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 L’odeur du danger
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MessageSujet: L’odeur du danger   Jeu 1 Nov - 20:52

La peur accueillit Mei dès son réveil, comme un vieil ami qui étreint son cœur de ses doigts glacés. Ses yeux s’ouvrirent sur un monde immaculé, trop lumineux pour ses yeux rendus sensibles par l’obscurité de ses paupières closes. Elle les rabattit bien vite pour protéger ses iris sombres.

Sous sa poitrine, son cœur affolé tambourinait, l’avertissant d’un danger sur lequel elle peinait à mettre les mots, encore sonnée. Le drap blanc se froissa sous des doigts qui, s’ils l’avaient pu, l’auraient transpercé, déchiré, écartelé. Mais il demeurait intact et couvrait toujours son corps frêle.

Autour d’elle, rien dans la chambre n’incitait à cette peur. Tout était calme et blanc, de quoi rassurer les âmes, inspirer sérénité et sécurité. Pourtant, elle savait qu’il n’était pas bon d’être ici, pas pour elle. Les scientifiques sauraient, devineraient qu’elle n’était pas nette. C’était la raison pour laquelle elle n’avait jamais vu un médecin pour ses troubles de la mémoire : ils découvriraient l’autre côté de la médaille sans pour autant pouvoir la soigner. On avait déjà tenté de nombreuses fois durant sa jeunesse, sans jamais y parvenir. Ce ne serait pas aujourd’hui que cela changerait, surtout avec des personnes totalement inconscientes de ce qu’on avait pu lui faire subir.

Mei prit une respiration et tenta de rassembler les miettes de souvenirs éparpillées dans son esprit embrumé. Elle ne comprenait pas pourquoi elle se trouvait là, mais la douleur qui la foudroya lorsqu’elle tenta de se redresser suffit à lui éclaircir les idées. On lui avait tiré dessus. A plusieurs reprises.

Dans quelle situation s’était-elle encore emmêlée ? Impossible de revoir la scène, elle ne parvenait qu’à se remémorer les bruits de balles tirées dans sa direction, celui des rafales de vents, des hurlements et des pales d’hélicoptères. Et cette folie qui l’avait pris, ce désir de tuer, de faire couler le sang.

Elle ne devait pas rester là, elle devait bouger, fuir ce lieu. Elle n’y était pas en sécurité, mais elle ne le serait sûrement jamais, nul part. Avec détermination, elle entreprit de redresser son buste, malgré la douleur qui irradiait de ses blessures à chacun de ses mouvements. Elle fit basculer ses jambes par dessus le lit avec précaution, le corps tremblant du simple effort qu’elle venait de fournir. Les balles n’avaient pas dû la traverser il y a longtemps, elle devait être arrivée à l’hôpital il y a peu.

Sa tentative de se lever se solda par un effondrement de son corps sur le carrelage de sa chambre. Sentir le sol froid sur sa peau la calma et elle se redressa en position assise, ramena ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras. Son menton se posa dessus tandis qu’elle fermait les yeux pour tenter de sonder sa respiration, dans un essai pour la rassurer.

Une enfant recroquevillée, dans l’angle que formaient son lit et le mur, dans une ultime tentative de se dissimuler du monde, dans une nouvelle partie de cache-cache entreprise avec elle-même.

Parfois, Mei se sentait encore l’âme d’une enfant. Après tout, on l’avait arraché à cette bienheureuse période, qu’on avait piétiné, saccagé sans pitié. Elle avait grandit dans la froideur des laboratoires, sans rien ni personne pour lui apprendre la vie, la vraie. Mais, même si elle ne parvenait à se souvenir de son âge exact, elle savait pertinemment qu’elle n’était plus une enfant, qu’elle devait tourner le dos à cette époque bénie par l’innocence.

L’ouverture de la porte la fit sursauter et elle leva des yeux de bête traquée vers le haut du battant, seul élément qui entrait dans son champ de vision, de là où elle s’était réfugiée. Le lit contre lequel elle se trouvait la cachait du monde, mais le dissimulait également à son regard.
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MessageSujet: Re: L’odeur du danger   Jeu 8 Nov - 10:10

L'odeur du danger
Dixième jour au sein du Danvers Federal Hospital pour, comment avait dit le médecin déjà ? En apprendre plus sur le terrain que dans les bouquins, un truc dans ce genre là je crois. Jusqu'ici c'était totalement l'inverse, tout ce que j'avais appris c'était les codes de sécurités pour les armoires à médicaments et les chambres pressurisées. Rien de bien savant ni de trop compliqué. Enfin, bref, j'espérais simplement que cette nouvelle journée soit un petit plus passionnante que les neufs autres précédentes.

En arrivant, j'enfile une blouse blanche avec un badge à mon nom pendant que mon supérieur me donne mes ordres de missions pour la journée. J'attrape le bloc qu'il me tend et le parcours des yeux: plusieurs batteries de tests a effectué. Voilà qui promet d'être plus intéressant que les simples analyses. Première patiente: 2e étage, souffre de diverses contusions, coupures, état de choc, etc. Eh bien, c'est du lourd on dirait.

Je donne une série de coups à la porte de la chambre de la patiente avant d'entrer. La chambre est assez épurée et seule une grande fenêtre offre un point de lumière naturelle. Mon regard se pose sur le lit vide et les draps défaits. Je continu de m'avancer dans la pièce pour vérifier qu'on ne se paie pas ma tête. Finalement, non.

Dans le coin près du lit et contre le mur, une femme est recroquevillée sur elle même, légèrement tremblante. Ce qui me surprends le plus, ce sont ses yeux, remplis de peur comme ceux d'un animal terrifié par un prédateur. Je pose mon bloc sur la table de chevet avant de m'agenouiller lentement devant elle en respectant une certaine distance. Je l'observe silencieusement durant quelques secondes avant de me mettre à parler dans un murmure.

- Mademoiselle Long ? Je m'appelle Jay, je suis ici pour vous aider à aller mieux... Je ne vous veux aucun mal...

Mes yeux continue de l'observer tandis que mes lèvres lui offrent un sourire amical et réconfortant. Bon dieu, qu'est ce qui à bien pu la mettre dans un état pareil ?

- Vous êtes au Danvers Federal Hospital... Vous êtes en sécurité ici...

Lentement, j'ouvre ma main et la tend vers elle en attendant patiemment qu'elle la prenne.

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Dernière édition par Jay Irons le Jeu 15 Nov - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L’odeur du danger   Sam 10 Nov - 18:05

Une blouse aussi blanche que le reste de la chambre se profile sous ses yeux alors que l'homme s'avance vers elle. Ce simple objet renvoi le code d'une certaine responsabilité, d'une connaissance de la médecine. C'est ce dernier point qui fait sûrement le plus peur à Mei. Impossible de savoir s'il agit d'un médecin, d'un simple infirmier, s'il saura décrypter ce qu'elle est ou non. Mais son instinct de survie lui murmure à l'oreille de ne pas faire confiance, surtout pas.

Ses yeux se posent sur son visage. Il n’a pas l’air bien vieux, elle coure peut-être moins de danger avec lui qu’avec un autre. Mais ses muscles restent tendus, près à bondir malgré l’état lamentable de son corps. Son esprit éprouvé serait sûrement incapable de réfléchir plus vite que lui. Pas l’hopital… Cette supplique qu’elle avait lancé n’avait jamais trouvé de réponse et elle se trouvait désormais en plein dedans, incapable pour le moment de fuir.

Devant les réactions de l’homme en blouse, Mei a l’étrange impression d’être un animal sauvage effrayé. Il parle d’une voix douce, murmure, ne fait aucun geste brusque, lui sourit comme pour la rassurer, tend la main vers elle. Ses paroles raisonnent en elle. Je ne vous veux aucun mal… Peut-être pas pour le moment. Il est encore innocent, persuadé que son monde repose sur des bases solides et scientifiques. Mais la science est tout autant source de folie qu’une foi en la magie. Parce qu’elle le sait, il n’y aucune origine mystique au don qui la dévore. Il ne s’agit que des recherches scientifiques et des libertés qu’ont pris leurs auteurs.

Mei n’est pas quelqu’un de rancunier et ne le sera sûrement jamais. Elle se moque de savoir à qui revient la faute de sa dégénérescence. Les faits sont là, rien ne sert de blâmer une personne ou l’autre. Même s’il s’agit d’un scientifique qui lui tend la main aujourd’hui, elle ne lui en tient pas rigueur. Il n’est qu’une personne de plus qui compose ce monde fou.

- Il n’y a que les fous qui croient que la sécurité existe, se contente de marmonner Mei.

Elle tend finalement son bras valide pour attraper la main de l’homme. Elle se sait incapable de se relever correctement, encore moins sans se ridiculiser. Il est payé pour s’occuper des personnes présentes dans ces chambres immaculée, autant qu’il remplisse son office. Lorsqu’elle se retrouve enfin debout, elle ne perd pas de temps avant de prendre appui sur son lit pour s’y asseoir. Elle ravale la grimace qui pointe sous ses lèvres. La douleur est ravivée par ses mouvements. Elle ramène ses mains vers elle, rompant le moindre contact physique avec le jeune homme.

- Qu’est-ce que vous allez me faire ?

Elle le dévisage de ses grands yeux bruns, inquiète. Elle n’aime pas cet endroit, si sent en danger, oppressé, bien loin de cette sécurité que cet homme lui promet. Son regard se pose sur l’étiquette accrochée à sa blouse. Jay Irons lit-elle avant de reporter son attention sur le visage de celui-ci.
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MessageSujet: Re: L’odeur du danger   Aujourd'hui à 14:27

L'odeur du danger

Après m'avoir dévisager longuement, la femme attrape ma main pour se relever en marmonnant que la sécurité n'existe pas. Ces paroles confirment qu'elle a du subir des choses que je ne souhaite à personne. Je referme ma main sur son poignet pour l'aider à se relever sans pour autant la tenir avec fermeté, je m'efforce d'être le plus doux possible. Lorsqu'elle assise sur le lit, je lâche son bras au moment même où elle ramène ses mains contre elle. Respectant toujours, une certaine distance je l'observe silencieusement avant de répondre à sa question.

- Eh bien, je suis ici pour procéder à quelques tests afin de déterminer la meilleure façon à mettre en place pour vous remettre sur pieds.  

Je reprends le bloc que j'avais posé sur la table de chevet et le feuillette rapidement avant de reporter mon attention sur la patiente.

- Tout d'abord, je vais simplement prendre votre pouls et votre tension. Ensuite, si vous m'y autorisez j'inspecterai vos différentes coupures et ecchymoses. Si certaines sont à des endroits que vous nez souhaitez pas me montrer, je vous demanderai simplement de m'expliquer où est-ce qu'elles se trouvent ainsi que le degrés de gène ou de douleur qu'elles vous infligent. Après cela, j'effectuerais une petite prise de sang pour analyser différents facteurs au sein de votre organisme. Une fois tout cela fait, je vous accompagnerez dans une autre salle pour effectuer quelques radios.

Je m'efforce de parler le plus calmement et distinctement possible tout en lui précisant que je ne ferais rien contre sa volonté. Au vu de l'état dans lequel elle se trouve, je ne veux prendre aucun risque pour ne pas aggraver la situation.


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