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 Truth or Dare
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MessageSujet: Truth or Dare   Jeu 1 Nov - 20:27

28 Février 2050

Depuis une semaine, la jeune femme vivait seule, abandonnée par sa mère redevenue une tueuse aux suites d’une amnésie qu’elle espérait temporaire. Evidemment, si cela avait été tout, peut-être que Kate arriverait à gérer seule, à tenir le coup. Mais il fallait rajouter à cela sa rupture avec Henry, une nécessité tellement douloureuse. Alors qu’elle n’avait plus Fallon, le soutien du garçon aurait été d’une grande aide. Seulement elle était allée jusqu’à inventer un autre homme pour l’éloigner. Cela restait pour son bien, la jeune femme voyait l’écrivain comme une personne innocente et fragile qui avait besoin d’être protégé. Il n’avait pas besoin d’une ex-prostituée cherchant à combattre le crime après avoir été formé par sa mère adoptive tueuse à gage dans sa vie. Avec la Crows League, l’équation indiquait clairement qu’il serait mieux, plus en sécurité et plus heureux loin de la belle. C’était pour cela qu’elle s’était inventée quelqu’un d’autre, pour être sûre de l’éloigner suffisamment d’elle, pour qu’il ne tente pas d’apprendre la vérité sur sa situation actuelle. Sa bonté était telle qu’elle l’imaginait déjà lui proposer son aide sans savoir dans quel monde il pouvait mettre les pieds. un monde, son monde, Henry lui avait répondu qu’il ne demandait que ça d’intégrer son monde à ses côtés. Le beau brun ne réalisait probablement pas qu’il mettait sa vie en jeu en souhaitant cela. Quelle personne serait assez égoïste pour demander à une autre personne de mettre sa vie en jeu pour elle ? Il ne savait même pas à quoi il s’exposait. Et puis le perdre … A présent qu’elle sentait cette douleur liée à l’absence de sa mère et le fait qu’elle pourrait potentiellement ne plus jamais la retrouver, lui déchirait le coeur. Elle avait constamment ce poids dans la poitrine, ce manque de souffle lorsqu’elle voulait respirer, à croire que quelqu’un souhaitait lui maintenir la tête sous l’eau.

Avait-elle fait le bon choix ? Aucune idée, pour autant la jeune femme n’avait pas fini d’en baver. Pour son dernier soir au bar, elle avait dû faire face de nouveau à son ex-client. Evidemment les nerfs à vif, Kate avait fini par l’envoyer balader proprement afin de lui fermer son clapet. Ce n’était sans compter sur le fait que son ex-client était plein de ressources. Il profita de son inattention pour la faire chuter, l’assommer à moitié, afin de mieux profiter d’elle et lui ramener des images en tête toutes les plus abominables les unes que les autres. Il avait signé la fin des quelques heures de sommeil entremêlées qu’elle réussissait à avoir. Keaton, Nikolaj, les autres gars de l’organisation, les autres putes qui étaient là par choix ou comme elle par défaut et tous ses anciens clients, à commencer par ceux qui étaient violents. Ces derniers étaient ceux qui lui avaient laissé les souvenirs les plus cuisants, les plus horribles. Certaines marques sur son corps lui rappelaient constamment ce qu’elle avait été, ce qu’elle avait fait mais surtout comment elle était traitée. A l’époque, elle avait fini par se résigner, se disant qu’elle ne méritait que ça et qu’elle ne pourrait jamais rien y faire. Mais ça, c’était avant que son visage soit immaculé de sang par l’intervention rapide et efficace de sa sauveuse. Même si elle n’avait jamais tué de toute sa vie, Kate était responsable de la mort de l’organisation de Keaton presque autant que Fallon, peut-être même plus. La tueuse à gage n’aurait pas pu accomplir le travail de la sorte sans une taupe infiltrée après tout.  

L’accumulation des derniers jours avait fini par peser trop lourd sur les épaules de Kate. Ses sentiments avaient fini par la rattraper et la submerger, causant sa perte, ou presque. La jeune femme avait continué les entraînements avec Lily depuis qu’elle vivait seule. Ces derniers étaient ce à quoi elle se raccrochait, espérant par ce biais dépasser sa mère et pouvoir la coincer à son propre jeu. Ainsi, la brune pourrait peut être lui raviver la mémoire. Malheureusement, après un enchaînement de coups qu’elle avait échangé avec son maître, elle avait frappé bien plus fort qu’il ne l’aurait fallu pour un entraînement. Elle avait toutefois évité sa coach de justesse, permettant de ne pas la blesser. Des larmes s’étaient mises à couler toutes seules, roulant doucement et douloureusement sur ses joues, sans qu’elle ne puisse rien y faire. L’étudiante avait fini par partir sans donner son reste. Sur le chemin du retour, elle avait mis sa capuche de son sweat pour limiter les regards des passants. La brune ne contrôlait plus rien ou du moins pas grand chose. Se dépêchant de rejoindre son appartement, elle s’était mise sous l’eau froide, grelottant comme pas possible à cette période, afin de se remettre les idées en place. Une fois sortie de la douche, elle enfila un legging, un débardeur et une sweat en moumoute et s’était préparée un thé vert aux fruits rouges. Il aurait fallu qu’elle se nourrisse après son entraînement, mais depuis qu’elle n’avait aucune nouvelle de Fallon, les repas étaient laissés pour compte. La jeune femme avalait ce qui lui passait sous la main lorsque son estomac la pliait en deux généralement.

Assise sur l’un des tabourets de l’îlot central à boire son thé pour se réchauffer, elle serait probablement tombée s’il n’était pas aussi confortable et stable. Quelqu’un avait frappé à la porte. Une joie immense s’empara d’elle, imaginant déjà sa mère adoptive à l’entrée de leur appartement, la mémoire fraîchement revenue.

Maman je … Henry ...

Ouvrant la porte d’entrée à la volée, ce fut une seconde chute qu’elle évita en se cramponnant à la poignée : Henry. Mais que faisait-il ici ? Elle qui pensait l’avoir éloigné à jamais, imaginant qu’un jour elle regretterait peut être cette décision, le voilà sur le pas de sa porte. Kate finit par lâcher la poignée de la porte, ayant reculé de quelques pas sous la surprise de sa visite. Son attitude pouvait laisser croire qu’elle l’invitait à rentrer mais ça n’était aucunement le cas. Sa présence nouvelle était source de besoin et de stress à la fois. N’ayant plus personne sur qui comptait, elle aurait bien eu besoin de son soutien. Mais après ce qu’elle lui avait fait, il était hors de question que l’étudiante imagine un seul instant que cela puisse être possible. Elle devait garder ses distances avec le beau brun. La jeune femme ne savait pas pourquoi, mais elle était persuadée qu’une trop grande proximité physique n’allait pas lui servir. Retournant de l’autre côté de l’îlot pour s’asseoir à la même place que précédemment, elle vit Henry fermer la porte d’entrée. Une fois assise, ses deux mains autour de sa tasse brûlante qui allait devenir son encre, son point de repère, elle releva les yeux sur Henry, essayant de maîtriser toutes ses émotions qui l’envahissaient depuis plusieurs jours : tristesse, honte, mépris, frustration … Son ton fut dur, froid, mais ses yeux ainsi que son corps tout entier laissaient paraître quelques indices sur sa condition actuelle.

Pourquoi t’es venu ici ?

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Jeu 1 Nov - 20:59

J'avais repris du service. Tous les événements qui avaient eu lieu récemment m'avaient ramené derrière un volant. Je pensais me détacher de ce métier, de conduire des criminels et délinquants mais finalement je me replongeais à nouveau dans ma profession. Trop de choses à digérer, trop de choses à oublier et faire avancer, je devais me plonger pleinement dans quelque chose, n'importe quoi. Plutôt que l'alcool ou la drogue, j'avais choisi de reprendre du service, au grand bonheur de certains de mes clients apparemment. Je n'avais pas chaumé depuis les événements du port, je n'avais rien oublié, c'était comme le vélo. Cette occupation nocturne me permettait d'être épuisé la journée et de dormir comme un bébé et cela malgré tout ce qui m'était arrivé. D'abord les voix qui m'avaient mené au port en compagnie de Kate, ensuite cette obligation violente qu'elles avaient imprégné dans mon esprit, j'avais tenté de renverser un homme bon sang ! Sans un poteau ça aurait été le cas ! C'est dommage pour ma voiture, faible consolation dans mon malheur, j'ai abîmé la carrosserie de mon véhicule professionnel, pas de ma voiture personnelle de collection. Ce qui veut dire que la voiture va être réparée et qu'en attendant je loue un véhicule pour pouvoir travailler. Les gens s'imaginent toujours que louer laisse de nombreuses traces qui permettent de remonter vers le loueur … je dirai plutôt qu'il suffit de connaître la bonne personne qui vous doit un service et vous pouvez louer sans même donner votre nom et prénom. Sans rire, la voiture que je conduis actuellement est officiellement loué à un "Obiwan Kenobi" qui habite "147 rue de Tatooine à Europolis".

J'avais évité le travers de l'alcool comme après le décès de Sarah et cela malgré la douloureuse rupture avec Kate. Rupture par SMS dans la nuit du 22 au 23 février. J'avais gardé le message, il m'arrivait de le relire persuadé que j'allais lire quelque chose que j'avais raté la première fois, persuadé que j'ai mal lu le message les fois précédentes. C'est toujours la même chose que je relis pourtant, le même message qui serre et écrase mon cœur avec l'efficacité d'une presse hydraulique. Elle a rencontré quelqu'un d'autre, un autre homme, quelqu'un qui serait plus de son milieu selon elle. Moi qui avait cru que son milieu était si dangereux que tout le monde voulait vous tuer à tous les coins de rue, elle avait rencontré quelqu'un de son milieu. Douloureuse gifle, surtout après l'avoir vu accepter un rendez-vous avec moi alors qu'elle a repoussé tellement longtemps tellement d'hommes qui l'abordait. Finalement j'avais peut-être été le premier mais j'avais simplement ouvert Kate à la possibilité d'autres rencontres … en un sens je pourrai être fier. Ou affreusement inquiet de ma performance lors de notre nuit. Ou de ma rencontre avec sa mère. Désastreuse cette rencontre.

Pourtant en lisant le message que je venais de recevoir de Lily, j'étais empli d'inquiétude pour Kate. Lily me faisait savoir que Kate était mal en point, pas physiquement mais moralement, qu'elle avait craqué en pleine séance d'entrainement, visiblement la coach était inquiète également. Elle s'adressait à moi, consciente de notre relation mais pas forcément de notre rupture. Je lui réponds que j'ai bien eu son message, aucune autre précision parce que je ne sais pas moi-même ce que je vais faire. Dois-je aller la voir ? Rester ici ? Après tout elle était plutôt claire sur le fait de ne plus vouloir me voir mais si elle est mal … Ca ne devrait pas me toucher, je ne devrai pas m'inquiéter autant, elle ne veut plus de moi, cinq jours plus tôt elle a fait des confettis avec mon cœur et puis elle a un petit copain pour s'occuper d'elle, non ?

« Salut. »

Il y a comme un grand blanc entre le moment où j'ai relu le message de Lily et ce moment où j'entends mon prénom glisser entre les lèvres de Kate. Elle semble m'inviter à entrer, je n'en suis pas sûr, elle semble surtout particulièrement sonnée, comme un boxer KO debout. Elle ne dit pas grand chose de plus, s'éloignant sans me dire si je peux entrer ou pas. J'imagine que c'est sa façon muette de m'inviter à la rejoindre ? De toute façon c'est trop tard je suis déjà entré et je referme la porte derrière moi. Je me défais de ma veste que j'accroche au porte-manteau de l'entrée avant de la rejoindre, accueilli par une question froide et dure. J'ignore le ton de cette question, me contentant de ce que je vois pour deviner les larmes qui lui ont échappé, la fragilité apparente que montre sa position, j'aimerai poser ma main sur son épaule, la serrer en lui disant que ça va aller mais je n'en ai pas le droit … enfin je ne crois pas. Je reste à l'entrée de la pièce, m'adossant contre le montant de la porte tout en la regardant, le visage inquiet. Je retire mes oreillettes, son petit privilège à elle.

« Une amie commune m'a dit que tu n'allais pas bien, voilà pourquoi je suis venu. Ne t'en fais pas, ce n'est pas une tentative de profiter de ton état pour me rapprocher de toi, ton message était clair. Je suis là comme un ami et rien de plus. »

Je suis honnête, je ne suis pas là pour jouer les jolis cœurs qui consolent la demoiselle éplorée pour la conduire sous ses draps. Je suis là parce que je suis inquiet pour quelqu'un d'important. Mes sentiments … ont beaucoup joué dans ma décision de venir pas dans la façon dont je compte me comporter envers elle.

« J'ai compris que ton milieu c'est plutôt torture, violence, chaos et désolation alors je me disais que peut-être, juste pour ce soir, ça pourrait être bien que tu ais quelqu'un qui "n'est pas de ton milieu" avec toi. »

Oui j'ai mimé de mes doigts le "n'est pas de ton milieu".
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Jeu 1 Nov - 21:43

28 Février 2050

Le garder à distance, Kate ne pouvait pas le laisser s’approcher, surtout pas après ce qu’elle avait fait. Venait-il chercher des explications supplémentaires ? Dans son état actuel, la miss allait avoir du mal à jouer le second round surtout face à ses prunelles qui semblaient inquisitrices. Son attitude première semblait plutôt neutre. La voix de la jeune femme fut plus dure que ce qu’elle aurait voulu, mais elle savait cela nécessaire pour le maintenir à distance. Son apparence ne devait pas la faire paraître pour une femme forte, heureuse et indépendante à l’heure actuelle. Même si elle ne savait trop quoi faire pour changer cela, la brune était consciente qu’elle ressemblait probablement à un zombie, un déchet, une personne anéantie ou presque. Heureusement, Henry avait opté pour une attitude raisonnable, laissant une distance entre eux plus que nécessaire. Le retrait des oreillettes du garçon la poussa à faire attention au ton de sa voix, un des nombreux signes possibles concernant le fait que l’étudiante n’en avait pas rien à faire du beau brun. Frissonnante sous le joug de la fatigue, ses mains autour de son mug, l’écrivain commença à justifier sa présence. Qui avait bien pu lui dire une chose pareille ? A présent qu’elle ne travaillait plus, elle passait son temps chez elle excepté pour faire quelques courses et se rendre à ses entraînements. Sa franchise fut tout aussi déstabilisante que lors de leur premier rendez-vous. Mais une chose la frappa. Il parlait d’eux comme des amis. A quel moment avait-elle oublié de dire qu’elle ne voulait plus aucun lien avec lui ? La brune se cogna mentalement d’avoir été aussi stupide en laissant une telle porte ouverte. Reprenant la parole, Kate adoucit involontairement sa voix en baissant le volume. Elle faisait en sorte de se montrer forte le plus possible même si c’était loin d’être évident et surtout, ce n’était absolument pas le cas. Ses émotions prenaient le dessus de plus en plus et la jeune femme ne pouvait s’empêcher de voir le bout se rapprocher, une fin plus lugubre que ce qui était souhaitée, une fin sans sa mère.

Ami … ? Qui a pu te dire une chose pareille ?

La jeune femme commençait déjà à être déstabilisée. Etait-ce la faute à son état psychologique actuel ? Etait-ce parce qu’il s’agissait de lui ?  Les pensées de la brune s’entremêlaient sans qu’elle ne puisse comprendre la suite logique de tout ça. Son esprit semblait traverser le brouillard depuis un certain temps. Il n’était plus question de ses études depuis une semaine. Plus rien n’avait d’importance à côté de Fallon. Ce qui lui était arrivé avec son ex-client restait secondaire, même si elle ne pouvait nier l’impact que cela avait eu sur elle et que cela avait encore. Les pieds croisés sous son tabouret de bar, les doigts entrelacés tout autour de sa tasse, elle porta son thé à ses lèvres comme pour se rassurer, montrer une figure fière et respectable devant l’homme dont elle avait brisé le coeur. Dans son regard, elle semblait voir un nuage de reproches, chose qu’elle ne pouvait pas franchement lui reprocher. Lorsqu’Henry reprit la parole, elle eut la sensation de prendre un coup de poing dans le ventre. Son regard ne pouvait se détacher de celui de son ancien amant même si elle le désirait plus que tout. Ses prunelles étaient bien plus sombres qu’à l'accoutumée, accusatrices. Prenant le soin de boire une nouvelle gorgée de son thé, les termes tortures et désolations lui avaient fait comme un haut le coeur. Elle ne décrocha son regard de l’écrivain que pour fermer ses paupières, en proie à toutes ses images immondes qui s’étaient subitement rappelées à elle. L’envie de se mordre la lèvre jusqu’au sang pour se défaire de tout ça lui vint en tête mais elle chassa rapidement cette idée qui n’apporterait rien de bon. La seule envie qui persistait, c’était celle de tout envoyer chier. Rouvrant ses yeux, ses iris trouvèrent rapidement celles du beau brun. Chaque seconde à le regardait était une seconde de supplice supplémentaire.

Penses-tu être réellement à ta place ici ?

Question piège, question à double sens, malgré la fatigue, Kate essayait de la jouer tout en finesse. Le mettre dehors par la force n’était pas une possibilité, elle en serait bien incapable. A vrai dire l’approcher à moins d’un mètre maintenant n’était même pas envisageable alors le toucher, même pour le pousser au-delà de la porte d’entrée était inconcevable. Pourquoi avait-il fallu qu’il vienne la voir ? Pourquoi maintenant ? L’étudiante ne savait réellement pas quoi penser à part que son attitude venait probablement d’une bonne intention. Mais elle ne s’était pas remise de leur rupture, loin de là. Même si elle était à son origine, sa séparation avec Henry était une douleur lancinante qui la prenait jusqu’aux tripes. Les questions qu’elle avait envie de lui crier à l’heure actuelle ressortaient plus du “Pourquoi es-tu aussi gentil ?” ou encore “Pourquoi continues-tu de te préoccuper de moi après ce que je t’ai fait ?”. Mais elle était incapable de sortir de telles répliques, il ne fallait surtout pas qu’elle dise ce genre de choses. Sa dernière remarque faisait bien sûr référence à son “petit ami” imaginaire qu’elle avait inventé de toutes pièces pour faire renoncer l’écrivain plus facilement.

Si tu as compris à quoi ressemblait mon milieu si facilement, tu ne t’es pas dit que t’avais une raison supplémentaire de rester loin de moi ?

Même si l’agressivité s’estompait petit à petit, Kate ne voulait pas céder devant lui. Elle n’avait pas le droit de craquer alors qu’elle avait tout fait pour le mettre à l’abri loin de sa vie et de ses ennuis.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 9:29

La remarque de Kate est piquante. Elle ne voulait même plus être amis ? Je cache la surprise et le pincement provoqués par cette révélation soudaine, je n'ai pas honte que ces mots m'atteignent mais je sais que Kate a besoin d'aide, je peux le voir sur son visage, le deviner à la position de son corps. Je ne suis pas un expert en programmation neuro-linguistique mais savoir que quelqu'un a pleuré et ne se sent pas bien dans sa peau ça se remarque assez aisément quand cette personne ne fait pas un super effort pour le dissimuler. Or Kate ne le dissimule pas bien, peut-être pas autant qu'elle le voudrait, peut-être tout simplement pas correctement. Je remarque également aux mots de l'ex-barmaid qu'elle ne se rend même pas compte que des gens s'inquiètent pour elle, veulent l'aider et sont prêts à le faire. Elle n'est même pas consciente d'avoir des amis et cela est sans doute une chose horrible. Je ne m'approche toujours pas, choisissant délibérément de laisser de la distance entre nous, je ne suis pas sûr de ma capacité à résister à la toucher si j'approche d'elle. Cette distance était donc nécessaire pour éviter un contact qui la ferait fuir, dont elle ne voulait plus et que je n'avais pas envie de lui donner au risque de la perdre définitivement. Je n'ai pas fait un trait sur la possibilité d'une histoire entre elle et moi mais comme elle l'a dit, il y a quelqu'un d'autre dans sa vie, je n'ai plus place à ses côtés et pourtant dans cette cuisine il n'y a qu'elle et moi.

« Certaines personnes s'inquiètent pour toi, que ça te plaise ou non. Lily et moi … par exemple. »

Elle ne voulait peut-être pas le voir mais c'était le cas, elle n'était pas seule, Lily et moi étions deux exemples mais il y avait également sa mère. Elle s'était montrée une vraie lionne protectrice envers sa petite lors de notre rencontre, je ne l'imaginais pas abandonner Kate dans un moment de détresse. Quoi que je ne voyais pas non plus Fallon couver un moment de détresse, plutôt lever les poings et forcer à se battre, donner des coups pour faire sortir le "mal" qui ronge de l'intérieur. Ca peut se prouver une méthode efficace. Regardant Kate dans les yeux, j'écoute sa question et répond d'un petit hochement de tête positif.

« En fait je ne crois pas qu'il y aurait un autre endroit où je devrai être en cet instant. »

Ma façon de lui dire que non contente d'être bien ici, je n'entendais pas partir ou m'en aller de si tôt, il ne serait pas aisé de me mettre dehors, de se débarrasser de moi ce soir. Et puis Kate serait bien capable de faire mieux que de me questionner pour me faire partir, pas vrai ? Enfin elle pouvait toujours essayer mais ce soir cela semblait un effort qui demeurerait vain, je n'entendais pas la quitter avant de savoir ce qui n'allait pas. Je souris à sa remarque suivante, le visage soudainement très sérieux quand je réponds.

« Si j'ai compris à quoi ton milieu ressemblait aussi facilement, tu ne t'es pas dit que peut-être je n'en suis pas aussi éloigné que tu te l'imagines ? »

A vouloir m'éloigner sans cesse de son milieu elle ne s'était jamais demandée si je pouvais en connaître quoi que ce soit, c'était un rien déprimant je dois bien l'avouer. J'abandonne l'encadrement de la porte, m'asseyant face à elle, bien au fond de mon tabouret, les bras croisés sur mon torse.

« Maintenant que tu as sans doute compris que je n'allais pas partir avant de savoir ce qui ne va pas … Qu'est-ce qui se passe Kate ? »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 13:34

28 Février 2050

La fatigue était vraiment présente, elle se faisait écrasante sur la jeune femme qui n'arrivait à fermer l'œil de la nuit que deux à trois heures tout au plus. Son visage commençait à se creuser, des traces sous ses yeux apparaissaient petit à petit. Observant l'écrivain, la brune constata que lui aussi conservait la distance qui les séparait. Les mots que le jeune homme prononça semblaient à la fois incisifs mais aussi d'une grande vérité. Même s'il se trompait sur une partie de l'histoire. Ce n'était pas une question que ça lui plaise ou non. Kate n'était pas habituée à ce que quelqu'un se préoccupe d'elle. Déjà avec sa mère, il avait fallu un temps d'adaptation. Aujourd'hui, elle se rendait compte à quel point c'était douloureux lorsque ça n'était plus le cas. Fallon l'avait totalement oublié, rayé de sa vie à cause de son amnésie. Ce que la brune n'aimait pas, et c'était valable pour l'africaine également, c'était qu'une personne se mette en danger pour elle. La vie ne lui avait pas fait de cadeau jusqu'à ce qu'elle rencontre sa mère. Elle s'était jurée d'en profiter au mieux sans s'en prendre à qui que ce soit ni utiliser son entourage comme elle l'avait été lorsqu'elle travaillait pour Keaton. Le fait de gagner sa vie et de s'assumer plutôt qu'utiliser l'argent de la tueuse en était un exemple. Aujourd'hui évidemment, elle était à sa charge sans que celle-ci ne soit présente. Le nom de Lily surprit la brune. Sa coach s'inquiétait pour elle, cela pouvait se comprendre, au vue de la fin de leur entraînement. Mais comment connaissait-elle Henry ? Pourquoi lui aurait-elle dit ?

Comment connais-tu Lily ? Ce n'est pas une question de faire plaisir ou pas…

Kate s’arrêta en plein milieu de sa phrase. Son cœur se serra, une douleur qu’elle commençait tout juste à découvrir mais qu’elle détestait déjà. Alors qu’elle avait été si dure, même cruelle, avec lui, il s’inquiétait encore pour elle. Les sentiments humains étaient tellement difficiles à comprendre, parfois si contradictoires. Elle ne détachait pas son regard de celui du beau brun malgré la difficulté qu’elle avait à le faire et la souffrance que ça lui procurait. Elle ne pouvait porter le poids du monde sur ses épaules, c’était logique. Mais à l’heure actuelle, l’étudiante n’arrivait quasiment plus à soutenir ses propres problèmes. Elle passait son temps à se ronger, à ressasser, ne sachant comment affronter la situation et encore moins comment la régler, la surmonter. Son hochement de tête et son regard sont appuyés par des paroles qu’elle n’arrivera pas à contredire. Il voulait être présent pour elle après tout ça, après leur séparation, même si ça n’était qu’en tant qu’ami. Mais un ami prenait des risques également à ses côtés et ça, elle ne le voulait pas. Henry ne semblait pas décider à s’en aller, peut-être devait-elle lui proposer quelque chose à boire pour s’occuper les mains et se détourner de lui au moins un temps ? Son regard n’était pas aussi chaleureux que les autres fois, il semblait chercher quelque chose et l’étudiante n’avait pas encore compris qu’il voulait des réponses à des questions qu’elle ne voulait pas affronter, qu’elle ne voulait pas énoncer tout haut. Elle jouait rapidement avec ses ongles sur sa tasse, signe de sa nervosité, de son mal-être clairement visible d’un point de vue extérieur. Son sourire sembla aussi angélique qu’il ne fut en quelque sorte froide. La réplique qu’il sortit laissa la brune un peu estomaquée.

Je pensais plutôt que tu avais fait le lien avec le fait que j’avais été une prostituée.

Appelons un chat, un chat après tout. Le garçon la défiait, la provoquait. Mais la seule chose dont elle était capable avec le peu de force qu’elle avait actuellement était de choisir ses mots correctement. Le fait qu’il se remette en mouvement la fit se redresser, se tendre. A croire qu’elle aurait pu sauter de son tabouret pour maintenir l’écart qu’il y avait entre eux. La présence d’Henry bien que non voulue pour des raisons évidentes restait apaisante même dans de telles circonstances. A croire qu’un seul regard, un seul sourire et toutes les barrières de la jeune femme pouvaient voler en éclats.

Beaucoup trop de choses qui ne te regardent pas si je ne dis pas de bêtises.

D’une voix faible, Kate avouait qu’il y avait bien des problèmes, plusieurs problèmes. Le fait qu’elle dise que cela ne le regardait pas était absolument pas convaincant pour un sous. Mais elle se devait d’essayer de le maintenir à l’écart même si ses yeux commençaient à s’embuer, yeux qu’elle ferma pour dissimuler cela.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 14:06

Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de comment je connais Lily et de pourquoi elle me contacte moi ! A croire que Kate n'entendait pas ce que j'essayais de lu dire, des gens s'inquiètent pour elle, des gens proches d'elle, plus qu'elle ne s'en rend compte, des gens comme Kate et moi par exemple. Il n'est pas toujours facile de voir les gens qui vous veulent du bien et ceux qui se moquent éperdument de vous. En cet instant Kate devrait se rendre compte que je suis là pour elle et rien d'autre, que je suis là parce que Lily s'inquiète pour elle mais non, tout ce qui vient à l'esprit de la jeune femme c'est de me demander comment je connais Lily. J'espère qu'elle ne va pas jusqu'à s'imaginer des choses parce que ça serait vraiment idiot, il n'y a jamais rien eu ainsi entre Lily et moi. Je doute qu'un petit jeunot incapable de se défendre n'intéresse la botteuse de fesses en série que peut être la coach. Cela dit je me disais aussi que la charmante barmaid face à moi ne me regarderait jamais et pourtant … d'accord elle avait rompu avec moi parce qu'elle avait rencontré quelqu'un d'autre, sans doute un super tombeur. J'espère qu'elle ne voit pas qu'un super physique en lui, je l'aurai un peu en travers de la gorge. Enfin puisque le sujet d'inquiétude de mon … ex petite amie est le fait que je connaisse Lily, je n'ai rien à cacher.

« Lily était la coach de Sarah, c'est en rentrant d'un de ses cours qu'a eu lieu … l'accident. Depuis Lily et moi discutons de temps en temps, elle me donne quelques cours … enfin … elle me botte les fesses à tour de bras. »

Un petit trait d'humour, si j'arrive à faire apparaître ne serait-ce qu'un rictus ressemblant de très loin, avec des jumelles déformantes, à un sourire sur le visage de Kate ça sera déjà une petite victoire. Je n'y crois pas trop mais j'imagine que sourire ne pourrait pas lui faire de mal, même si c'est l'espace d'une demi-seconde. La suite est beaucoup moins amusant quand Kate me balance qu'elle était une prostituée, comme ça de but en blanc, je vois que l'objectif de me faire fuir est encore d'actualité mais elle allait devoir faire bien mieux que ça pour y parvenir. Me surprendre avec quelque chose que j'ignorais. Je la regarde dans les yeux, haussant nonchalamment les épaules.

« Kate … Je sais reconnaître un tatouage de gang quand j'en vois un … et je sais que celui que tu as sur la cuisse n'était pas désiré. »

Plus je regarde la jeune femme et plus j'ai le sentiment que le seul moyen de la faire aller de l'avant est de la faire s'ouvrir et la seule façon de la faire s'ouvrir semble être de la pousser à bout. J'espère qu'il reste un semblant de sentiments à mon égard et que je ne vais pas finir avec une balle entre les deux yeux parce que j'entendais bien toucher à tout ce que je pourrai qui soit sensible.

« Tu essayes de t'envelopper de mystère depuis que nous nous sommes rencontrés. Un mystère terrifiant dont je devrai trembler rien qu'en osant penser à toi une seconde dans la journée mais ça ne marche pas comme ça. Qui que soit Keaton, quoi qu'il t'ait fait faire par le passe, quoi qu'il soit capable de faire encore aujourd'hui, je … j'en ai affreusement peur mais pas de ce qu'il pourrait me faire, de ce qu'il pourrait te faire à toi … ou à Fallon. »

Oups … elle n'a jamais prononcé le nom de Keaton en ma présence mais elle cauchemarde et elle parle en cauchemardant. Ses mots terrifiés demeuraient encore gravés dans mon esprit, ainsi que l'agitation provoquée dans son sommeil par ce rêve horrible qu'elle avait fait.

« Qui ne me regardent pas … »

Je la regarde en soupirant, fermant les yeux le temps de prendre une inspiration. La pousser à bout … je ne vais pas en être fière mais quoi qu'il se soit passé avec Lily, elle n'a pas totalement cédé. Ce n'est qu'en touchant le fond du fond qu'on peut remonter. Je le sais parfaitement, j'ai touché le fond du fond après le décès de Sarah et j'étais remonté, grâce à Kate. Aujourd'hui les rôles s'inversaient et même si elle affirmait le contraire, elle a besoin de moi.

« Tu sais quoi tu as parfaitement raison. Ca ne me regarde pas mais quand je regarde où tu en es. Une grande maison vide, un petit copain aux abonnés absents, des larmes qui coulent toutes seules et toutes ces choses que tu gardes à l'intérieur qui te rongent et te dévorent. »

Mon regard se glace, la transperce comme un pic à glace.

« La vérité c'est que tu as peur. Peur des autres, du mal qu'ils pourraient te faire, tu as tellement peur que tu t'enfermes dans ta petite solitude rassurante en refusant de t'ouvrir. Oui les autres peuvent te faire du mal si tu les laisses entrer mais tu sais quoi ? Ils peuvent aussi faire beaucoup de bien, ils peuvent t'aider. Seulement toi je ne vois pas comment quelqu'un pourrait t'aider parce que tu as tellement peur que tu as peur de la vie elle-même. Je comprends que tu ne veuille pas prendre de coups mais ton isolement pour le faire … je te croyais courageuse à affronter les obstacles mais je suis dégoûté de voir que ce n'est pas le cas. Tu t'agenouilles et tu rampes devant le premier soucis parce que tu refuses de prendre les mains qu'on te tend. Tu sais … à voir que ta nouvelle conquête n'est pas là je me sens presque heureux … soulagé même parce que ça illustre parfaitement cette solitude dans laquelle tu te perds. Finalement peut-être bien que la vérité c'est ça : tu ne mérites personne parce que tu ne veux personne. »

J'ai haï, je hais chaque mot qui vient de quitter ma bouche mais je suis bien décidé à faire réagir la brunette, quitte à me prendre une gifle ou un coup, quitte à ce qu'elle me saute à la gorge et m'étrangle. Elle veut se morfondre et s'isoler ? Certainement pas, je ferai sortir ce qui ne va pas en elle, même si pour ça je dois lui faire … me faire mal.
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 16:27

28 Février 2050

Alors Sarah prenait des cours de self-défense avec Lily. Comme quoi, le monde était parfois tout petit. Le rappel sur le fait que Sarah n'était plus noua la gorge de la jeune femme le temps d'un court moment effaçant la surprise de savoir qu'il s'entraînait également avec la coach. Elle eut un léger rictus lorsque le jeune homme s'essaya à l'humour mais c'était cause perdue. La fatigue était trop écrasante pour l'étudiante qui n'arrivait plus à apprécier la moindre chose dans son quotidien à part peut être cette présence incongrue dont elle ne voulait pas. La demoiselle se voilait bien la face sur ses envies et désirs ainsi que ses sentiments pour Henry. Ne comprenait-il pas que s'ils étaient encore ensemble il risquait de la perdre elle aussi voir pire, que lui soit pris pour cible ? Les mots de Kate se font durs lorsqu'elle lui parla de son passé. Elle voulait lui faire comprendre qu'elle ne jouait pas, que tout ça n'était pas du flan. La jeune femme ne s'attendait absolument pas à ce que l'écrivain lui parle de son tatouage, ramenant à sa mémoire le moment où il l'avait vu. Non il n'avait pas été désiré ce putain de tatouage, mais c'était la cruelle vérité. Elle avait appartenu à Keaton, faisant tout ce qu'il lui ordonnait de faire.

Les yeux fermés afin d'éviter que son regard ne se trouble sous l'arrivée de larmes d'épuisement, de colère aussi, la jeune femme encaissa tout ce qu'il avait à lui dire. Sauf que voilà, le beau brun avait bien plus de choses à dire et en savait plus long qu'elle ne l'aurait imaginé. Cherchant à se contenir, le visage qui se tourna vers le bas, vers ses mains et sa tasse, Kate utilisait toutes les forces qu'elle avait pour se contenir. Comment pouvait-il connaître Keaton ? Pourquoi avait-il peut pour Fallon et pour elle maintenant qu'ils avaient rompu ? Elle ne cherchait pas à tremper dans le mystère mais simplement à conserver cette carapace qui la protégeait des autres. Elle ne l'avait pas fait avec sa mère parce qu'elle lui devait tout. Mais elle s'en mordait tout de même les doigts aujourd'hui. Ses paroles continuèrent d'enfoncer une lame dans son cœur, symbole de la triste réalité qu'elle vivait. Appuyée sur les coudes, ses mains quittèrent la table pour venir tenir sa tête qui semblait sur le point d'exploser.

Arrête…

Oui elle avait peur, et cette peur était même en train de prendre forme dans la réalité sous la forme d'une amnésie qui l'avait totalement effacé de la mémoire de Fallon. La douleur la consumait à petit feu et même si sa mère lui avait fait beaucoup de bien en la délivrant de son enfer et en l'accueillant comme elle l'avait fait, cela ne l'empêchait pas de se sentir impuissante face à ce qui lui arrivait. Henry se mit à l'attaquer personnellement. Ses mots étaient tellement blessants. Le fait qu'il soit dégouté d'elle était à la fois blessant et rassurant. Il faut croire qu'elle avait réussi à le faire s'éloigner au moins un peu même si sa présence ici indiquait plutôt le contraire.

Ça suffit…

Ses interventions n'étaient que des murmures, de douloureuses suppliques pour arrêter l'écrivain dans son intervention cruelle. Ça ne lui ressemblait pas d'agir ainsi mais la jeune femme était trop à bout pour s'en rendre compte. Alors qu'il parlait de son petit ami imaginaire, quelques larmes s'échappèrent de ses yeux, roulant jusqu'à son menton pour atterrir sur l'îlot central. La douleur dans sa poitrine ne cessait de grandir, de l'engloutir. Puis arriva le moment de la rupture, le trop plein, l'instant où l'étudiante ne pouvait plus contenir tout ça, où sa rage et sa souffrance avaient besoin de sortir de son frêle corps avant qu'elle n'explose en plein vol. Attrapant sa tasse, elle l'envoya s'éclater en de multiples petits morceaux contre le mur à côté d'elle. Le fait qu'Henry parlait assez doucement minimisa la tonalité de la brune mais elle était tout de même en train de crier, incapable de se contenir d'avantage. Elle s'était également levée brutalement faisant tomber le tabouret sur lequel elle était assise.

Assez! Tu parles, tu parles mais tu ne sais même pas de quoi tu parles. La vérité c'est que Keaton n'est plus un problème, il est mort comme tout le reste de l'organisation lorsque j'ai aidé Fallon à accomplir son contrat. C'est elle qui m'a délivré alors qu'elle était une tueuse à gage. Ce qu'elle est redevenue d'ailleurs puisqu'elle a perdu la mémoire. Donc oui je suis seule parce qu'il n'y a pas d'autres hommes dans ma vie. Lorsqu'elle m'a extirpé de cet enfer, je m'étais jurée de ne jamais avoir d'homme dans ma vie après ce que j'avais subi. Qu'est ce que ça peut faire si j'ai peur ? Aujourd'hui celle à qui je tiens le plus est partie, elle est incapable de se souvenir de moi…

Kate commençait à perdre pied, vacillant, reculant de quelques pas, elle se heurta au mur et se laissa tomber sur le sol, parmi les débris de sa tasse lancée précédemment. Quelques sanglots s'échapperent, signe qu'elle craquait complètement. Elle ne se rendait pas compte de l'importance qu'elle avait donné à Henry dans ses propos en lui notifiant qu'il était le seul à avoir pu l'atteindre au point de le laisser entrer dans sa vie.

Le genre humain reste cruel. Celui qui n'en a pas peur n'a rien compris. Oui je vais mal parce que ma mère ne se souvient pas de moi, parce qu'un ancien client est venu me voir au bar, parce que je n'arrive plus à rien…

Son impuissance face aux derniers événements l'écoeurait complètement. Les genoux remontés contre la poitrine, ses bras s'enroule rent autour libérant sa tête qui se releva en direction d'Henry, révélant un visage détruit par la douleur.

Ta curiosité est-elle satisfaite ?

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 17:22

Chaque mot qui m'échappe me fait encore plus mal que le précédent. Chaque pique, chaque réplique, chaque phrase est une torture désagréable, je me sens mal de faire ce que je fais, je m'en veux. Je ne devrai pas agir de la sorte, je ne devrai pas lui dire toutes ces choses, pas ainsi mais Kate a besoin de s'ouvrir, de laisser sortir ce qu'il y a en elle, de le partager. Tout garder pour ça est la pire chose à faire, je le sais, j'avais gardé trop de choses douloureuses en moi pendant trop longtemps pour ne pas avoir compris ma leçon. J'entends ses petits mots, peu convaincant, pour tenter de me faire arrêter de parler mais je n'entends pas m'arrêter. Pas avant d'être sûr d'avoir touché le nerf central, d'être parvenu à la blesser assez pour briser ses dernières forces. Elle est épuisée, blessée, je sais que je lui fais plus mal encore mais c'est mon but, un objectif un peu pervers et qui lui sera inévitablement douloureux mais pas autant qu'à moi. Prononcer tous ces mots avec le sérieux froid et glaçant que j'y mets est une torture. J'aimerai m'arrêter mais je m'y efforce. Je remarque que Kate ne se rend même pas compte que je ne dirai jamais ce genre de choses sans une bonne raison. Les larmes qui lui échappent sont un déchirement douloureux mais je le cache, je fais ce que je peux pour garder cette impassibilité.

Le mug est la première victime de Kate, s'écrasant violemment contre le mug, volant en éclat sous l'impact. Puis le tabouret qui tombe comme elle se relève brutalement, prenant la parole, s'emportant. C'était la réaction espérée, dommage pour le mug cela dit, mais c'était la réaction que j'espérais provoquer, la toucher profondément pour qu'elle s'ouvre et c'est ce qu'elle fait. J'en apprends plus dans ce petit excès de colère que pendant le temps, relativement court tout compte fait, où nous avons été ensemble. J'apprends que Keaton est mort, qu'elle n'a pas un autre petit copain, que sa mère a perdu la mémoire et ne se souvient plus d'elle. Les mots qu'elle prononce semblent enfoncer un poids sur ses épaules, elle glisse le long du mur, se retrouve assise par terre au milieu des débris du mug victime de ce moment d'emportement. Je ramasse le tabouret tandis qu'elle parle du genre humain, le condamnant à n'être que cruauté, un sadisme dont il faut avoir peur. Je ne la blâmerai pas pour ça, ni pour autre chose d'ailleurs, l'être humain peut être cruel, parfois malgré lui. Elle termine en me demandant si ma curiosité est désormais satisfaite. Je m'approche, pas totalement toutefois, laissant une distance entre elle et moi, je m'accroupis et ramasse les plus gros morceaux du mug. Il n'avait pas cassé en millier de petits bouts c'était déjà ça.

« Le but n'est pas de satisfaire ma curiosité, le but est de te permettre de te soulager de tous ces poids sur tes épaules. »

Les plus gros morceaux du mug entre mes mains je me relève pour les mettre dans la poubelle.

« Tu as raison, l'être humain est cruel, il est capable de faire très mal à ses paires mais tu ne peux pas que voir le mal qui habite l'humanité. Je ne suis pas là pour te faire du mal, je ne suis pas là parce que je veux te blesser, je suis là parce que je suis inquiet, parce que je veux comprendre. Parce que je veux t'aider. »

Je la regarde, me rapproche, m'accroupis devant elle, sans la toucher, laissant un petit mètre entre nous.

« Tu n'es pas seule Kate. Tu ne veux pas qu'il y ait quelqu'un qui soit là pour toi. Malheureusement pour toi je ne compte pas te laisser seule. »

Je m'assois finalement, face à elle, croisant mes jambes en tailleur.

« Je sais ce que ça fait de perdre la personne qu'on aime le plus au monde. Après le décès de Sarah j'ai touché le fond, enfin je l'ai cru mais j'ai réussi à descendre encore plus bas, parce que je me suis isolé, que j'ai voulu rester seul. J'ai fini par toucher le fond du fond et il n'y a rien au fond du fond, même pas une échelle pour remonter, du moins tant qu'il n'y a pas quelqu'un pour te donner envie de remonter … ou pour t'y aider. Ne refais pas les erreurs que j'ai faite parce que tu n'es pas seule. »

Je me relève avec autant de souplesse que je le peux, offrant un regard chaleureux à la brune.

« Fallon est perdue, elle n'a pas disparu. La Kate que je connais est une battante, têtue qui n'abandonne jamais et que rien n'abat, sans doute parce qu'elle a trop peur de se faire botter les fesses par sa mère si elle abandonne à la première difficulté. »

Voir Kate ainsi me déchire le cœur, son mensonge sur le petit copain je choisis de l'ignorer totalement malgré l'amertume qu'il a causé en moi.

« Que dirait Fallon si elle te voyait ainsi ? Tu dis que tu lui dois ta vie, qu'elle t'a permis d'être libre et tu larmoies sur le fait qu'elle ne se souvienne pas de toi ? Maintenant plus que jamais auparavant ta mère doit avoir besoin de toi et tu préfères te lamenter sur son absence plutôt que de la rechercher ? »

Un bref sourire passe sur mon visage, tentant de rassurer et d'apaiser la jeune femme.

« Tu es peut-être la seule personne capable de l'approcher et d'éveiller un souvenir en elle, tu devrais être celle qui se consacre le plus à la retrouver. Que tu te décides à la chercher ou pas, je commencerai à la rechercher dès demain parce que je refuse que tu apprennes un jour qu'elle a été tuée sans avoir rien pu faire comme je n'ai rien pu faire pour celle que j'aimais. »

Je tends mes mains vers Kate pour l'aider à se relever.

« Il est hors de question que je te laisse arrêter de vivre sur des remords et du malaise alors … debout. »

Ce dernier mot pourrait presque sonner comme un ordre.
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 19:58

28 Février 2050

Kate se sentait mal, très mal. Une envie de vomir lui rappelant qu’elle n’avait pas mangé depuis longtemps commença à naître sous la torture de son ventre vide. A côté, l’écrivain reste impassible, à croire qu’il en profitait pour se venger, pour vider son sac suite à leur rupture. Quasiment tout était sortie dans cette crise de rage qui l’avait envahit. La brune se trouvait ridicule d’avoir tout avoué ainsi alors qu’elle ne savait toujours pas si elle pouvait réellement lui faire confiance. Mais l’explosion d’émotions qu’Henry avait généré chez la belle ne lui avait pas permis de réfléchir à chacune de ses paroles avant de les dire. La seule chose qu’elle avait tu pour le moment était le fait qu’elle n’avait pas simplement recroisé un ancien client mais que cela s’était très mal terminé. Mais comment dire à l’homme qu’elle aimait et qu’elle avait rejeté qu’un autre avait tenté sa chance sans son accord, la souillant une fois de plus ? Ce qu’il se passait ce soir là dans son appartement en présence du beau brun était en train de la perturber autant d’un point de vue physique que psychologique. Garder le contrôle d’elle, de ses actes et de ses paroles, était loin d’être évident. Les premiers mots du garçon la touchent mais l’écoeurent également. Cela n’allait pas arranger la situation. Entêtée, la jeune femme continuait d’avoir l’esprit plus que chaotique. L’approche physique d’Henry n’arrangea rien à cela. La panique, l’envie, la crainte, tous ses sentiments s’emparèrent d’elle craignant le contact qui serait la goutte d’eau. Heureusement, il ne se préoccupa que des débris de la tasse. Malgré cela, cette proximité créa une tension, une attraction même que l’étudiante avait cherché à fuir en mettant un terme à leur relation par message. Alors qu’il s’éloigne pour jeter les fragments de porcelaine, Kate reprend sa respiration profitant de l’oxygène qui semblait se faire rare en présence du chauffeur. Son répit resta de courte durée étant donné qu’il revint presque trop vite, ou pas assez, à son goût pour se positionner à sa hauteur à même pas un mètre de distance. La respiration de la jeune femme se fit irrégulière. Heureusement, cela pouvait être mis sur le compte des larmes et non de cette sensation de chaleur, de réconfort qu’il provoquait chez elle. Dans un murmure, elle ne put s’empêcher de commenter, telle une attaque de dernier recours :

Tu n’as aucune raison de faire ça ...

Henry finit par prendre place au sol face à elle, s’installant le plus confortablement possible sur ce carrelage si froid et dur. Il parlait en connaissance de cause, la brune ne pouvait pas le nier. Mais la suite ne va pas du tout à la jeune femme. Son sourire lui donnait autant envie de l’embrasser que de le gifler, étrange dilemme. Sa remarque jeta un nouveau froid sur l’étudiante qui n’aimait pas être jugé sur des faits qu’il ne connaissait que peu voir pas.

Je ne suis pas parfaite et retrouver ma mère revient au même que chercher une aiguille dans une meule de foin. C’est stupide et désappointant.

Kate n’avait pas les facultés de sa mère à ce niveau là. Elle n’avait pas ses ressources. Fallon était une tueuse à gage certes, mais elle avait été avant cela une espionne pour le gouvernement Russe. Devenir invisible était inné chez elle, surtout avec son don. Mais les paroles du garçon la ramènent à l’instant présent autant qu’elles font monter la pression en elle. Pour qui se prenait-il à lui dire quoi faire, elle n’avait pas besoin de lui pour ça, elle n’avait besoin de personne pour savoir qu’il fallait qu’elle la retrouve et la confronte.

Tu ne cesses de me juger sans rien savoir ...

A peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle se retrouva à devoir faire face à ce sourire si rassurant, gentil et doux : Henry dans toute sa splendeur. Mais elle n’avait pas le coeur à cela, elle ne pouvait pas. L’étudiante ne devait pas céder ni à cette proximité ni aux actions et réactions du beau brun. Il cherchait à l’aider de ce qu’elle avait compris mais elle avait voulu l’éloigner, elle avait renoncé à lui, uniquement pour le mettre à l’abri de tout ce danger.

Tu m’as pris pour une idiote ? Je n’ai jamais dit que je ne la cherchais pas. Mais je ne suis pas de taille face à une ancienne espionne, ma mère est bien trop forte au jeu du camouflage, un vrai caméléon ....

Lui dire qu’elle avait le pouvoir de se changer ? Autant lui demander de l’amener à un hôpital psychiatrique, elle gagnerait du temps. La brune avait déjà dit bien trop de choses à son ex-amant sous le coup des émotions. Fallon lui avait dit qu’elle lui faisait confiance à ce sujet. Et voilà comment elle se servait de sa confiance, en balançant toutes les informations à son ex-petit ami juste parce qu’elle était un tantinet énervée. Voyant la main de l’écrivain se tendre dans sa direction pour l’aider à se relever, Kate eut un moment d’hésitation. Cette envie d’être consolée qui prenait une part de plus en plus importante à l’intérieur d’elle était vraiment tentatrice. Mais elle sentait que le moindre contact avec le beau brun la ferait basculer de nouveau, ce qui serait incompréhensible pour Henry ainsi que irrespectueux. Elle avait pris une décision, fait un choix, et elle devait s’y tenir. La jeune femme décida de se relever par ses propres moyens tout en s’éloignant de l’écrivain. Ses jambes étaient flageolantes, tenir la distance allait être de plus en plus difficile. Dos à l’écrivain, elle essuya rapidement ses yeux avant de se tourner vers lui tout en s’appuyant contre le dossier du canapé. Elle avait besoin d’un support, ne pouvant tenir physiquement plus longtemps.

A t’écouter, je commence à croire que personne n’a le droit de craquer autre que toi. A moins que tu sois venu uniquement pour te venger. Si tel est le cas je crois qu’on peut dire que nous sommes quittes à présent.

Elle se rendait compte, une fois éloignée de lui, qu’elle avait peur pour sa mère mais aussi peur de lui et de la réaction qu’elle aurait s’ils finissaient par avoir un contact physique. Elle avait été sali, roulé dans la boue une fois encore. Qu’Henry souhaite la protéger ou la laver de cela lui faisait peur. Après tout ce qu’elle lui avait dit ce soir, il était toujours là, il était encore là à tenter de la soutenir et de l’aider. Fermant les yeux, la belle ne savait plus si elle devait le sortir totalement de sa vie ou profiter de son soutien et de sa chaleur humaine pour tenir bon et persévérer avec sa mère. Ses mains se refermèrent sur le haut du canapé, serrant de toutes ses forces comme pour forcer une décision qui ne venait pas.

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Dernière édition par Kate Ward le Ven 2 Nov - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 20:26

« Si. J'en ai une. J'ai envie de le faire. »

Je m'inquiétais pour elle, est-ce que ça n'était pas une raison suffisante pour venir l'aider ? Elle ne voulait plus être avec moi, elle semblait vouloir rendre ça extrêmement claire alors je n'insistais pas mais je n'entendais pas l'abandonner pour autant. Si elle voulait me voir rebrousser chemin elle allait devoir faire mieux que ça. D'ailleurs quand je vois tous les efforts qu'elle met à m'éloigner d'elle, je la trouve bien défaitiste quand au moment de retrouver sa mère. Elle semble penser que c'est un combat perdu d'avance, que ça revient, comme elle le dit, à chercher une aiguille dans une meule de foin. Elle croit durement à ces mots c'est évident, j'ignore ce qui la rend si certaine bien sûr mais je ne suis pas du genre à baisser les bras, même devant l'impossible. Et je croyais que c'était aussi son cas. Je sais que ça l'est. Seulement voilà, elle n'est pas dans son état normal, elle est une version blessée de Kate, refusant à la fois de se soigner et de se laisser aider. Voilà pourquoi je me retrouvais à essayer de lui imposer mon aide mais encore une fois, une phrase que je n'ai que trop entendu dans sa bouche "Je ne sais pas". A l'entendre je suis né de la dernière pluie, inconscient de tout, ignorant tout du monde dans lequel elle vie, ne sachant rien de qui elle, de ce qu'a été son passé … Tant de certitudes pour quelqu'un qui affirme que je ne sais rien. Evidemment j'ignorais que Fallon eut été une espionne, cela rendait les recherches beaucoup plus difficiles forcément, je n'avais jamais eu à faire avec une espionne. Enfin pas que je sache. Effectivement ça compliquait les choses mais les rendre impossible ? Même les meilleurs illusionnistes au monde ne peuvent que donner l'illusion de l'invisibilité ou de la disparition, personne ne disparaît jamais vraiment. On laisse toujours des traces, Fallon aura besoin d'une arme, elle prendra ses contrats quelque part, récupérera son argent quelque part et ça ceux sont des données que Kate doit connaître, qu'elle doit utiliser seulement … une pensée me traverse soudainement … Kate était livrée à elle-même sans doute pour la toute première fois depuis que Fallon l'a prise sous son aile. Cela devait être un autre sentiment déboussolant pour la brune auquel je n'avais pas même encore pensé.

La suite des mots de Kate provoque un sourire, mes mains sont revenus le long de mon corps. Elle a raison, je fais mon petit dictateur mais je ne suis pas là pour me venger, ni lui faire du mal quoi que si c'est ainsi que les choses peuvent s'arranger je devrai peut-être y venir. Je la regarde serrer impitoyablement le canapé pour assurer sa position debout, peut-être aussi à cause de ce qui semble être un combat à l'intérieur.

« Tu crois que je suis venu pour ça ? Pour me venger ? Pour t'empêcher de craquer ? »

Je croise les bras sur mon torse, la regardant à nouveau dans les yeux, j'ai le sentiment qu'en appuyant mon regard je pourrai la faire tomber tant elle a l'air fragile.

« Non Kate, je ne suis pas venu pour me venger. Je ne suis pas venu pour t'empêcher de craquer. Je suis venu pour que tu aies quelqu'un à tes côtés lorsque tu craqueras parce que, au risque de radoter, le pire c'est d'être seul. »

Je ferme les yeux un instant et m'approche de la jeune femme, lentement, Kate n'avait pas encore craqué mais j'allais faire en sorte que ça arrive. J'aurai peut-être dû mettre une armure avant de venir mais qu'importe. Elle devait toucher le fond pour pouvoir remonter, alors s'il fallait que je sois le lapin blanc qui l'entraine au fond du gouffre.

« Pourtant tu as raison. Je t'en veux. De m'avoir laissé m'approcher de toi, de t'être ouverte à moi. Tu as joué avec mon cœur et mes émotions, tu m'as laissé croire à un rêve qui ne pouvait jamais arriver et ensuite tu as simplement décidé de tout reprendre, quitte à me détruire. Tu es allée jusqu'à mentir pour me faire du mal et cela de façon très classe, par SMS. »

Je m'approche toujours, accusateur dans mon ton.

« Tu aurais pu ne pas répondre à mes messages, ne pas venir me voir à notre rendez-vous mais non … Tu as préféré attendre qu'il soit trop tard pour me dire que ça ne peut pas arriver parce que quoi ? Ca n'aurait pas été assez pervers et douloureux sinon ? Pas assez amusant à ton goût ? »

J'avance toujours du même pas calme, même mon intonation est calme.

« J'ai mis plusieurs minutes à me demander si je devais venir ou pas mais pas pour savoir si je pensais être capable de me tenir en ta présence, parce que je me suis demandé si tu le méritais vraiment. Maintenant que je te vois, que je t'entends … j'ai un doute. Je serai allé au bout du monde pour toi, dans le plus dangereux des pays, si tu avais disparu je serai mort de ma vieille mort en te recherchant ou en suivant quelque chose qui ressemblait vaguement à une piste. Mais toi tu dis que c'est impossible de retrouver ta mère, qu'elle est trop douée, qu'elle est un vrai caméléon, une ancienne espionne … tu vois les problèmes, encore et encore. Les problèmes qui t'empêchent de la retrouver, qui t'empêchent de vivre ta vie, qui t'empêchent d'être heureuse, qui t'empêchent d'être avec moi. »

Je suis arrivé devant elle, juste face à elle, sans contact physique mais assez près pour sentir son parfum et la chaleur de son corps.

« Tu m'as dit que tu n'en valais pas la peine, que je méritais mieux que toi et j'étais persuadé que tu te trompais, que tu te dénigrais mais finalement … tu as peut-être raison. Finalement tu es peut-être encore cette prostituée qui passe de main en main sans avoir son mot à dire. Mieux vaut sans doute que tu ne retrouves pas Fallon, elle serait tellement déçue de cette fille qu'elle veille avec affection pour qu'elle soit forte et digne. »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 21:15

28 Février 2050

Il avait envie. Kate lui aurait bien demandé pourquoi après tout ce qu’elle lui avait fait mais c’était se tirer une balle dans le pied. Elle n’avait plus de point de repère, elle n’avait plus l’africaine pour s’appuyer sur elle, son attachement, tout quoi. Tenant difficilement debout, la brune devait faire face à cet homme qu’elle désirait, qu’elle repoussait, qui était en train de la faire vriller. Son sourire charmeur et dévastateur avait laissé place à un sourire qui semblait bien plus moqueur. Tant d’émotions contradictoires se bousculaient en elle. La jeune femme ne savait plus où donner de la tête. Puis sa voix s’éleva de nouveau, les mots qu’elle prononça, tel un poison, semblait à la fois induire le choc, la surprise, mais également l’ironie et la moquerie. Physiquement, Henry semblait bien plus d’aplomb que l’étudiante. Son regard était de plus en plus difficile à soutenir, la transperçant totalement. Ses paroles étaient dures et cruelles et soulevèrent une vérité enfouie au fond d’elle qui pointait tout juste le bout de son nez.

Mais je suis seule ...

Elle avait perdue sa mère et avait rejeté le beau brun. La brune s’entendait bien avec d’autres personnes mais elles s’apparentaient plus à des connaissances comme Nora ou Lauren. Elle avait été présente pour elles mais n’avait jamais donné plus d’informations la concernant que nécessaire. La peur et le doute lui avaient appris à garder ses distances. Fallon avait eu le droit à un laisser passer au vue de la façon dont leur relation était née. Sa réponse semblait avoir donné une impulsion en avant au jeune homme, à son grand désarroi. Il ne pouvait pas s’approcher plus, il ne devait pas la toucher ni la prendre en pitié. Craquer ? En était-elle seulement capable ? Les mots qui arrivés allaient être bien plus durs que les précédents. Il lui en voulait, il était blessé. Comment cela aurait-il pu être autrement ? Après tout, l’ex-barmaid avait agit dans ce sens. Seulement ce qu’il disait n’était pas totalement vrai et le fait de croire un seul instant qu’il pense ça était en train d’étirer son coeur, de le tirailler jusqu’à explosion dans tous les sens.

Ce … n’était pas un jeu ... Henry ...

Tel un murmure, une supplique, Kate tentait d’orienter le dialogue de son ancien amant qui lui faisait souffrir le martyr. Chaque pas dans sa direction était une souffrance de plus. Sa respiration était irrégulière Son coeur accélérait de plus en plus, comme s’il allait s’extirper de sa poitrine pour l’achever. Il aurait tout fait, tout donné pour elle. Il réitérait ses paroles, celles qui lui avaient dis dans son dernier message. Oui, sa façon de penser et d’aborder les choses ne l’aidaient pas forcément. Alors que le beau brun s’arrêta à quelques centimètres poussant l’étudiante à se concentrer pour respirer étant à deux doigts de la suffocation, ces derniers mots furent d’une difficultée incroyable à entendre. L’écrivain lui indiquait clairement que ne pas retrouver Fallon, ne pas être heureuse, ne pas profiter à ses côtés, tout était sa faute et uniquement la sienne. Tremblante de tout son long, son corps semblait sur le point de la lâcher. Sa proximité nouvelle et excessive lui permettait de sentir jusqu’à l’odeur corporelle si agréable et délectable du garçon.

Arrête ...

Immobile face à elle, Henry reprit de plus belle. Elle restait persuadée qu’elle ne le méritait pas. C’était un fait jusqu’à présent. Mais que le jeune homme le dise lui même de vive voix était si dur et cruel. Un frisson dans son dos lui indiqua que la fin était proche. Lui planter un couteau aurait peut-être été plus rapide et moins douloureux après tout. Encore une prostituée … Une déception pour sa mère … Être forte et digne … Impossible … La jeune femme ne s’en sentait pas capable, elle ne s’en sentait plus capable. Tremblante, à bout de force et de souffle, Kate chuta se rattrapant tout juste au canapé pour amortir sa chute.

Je ne peux pas … Je n’y arrive pas … Je … Je … Je ne vous mérite pas ...

Des larmes s’écoulèrent rapidement sur ses joues. Sa respiration était saccadée, une douleur aiguë s’était emparée de sa poitrine. La panique et la peur étaient en train de la submerger. Tant de choses à penser, à contrer, Kate se sentait perdue, submergée par toutes ces choses qu’elle devait affronter seule. Le garçon s’était mis à sa hauteur mais elle n’entendait plus ce qu’il avait à lui dire, son corps la ramenant à cette dure réalité. Elle ne pouvait plus tenir physiquement parlant. Le manque de sommeil et d’alimentation allié à cette difficile confrontation étaient en train d’avoir raison d’elle.

Tu devrais … partir … Tu sais que je … ne te mérite pas ...

Tels furent ses derniers mots avant que son cerveau ne passe en off, faisant perdre connaissance à la belle. Son sommeil fut de courte durée, ses cauchemars la rattrapant rapidement, comme d’habitude. Les murmures de la jeune femme lors de ces derniers instants de somnolence faisaient clairement référence à son ancien client, mais ça tout le monde ne pouvait pas le deviner :

Me touche pas … Arrête … Me touche pas ...

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Ven 2 Nov - 21:45

Pourquoi croit-elle tellement être seule quand elle a devant elle une personne prête à la suivre au bout du monde pour retrouver sa mère ? Pourquoi se croit-elle seule quand quelqu'un s'était assez inquiété pour elle pour en venir à me prévenir qu'elle n'allait pas bien ? Kate n'était pas seule mais elle était incapable de le voir, incapable de s'en rendre compte. Elle refusait de voir que les gens l'appréciaient, que des gens s'inquiétaient pour elle, elle se croyait encore dans un univers fait d'une solitude affreuse et dévastatrice. Voilà pourquoi je savais qu'il fallait la faire craquer, pour qu'elle puisse remonter, repartir de l'avant, pour qu'elle puisse commencer à voir plus clair. Encore une fois je choisis mes mots avec soin mais je déteste chacun d'eux, j'aimerai que l'embrasser et la serrer contre moi soit la bonne solution mais ça ne l'était pas. Kate avait raison, elle venait d'un monde violent et dangereux, si je voulais la faire tilter, si je voulais la faire réagir il fallait que je joue avec ces armes-là, que je lui fasse du mal, bien au-delà de ce qu'elle connait déjà. Si cela veut dire devenir son ennemi et bien … c'est un sacrifice que je suis prêt à faire. Si cela veut dire qu'elle va me coller une droite je l'accepte. J'accepte tous les prix à payer si ça permet de la remettre d'aplomb.

Alors chaque parole qui échappe à mes lèvres est plus détestable encore que la précédente, chaque mot plus injuste et cruel que le précédent. Je ne dis pas ce que je pense, je dis ce qui va lui faire du mal. Je ne dis pas ces choses douces qui pourraient la réconforter et la cajoler, je dis ces choses horribles dont le seul but est de la blesser plus profondément encore, de la faire s'effondrer totalement. Ses suppliques me touchent, droit au cœur, mais le cœur n'a pas sa place en cet instant, pour la première fois je fois Kate faible et je sais que c'est à moi d'être fort, que je dois me tenir à ce jeu affreux que je joue. L'adage dit que ceux qui nous aiment nous ferons du mal, il oublie de dire qu'on fera du mal à ceux qu'on aime. En cet instant mes propos peuvent sembler relever d'un sadisme cruel et pourtant je ne pourrai pas être plus masochiste qu'en cet instant. Je lui fais mal mais jamais autant qu'à moi-même. Je me maudis pour chaque mot, je me déteste pour chaque parole, je me hais pour chaque phrase. Un mal nécessaire, pensée triste qui ne me console pas même si je remarque que mes mots ont l'effet escompté. Kate est de plus en plus maladroite sur ses mots, les larmes qui lui échappent trahissent cette faiblesse sur le point d'exploser et puis elle chute. Dans un réflexe dont elle ne se rend même pas compte mes mains se posent sur ses hanches pour ralentir sa chute.

La douleur teinte ses mots, son regard montre sa perdition, elle dit que je devrai partir, que je sais qu'elle ne me mérite pas. Ses yeux papillonnent un peu et le sommeil la gagne. Délicatement je la soulève pour l'allonger dans le canapé. Je cherche quelques instants pour trouver un plaid que je dépose avec douceur sur son corps. Je m'interdis ce baiser sur le front dont j'ai tant envie et me rends dans la cuisine. J'y serre un grand verre d'eau qui l'attendra à son réveil avant de préparer un petit repas. Elle est à bout de force, ce sommeil soudain en est la preuve. Un bon repas lui fera le plus grand bien, ainsi qu'une bonne nuit de sommeil. Je surveille Kate du coin de l'oeil, son sommeil est agité, je n'en suis pas vraiment surpris, les troubles actuels de sa vie doivent remuer également ceux du passé. Je l'entends parler dans son sommeil, se défendre de ce que j'imagine être un client venu tout droit de son passé. Ou alors ça pourrait être moi, vu les mots employés et mon attitude récente, ça serait plus que mérité. Kate se réveille lentement alors que je reviens dans le salon avec une petite assiette et des couverts que je pose sur la table basse avec le grand verre d'eau que j'avais servi pour la jeune femme. Oeuf au plat et carotte à la crème, pas un grand plat de restaurant mais elle devait avoir faim. Je m'assois sur le fauteuil en face du canapé.

« Tu n'es pas seule Kate. »

Un petit clin d'oeil, un bref sourire.

« Tu devrais manger un peu, tu te sentiras mieux ensuite. »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Sam 3 Nov - 7:49

28 Février 2050

Tandis que son cerveau tentait de suivre la cadence, le corps de la belle lui avait tout simplement dit stop. Elle avait trop de choses à penser et Henry ne cessait de la repousser dans ses retranchements les plus profonds. Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi se donnait-il la peine pour celle qui avait piétiné son corps sans état d’âme ? Enfin, évidemment, ça ce n’était que l’apparence. Dans le fond, l’ex-barmaid était déchirée à l’intérieur, anéantie par l’absence de sa mère et part ce qu’elle avait subi lors de son dernier jour de travail au bar. C’était probablement le plus dur à reconnaître et à accepter parce que cela n’avait pas de sens. Ce genre d’évènement, elle en aurait tout de suite parlé à l’africaine. Mais Fallon n’était pas là, elle ne se souvenait même pas d’elle. La brune était en train de perdre la seule personne qui avait de l’importance à ses yeux et aux yeux de laquelle elle était importante. Sa voix résonnait dans son esprit lui rappelant qu’elle serait toujours là et qu’elle ferait tout pour la protéger, que l’étudiante le veuille ou non. Mais aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Elle avait laissé l’ex-tueuse à gage lui montrer de l’affection, elle avait aimé pouvoir se fier à elle, avoir confiance, une confiance aveugle. Et à présent, elle rôdait probablement dans les rues de la ville, en quête de contrat à réaliser, étant redevenu la tueuse qui l’avait sauvé moins l’impact que l’ex-prostituée avait eu sur elle. Sa fille ne pouvait pas abandonner. Elle devait la traquer, rentrer dans la danse et la battre à son propre jeu. Elle n’avait de toute façon pas d’autre choix, l’abandon n’était pas une possibilité, pas quand il s’agissait de sa mère. Seulement l’être humain a ses limites physiques et psychologiques. La belle ne voulait pas se le reconnaître mais chercher sa mère vingt-quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept sans être un minimum reposée et restaurée ne pouvait que la mener à sa perte. Il avait fallu qu’elle arrive jusqu’à n’en plus pouvoir pour que la présence d’Henry lui soit imposée et qu’elle explose.

Henry lui faisait penser à sa mère en quelque sorte. Comme une voix de la raison, le garçon était venu pour l’aider malgré leur séparation, malgré le comportement immonde que la brune avait eu à son égard en mettant un terme à leur relation par simple sms. Mais il était là, incisif, provoquant, il ne ressemblait en rien à l’écrivain qu’elle avait connu. Chacune de ses actions mais surtout chacunes de ses paroles étaient un poison, une douleur lancinante qui venait s’immiscer en elle pour agrandir son mal-être. Les frissons de honte, l’envie de vomir tant physique que psychologique, il était en train de l’enfoncer de plus en plus alors qu’il lui avait parlé de soutien et d’aide. Mais les coups continuaient de pleuvoir mettant à rude épreuve ses sentiments et sa confiance. Kate faisait partie des personnes qui réfléchissaient beaucoup trop, se dissimulant derrière d’immenses barrières destinées à dissuader quiconque souhaiterait l’approcher. Mais le soucis, c’est que le beau brun était passé avec une telle facilité qu’elle avait réussi à trouver une raison logique au fait de l’écarter de sa vie. Elle n’avait aucune preuve qu’elle puisse lui faire confiance les yeux fermés comme elle avait commencé à faire. Mais dans son esprit flou, elle se rendait compte que cela n’était qu’un prétexte, qu’on ne pouvait avoir de certitude dans le genre humain sans avoir essayé. Essayer, cela signifiait aussi se ramasser. Ce jeu lui avait paru si cruel et difficile, qu’elle avait préféré l’isolement. Ainsi évanouie, Kate avait tendance à se recroqueviller, comme pour se protéger. Les cauchemars n’arrêtaient pas de la harceler, ne lui laissant aucun répit dans son sommeil. Quelques mots sortirent une dernière fois de sa bouche avant qu’elle ne subisse un réveil des plus mouvementés.

Da … mian … Stop ...

Sursautant, Kate se redressa jambes à demi pliées, réalisant qu’elle était non pas dans son lit mais dans le canapé, recouverte d’un plaid. Appuyant son épaule contre le dossier, elle se prit la tête dans les mains tentant de recoller toutes les pièces du puzzle. Le beau brun était venu la voir, ils s’étaient engueulés. Non à vrai dire il l’avait poussé à bout alors qu’elle tentait de le faire fuir une fois de plus. Une odeur atteint ses narines. La jeune femme n’avait pas cuisiné depuis un bon moment d’où cela pouvait-il venir ? Perdue dans ses pensées, l’étudiante fut surprise par cette assiette qui se posa sur la table accompagnée d’un verre. Henry était encore là. Bien que sa proximité était oppressante pour une raison bien connue, sa présence était un soulagement sans comprendre pourquoi. Il prit place en face du canapé tandis que la belle profita de sa position pour regarder en face d’elle, dans l’allongement de ce dernier. Maintenir le regard du chauffeur était devenu difficile. Ces paroles n’étaient plus aussi cruelles qu’avant qu’elle ne perde connaissance. Étrangement, la jeune femme se sentait soulagée, comme si un poids avait été enlevé de ses épaules alors que rien n’avait changé. Ses pensées commençaient à mieux s’agencer. L’écrivain semblait réellement se préoccuper d’elle. A croire que tout le mal qu’elle lui avait fait n’avait même pas fait changer ses sentiments d’un poil.

Je n’ai pas ...

Alors qu’elle allait dire ne pas avoir faim, son ventre réclamait son dû lié à la bonne odeur ambiante. Se tournant pour faire face à son invité forcé, déposant le plaid au bout du canapé, elle prit la fourchette et piqua dans deux morceaux de carottes qu’elle mit dans sa bouche, les laissant fondre contre son palais sans grosse difficulté. La brune adressa un regard à son ancien amant, échange difficile à maintenir. Il l’avait mise plus bas que terre avec ses mots cruels, paroles qu’elle méritait et elle le savait parfaitement.

Merci, je … Je suis désolée de t’imposer tout ça.

Certes, elle ne lui avait pas réellement imposé mais l’intention y était. Si le garçon était présent, cela était évidemment son choix et uniquement le sien. Mais à présent calmée, la jeune femme en avait gros sur le coeur tout de même. Elle ne savait pas trop si ce qu’elle allait dire était pour Henry ou pour elle, peut-être un peu des deux à vrai dire.

Je t’interdis de me dire à nouveau que j’ai abandonné ou que je ne la cherche pas parce que ça n’est pas le cas. Les recherches sont toujours au point mort … J’ai trouvé aucune trace d’elle, à croire qu’elle n’est plus à Europolis.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Sam 3 Nov - 9:51

Kate a gardé son habitude de parler dans son sommeil, elle a également toujours ce sommeil agité que j'avais pu lui découvrir. C'était surprenant et déconcertant en même temps de la voir s'agiter et murmurer alors qu'elle est endormie. Je l'observe du coin de l'oeil tout en cuisinant, je l'entends se débattre contre ce qui doit être un client, je finis même par capter un prénom : Damian. Je ne sais pas qui ça peut être, très honnêtement je m'en moque, j'espère juste qu'il est définitivement sorti de sa vie et qu'elle lui appliquera quelques leçons meurtrières de sa mère pour s'en débarrasser s'il devait revenir l'embêter. Pendant ce temps je prépare un petit repas, rien qui ne sera un jour à la carte d'un restaurant mais qui permettrait à la jeune femme de remplir un peu son estomac qui doit être bien vide. Tout comme elle semble clairement manquer de sommeil. Certains mangent quand ils stressent, d'autres ne mangent plus, certains dorment des jours entiers, d'autres ne ferment pas l'oeil de la nuit. A voir l'état de fatigue extrême de Kate, je ne prenais pas grand risque à dire qu'elle ne mangeait plus, qu'elle ne dormait plus. Ce petit somme n'allait faire que peu de bien, remplir son estomac en revanche risquait de provoquer une bonne somnolence. A condition bien sûr qu'elle accepte de manger puisqu'elle s'apprête à me dire qu'elle n'a pas faim quand son estomac décide de me faire savoir que "si, si ! Elle a faim !". Je souris en entendant la phrase interrompue que tentait de prononcer Kate.

« Mange au moins un peu. S'il te plait. »

On est très loin du poison que je crachais un petit peu plus tôt. Des mots doux, chaleureux, même mon regard est à nouveau une caresse, il n'a plus rien de dur ou d'impitoyable, plus rien à voir avec ce regard perçant qui devait blesser Kate jusqu'à la faire craquer. La jeune femme mange finalement, même si c'est juste deux petites rondelles de carotte c'est toujours mieux que rien. J'ai fait une petite assiette pour une bonne raison, je me doutais qu'elle n'allait pas manger avec un appétit féroce mais je risque quand même d'insister pour qu'elle mange plus que ces deux petits bouts de carotte. J'écoute ses mots et secoue doucement la tête.

« Tu n'as pas à me remercier, c'est normal que je sois là. Et tu sais, tu es capable de mener les hommes à la baguette je n'en doute pas mais tu ne m'imposes rien. Je suis là parce que j'en ai envie. Parce qu'une amie a besoin de moi et que je n'abandonne pas mes amis. »

Déjà qu'il se comptait sur les doigts d'une main, je n'allais pas les abandonner. Bien sûr il y a aussi le fait que Kate soit plus particulière que les autres à mes yeux. Cette rupture par SMS a été douloureuse, tout comme l'idée de la savoir dans les bras d'un autre. Je savais à présent qu'il n'y avait pas d'autre homme et bizarrement cela m'avait soulagé quelque part. Ses phrases suivantes provoquent un hochement de tête même si je ne sais pas si elle me le dit à moi ou si elle cherche à s'en convaincre elle-même, c'est sans doute un peu des deux.

« Je n'en ai jamais douté, Kate. Je sais que tu ne la laisserais pas tomber et que tu n'arrêteras pas de la chercher. Je … Je ne pensais aucun des mots que j'ai prononcé plus tôt, je voulais te pousser à bout mais crois-moi … je n'ai pas pris plaisir à ce que j'ai dit. »

J'avais simplement exprimé ce qui devaient être les peurs qui l'habitaient quelque part en elle, de ne pas en faire assez, de ne pas être capable de la rechercher et de la retrouver.

« Et toi, je t'interdis de dire et penser encore que tu es seule parce qu'en dépit de tes meilleurs efforts ce n'est pas le cas. Je suis là pour t'aider comme je le pourrai même si c'est juste pour faire la cuisine et mettre un plaid sur tes épaules mais tu n'es pas seule. »

Je lui souris, chaleureux.

« Cela dit si tu veux rechercher Fallon efficacement il faut que tu sois en forme donc tu vas commencer par finir cette assiette et ensuite une grosse nuit de sommeil. Tu te sentiras déjà mieux demain matin et tu verras que le noir qui t'entoure sera déjà un petit moins sombre quand tu es en état de faire quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Sam 3 Nov - 11:52

28 Février 2050

Henry n'agissait absolument plus de la même manière. A croire qu'elle avait fait un affreux cauchemar où l'homme qu'elle avait rejeté à contre-cœur venait se venger en lui disant ses quatre vérités. La douceur de ses mots et de son regard laissaient croire qu'elle n'avait pas fait face à l'écrivain un peu plus tôt mais à quelqu'un d'autre. Malgré l'énorme fatigue accumulée, la jeune femme avait l'impression de se sentir mieux. Aucun de ses problèmes n'était résolu mais pour autant elle avait le cœur un peu plus léger. Avalant deux morceaux de carottes, elle eut l'impression de vouloir vomir. Kate sentit que son corps lui faisait payer son attitude des derniers jours, elle avait besoin de manger. Reprenant une fourchette supplémentaire, elle écouta ce que le garçon avait à lui dire. Il restait égal à lui-même, d'une gentillesse à toutes épreuves ou presque. Elle l'avait sorti de sa vie pour le mettre à l'abri de tout ce danger et lui ne trouvait pas meilleure chose à faire que s'improviser comme un ami, pouvant être proche d'elle donc tout autant en danger mais sans le bénéfice ultime d'une telle proximité. La difficulté d'une telle relation allait être encore plus élevée que le fait de l'oublier. La brune secoua sa tête rapidement pour chasser de telles pensées. Ça n'était pas du tout le moment.

Je ne me débarrasserais pas de toi comme ça n'est ce pas ?

Instinctivement, elle avait eu un petit sourire au coin des lèvres, réaction qu'elle rectifia le plus rapidement possible. Oui sa présence et sa gentillesse lui faisaient un grand bien. Et oui, s'il ne la lâchait pas et souhaitait lui tenir compagnie, la cohabitation allait être compliqué. Même si elle ne souhaitait pas y penser, elle n'avait pas rompu par absence de sentiments, c'était en fait le contraire. De peur de le perdre ou qu'il soit utilisé contre elle ou contre sa mère, elle avait cherché à s'en séparer. Dans la situation actuelle telle qu'elle se présentait, la brune allait réellement sans mordre les doigts. Le souci, c'est qu'en face à face, elle était incapable d'aller plus loin que ce qu'elle avait tenté tout à l'heure pour le repousser. Le beau brun était toujours là preuve de son échec à le repousser. Henry semblait si gentil et doux. Lorsqu'il reprit la parole pour dire qu'il n'avait pas douté un instant d'elle, ses pensées s'emmêlerent de nouveau. Il n'en pensait rien ? Le regard vide de l'étudiante tomba sur l'assiette à peine entamée qu'il lui avait servi. A quel moment avait-il menti ? Il y avait forcément une part de vérité dans tout ce qu'il lui avait dit. Elle ne comprenait pas les agissements du garçon, elle ne méritait absolument pas ses attentions. La solitude, elle ne connaissait que trop bien. La reconnaissance d'Henry concernant ses efforts pour le rester faisait mal. Elle n'avait toujours compté que sur sa mère qui n'était plus à ses côtés pour le moment. Elle se rendait compte que la chute était rude et qu'en fait, ça faisait plusieurs années qu'elle n'était pas seule puisqu'elle avait Fallon. C'était ce qui l'avait le plus atteint et elle ne le comprenait que maintenant qu'une autre personne voulait l'aider et la soutenir comme sa mère.

Pourquoi persistes-tu à vouloir m'aider alors que toi et moi savons très bien que je ne le mérite pas ?

Elle avait parlé d'une voix douce et basse révélant son incompréhension totale. L'ex-barmaid était persuadée de lui avoir fait mal avec son message alors pourquoi persister ? Écoutant les instructions de l'écrivain, elle se leva, facillant un instant avant de se diriger vers la cuisine pour se couper un morceau de pain. Elle alla vérifier le radiateur qui commençait à bien chauffer l'appartement. Revenant à sa place, elle ôta son sweat à capuche laissant apparaître un débardeur noir tout ce qu'il y a de plus banal avant de reprendre l'assiette en main et de manger tranquillement évitant au possible le regard du jeune homme. Elle fit une pause lorsqu'il lui parla de dormir.

Ce n'est pas faute d'essayer mais j'en suis actuellement incapable.

La soirée entre les mains de son ex-client qui n'avait que quelques jours restait un souvenir cuisant, un retour en enfer. A chaque instant, dès qu'elle y pensait, elle sentait de nouveau ses mains abjectes sur son corps. Rien que d'y songer à nouveau et la jeune femme se contracta de partout dans un réflexe de défense qui était vain.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Sam 3 Nov - 14:12

Que croyait Kate ? Qu'elle allait se débarrasser de moi simplement avec un SMS et un petit ami imaginaire ? Il allait en falloir plus que ça pour me faire partir loin d'elle, elle essayait mais ne semblait jamais y mettre tout son cœur ce qui donnait un résultat peu concluant et finalement j'étais là. J'étais là parce qu'elle avait besoin de moi, parce qu'elle ne devait pas être seule et comme elle le disait si bien, elle n'allait pas se débarrasser de moi aussi facilement. Je remarque son petit sourire, il me fait chaud au cœur et je souris également à sa petite blague avant de secouer doucement la tête. Elle avait déjà compris que j'étais au moins aussi têtue qu'elle et que je n'entendais pas m'en aller, maintenant moins encore que auparavant. Peu m'importait ce qu'elle pensait elle, elle est une amie dans le besoin, en difficulté, je ne l'abandonnerai pas ainsi.

« C'est mon côté mauvaise herbe. On m'enlève mais je reviens toujours. »

A mon tour de faire un peu d'humour puisque la jeune femme semblait désormais être capable de sourire à nouveau. Même si ce fut un sourire bref, même si ce sourire ne dura pas longtemps, elle avait réussi à en avoir un petit ce qui était sans doute plus que … depuis un bon moment. C'était un bon début dans mon objectif de lui permettre de se remettre sur pieds, ce n'était pas encore gagné mais je ferai ce que je peux. La question suivante posée par Kate est peut-être celle qui l'intéresse le plus mais également celle à laquelle j'ai le moins envie de répondre. "Parce que je t'aime" est la véritable réponse mais le problème est bien de ne pas pouvoir le dire de but en blanc sans risquer de m'attirer les foudres de la jeune femme. Il allait donc falloir faire preuve d'un peu plus de tact et de malice au moment de répondre à cette question. D'abord, il fallait remettre les choses au clair sur ce que j'avais dit auparavant.

« Ce que j'ai dit avant … Je ne pensais pas un mot, c'était juste pour te faire réagir, pour te pousser à bout mais … tu le mérites Kate. Tu es la seule qui pense ne pas mériter l'aide et la présence des autres. »

En tout cas la mienne. Je ne pouvais pas parler pour tous ceux qu'elle connaissait bien sûr mais en ce qui me concernait, elle méritait largement de recevoir l'aide et le soutien que je pourrai lui apporter.

« Je sais que tu ne penses pas le mériter mais je ne serai pas là si je n'en avais pas envie, je ne serai pas là si je savais que tu ne le mérites pas. Alors maintenant j'aimerai que tu arrêtes de dire que tu ne mérites pas d'avoir des gens autour de toi, de dire que tu es seule parce que c'est faux. »

Kate me fait part de son incapacité à dormir correctement ces derniers temps, je peux comprendre cela, je hoche lentement la tête en signe d'approbation.

« Oui … J'ai connu ça. Ne t'en fais pas, on va arranger ça et je te promets que tu vas retrouver le sommeil. »

Cela commencerait par prendre un peu soin d'elle, si j'entendais le faire il serait aussi très important qu'elle prenne elle-même soin d'elle. Je la sens nerveuse, figée, comme si elle était inquiète à l'idée même de dormir, je repense à ce que je viens de dire et je me reprends.

« Ce que je veux dire … Enfin ce que je ne voulais pas dire … bref je ne dis pas qu'on va dormir ensemble mais je veillerai sur toi pendant que tu dors. Ca te permettra de te sentir plus en sécurité et sans doute de parvenir à passer une bonne nuit. »

M'attendant d'ores et déjà à sa réplique que je devrai rentrer chez moi, ne pas me priver de sommeil pour elle, je continue.

« Je ne veux pas entendre de protestation que ça ne marche pas, ni aucune réplique, tant que tu n'as pas essayé ça marche à 100%. »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Sam 3 Nov - 18:34

28 Février 2050

La remarque du jeune homme la fit sourire de nouveau brièvement. Elle ne l'aurait pas vraiment qualifié de mauvaise herbe à vrai dire mais pourquoi pas. Lorsqu'elle lui demanda pourquoi il redoublait d'efforts pour l'aider, la brune se rendit compte qu'il réfléchissait plus que cela semblait être nécessaire. Cherchait-il des mots en particulier ou simplement à dissimuler quelque chose ? Il était en train de lui valider ce qu'elle pensait déjà avoir compris. Sa provocation et sa cruauté n'avaient été que pour la faire sortir de ses gonds, la faire craquer. Comment pouvait-il encore se soucier d'elle ? Elle lui avait avoué son mensonge lors de son accès de colère mais le beau brun n'avait absolument pas réagi à cette information, signe probable que c'était déjà trop tard. L'écoutant, l'étudiante se retint de lui dire qu'elle ne le méritait pas rien que pour ce qu'elle lui avait fait. Son cœur se serra à cette pensée. Il était resté comme ami mais elle l'avait probablement perdu à jamais pour autre chose. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle. Kate pouvait déjà être contente qu'il reste qui il est, l'écrivain gentil et tendre qu'elle avait rencontré à la fermeture du bar. La brune décida de laisser couler, de l'écouter sans réagir. Continuant de manger son assiette, elle s'arrêta pas longtemps avant la fin de son contenu mais elle ne pouvait vraiment pas manger plus.

Évidemment, ne lui ayant pas tout dit, Henry ne pouvait pas comprendre que s'endormir était synonyme d'impuissance face à des attouchements comme lorsque son ex-client l'avait à moitié assommée. Et si cet enfoiré trouvait où elle habitait et recommençait ? Tout était imaginable surtout lorsque la peur prenait le dessus. Le fait qu'il lui annonce être prêt à rester ne la rassura pas réellement. Au contraire, elle s'inquiétait plus de ce qui pourrait lui arriver par sa faute. Sa revendication contre ses potentielles contestations la fit sourire.

C'est noté mais dans ce cas je vais te laisser pour essayer de ce pas ta technique.

Récupérant son sweat et l'assiette, elle se leva pour ranger tout ça dans la cuisine avant de se diriger vers sa chambre. Lorsque Fallon venait de la recueillir, elles avaient tout essayé pour apaiser ses nuits sans résultat concret. Rangeant les restes au frigo, faisant la vaisselle rapidement, elle se demandait bien comment il comptait veiller sur elle. La jeune femme ne voulait pas l'embêter, le gêner plus que ce qu'elle avait déjà fait. Alors qu'elle allait quitter la pièce, Henry n'avait pas bouge de son fauteuil, elle se retourna et plongea son regard ampli de fatigue et de tristesse, tristesse autant liée à l'absence de sa mère qu'à ses conneries vis à vis d'Henry :

Je.. Te remercie pour ce soir. Et je suis désolée…

Sans en dire plus, elle fit demi-tour et se dirigea vers sa chambre, le cœur gros, les larmes au bord des yeux alors qu'il était prêt de onze heures du soir. Une fois la porte repoussée, elle s'appuya un instant contre, un peu perdue, cherchant à reprendre sa respiration le plus possible. Le temps n'était plus à la réflexion, elle avait déjà pris ses décisions et ne pourrait plus revenir en arrière. Ses propres erreurs étaient de la faire souffrir encore plus. La jeune femme se déshabilla pour enfiler un top et un shorty avant de se glisser sous sa couette. Sans surprise, une fois qu'elle réussit à s'endormir, au bout de quelques dizaines de minutes, Kate commença à remuer dans le lit, en proie à ces souvenirs immondes qu'elle avait vécu quelques jours plus tôt. Rien ne semblait pouvoir apaiser ses tourments. Ses mouvements étaient chaotiques, comme si elle cherchait à repousser quelque chose. Son souffle était erratique et fort. Son corps était parcouru de spasmes et ses lèvres laissaient quelques gémissements de souffrance s'échapper de temps à autre. Son sommeil n'avait absolument rien de reposant. Des perles de sueur commencèrent à se former dans son dos, la belle était en train de faire une crise de panique comme il y a quelques années en arrière. Sa respiration devenait plus chaotique, se coupant pendant plusieurs secondes parfois. Cette bataille la fatiguait plus que tout et la crispait.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Dim 4 Nov - 17:25

Entourée plus qu'elle ne l'imaginait, Kate était bien la seule personne qui pensait ne pas mériter l'aide que les autres voulaient lui apporter. Je lui expliquais que j'étais venu et que j'entendais rester, je sais ce que sa mère a dit concernant le fait de passer la nuit ici mais j'espère bien que ce cas de figure très particulier, dont elle était en grande partie la cause, allait être le cas d'un passe-droit. Ou qu'elle ne le saurait jamais. Après tout elle n'avait pas besoin de savoir, après son amnésie car je l'espérai bien passagère ne serait-ce que pour la santé mentale de Kate, elle n'aurait pas besoin de savoir que j'avais été ici et que j'avais passé du temps avec sa fille. Je ne suis pas un doux rêveur qui s'imagine que ça réchauffera le petit cœur de la tueuse envers moi, si déjà je m'en sors sans une balle entre les deux yeux je serai heureux. Je n'avais jamais menti à Kate, du moins si on exceptait mon petit jeu pour la faire craquer, j'avais dit que je serai là pour veiller sur elle, pour la protéger que le danger ne me faisait pas peur si ça me permettait d'être à ses côtés, ce soir était une occasion de le prouver. Malgré ses mensonges, malgré cette rupture par sms, malgré le petit copain imaginaire. Je hoche la tête en entendant Kate me dire qu'elle allait tenter ma technique, au moins elle était consciente d'avoir beaucoup de sommeil en retard.

« Bonne idée. »

Je doutais que ma seule présence puisse l'aider à s'endormir et passer une nuit calme et apaisée, je ne suis pas ce genre de romantique qui oublie toute notion de logique et de réalisme. Même lorsque nous dormions ensemble, si elle était beaucoup plus calme et tranquille, elle bougeait encore, s'agitait un peu. Rien ne l'apaiserait sans doute jamais vraiment totalement, sauf si elle parvenait à faire la paix entre sa vie passée et sa vie actuelle mais elle semblait avoir énormément de mal à le faire. Réfléchissant un peu à ce qui serait la meilleure façon de faire pour l'apaiser, je savais par expérience, pour ainsi dire, que la prendre dans mes bras fonctionnait bien mais je doutais qu'elle ne se laisse faire. Je ne voulais pas lui transmettre une idée qui n'était pas celle que je me faisais de l'aider à passer une bonne nuit de sommeil. Il allait donc falloir que je sois malin, assez pour trouver quelque chose qui allait l'apaiser et qui n'impliquerait pas de m'allonger à ses côtés, aussi tentante que puisse être cette idée.

« C'est normal que je sois là et … il n'y a eu aucun mal de fait. »

Je dis cela avec un sourire rassurant et chaleureux. Son SMS avait été affreusement douloureux et l'idée de l'imaginer avec un autre pire encore mais lui dire cela l'empêcherait de fermer l'oeil ou, du moins, de passer une nuit de sommeil un tant soit peu calme. La laissant gagner sa chambre et s'y allonger, je m'assois à côté de la porte, dos au mur, laissant mes oreilles travailler un peu, écouter ce qui se passe dans la pièce, d'abord le calme quand elle s'endort et rapidement l'agitation de ses nuits, le froissement des draps dans des mouvements rapides, affolés. Je me relève et me rends dans la cuisine, quelques minutes plus tard je toque à la porte, assez fort pour la tirer de ce sommeil agité et entendre sa voix m'inviter à entrer. Je referme la porte derrière moi, elle a allumé la petite lumière sur sa table de chevet. Doucement je pose une tasse de chocolat chaud sur la petite table.

« Je t'ai entendu t'agiter, je me suis permis de préparer un chocolat chaud. »

Je tâche de sourire, restant debout devant le lit, une main venant ramener le drap sur son épaule.

« Je ne veux pas paraître … Je veux dire … Je ne veux pas que tu imagines que je tente un truc de "couple" mais tu étais moins agitée quand on dormait côte à côte. Je t'ai promis de te veiller et je le ferai, mais si tu permets je m'installe dans une chaise près de toi et je … tiens ta main. C'est enfantin et un peu stupide mais comme je t'ai dit, tant que tu n'as pas essayé il n'y a aucun moyen de savoir que ça ne fonctionne pas. »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Dim 4 Nov - 19:27

28 Février 2050

Un bruit qui lui parut violent la sortit de son sommeil. La jeune femme se redressa instinctivement, en proie à l'affolement et la panique. Son cœur semblait faire un rallye tandis que sa respiration était chaotique. Quelle heure était-il ? Le réveil indiquait minuit et demi. Son sommeil fut de courte durée. Transpirante, elle se décolla des draps pour allumer sa table de chevet. Puis les évènements de la veille lui revinrent vite en tête. L'écrivain devait encore être dans les parages. Ne pas tenir sa promesse ne lui ressemblait absolument pas. L'idée de l'avoir blessé délibérément pour l'éloigner d'elle sans que cela ne marche faisait souffrir la jeune femme qui se rendait compte que ses agissements lui avaient tout fait rater.

Henry?

Il était évidemment encore présent et arriva avec un mug fumant, attention adorable qu'elle ne méritait pas, comme tout le reste, tout ce qui venait de lui. Kate ne put retenir un petit sourire doux et tendre. Comment avait-elle pu le faire souffrir en inventant un autre ? Nul homme ne pourrait rivaliser avec lui, elle en était persuadée. Cette pensée l'écoeura d'autant plus qu'elle avait tout gâché entre eux et que le voir ainsi allait lui rappeler à quel point elle avait été stupide. Instinctivement, la belle se secoua la tête pour arrêter de penser à tout ça et attrapa la tasse pour savourer le chocolat chaud fait avec amour… Tendresse par Henry. Elle écouta attentivement ce qu'il avait à dire même si ce qu'il était en train de lui dire la stressa et la frustra. La brune ne pouvait pas lui demander ça. Toucher à nouveau le garçon semblait être une épreuve en soit. Tout le corps de l'étudiante s'était tendu à cette idée. Non pas que cela la répugnant, bien au contraire, Kate n'était pas sur de résister à ces sensations qu'elle pouvait avoir à son contact. Elle se mordilla la lèvre inférieure par réflexe, en proie à tous ses doutes. Réfléchissant, elle se rendit compte que l'écrivain se justifiait lui aussi indirectement. Doutait-il de ce qu'il proposait ? Ou peut être que cela allait  l'encontre de ce qu'il voulait ?

Merci pour le chocolat. Mais.. Tu es sûre ?

Le garçon lui adressa un sourire qui se voulait réconfortant mais ça n’eut pas du tout cet effet sur la jeune femme qui commençait à angoisser à l’idée de le toucher. Terminant son chocolat le plus lentement possible, la brune reculait le moment fatidique où l’écrivain devrait se forcer à lui prendre la main pour tenir une promesse qu’il aurait pu rompre sans soucis et où l’étudiante devrait dissimuler son mal-être lié à cette proximité enivrante qui lui donnait plus envie qu’autre chose. Kate lui avait indiqué un petit fauteuil qu’elle avait dans un coin de sa chambre et le jeune homme le rapprocha, refusant son aide et s’installa dedans. Une tension persistait entre eux et elle le comprenait parfaitement, il devait lui en vouloir, la haïr peut-être même pour ce qu’elle avait fait. La Crows League était passée au second plan depuis quelques jours mais elle restait un problème majeure et une menace réelle. La tasse entièrement vidée, elle la reposa sur la table de chevet avant de se glisser de nouveau sous sa couette, le coeur battant à l’idée de remettre sa main entre celles de son ancien amant toujours aussi attentif et plein de tendresse. Tendant le bras, elle éteignit la lumière avant de laisser place au noir et au silence de la nuit. Henry attrapa sa main, se souvenant probablement de sa position non loin de la lampe. Son contact électrisant lui hérissa les poils et lui procura des frissons, sensations qu’elle connaissait depuis pas si longtemps que cela, depuis qu’elle avait rencontré le beau brun. Gênée par la situation, elle murmura :

Bonne nuit Henry. Je suis vraiment désolée ...

Désolée pour cette soirée merdique qu’il subissait à cause d’elle ? Désolée pour le texto de rupture qui était une façon de faire des plus déplorables ? Désolée pour la rupture qu’elle ne souhaitait pas au fond d’elle mais qu’elle avait provoqué quand même ? Désolée pour tous les mensonges y compris le faux remplaçant ? Il n’y aurait aucune précision à ces excuses car la belle s’endormit rapidement. La situation ne changea guère les choses. Kate était toujours incapable de rester sereine dans son sommeil. Sa main glissa bien vite de celles de l’écrivain tandis qu’elle se remua dans son lit. Désireux d’aider, le garçon se leva pour s’asseoir au bord du lit afin d’avoir la belle à portée de bras. En proie aux mauvais souvenirs, ceux qui la rongeaient et la mettaient au plus mal, l’étudiante s’écarta dans un premier temps d’Henry, le repoussant comme elle repoussait son ex-client dans son rêve. Mais lorsqu’elle eut un nouveau contact avec le beau brun, sa main qui était revenue prendre la sienne fut d’une douceur inattendue, l’odeur de sa peau vint jusqu’à elle attirant son attention. La brune se retourna et, après quelques minutes, elle s’était déplacée pour venir se blottir contre cette odeur réconfortante et apaisante qui caractérisait tant le jeune homme. Ce dernier finit par s’installer comme il pouvait sur le lit, cherchant une position confortable sans réveiller Kate. Dans la nuit, quelques gémissements s’échappèrent de ses lèvres, confirmant son apaisement et le fait que la tendresse du garçon faisait son effet.  Plusieurs heures s’écoulèrent avant que l’étudiante ne rouvre les yeux. Dans le noir de sa chambre, elle sentit parfaitement le corps chaud qui était contre elle malgré le fait qu’il ne soit qu’assis et au-dessus de la couette. L’esprit embrumé, elle s’étira tranquillement et se redressa, se croyant dans un rêve où le garçon qu’elle aimait était à ses côtés. Elle finit par regarder dans sa direction, une fois assise et à sa hauteur.

Salut ...

Un simple mot prononcé d’une voix tendre, mielleuse, amoureuse en somme et la jeune femme s’approcha de lui pour déposer un tendre et doux baiser sur les lèvres de son amant. Ce n’est qu’au bout de ces quelques secondes que les souvenirs de Kate se remirent en place et qu’elle se rendit compte que le beau brun était bien là, dans la réalité, et qu’ils n’étaient plus censés être ensemble. Son regard trahit rapidement sa panique. Qu’est-ce qui lui avait pris de faire ça ? Le garçon n’oserait jamais la frapper mais il y avait fort à parier que l’envie serait tout de même présente. Sous le choc, elle s’éloigna de lui et alla s’asseoir au bord du lit de l’autre côté, dos à lui. Sa respiration, les battements de son coeur, tout son corps transpirait la bêtise et l’envie. Si ça ne la ferait pas passer pour une folle, l’ex-barmaid se serait déjà giflée. Evidemment cela était déjà fait à plusieurs reprises mentalement. Lui qui lui avait répété la veille qu’elle n’était pas seule, c’était tout ce qu’elle allait gagner avec ce qu’elle venait de faire. Prenant son courage à deux mains,

Excuse-moi, je ne sais pas ce qu’il m’a pris.

Bien sûr qu’elle savait parfaitement, la belle devait se retenir uniquement à cause de son comportement égoïste et stupide. Elle s’était rapprochée de lui parce qu’il était gentil, charmant, il avait tout pour plaire. D’un autre côté, après avoir été raisonné par sa mère, elle avait fait ce qu’il fallait pour l’éloigner définitivement, du moins c’est ce qu’elle pensait, afin de le mettre à l’abri de sa vie chaotique et dangereuse. Aujourd’hui, il était avec elle de son propre chef, et sa présence était apaisante mais aussi troublante. Avec tout ce qui lui était arrivé, elle rêverait presque d’un simple câlin dans ses bras, presque tout simplement parce qu’elle n’y avait pas le droit, elle y avait renoncé d’elle-même.[/color]

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Dim 4 Nov - 19:55

« Oui. »

Je n'avais pas encore changé de prénom donc effectivement, elle ne se trompait pas sur mon prénom. Je ne doute pas un instant qu'elle aurait préféré que ça soit Fallon qui lui dise qu'elle se trompe, qu'elle devait m'oublier et aller de l'avant, que c'était trop dangereux que je sois proche d'elle. Hélas pour elle ce soir il n'y avait que moi dans sa maison et personne d'autre. Il n'y avait que nous deux et si je la rejoignais c'est qu'elle semblait en avoir besoin. Sa question suivante provoque un petit sourire, est-ce que je suis sûr ?

« Oui, bien sûr. »

En fait ce n'était pas aussi simple. J'avais encore du mal à l'idée d'être éloigné d'elle tout en étant aussi proche d'elle. Une partie de moi refusait que notre relation ne soit arrêtée et pourtant son SMS demeurait dans ma tête, le mensonge employé pour m'éloigner tournait encore dans mes pensées. Tous ces efforts pour m'éloigner n'étaient sans doute pas fait sans une bonne raison mais j'étais assez grand pour faire mes propres choix et mon choix c'était la belle barmaid. Ex-barmaid. Peu importe, mon choix c'était Kate. Cette proximité de ce soir est étrange, j'ai envie de la serrer dans mes bras mais je ne suis pas sûr qu'en faisant cela je ne vais pas avoir envie également de l'embrasser, de lui murmurer un mot doux qui n'a pas sa place entre nous. Qui n'a plus sa place entre nous. Toute l'envie que j'ai d'être avec elle, je n'ai pas envie de l'opposer à ses propres désirs. Elle veut que nous nous éloignons, je respectais ça … sans comprendre pour autant.

« Bonne nuit, Kate. »

Je ne remarque même plus ses excuses, elle s'excuse souvent de tant de choses en ma présence, il faudra qu'elle songe à arrêter, ça va finir par me gêner de l'entendre s'excuser encore et encore. Sa main dans la mienne, un contact chaud, agréable qui réveille quelques sourires bien plus tendres d'un passé pas si lointain. Pourtant, bien rapidement, Kate s'endort et son sommeil s'agite. Si elle serre ma main quelques minutes avec une force surprenante, elle finit par l'abandonner, se retournant une première fois et une autre, puis une autre. J'hésite un peu, je l'entends se tourner et se retourner, mes yeux habitués à l'obscurité me permettent de la distinguer, seulement très vaguement il fait presque entièrement noir dans la chambre. Doucement pour ne pas la réveiller je m'assois sur le lit, j'en occupe un tout petit bout, n'osant pas toucher Kate au risque de la réveiller. Je m'adosse à la tête de lit, observant d'un regard protecteur la brune qui s'éloigne doucement, ses mains, ses jambes entre nous comme pour m'empêcher d'approcher, comme pour me repousser. Sa main finit par effleurer la mienne, je ne suis même pas sûr que ce n'est pas moi qui ait approché ma main pour sentir son contact. Ensuite … je suis surpris de la suite. Elle se rapproche, prenant mon bras, se lovant tout contre moi, me serrant comme on le ferait d'un doudou. Je ne bouge pas, surpris de cette tendresse soudaine, constatant que cela apaise la jeune femme. Elle sursaute de temps en temps dans son sommeil mais ne s'agite plus, chaque sursaut la fait se serrer d'avantage, parfois elle dort paisiblement un long moment. Au moins ma technique marche même si des explications risquent d'être nécessaires demain matin. Si elle se sent en forme à son réveil ça n'en sera que plus facile.

Fidèle à ma promesse je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, résistant au sommeil en suivant le fil de la musique que j'écoute d'une oreillette, l'autre oreille se consacrant à écouter le sommeil de Kate. Le soleil avait déjà pointé ses premiers rayons quand Kate sembla se réveiller, elle avait dormi plusieurs heures d'affilée dans un calme relatif, sans doute plus d'heures et plus de calme que depuis un bon moment. Je retire l'oreillette qui m'avait tenu éveiller, ne bougeant pas, redoutant sa réaction. J'étais resté sur les draps sans m'approcher plus que ça d'elle mais elle s'était réveillée lovée contre moi. A ma surprise elle s'assoit, tout contre moi, un petit mot échappe à ses lèvres, provoque un sourire, j'imagine que c'est la fatigue qui me fait entendre ce mot plein de tendresse et de douceur. Je me fige d'avantage quand je sens ses lèvres sur les miennes. Surpris par ce soudain baiser je n'y réagis même pas, c'est elle qui réagit, s'éloignant soudainement comme si elle venait de se brûler, s'installant assise, dos à moi, à l'autre bout du lit, une fois de plus elle s'excuse.

« Ce n'est pas grave, il n'y a pas de mal. »

Je me lève, contournant le lit pour m'accroupir devant elle, lui offrant un petit sourire rassurant.

« C'est moi qui m'excuse je … Tu as lâché ma main au bout de quelques minutes alors je me suis assis et … tu es venue t'installer contre moi. Comme tu étais beaucoup plus calme dans ton sommeil je n'ai pas bougé, je ne t'ai pas réveillé mais … je n'aurai peut-être pas du, je suis … »

Désolé ? Est-ce que je suis vraiment désolé de lui avoir permis de passer une bonne nuit de sommeil ? Non absolument pas. Je la regarde, j'hésite un instant à l'embrasser et … Non, ce n'est pas bien.

« Euh … Tu … tu veux un café ? Je t'avoue qu'un petit déjeuner caféiné me fera le plus grand bien. »

Je me redresse, regardant son visage que me cache en partie une mèche de cheveux, je ne résiste pas et la ramène derrière son oreille, caressant avec tendresse sa joue. Ses lèvres me font envie mais … non … elle m'a embrassée parce qu'elle venait de se réveiller qu'elle était encore à demi-endormie, ça ne veut rien dire. Je retire doucement ma main, je lui souris.

« Tartines grillées et confiture, ça te va ? »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Dim 4 Nov - 21:30

1er Mars 2050

Ses mots sont aussi apaisants que douloureux. Si c’était grave, si c’était mal, elle lui avait fait du mal et elle continuait de profiter de son extrême gentillesse. Elle ne s’était jamais haï comme elle était en train de le faire. Sa voix semblait lointaine, sûrement disait-il cela par politesse et était-il en train de se diriger vers la porte de sa chambre. Mais cela ne fût pas le cas. Henry vint directement vers elle pour s’accroupir devant elle, le sourire aux lèvres. Il s’excusa à son tour, expliquant ce qu’il s’était passé dans la nuit. Le beau brun semblait à la fois gêné et soulagé. Kate ne comprenait pas pourquoi il se donnait tout ce mal pour elle qui l’avait rejeté comme un malpropre. Elle avait piétiné sa gentillesse et sa tendresse pour le protéger. Au final, la brune lui avait juste fait du mal et il était toujours là, à ses côtés, prenant des risques qu’il ne connaissait pas. Cette incompréhension était en train d’énerver un petit peu la jeune femme. Cet agacement naissant était perceptible dans sa voix plus qu’elle ne l’aurait voulu.

Tu n’as pas à t’excuser. Je t’accapare ton temps.

Inconsciente qu’elle était dans la réalité et maintenant elle n’avait qu’une envie, recommencer. Seulement il en était hors de question, elle ne le méritait pas, elle ne pouvait pas lui faire ça. Quelle femme usait d’un mensonge pour quitter un homme puis retourner dans ses bras une semaine après ? Ses nerfs étaient mis à rudes épreuves. Tendue par la trop grande gentillesse du garçon dont il ne devrait pas lui faire grâce, Kate se retrouva avec le coeur battant rapidement lorsque la main du beau brun vint caresser sa joue et remettre une mèche de cheveux derrière l’oreille. Son regard était d’une tendresse absolue tandis que l’étudiante était totalement désorientée. Son sourire charmeur faisait perdre ses moyens à la belle. Poursuivant sur son idée de petit déjeuner, elle se releva totalement déstabilisée, partagée entre sa colère contre lui d’être bien trop gentil avec elle qui ne le méritait pas et son envie irrépressible de l’embrasser et de se lover à nouveau dans ses bras.

Laisse je m’en occupe. Tu devrais te reposer pendant ce temps là.

Se précipitant vers la porte de sa chambre, Kate partit de sa chambre, attrapant son téléphone au passage, vêtue uniquement de son top et de son shorty, fuyant la présence oppressante de l’écrivain. Elle se rendit bien vite compte qu’elle n’avait rien d’autre étant donné qu’il faisait plus froid dans le reste de l’appartement. Il était hors de question de faire marche arrière pour autant. Après tout, peut-être que le garçon allait faire une sieste dans sa chambre pour rattraper la nuit qu’il avait passé à la veiller et donc potentiellement à l’observer. Cette pensée mit le rouge aux joues, se sentant ridicule au passage. La brune devait mettre de la distance avec le beau brun sinon elle risquait de craquer de nouveau. Sortant un filtre, elle s’appliqua à plier les bords avant de l’introduire dans la cafetière puis elle dosa le café pour préparer l’équivalent de six mugs. Il leur faudrait bien ça. Même si la jeune femme avait passé une excellente nuit par rapport aux précédentes, cela ne risquait pas de se réitérer. Henry ne pouvait pas veiller sur elle toutes les nuits. Elle allait devoir se débrouiller seule. Et puis, il fallait qu’elle organise les recherches concernant sa mère en commençant par enquêter. Le beau brun avait vu juste, si elle était encore à Europolis, elle finirait bien par retrouver sa trace, même elle qui pouvait se fondre dans le décor. Une fois l’eau versée dans le réservoir, l’ex-barmaid se dépêcha de sortir du pain du congélateur et d’allumer le four, déposant le pain aux céréales sur la grille. Elle finit par ouvrir le frigo et en sortit de la confiture mais également du beurre et du jambon puis ouvre un tiroir d’où elle sort les couverts nécessaires. Enfin elle attrape deux assiettes et deux tasses qu’elle dispose sur l'îlot en face de deux tabourets éloignés l’un de l’autre. La jeune femme avait un mauvais pressentiment concernant sa faculté à rester à distance d’Henry. A vrai dire, depuis le début, elle n’y arrivait pas. Elle avait bataillé, se persuadant que refuser de le revoir en dehors du bar était la meilleure décision jusqu’à ce qu’elle craque d’une minute à l’autre sans crier gare.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Lun 5 Nov - 13:07

J'essaye de me faire rassurant, lui faire comprendre que je n'avais pas recherché un contact de couple quand je suis venu me coller contre elle cette nuit. Ou plutôt que je me suis mis sur le lit et que je l'ai laissée venir se coller contre moi et se comporter avec moi comme si j'étais un doudou. Je souris à sa remarque sur le fait de ne pas m'excuser, du fait qu'elle accapare mon temps. Je secoue doucement la tête, c'est vrai qu'elle ne savait pas franchement ce qu'avait été ma vie ces derniers jours, depuis notre séparation, les choses avaient été un peu différentes dans ma vie. Alors non, elle ne piétinait pas sur mon temps et si je m'étais excusé c'est que je n'avais pas forcément le sentiment d'avoir agi comme j'aurai dû le faire, j'aurai peut-être dû éviter cette proximité.

« D'accord, je ne voulais pas que tu penses que je cherchais à me rapprocher de toi. Et tu n'accapares pas mon temps, depuis que nous sommes … séparés, j'ai beaucoup plus travaillé comme chauffeur qu'écrivain, j'étais à peine chez moi donc en fait … un peu de repos ne fait pas de mal. »

Surtout en sa présence. Cependant ce moment est un peu gênant, un peu étrange et voilà que je propose de faire le petit déjeuner. Cela me permettra de réfléchir un peu à cet étrange baiser qui avait été échangé entre elle et moi. Je ne savais pas pourquoi elle avait fait ça, je mettais ça sur le compte d'un réflexe et je me disais que je voyais ça important seulement parce que je venais de passer une nuit blanche. Un simple petit moment d'égarement de sa part, un réveil agréable après des nuits pénibles avait dû lui jouer un tour de l'esprit et la ramener à un souvenir de nous deux. Cependant elle ne compte pas me laisser faire le petit déjeuner et me propose de me reposer pendant qu'elle s'en occupe. Elle semble vouloir fuir et honnêtement … cette distance soudaine ne me déplaît pas. Je la regarde s'en aller, ce shorty lui va à merveille, il lui fait de belles … hum-hum … revenons donc un peu à la réflexion sur ce baiser et essayons d'analyser si ça peut être plus qu'une petite erreur de sa part, si ça peut vouloir dire qu'il existe encore des sentiments de sa part à mon égard.

« Tu as entendu ce qu'elle a dit, elle ne sait pas pourquoi elle a fait ça, elle s'est inventée un copain pour rompre, elle a rompu par SMS, tu sais ce que ça veut dire. Et ça veut dire que … »

Qu'elle n'avait pas le courage de rompre en face à face parce qu'elle aurait été incapable de le faire, qu'elle pensait que s'inventer un petit copain allait me faire fuir, que ce baiser est la vraie expression de ses sentiments.

« … elle ne veut plus être avec toi. »

Fatigue et refus de voir une évidence aussi criante se mélangent dans ma tête, c'est pourtant si évident, si logique. Ce bien que ma présence fait à son sommeil n'est pas le fruit du hasard, ni la tendresse de son baiser ou sa gêne vis à vis du mensonge exprimé pour nous faire rompre. Si elle n'était pas gênée de ce mensonge elle ne se serait pas excusée comme elle l'avait fait. Mais encore une fois Kate s'excuse pour presque tout ce qu'elle fait et ce qu'elle ne fait pas comme si elle avait peur que tout et n'importe quoi pouvait me faire fuir. N'était-ce pas d'ailleurs son objectif me faire fuir ? Je me lève du lit, sans avoir plus de réponse qu'auparavant, attrapant un peignoir suspendu quand je sens la fraicheur qui entre du couloir vers la chambre, Kate ne portait qu'un shorty et un débardeur aux dernières nouvelles. J'entre dans la cuisine où règne une bonne odeur de tartines grillées et de CAFE !

« Je t'ai attrapé ça, il fait plutôt frais. »

M'approchant d'elle j'hésite un bref instant entre lui tendre le peignoir, le poser sur le petit îlot mais non, je contourne l'îlot pour venir devant elle. Je guide une manche à un son bras puis l'autre et délicatement je noue le peignoir. Une brûlante envie de l'embrasser me vient je n'ai pas le sentiment que ça serait mal, que ça serait contraire à ses envies. Après une hésitation, yeux dans les yeux avec elle, partageant un regard d'une tendresse extraordinaire je m'éloigne et contourne l'îlot.

« Tu as l'air plus reposée, tu te sens un peu mieux ? »
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Lun 5 Nov - 14:24

1er Mars 2050

Le petit déjeuner était presque prêt. Kate avait fini par sortir le pain du four et avait coupé quelques tranches pour les faire griller. Une bonne odeur de pain grillé, senteur alléchante et attrayante, commença à remplir tout l’appartement. La brune repensa aux paroles que le garçon lui avait dit peu de temps auparavant, alors qu’ils étaient dans sa chambre et qu’elle venait de l’embrasser. Pourquoi ressentait-il ce besoin de se justifier ? Il semblait avoir tant de mal à parler du fait qu’ils étaient séparés. Malgré le fait qu’il n’ait pas été ensemble bien longtemps, le beau brun donnait l’impression d’avoir dû mal à la laisser partir, même avec la façon de faire horrible de la jeune femme. Et puis, ses paroles n’avaient pas de logique. Il avait passé une nuit blanche à la veiller et il parlait de repos. Peut-être s’était-il décidé à s’allonger pour dormir à son tour au final. Ca ne lui ferait pas de mal, l’étudiante s’en voulait de lui imposer ses choix, cette douloureuse rupture puis ce poste de garde malade. Elle devrait peut être lui dire de rentrer chez lui. Il en avait fait bien plus que nécessaire, surtout dans sa position. Peu de gens auraient donné de leur temps ainsi pour une personne qui les aurait piétiné juste avant. Le coeur de la belle se serra, elle s’en voulait tellement de ce qu’elle lui avait fait. Sur le point d’aller voir si Henry s’était endormi, elle le vit arriver dans la cuisine, son peignoir à la main, en lui précisant qu’il faisait froid. Toujours aussi prévenant de toute évidence, elle ne méritait cependant pas toutes ces petites attentions qui caractérisaient tellement la gentillesse et la tendresse du chauffeur. De toute évidence, il avait remarqué qu’elle s’était levée en gardant sa tenue de nuit, tenue qui se résumait au strict minimum. Il sembla hésiter le temps d’une seconde avant de contourner l'îlot pour s’approcher d’elle. Cette proximité n’allait pas du tout à Kate qui retint sa respiration. Le fait qu’ils ne soient pas dans la même pièce lui avait fait un bien fou, permettant à son cerveau de réfléchir au calme. Ca n’était absolument plus le cas à présent. Le beau brun lui présenta le peignoir pour qu’elle l’enfile immédiatement, restant donc à portée d’elle étant donné qu’il tenait le peignoir. Mais il ne s’arrêta pas là, un frisson parti de la taille de la demoiselle pour parcourir son corps tout entier tandis que l’écrivain était en train de nouer le vêtement. Elle avait eu comme la sensation d’avoir été effleuré par la tendre caresse des doigts du jeune homme. La respiration de l’ex-barmaid était un peu irrégulière tant la proximité et les gestes de l’écrivain avait une influence sur son ressenti et son attitude tout entière. Ses yeux étaient plongés dans les siens, un regard qui se voulait tendre mais qui était surtout en train de faire monter la pression plus que de raison. La gorge asséchée, la jeune femme parla comme elle put d’une voix un peu étouffée, hésitante :
Merci ...

Quel était cette sensation, ce désir qu’il avait eu l’impression de ressentir ? Elle n’avait pas le droit de faire ça. La brune avait renoncé à son amant en le quittant de manière assez humiliante. Le fait qu’il s’éloigne de lui-même permit à l’ex-barmaid de souffler. Il avait un pouvoir sur elle qu’elle ne savait expliquer. Encore immobile au même endroit, le garçon reprit la parole la sortant de sa torpeur.

Oui ça va mieux … grâce à toi ...

Se retenant de secouer sa tête se sentant stupide, Kate se remit en mouvement tandis que le beau brun prenait place sur l’un des tabourets. Avait-elle rêvé ou bien y avait-il eu réellement cette électricité dans l’air ? Etait-elle la seule à ressentir cette envie, cette attraction ? Etait-ce possible qu’elle ait le droit à une seconde chance ? Non, c’était impossible. Ce qu’elle avait fait était bien trop cruel. Attrapant la cafetière en prenant soin de ne pas se brûler ainsi qu’un dessous de plat, elle fit le tour de l’îlot pour servir le jeune homme et effleura son bras par mégarde en avançant la cafetière au-dessus de sa tasse, versant le liquide fumant en grande quantité. L’étudiante le contourna et remplit également sa tasse de caféine avant de déposer ce qu’il restait sur le dessous de plat qu’elle avait amené. Retournant chercher les tartines grillées, la jeune femme se rendit compte qu’elle ne savait plus quoi faire mais surtout quoi penser de tout cela. Elle l’avait rejeté pour le protéger. Mais il était toujours autant présent dans sa vie, rendant ses efforts et ses mensonges inutiles. Sortant les morceaux du grille-pain, Kate prit un coup de chaud à l’index droit en attrapant le dernier bout. Plus de peur que de mal mais sa réaction vive ne pouvait échapper à quiconque. Amenant l’assiette sur l’îlot, elle la déposa à portée du garçon pour qu’il puisse se servir, rapprochant par la même occasion la confiture, le beurre et le jambon. Ca n’était sans compter sur le fait qu’il allait vouloir l’aider et qu’ils attrapèrent le pot de confiture en même temps. Une décharge parcourut tout le bras de la demoiselle, la faisant lâcher immédiatement le flacon. Cette situation était intenable, n’importe lequel de ses gestes ou de ses contacts semblait la rendre folle. Se saisissant de son mug, elle souffla doucement sur le liquide noir brûlant et lui dit :

C’est gentil d’être resté mais si tu n’as fait que travailler ces derniers jours tu devrais songer à te reposer toi aussi non ? Je ne veux pas qu’on m’accuse d’enlèvement d’un célèbre auteur.

Elle rigola nerveusement juste après sa blague qui était complètement ridicule. Pourtant sa question cachée derrière cette boutade honteuse était de savoir quand le jeune homme comptait partir. Non pas qu’elle souhaitait le mettre dehors mais la situation actuelle n’était absolument pas confortable. Plus le temps passé et plus la proximité du garçon lui donnait simplement envie de l’embrasser et de se lover contre lui, droit qu’elle avait perdu en le quittant une semaine plus tôt. Songeuse, elle mangea deux tartines et but son café tranquillement, dans un silence qui était presque gênant. La brune avait laissé une place volontairement entre eux pour pouvoir respirer convenablement et se maîtriser. Seulement pour resservir le café, cela n’était pas vraiment pratique. Se levant de son tabouret, elle s’étira au-dessus de l’îlot pour verser dans la tasse du beau brun, étirant l’ouverture du peignoir un peu plus. Une fois fait, elle reprit sa place sur son tabouret et se servit à son tour. Levant le regard vers le beau brun, ses yeux émeraudes furent aspirés par le regard noisette délicat du garçon.

Tu voudras à nouveau quelque chose ?

Son coeur s’accéléra un petit peu, tout comme sa respiration. Pourquoi n’arrivait-elle pas à passer au-delà de ses iris charmeuses au regard tendre ? Elle semblait incapable de se détourner de l’écrivain et son corps tout entier frissonnait à cette idée de devoir rester ainsi à profiter du visage angélique de son ancien amant.

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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Lun 5 Nov - 15:10

« Oh euh … Ce n'est pas grand chose. »

Non, ce n'était vraiment pas grand chose, juste un peignoir, qui plus est le sien, pour ne ,pas qu'elle ait trop froid dans le reste de la maison. Mes doigts, bien involontairement, avaient effleuré ses hanches au moment de fermer le peignoir. En fait je n'étais pas sûr que ce geste ait été si involontaire que ça, je n'avais pas fait le mouvement consciemment mais une partie de moi semblait en avoir eu envie. Peut-on faire volontairement quelque chose qu'on ne veut pas faire ? Peut-on faire involontairement quelque chose qu'on a envie de faire ? Encore une fois Kate est la source de plus de questions que de réponses et ce baiser qui tourne encore dans ma tête ne m'aide clairement pas à aligner deux pensées cohérentes.

« J'ai pas fait grand chose tu sais. »

C'était vrai, je n'avais rien fait d'extraordinaire. Je ne sais pas faire un chocolat chaud si prodigieux et extraordinaire qu'il fasse dormir les gens d'un sommeil paisible. J'avais simplement été là, à côté d'elle, et j'avais passé la nuit à me poser beaucoup de questions sur elle et moi. En d'autres circonstances, si sa vie avait été autre, si elle ne craignait pas tous ces dangers dont elle me faisait peur, aurions-nous pu avoir une chance ? Avais-je eu tort de la laisser s'éloigner aussi simplement ? Devrai-je essayer de me rapprocher d'elle à nouveau ? Je remarque son trouble en ma présence et si j'arrive à dissimuler le mien ce n'est que parce que je me dis qu'elle a plus besoin d'un ami qui tienne sa place que d'un amant-wanabee qui tente sa chance avec elle. Pourtant cette apparente tranquillité risquait bien d'être mise à mal si nos contacts involontaires se multipliaient, comme celui du bras de la jeune femme contre le mien au moment où elle me serre du café. C'est tellement agréable, tellement grisant, comme une douce chaleur qui se répand en moi. Un instant plus tard nos mains se rencontrent sur le pot de confiture, nous retirons tous deux nos mains comme si nous venions de nous brûler. D'un point de vue extérieur nous devions sembler bien pathétiques mais le plus pathétique dans tout ça était notre incapacité à voir ce que nous ressentions vraiment l'un poiur l'autre.

« Je suis en forme. Ce que je voulais dire c'est qu'à part dormir et travailler je n'ai pas fait grand chose et ne t'en fais pas, je ne compte pas dire que tu m'as enlevé. »

Bien au contraire j'étais content d'être là. Même si il y avait ce petit pincement qui demeurait en moi chaque fois que je la regardais, chaque fois que je me souvenais qu'elle m'avait quittée. Tout ça pour … rien ? Je ne savais plus vraiment quoi penser et comme si cela n'était pas assez perturbant elle se penche sur la table pour me resservir en café. Son peignoir s'ouvre légèrement, dévoilant une vue coquine sur sa poitrine que le débardeur ne cachait que très maladroitement, mon regard remonte immédiatement vers ses lèvres, incroyablement tentantes et si … Mon regard se baisse à nouveau. NON ! Pas bien ! Finalement je baisse la tête, la cafetière devenue soudainement l'objet le plus intéressant qu'il m'ait été donné de voir depuis ma naissance. Elle reprend place et je relève la tête, seulement après avoir bu une gorgée de café, pour ne pas montrer que mon regard avait simplement fui, je me brûle au passage avec le café mais qu'importe, plutôt ça que passer pour un pervers qui profite de la plus petite chance d'observer son décolleté.

« Merci, c'est gentil mais je ne mange pas beaucoup le matin. »

Je souris, la regarde dans les yeux et nous revoilà dans ce silence gênant où personne n'ose parler faute de savoir quoi dire. C'est ridicule. Nous sommes ridicules.

« Kate, je … Je me disais que ça serait une bonne idée que tu prennes cette journée pour te reposer correctement et te vider la tête. Demain on reprendra les recherches de Fallon avec un regard neuf et reposé. »

Non je n'entendais pas la laisser sans surveillance, pas question qu'elle s'épuise toute la journée et que cette nuit soit à nouveau un enfer pour elle.

« Qu'est-ce que tu fais d'habitude quand tu veux te détendre et te vider la tête ? »

J'espérais juste qu'elle n'allait pas me dire que son truc c'est de tuer des gens pour pouvoir se détendre parce que là je ne serai, hélas, d'aucun secours.
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MessageSujet: Re: Truth or Dare   Lun 5 Nov - 15:42

1er Mars 2050

Kate n’arrivait plus vraiment à savoir où ils en étaient. N’était-ce qu’une impression ou bien leur proximité mettait le beau brun aussi mal à l’aise qu’elle ? Alors qu’elle lui avait resservi du café, elle avait senti le garçon incroyablement gêné sans trop comprendre pourquoi. Le goût chaud et amer du café était l’une des rares choses qui la ramenait dans l’instant présent et qui lui permettait d’ordonner un peu ses idées. De toute évidence, elle n’allait pas se débarrasser de lui ainsi. Mais rester dans cette situation intenable n’était pas envisageable. Il fallait que la brune trouve une solution pour décoincer la situation. Le fait qu’il puisse jouer au yoyo avec son ressenti et son attitude tout entière, et même sans s’en rendre compte, n’était pas très agréable. Ce silence gênant qui s’éternisait était une prison alléchante et angoissante. Son sourire charmeur la déstabilisait au possible. L’étudiante ne cessait de se trouver ridicule. Pourquoi n’arrivait-elle pas à se rendre à l’évidence que c’était terminé et qu’il fallait qu’elle tourne la page ? Le beau brun la sortit de ses rêveries en lui proposant de prendre une journée où elle allait vraiment se reposer. Dans le fond, il n’avait pas tort, cela ne pourrait que lui faire du bien et lui permettre d’être plus efficace dans ses recherches par la suite. Puis son esprit commença à rassembler les pièces du puzzle. Henry ne comptait pas partir dans l’immédiat de chez elle. Cela voulait dire qu’il passerait la journée ici ? Donc si elle ne faisait pas de recherches aujourd’hui, ne travaillant plus non plus et n’ayant pas d’entraînement avec Lily avant deux jours, elle allait rester à l’appartement aussi. Cela signifiait qu’ils allaient passer la journée tous les deux. A cette idée, ses joues se teintèrent légèrement de rose.

Hum généralement je lis ou regarde un film ou une série.

Elle se retint de dire “Seule ou avec Fallon”. Cette pensée lui transperça le coeur. L’écrivain avait raison de vouloir qu’elle se repose. Elle-même ressentait enfin les limites de son corps qu’elle avait tant ignoré les jours précédents. La brune espérait simplement que cette journée ne lui coûterait pas le fait de retrouver sa mère et de l’aider à retrouver la mémoire. Kate se redressa pour débarrasser la table. Ramenant les aliments qui devaient être mis au frigo, elle revint pour récupérer la vaisselle quand son pied se prit dans la ceinture pendante du peignoir. Trébuchant, la jeune femme se rattrapa à moitié sur l’îlot et à moitié sur le beau brun.

Mais quelle gourde … Excuse-moi.

Evidemment, l’ex-barmaid s’était redressée le plus rapidement possible, gênée par sa maladresse mais surtout par cette proximité soudaine et involontaire. Récupérant l’assiette et les couverts du garçon, elle le contourna pour récupérer les siens, frôlant son dos. Kate se trouvait incroyablement ridicule et stupide. L’attraction terrestre était une force physique que personne ne pouvait contester ni contrer. Tout de suite maintenant, elle avait l’impression qu’une force similaire l’attirait à Henry sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Une fois la pile de vaisselle posée dans l’évier, la brune prit le soin d’attacher de nouveau correctement son peignoir. Elle commença à faire la vaisselle à la main pour s’occuper les mains et l’esprit, tentant de chasser Henry le plus possible de ses pensées, mission qui se révéla être difficile voir impossible.

Et toi tu comptes faire quoi ?

Dos à lui, il était tout de même plus simple d’avoir un semblant de conversation sans que mademoiselle s’affole pour un rien. Les choses étaient un peu plus claires dans sa tête d’une certaine manière. La jeune femme avait bien compris que le beau brun l’attirait toujours et qu’elle ne convaincrait pas son cerveau de changer d’avis à ce sujet en claquant des doigts. Cependant, elle ne pouvait pas faire machine arrière, elle n’avait pas le droit de jouer avec lui ainsi. L’étudiante l’avait déjà embrassé le matin même dans un élan de “Je sais plus où je suis ni ce que je fais” et Henry lui avait pardonné ça. Sa gentillesse et sa tendresse semblaient à toutes épreuves. Une fois la vaisselle terminée, elle s’essuya les mains réfléchissant à une question presque cruciale, enfin qui permettait en tout cas d’occuper son cerveau à autre chose : restait-elle en pyjama toute la journée ou bien allait-elle s’habiller ? Henry était habillé lui, sa tenue à elle semblait bien légère à côté. D’un autre côté, cela faisait longtemps qu’elle n’était pas restée en pyjama toute la journée avec sa mère, moment de complicité qui lui manquait affreusement en cet instant.

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