côté.


Les coups se déchaînent sur moi. Je me retrouve par terre. Manquant d’air. On m’étrangle. A côté, j’ai vaguement l’impression que quelque chose d’atroce se produit. Alice crie. Gémit. Halète. Pleure et sanglote. Je grogne. Mords. Cogne de la tête, du coude, du poing. Je vois ma femme pressée contre un mur par une meute sauvage. Elle se défend, s’arrache la gorge de cris silencieux alors qu’elle subit leur cruauté main plaquée sur la bouche. Elle ne peut pas crier, mais son hurlement retentit à l’intérieur de mon corps. La lame se glisse entre mes côtes et je m’étouffe dans mon propre sang, tendant la main vers Alice qui tend l’une des siennes vers moi, alors qu’elle est ravagée par ces fils de pute.



| TORBEN ! |


Je me réveille en sursaut. Pas sur le bitume, ni sur une civière.


Dans une sorte de grotte. De caverne. Humidité et ténèbres. Ancien siphon des égouts vers la mer. Ca fait des années que le cauchemar me taraude et qu’Elle me poursuit sans cesse, dans mes songes comme en pleine journée, gommant les différences entre la conscience et le sommeil.



| Ta femme est morte, Torben. Votre enfant aussi. Je peux t’aider. Pas à oublier. Pas à avancer et à oublier. Mais à te sentir utile.[/b] |


Et utile, je l’avais été. J’avais tout subi. Les entraînements à s’en déchirer chaque muscle, à s’en faire exploser les poumons. Les parcours, les courses dans le noir, l’apnée forcée, la lutte contre un adversaire que je ne voyais pas, les coups, les brimades, tout. Ca avait duré des mois. Puis j’avais repris mon travail d’enquête. Pour l’aider. En attendant de pouvoir venir sur le terrain. Quand je serais prêt, il avait dit. Mais je le suspectais de savoir que je parlais parfois à Alice, quand je me pensais seul. Il avait sous-entendu que chaque homme qui se battait comme nous pour des principes avait son lot de démons et de fantômes. Mais que je devais d’abord apprivoiser les miens avant d’être prêt.


Nous nous sommes fâchés, pourtant. Des broutilles. Trop d’attentes de part et d’autres. Je l’ai déçu, et ce fut réciproque. Nos armes n’étaient pas les mêmes ; j’ai confondu sa brutalité avec l’expression de ma vengeance. Crevasse impossible à combler, alors que nous étions tous deux des assassins, mais séparés et divisés par les raisons qui nous guidaient. J’écris alors, rageux et alcoolique, m’entraînant sans relâche malgré tout, et couche sur le papier mon expérience des « Pits » où j’ai combattu avant de rencontrer Johannes. Quand j’apprends finalement sa mort. Seul contre tous, sur un toit d’Europolis. Sa sanglante croisade interrompue brutalement. Alice est là, devant moi. Elle pleure. M’appelle par mon surnom, mon diminutif. Elle me tend les bras. Elle pleure et cris de douleur et de désespoir à s’en déchirer les cordes vocales.



| Torb’ ! Ne fais pas ça, je t’en supplie ! Pense à nous ! |


Penser à eux, je le fais à chaque instant du jour ou de la nuit. Démoli à l’intérieur, je pousse la porte, quelconque en apparence. Lourde à en crever en vérité. Blindée. Et descends le long escalier alors que mon âme est toujours secouée des soubresauts et des hoquets de mon épouse, qui m’appelle à renoncer. Je ne peux plus faire machine arrière. Je retrouve les écrans, les ordinateurs et les connecteurs aux canaux publiques. Je re-branche l’attirail. Tout s’allume. Le costume et l’armure se rallument sous le « clac » des antiques projecteurs. La tenue noire, la cape et le masque sont soulignés par la lumière blanche qui encadre tout ce noir, toute cette obscurité. Je m’avance, frémissant, hésitant. Ma main se déploie et se replie. Hésite encore.


| Non ! |


Ma main se referme sur le masque. J’en allume les capteurs sensoriels, avant d’enfiler le masque comme je l’ai vu faire mille fois. L’interface me parle à l’intérieur du casque. Je réponds d’un sobre « Je suis de retour, Max. »


Moment de silence.


«Chargement du profil. Confirmez identité, monsieur. »



| Je suis Vampyr. |


Les lampes se rallument dans toute la galerie, illuminant l’espace. Armure de réserve. Vieillissante… Mais comme neuve en apparence, comme le reste de son équipement.


| Diagnostic armure tactique. Et lis moi Son journal, Max, je dois savoir ce qu’il s’est passé. |



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Couleur du groupe Freakshow
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Mon Alias
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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 8:29

Ah ben re-bienvenue =)
Jeanjean en gentil, j'ai hâte de voir ce que ça peut donner !

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 9:12

Re-bienvenue avec ce nouveau personnage !

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 10:09

C'est par ce que je t'ai dis que je recherchais un grand blond ténébreux ? Tu voles à mon secours, je le savais, tu ne peux pas te passer d'Aé !

Re bienvenue avec ce nouveau personnage !

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 11:55

@Sorcha Howl a écrit:
Jeanjean en gentil, j'ai hâte de voir ce que ça peut donner !

Gentil, tout est relatif je crois

Rebienvenue avec ce perso qui va déchirer je parie /o/

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 12:38

Merci à tous !

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 15:57

Il est cool pour un pseudo héros

Rebienvenue

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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Hier à 22:40

Rebienvenu ! ENfin des héros !
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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Aujourd'hui à 0:31

Un gentil justicier mais que voilà une bonne nouvelle pour ma Valky désireuse de sauver le monde

Re-bienvenue en retard je te l'accorde !

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You and me
We're in this together now
None of them can stop us now
We will make it through somehow
You and me
If the world should break in two
Until the very end of me
Until the very end of you
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MessageSujet: Re: Torben Reiner   Aujourd'hui à 9:37

Merci encore à tous Smile

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Torben Reiner
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