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 Knock, knock, knock... guess what ?
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MessageSujet: Knock, knock, knock... guess what ?    Jeu 5 Juil - 20:02

Qu’est ce que je fous là déjà ? J’avoue, j’ai du mal à vraiment trouver une réponse à cette question. Alors ouais, basiquement, il m’a dit de passer le voir, dès que les choses se seraient un peu décantées. Est-ce qu’on peut dire que c’est le cas ? En vrai, j’en sais foutrement rien. Déjà que j’ai du aller voir dans un dico ce que décanter voulait dire, alors, pour savoir si ça va mieux ou pas, si j’ai les flics au cul ou si tout va bien dans mon petite monde parfait, faut pas trop en demander.

Donc, au bout de quelques semaines, j’ai fini par me décider. J’avais un bout d’adresse que j’avais griffonné sur un morceau de nappe en papier. Et comme je connaissais pas le quartier, je suis allée y faire quelques tours, après le boulot. Autant dire que, s’il y a des types en train de surveiller le coin, je l’aurais évidemment jamais. Tout comme si d’autres types me pistent moi. Mais bon, je peux pas être parfaite partout hein. Du coup, là, je le suis pas du tout.

J’ai donc tenté de faire du repérage, songeant vaguement à toutes ces rencontres qui ont eu lieu ces derniers temps. Ces monstres, si semblables et si différents de moi que j’ai pu croiser, sans bien comprendre à quel point tout ça peut être important pour moi. J’ai envie de savoir. J’ai envie de connaître mes origines mais, d’un autre coté, ça me fait flipper à mort. Et je sais pas si c’est vraiment le moment le plus approprié pour faire ça. Bon, d’accord, je suis pas vraiment sure qu’un tel moment existe pour être parfaitement honnête. Mais j’ai toujours eu un sens du timing particulièrement foireux, on va pas se mentir.

C’est peut-être pour ça que je me retrouve avec une bouteille bien enveloppée dans un sac en papier, songeant avec une grimace au type qui m’a demandé ma carte d’identité avant de me reluquer comme un gros dégueulasse. J’ai cru que j’allais devoir lui en coller une à la longue, mais après avoir vérifié sur internet, le whisky qu’il m’a vendu a pas l’air dégueu. Pourquoi cet alcool ? Aucune idée. Enfin bref, je suis en train de tergiverser depuis un bon moment et je commence à sérieusement me geler les miches. Du coup, je finis par taper le code que j’ai réussi à trouver sans trop de problème, la sécurité c’est plus ce que c’était de nos jours. Et je grimpe par l’ascenseur avant d’hésiter de nouveau, pour me décider par toquer enfin à la porte.

« Je sais, il est tard. Bon en vrai, je sais pas quelle heure il est exactement, mais il fait nuit depuis un bail. » Je le regarde de bas en haut avant d’ajouter, en agitant ma bouteille. « Parait que c’est un bon truc. Et j’ai décrété que t’avais une tête à boire du whisky. J’ai tort ? » Je me rappelle qu’il aime pas trop que je parle. Bon, en général ça marche avec tout le monde ça en fait, je parle trop. Mais je peux pas m’en empêcher quand je suis nerveuse, pour éviter de focaliser mon attention sur ce qui va pas. J’inspire alors longuement avant d’ajouter, d’une voix plus calme. « Faut qu’on cause non ? Ah merde on dirait que je suis là pour te larguer. Ou pire, pour dire que je suis enceinte. Ca craint. » Il va m’en coller une avant même que je passe la porte, vous allez voir. J’aurais peut-être du me contenter de dire bonsoir en fait.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Jeu 5 Juil - 22:10

Je regardais la télé, bêtement, stupidement, sans même me poser la question de ce que je regardais. Par moment, je grimaçais et me tenais le bide, là où je m’étais planté moi-même quelques jours plus tôt. Pour provoquer quelqu’un alors que j’étais ivre mort. Parce qu’au milieu de toute cette certitude et cette brutalité, je me sentais simplement et bêtement paumé. Je nous avais tous mis en danger. Avec ce coup, là, au casino, et en acceptant un renvoi d’ascenseur à une pute qui nous menait la vie dure. Si j’étais bien dans mes baskets, je pourrais sans doute dire que je pouvais toujours dissoudre le groupe. Nous avions gagné pas mal de pognon maintenant, en trois coups. Le dernier nous avait valu un million chacun, chez les Mad Foxes, et une part que s’étaient partagés tous les « en dehors ». J’avais encore une parole d’honneur à honorer pour Lauren Anders, qui nous avait fourni le matériel de départ, mais en dehors de ça ? Si je filais ma part à Kat’, alors elle pourrait assurer quelques mois de traitement supplémentaire à son gosse. Pour le reste, courir après ma destinée ça avait finalement été le serpent qui se mordait la queue, puisque maintenant c’était elle qui me courait après. Liv m’avait prévenu, j’avais la mort aux trousses. Entre des putains de connasses de Valkyries survivantes, la mafia au cul et les flics qui devaient bien enquêter sur le braquage, j’avais le cul bordé de nouilles d’être encore en vie.


Et moi, je ne trouvais rien de mieux à faire que de me planter en plein dans le bide.


J’avais mal partout putain, c’était comme avaler une putain de poignée de clous et espérer en réchapper indemne, c’était de la connerie en barre, de la connerie à l’état brut. Quelqu’un toque à la porte. Je me redresse d’un bond, ce qui ne peut plus que m’arracher un grognement. Ca va mal putain. J’ai mal. Mais qu’est ce que je suis con. Je m’avance dans le salon, où le froid de l’hiver s’insinue toujours par les fenêtres, mal isolées. J’enfile un t-shirt, car je laissais les bandages à l’air libre pour avoir un peu moins chaud, et je n’avais jamais aimé me recouvrir de draps ou de vêtements quand j’étais blessé. Déjà que les excuses de la chute de vélo au boulot passaient de moins en moins, évitons d’ouvrir à quelqu’un à pas d’heure avec de gros bandages autour de l’abdomen, entraînant l’inévitable question « qu’est ce qu’il m’était arrivé au juste ? ». Je vérifie que l’arme est toujours planquée dans le pot de fleur sur la tablette de l’entrée et j’achève, avec douleur et difficulté, d’enfiler un T-shirt. Je regarde qui arrive par le judas, et je reconnais la russe. Je laisse retomber mon front contre l’huis. Putain. C’était bien la dernière chose qu’il me manquait. J’ouvre la porte.


Et la laisse parler. Trop parler. Elle avait raison d’être venue ; j’aurais dû lui rendre une visite à son tour, et pas sûr que ce soit vraiment à son goût.



| Je peux te foutre enceinte et après te larguer. J’peux même faire tout ça en sifflant la bouteille. Entre, la ruskov. Dégrouille, il caille sa race. |


Je la laisse rentrer et la guide dans mon salon. Dans ce genre de maison citadine, toutes les pièces communiquent les unes avec les autres. Le plancher craque sous nos pas. Je lui indique le fauteuil d’un signe du menton, et m’asseois dans le canapé, tirant deux verres de sous la table basse.


| T’es venue t’excuser ? |

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Lun 30 Juil - 20:25

J’ai souvent des idées à la con. Mais là, je pense que j’atteins des sommets en fait. Je sais même pas ce qui m’attend derrière cette porte. Ca se trouve, je vais me faire casser la gueule et vu que je suis genre la pire des brindilles, je pourrais même pas faire mine de me défendre. Enfin, je peux mordre là où ça fait sacrément mal. Je sais que je me ferais défoncer la gueule si ça arrive mais bon, détail !

Bref,  ce mec-là, de l’autre coté de la porte, pourrait carrément me mettre à terre sans que j’ai le temps de dire ouf. Je sais pas s’il le fera. En vrai, je le connais pas assez pour savoir s’il fera quoi que ce soit. Ca se trouve, il va me claquer la porte au nez et je vais me retrouver comme une conne avec ma bouteille à la main. Si je la bois en entier, je me demande si ça peut me mettre totalement KO ou pas tiens. Je la fixe, un rien perplexe, avant de me décider à toquer. Sinon, à force, je vais finir par me tirer toute seule, sans savoir de quoi il en retourne.

Et, comme d’hab, je parle. J’attends le moment où il va me dire que je parle trop mais, à sa répartie, j’ai un rire nerveux. « T’as l’air vachement sûr de toi. T’es même pas obligé de me larguer si on est pas ensemble de base, si ? » Je me tapote le nez, pensive, alors que je finis par rentrer. « Ouais il fait super froid. » Youhou, parlons météo, le sujet bateau qui, en temps normal, ne fâche personne. En théorie en tout cas. En pratique, j’en sais foutrement rien et je me dis que toute conversation peut partir totalement en vrille si on s’en donne suffisamment la peine.

Je m’assois sagement sur le fauteuil qu’il me désigne, jetant des coups d’oeil curieux autour de moi. « C’est vachement grand. Enfin plus que chez moi. Remarque, c’est pas difficile, je vis dans un studio tout pourri. » Je plisse des yeux au reste de ses propos et je penche la tête sur le côté alors que je reprends, songeuse. « M’excuser ? Pourquoi ? Pas ma faute si t’as une tête de cadavre. Tu sais que t’as une tête de cadavre hein au moins, je t’apprends rien j’espère. » Non mais sérieux, si je dois dire que je suis désolée, ce serait pourquoi ? Je sais que j’ai pas été super brillante pendant le braquage mais de base, je devais même pas être là. J’ai aidé un peu non ? Je crois. En tout cas, j’ai pas empiré les choses c’est déjà pas mal. Mais j’aurais ptet dû rappliquer dès le lendemain. Enfin, c’est pas comme si je m’étais planquée ou quoi que ce soit de toute façon, il savait où me trouver si besoin. Et il a pas dû avoir besoin donc. Logique implacable ouais. Enfin, de toute façon, vu la gueule de Jean, je vais vite savoir de quoi il en retourne. En attendant, je remplis les deux verres à ras-bord et je le regarde, curieuse.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mer 1 Aoû - 22:19

Je n’avais pas oublié que les renseignements de la hackeuse popov étaient en bonne partie erronés, et que ça aurait pu prêter à de bien terribles conséquences pour le groupe des Mad Foxes. Il n’empêchait qu’elle avait aussi eu raison sur l’essentiel, à savoir le plan et les mécanismes du monte-charge sur lequel nous nous étions engagés, sans parler de l’entrée de la salle de sécurité ou du plan du bar en lui-même. Bon. Un peu de réussite, un peu de foirage. Difficile de dire si on restait dans la moyenne ou si c’était simplement la merde de bout en bout. Mais je n’avais pas encore confiance. Pas pleinement. J’aimais qu’il n’y ait aucun accro dans l’exécution de nos plans, de nos manœuvres. Dès qu’il se passait quelque chose, le moindre petit grain de sable, et tout était remis en question. Insupportable, mais c’était comme ça. Je sens la peur et l’appréhension de la jeune ruski que j’ai sous les yeux, mais elle vient quand même. La bouteille n’est pas pour rien dans ma décision de finalement la laisser entrer. Elle rit quand je lui parle. Je hausse un sourcil quand elle me dit que je suis sûr de moi par rapport à ce que j’avance.


| Tu crois vraiment que tu aurais le choix, si on en arrivait là ? |


Ok, à faire froid dans le dos mais je m’en tapais complétement vous pouvez me croire. Elle me dit aussi qu’il fait super froid. Je peux pas m’empêcher de me montrer comme le type le plus ouvert et le plus sympathique du monde. Elle rentre et s’assied, en me disant que c’était grand. Je claque de la langue contre mon palais pour exprimer ma frustration et mon impatience de discuter d’autre chose que de chiffons.


| T’as eu ta part, tu peux changer quand tu veux. Ici c’est grand, mais c’est vide. Pas mieux. |


Et voilà qu’elle me sort que ce n’est pas de sa faute à elle si j’ai « une tête de cadavre ». Je la regarde sérieusement, et elle continue de jouer les innocentes. Elle remplit les verres, mais je ne touche pas encore au mien. Pas tout de suite. Je la fixe un long moment, jusqu’à ce que ça devienne malaisant. Et je continue deux minutes de plus. Avant de prendre mon verre, et de le vider d’une traite qui me demande deux bonnes gorgées. Je le repose en le claquant doucement contre la table pour lui manifester mon désir d’être resservi.



| T’avais pas les bons renseignements. Une partie a bien fonctionné. Mais pas tout. J’ai failli perdre deux hommes dans l’opération. L’un des deux blessés a un gosse et est parent célibataire. Tu te rends compte qu’on attend de toi un niveau d’information bien meilleure que celui-là ? Il y avait des mafieux armés partout, ça a été chaud. Plus jamais tu nous lances dans un guêpier pareil. Quand on te demande de nous rancarder sur une cible, tu le fais à fond. |


Ou tu finis dans un sac poubelle jeté d’un chalutier en pleine mer.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Lun 20 Aoû - 21:34

En fait, j’aurais jamais, mais genre jamais du venir. C’est bien de rester enfermée dans sa petite bulle en fait, à se dire que ce sera toujours la merde, que rien ne changera jamais et que je finirais probablement flinguée par un camé en manque… ou parce que je serais une camée en manque, je saurais pas trop dire en vrai. Mais en venant là, c’est comme si je voulais recommencer, comme si j’avais envie de me rapprocher de personnes et ça, c’est carrément pas mon genre. Je vis toute seule depuis des mois, des années même, j’ai jamais eu à compter sur personne et, surtout, personne a jamais eu à compter sur moi. Et je m’en sors pas si mal que ça non ? La solitude, cette impression que je vais finir par péter un câble si je continue comme ça, c’est pas un prix si cher que ça à payer. Je suppose. Ou pas, on est bien d’accord. Sinon je serais pas là.

A sa réplique, je plisse des yeux avant de me mordiller la lèvre inférieure. Vaut mieux que je réponde pas ce qui me vient en premier à l’esprit, je vais m’en prendre une. Et je suis pas si inconsciente. Pas totalement quoi. Encore que, vu que je suis là, on peut se poser la question. « Mouais... » Voilà, si je dis rien, ça va faire louche on est d’accord. Et c’est ambiance là, je vous dis pas à quel point. Genre on se tape dans le dos, on se fait des sourires, des conneries du genre. Je me demande encore à quel moment je vais m’en prendre une mais je rentre et je regarde autour de moi, comme si tout était parfaitement normal. « Ah ouais, le fric… j’ai pas… j’suis pas habituée. Je me dis qu’il va disparaître comme il est apparu alors je préfère… attendre ? C’est débile. Et pas le sujet hein. Hum. »

C’est quoi le sujet alors ? Ah ouais d’accord, je dois m’excuser ou un truc du genre. Je pige pas trop pourquoi au début et je joue à la cruche. Bon, je suis un peu cruche quand je m’y mets hein, on va pas se mentir. Et autant vous dire qu’être naïve et parano en même temps, c’est un putain de paradoxe très compliqué à gérer. Sauf qu’il me fixe. Genre longtemps. Bien trop longtemps. Pour un peu, je commencerais à me trémousser sur mon siège. Sauf que des connards qui me fixent sans rien dire, comme si j’étais une sous-merde, je connais, je gère. J’ai grandi avec ça. Ils pensaient même pas que j’étais humaine, donc pourquoi chercher à me parler ? Mais il continue et forcément, ça me met un peu les nerfs. Je sens mes mâchoires qui se contractent alors que je relève le menton, comme pour lui montrer que je baisserais pas les yeux. Il finit par se décider à boire et je remplis son verre sans dire un mot, grimaçant quand même quand il se met à parler.

Et c’est à mon tour de laisser le silence s’installer. Je le fixe, repliant mes jambes contre moi, mon verre encore plein sur mes genoux alors que je sens un vague mal de crâne qui commence à pointer le bout de son nez. Je finis par soupirer longuement et je souffle, à mi-voix. « Désolée. » Et je bois mon verre d’une traite aussi avant de reprendre, un ton plus haut. « Non, je savais pas ce qu’on attendait de moi. Tu voulais des infos sur les lieux, sur la sécurité. Tu les as eues. Je savais pas pour… l’aspect humain ? J’ai jamais fait ce genre de trucs. Ca a jamais été… réel pour moi. Je manipule des données, des lignes de codes. Ce soir-là, c’était différent. Je m’attendais pas à ça. » J’hésite un instant avant de reprendre, sans bien savoir pourquoi je dis ça. « Je peux faire mieux. Je veux… continuer. Je sais ce que je dois faire maintenant. » Je devrais pas me contenter de soupirer de soulagement de rien avoir à subir de plus et me tirer loin de lui ? Probablement, sûrement même. Mais ce serait fini par péter un plomb toute seule pour de bon. Et j’ai pas envie.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mar 21 Aoû - 21:11

La jeune femme semble marcher sur des œufs, toute prête à souffrir sa rédemption, son pardon obtenu après des Fantômes que je dirige, pour ses manquements. Nous ne pardonnons pas facilement l’incompétence. Riley a été assez punie toute seule. Comme Kat’. Nous avions été victorieux. Cela devait m’incliner à la clémence. Jadis, des punitions exemplaires avaient lieu chez nous, en cruels rappels de nos natures bestiales et engoncées dans un carcan de folie perverse et destructrice. Pour un tel manquement à son travail de reconnaissance, elle aurait sans doute été privée de ration. Et dix coups de fouets, qu’un sous-off aurait dû lui administrer. Rappel à la discipline jusque dans sa chair. Cette fille était une russe. Un peuple courageux, des soldats de première classe, mais avec eux, ça tournait toujours au n’importe quoi à un moment ou à un autre. Je la tolère, parce que sans elle nous n’aurions pas eu tous ces millions. Elle acquiesce. Tout juste. Du bout des lèvres. Je la connais très peu mais j’ai l’habitude des gens, j’en ai eu tellement sous mon commandement avant de les voir mourir. Elle ravale la réplique qui lui vient naturellement à l’esprit. Je secouais la tête, dépité par sa candeur.


| Si tu le gardes chez toi, c’est bien. Mais ça sera con si ton voisin junkie se pointe, retourne et tout et se barre avec tes paquets de billets. Si ça devait arriver, on pourrait sans doute retrouver le fils de pute, mais ça te coûterait la moitié de ce que t’as. Alors autant commencer à le placer. Intelligemment. Je veux pas qu’on se fasse piquer parce que notre « prestataire » informatique se met à déconner. |


Inutile de lui demander si elle avait compris, je n’en doutais pas une seule seconde. La peur était ma plus puissante alliée. Ca ne marchait pas avec tout le monde. Mais j’étais un Fantôme, et j’étais aussi un Mad Fox. Elle savait qu’on était prêt à toutes les extrêmités. Je lui explique donc où les choses ont commencé à déconner puisqu’elle ne semble pas capable de le comprendre toute seule. Le stress grandit en elle. Le silence s’installe. Elle a quelques gestes qui manifestent son impatience et sa gêne. Bien sûr, je ne fais rien pour contenir son malaise. Je bois mon verre à sa suite, quand elle s’excuse. Elle reprend tout ce qu’elle avait cru comprendre. Et que c’était nouveau pour elle. Elle voulait continuer. Et elle voulait mieux faire. Je pèse un regard lourd, inquisiteur, sur elle. Ne dévie pas de ses yeux. Je lâche d’un ton morne, calme. Habitué à commander.


| Si tu sais ce que t’as à faire, pourquoi tu as encore tes vêtements ? |

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mer 22 Aoû - 18:55

Alors, clairement, je m’attendais pas à ce que ça se passe comme ça. Ouais, je sais, je radote un peu ou un truc du genre. Mais, à bien réfléchir, je m’attendais pas à grand-chose. C’est ptet d’ailleurs un problème que je vais devoir songer à résoudre. Parce qu’à force de faire des conneries dans le genre, je vais me faire égorger dans un coin et ça risque de pas très bien finir. Remarquez, si ça se finit, c’est que c’est jamais très bon en général. Tiens, je vais méditer là-dessus. Plus tard. Si je chope pas une crise de migraine à essayer de suivre ce qu’il a dans la tête.

Pour le coup, je me dis qu’il a pas non plus entièrement tort à me parler de placer du fric. Mais je fais ça avec qui ? Comment ? J’hésite un instant, avant de me rappeler Ethan. Je me demande quelle tête il ferait si je lui demande de faire ça. Il le prendrait bien ? Mal ? Enfin, c’est probablement une des seules personnes à qui je peux faire confiance. Surtout pour un tel paquet de fric. J’inspire longuement, non sans une grimace, avant de hausser les épaules. Ouais, tout ça à la fois, parfaitement. « Tu connais mes voisins ? Et c’est plutôt moi la voisine junkie en vrai mais on s’en fout. Investir donc. Et intelligemment. J’ai un pote qui pourrait m’aider. Je suppose. Ca m’éviterait quelques emmerdes supplémentaires donc. » Et je pourrais probablement enfin me payer des médocs qui marchent. Comme ceux que m’avaient filés Christopher. Le pied médicamenteux intégral, je vous le dis moi. Ca avait pas duré, malheureusement. Ca dure jamais de toute façon.

J’ai quand même eu une ombre de sourire quand il parle de prestataire informatique. Un terme tellement bien choisi pour quelqu’un qui bosse dans l’illégalité la plus totale. Tout ça pourrait tellement mal finir. Alors pourquoi je continue ? Parce que c’est cool ? Grisant ? Que ça vaut toujours mieux que de me laisser mourir en me demandant quoi faire de ma vie et en continuant de collectionner ces foutues cartes pokémon qui sont plus à la mode depuis au moins 50 ans ? Probablement. Parce que j’ai rien de mieux à faire aussi. Et rien à perdre. Ouais, alors, on va éviter de partir sur ce terrain-là, je vais m’autodéprimer.

Du coup, vu que je comprends enfin où est le problème, suffisait de m’expliquer bordel, j’essaie de m’expliquer, tant bien que mal. J’arrive à soutenir son regard, même si j’en mène pas large, parce que ouais, j’ai déjà vu pire. Mais il dit toujours rien, alors qu’il vide encore son verre. J’avoue que là, je sais pas trop quoi faire. Alors je me resserre et je commence à siroter. Avant de m’étouffer quand il reprend la parole. « Quoi ? » Je le fixe, les yeux écarquillés, alors que mon cerveau refuse d’assimiler ce qu’il vient de dire. « Tu déconnes. Hein, c’est ça ? Tu me fais marcher. » Juste pour voir ma réaction ou un truc du genre. Sauf que je flippe. Parce que s’il veut vraiment me faire du mal, je fais pas le poids. Et je veux pas. Pas ça. Je remonte le menton, essayant de me faire plus brave que je le suis vraiment, essayant d’oublier l’angoisse qui me vrille les entrailles. « Pourquoi tu dis ça ? » Voilà, il va me dire qu’il déconne et on va … je sais pas quoi. Mais pas ça.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mar 28 Aoû - 23:19

Je bouscule la jeune femme. C’est la première tactique que j’ai jamais adopté, dans l’armée comme dans la vie. Faire bouger les lignes pour que les choses se passent le mieux possible, pour que cela me créé des ouvertures dans lesquelles m’engouffrer. J’avais bien conscience que je ne pouvais peut être pas être partout à la fois mais ce n’était pas un souci. En me concentrant, en prenant un problème après l’autre, j’arriverais renverser tous les obstacles. Je le savais. Je l’avais déjà fait. La guerre était la meilleure révélatrice de l’âme de quelqu’un, de cela j’étais plus que certain. Je savais ce que je devais faire. Où je devais aller. Qu’importe les oppositions, je les renverserais sans le moindre ménagement. Ce n’était pas la petite popov qui allait m’emmerder bien longtemps, vous pouviez me croire là-dessus. Je la mets en garde sur sa gestion des thunes, et sur le fait qu’on n’était pas un organisme de sécurité des fonds monétaires. Elle devait s’en remettre à elle-même avant tout si elle comptait faire de vieux os à Europolis assise sur un mago pareil.


Je coule un regard de mise en garde dans sa direction.



| Attention à qui tu impliques. Il va être curieux de la provenance de tout ce pognon. Et plus tu mettras de gens dans la confidence, et plus grand sera le danger. Parole ! |


Moi finalement, j’avais eu la gestion la plus facile. Comme j’avais presque tout donné à Kat’ pour son gamin, finalement… Les choses n’avaient demandé que peu d’intérêt de ma part. et peu de mise en danger aussi. A part le flagrant délit au moment de filer les sacs au mec de l’institut… Mais je prenais mes précautions. Déceler des embuscades, ça avait toujours fait partie de mes attributions et de mes compétences à l’armée en section de reconnaissance, bien avant les Fantômes. La jeune femme encaisse difficilement le reste. Et moi je bois, je bois, je bois. Encore et encore. Elle a du mal à se rendre compte de ce que j’ai dit, visiblement. Elle a peur que je lui fasse du mal.


Elle a raison.


J’éclate de rire.



| Ca, ce serait de la punition, pas vrai ? Alors, recommence pas tes conneries. La prochaine mission nous attend déjà et elle sera dangereuse. Même si tu suivras tout à distance, cette fois-ci. Bois, en attendant. T’es peut être une ruski, et t’es peut être une pucelle dans le domaine, mais tu t’en sors pas si mal. Sois sérieuse et personne dans l’équipe ne te cherchera de noises. |


Et j’entrechoquais mon verre contre le sien, une fois encore resservi, avant de l’attaquer dur. Le verre, pas sa culotte.


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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Lun 10 Sep - 15:44

Ce mec est taré. C’est déjà l’impression que j’ai eu la première fois que je l’ai vu mais là, c’est confirmé. Et ouais, je sais, venant de moi c’est limite du foutage de gueule mais sérieux, y a des connexions qui se font plus chez lui. Ou qui se font un peu trop je saurais pas dire. Dans tous les cas, ça sent la surchauffe à des kilomètres et j’aimerais pas être là quand ça pètera, je vous le dis.

Mais, pour le principe, je plisse des yeux dans sa direction quand il me dit de faire attention. « Je suis pas si conne que ça… si ? Ce type… il sait ce qu’il risque s’il pose les mauvaises questions. J’ai de quoi le faire tomber d’un claquement de doigts sans problème. » J’hésite avant de reprendre, avec un haussement d’épaules. « Et c’est la seule personne au monde en qui j’ai confiance. Vu que j’ai pas vraiment d’amis, je risque pas de mettre trop de gens dans la boucle hein, t’en fais pas. » Je dis même pas ça pour me plaindre en plus. En vrai, je m’en fous un peu d’avoir ou non des proches. Pas comme si ça allait changer quelque chose à ma vie. Même si ouais, des fois, je me pose la question. Enfin bref.

Je divague un peu avant de me mettre à flipper pour de vrai devant son comportement. Sérieux, je suis pas venue pour me faire passer dessus par un mec totalement barge. J’ai pas envie qu’on me fasse du mal, j’ai déjà donné et c’est bon, je veux bien passer mon tour. Surtout que ouais, on va pas se mentir, je pourrais tellement rien faire face à un mec aussi baraqué. Et j’écarquille les yeux quand il éclate de rire. « … connard. » Ouais, c’est sorti tout seul. J’aurais peut-être pas dû vu ce qu’il raconte mais moi, je trouve pas ça drôle. Je me renfrogne un peu, vidant mon verre d’une traite avant d’inspirer longuement. « … c’est un compliment là ? Et t’as quoi contre les russes ? J’y peux rien si je suis née dans ce pays de merde. Crois-moi si j’avais eu le choix, j’serais née avec une putain de cuillère dans la bouche dans les quartiers huppés d’Europolis. Et j’aurais été la pire des pétasses. » J’hésite un instant, resservant nos deux verres avant de souffler, vaguement songeuse. « Bien fait de prendre une deuxième bouteille dans mon sac à dos moi. » Je relève un regard vers lui, un rien plus sérieuse. « C’est quoi la prochaine mission ? Et je vais devoir faire quoi cette fois ? » C’est peut-être pas le moment de demander, je sais pas trop. Mais j’ai déjà trop bu et trop vite de toute façon. Alors, foutu pour foutu.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mar 11 Sep - 21:43

Je lève les yeux au ciel quand elle me prend à témoin et qu’elle se défend de toute maladresse, de toute confusion. Elle disait qu’elle faisait gaffe et qu’elle avait de quoi faire tomber le type. Je secouais la tête et je haussais les épaules, pas tout à fait convaincu. Je connaissais le poids des secrets et des remords, et il était clair pour moi que rien ne remplaçait la menace physique, ultime recours à la veulerie de la plupart des gens. Elle évoque à demi-mots la solitude qui est la sienne, mais qui est aussi celle de tous les Mad Foxes, qu’ils soient totalement engagés dans notre cause ou seulement comme auxiliaires temporaires. Il n’y avait que des profils atypiques qui étaient attirés par une carrière dans le grand banditisme, des individus « normaux » ou en tout cas jugés comme tels n’en avaient sans aucun doute absolument rien à faire. Je soutiens son regard.


| T’es une putain de russe et tu fais la guerre derrière un écran, tu m’excuseras de te mettre en garde hein. Y’a pire que de devoir chercher son pognon quand on s’est tout fait piquer. Vu ce que tu fais pour et avec nous, tu ne dois plus avoir confiance en qui que ce soit en dehors de l’équipe. Et encore. Ne nous fais confiance que en ce qui concerne les missions. Pour le reste, tu nages en eaux troubles. Et crois-moi, elle est infestée de requins. Laisse-lui entendre que tes partenaires peuvent lui laisser le bassin pété après lui être passé à quinze dessus, et qu’on lui fera bouffer ses couilles « comme pendant la guerre » et ça passera encore mieux. Crois-moi. Sécurise ton pognon, ou on le fera pour toi. |


Conseil d’ « ami », même s’il était clair que nous ne l’étions pas vraiment. Mais il y avait quand même une forme de connivence entre nous. Un lien professionnel qui commençait vraiment à s’installer entre nous. C’était tout ce qu’il fallait… Mais je ne pouvais pas m’empêcher de continuer à la tester, à la pousser dans ses retranchements. Comme si elle ne m’avait pas encore montré assez de tripes, que je n’étais pas encore tout à fait convaincu.


Je sens tout le dépit, la colère et aussi le désespoir silencieux de la petite Ruski. Sûr qu’elle ne s’attendait pas à ça la radasse, et c’était sans doute le moins que l’on puisse dire. Elle venait de subir tout ce que je venais de lui balancer à la gueule. Sans sourciller tellement elle avait la slip. Je n’étais pas sûr de vouloir prendre les paris sur ce registre, mais je commençais à me dire qu’elle avait peut être même sali sa culotte. Ah ah, je me serais bien poilé si ça avait été un peu plus marrant. Là, elle semblait traumatisée. Ca va hein, c’est pas comme si j’allais vraiment la violer. Humour de fantôme. Visiblement, elle ne pouvait pas comprendre. Et je savais d’expérience que ça ne parlait pas à beaucoup de gens, notez bien. Elle m’insulte et je ris un peu plus. Je me fais plus amer quand elle me demande ce que j’ai contre les Russes.



| Ben à part le fait que vous avez atomisé l’autre moitié de l’Asie et que vous avez voulu envahir l’Europe de l’est, quedal. Somme toute, j’ai plutôt passé du bon temps une fois qu’on a planté le putain de drapeau au sommet du Kremlin. |


Je n’avais pas dit « nôtre » ; je ne m’étais pas battu pour ce qu’il était devenu aujourd’hui.


| Tu te renseignes sur le groupe qui détient la John’s Cartet and Co. Employés. Sécurité humaine et matérielle. Tout, tout, tout. Et si le groupe a des liens avec une mafia quelconque, je veux le savoir aussi. Les scandales, les réussites. On va voler des documents et du matériel biologique qui va nous rapporter gros au marché noir. Mais je veux pas qu’on mette les pieds dans un nouveau nid de frelons. Vu ? |

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Sam 6 Oct - 19:01

C’est marrant quand même de se dire qu’on est à la fois pas du tout du même monde mais en fait si, d’une certaine façon. Ouais, je sais, ça peut paraître totalement improbable ce que je raconte, mais c’est pas si déconnant. On est tous les deux du mauvais côté de la barrière, on va pas se mentir. Sauf que moi, j’ai encore des scrupules. Probablement parce que je suis encore bien planquée derrière mon écran, que, jusqu’à l’épisode du casino, rien de tout ça n’était vraiment réel. Enfin, la merde dans laquelle je vis l’était bien hein, qu’on soit d’accord. Mais pas les conséquences de ce que je pouvais faire. Autant dire que j’ai pas encore totalement digéré le truc, sinon je serais probablement jamais venue ici remarquez.

Je fronce quand même les sourcils quand il recommence de plus belle, trouvant je sais pas où le cran de ne pas baisser les yeux. Franchement, je l’aurais même pas cru possible de base. Mais il m’énerve un peu, ça doit jouer. « Putain mais on s’en fout que je sois russe ! Tu crois que je le porte fièrement sur ma tête ? Que j’aurais pas aimé être née ailleurs ? Et je fais la guerre ? T’es sérieux ? Je... » Là, j’avoue que je le regarde les yeux un peu écarquillés. Ca va loin, carrément plus loin que tout ce que j’ai pu imaginer jusque-là. Mais c’est peut-être juste lui qui en fait trop pour voir ma réaction non ? En vrai, j’en sais foutrement rien et ça m’inquiète un peu. Beaucoup. Du coup, je me contente de souffler, gardant toujours la même tête de poisson mort. « Ouais, je lui dirais que tu lui feras bouffer ses couilles. » Ethan sera ravi de l’information. Probablement partagé entre le fou rire nerveux que je lui dise ça ou l’inquiétude sur mes nouvelles fréquentations. Ou alors c’est juste moi. Hum.

Enfin là, il est occupé à faire flipper à mort. Et putain, ça marche. Je le savais que j’aurais dû me tirer. Je me demande vaguement si je peux l’assommer avec la bouteille avant de me barrer, mais il serait capable de me trouver une paire de couilles à me faire manger en représailles. Ou un truc du genre. Du coup, je me contente de siffler mon verre alors qu’il me rassure, si on peut dire ça comme ça. Et je soupire quand il reprend. « Ouais ouais, j’ai fait tout ça à moi toute seule. T’as pensé qu’il y avait des gens qui ont rien demandé dans l’histoire ou t’en as absolument rien à foutre ? Des gens qui ont autant morflé à cause des militaires russes que le reste du monde ? Et ravie de savoir que t’a planté ton drapeau partout où tu voulais. » Genre il croit que j’ai pas saisi l’allusion sexuelle ? Ou alors c’est moi qui vois le mal partout, ce serait pas totalement déconnant. « Et c’était qui ce « on » ? » Ouais, je devrais probablement pas poser cette question, mais c’était plus fort que moi.

Je me fais brusquement plus sérieuse quand il me parle de ce que je dois faire, du groupe dont il veut les infos. Je hoche la tête, notant mentalement ce qu’il veut avant de souffler, songeuse. « Une mafia quelconque ? Ou tu veux un truc plus précis ? Et tu veux faire ça quand ? » Merde alors, je devrais pas flipper de nouveau en vrai ? Et ne pas commencer à lister ce que je vais pouvoir chercher dès que je serais rentrée chez moi surtout. Enfin, peut-être pas ce soir, l’alcool commence déjà à me monter à la tête. Faut dire que je suis pas du genre à picoler. Pourtant, je remplis de nouveau mon verre et je fais pareil avec le sien sans même lui demander son avis. De toute façon, au point où j’en suis.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Sam 6 Oct - 22:46

Un nouveau nid de frelons. Vus nos effectifs, nous n’avions pas les reins pour subir de nouvelles pertes, d’autant qu’un faible nombre d’attaquants pouvait provoquer la mort de tout le monde sitôt qu’un maillon de la chaîne serait rompu. Nous étions trop peu nombreux pour que nos bras ne soient pas tous essentiels. Même la popov avait son importance, même si elle ne faisait pas vraiment partie de l’équipe. Pas encore assez dure pour ça, et pas impliquée physiquement. C’était ce qui contraignait le plus John aussi, d’être à l’écart de l’action. Il n’y pouvait pas grand-chose et il était clair qu’il se retrouvait dans une position qui n’était pas confortable pour lui. Je ne saurais dire si c’était aussi le cas de la jeune femme, mais j’étais quand même prêt à le parier. Elle aurait préféré ne pas se retrouver impliquer aussi personnellement par la tournure des choses, sans le moindre doute. Je continue de la pousser dans ses retranchements, sans méchanceté sous-jacente mais avec tout de même une certaine brutalité. Il était clair qu’elle se sentait insultée. Tant pis. C’était ma manière de toujours maintenir les gens avec qui je travaillais sur le qui-vive, sur leurs gardes.


Je continue de la tester sans arrêt. Elle le comprend plus ou moins, j’imagine. Elle commence à avoir l’habitude. Ce qui n’est pas une mauvaise chose. Je lui souris d’un air mauvais.



| Bien sûr que tu fais la guerre. Tu crois qu’on fait quoi, là ? Qu’on le fait juste parce qu’on veut du fric ? Le fric, on n’en a pas besoin en tant que tel. On s’en tape, d’être riches. Enfin, fondamentalement. On en profite tous. Mais ce n’est pas pour ça qu’on le fait. On le fait parce que la guerre ne s’est jamais terminée. Et toi que tu le veuilles ou non, t’es un soldat dans ce conflit. |


La guerre impliquait un ennemi, mais le nôtre était presque plus extérieur qu’intérieur. Ca ne changeait rien, au fond.


| Et ouais, t’es russe. Et personne n’en a rien à foutre que tu préférerais être née ailleurs. C’est ce que t’es. Nous sommes tous quelque chose pour quelqu’un. |


Etre russe la mettrait pas tout à fait au ban de la société, mais ça ne ferait pas non plus d’elle le prochain prix nobel de la paix. Tant de soldats étaient morts contre son pays qu’ici tout le monde se rappelait de leurs « agressions » de leurs voisins, de leur guerre contre la Chine, qui avait précipité la moitié du monde dans le chaos le plus total. Elle continue de m’interroger, comme si elle avait autorité sur moi, comme si j’avais à lui donner des réponses. Elle n’était qu’une gamine, sortie trop vite de l’adolescence dans un pays qui l’avait condamnée par ses propres choix à vivre et à grandir dans la fange. Je lui offre un sourire goguenard.


| J’en ai rien à foutre. Vous avez tous dit amen et voilà où on en est. Et crois-moi quand j’te traite de mouton, je sais très bien en reconnaître un. Chez les Foxes, on en était aussi. Les petits moutons noirs de l’Union, les salauds bien pratiques en période de guerre. Tuer un mec, c’est facile, tu sais. Mais flanquer la trouille à ses dix mille potes, c’est plus dur. Et quand la guerre a été finie, on s’est sérieusement posé la question en haut lieu de ce qu’on devait faire de nous. Nous rendre à la vie civile ? Dangereux. Nous garder ? Dangereux aussi, on était tous prêts à exploser. Nous éliminer ? Si ça foirait, la situation aurait échappé à tout contrôle. Alors on nous a relâché en croisant très fort les doigts qu’on fasse pas de bêtises. |


Sourire jusqu’aux oreilles, yeux plissés d’une satisfaction perverse, presque enfantine chez un gosse ravi de faire des bêtises.


| Raté. |


Je vide mon verre.


| Moins t’en sais mieux tu te portes. Semaine prochaine. T’as tout ce qu’il te faut ? |


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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Ven 12 Oct - 20:22

Si je réfléchissais deux minutes, je saurais qu’il est en train de me jauger, ou un truc du genre. Qu’il est en train de voir si je suis assez solide pour tenir bon, pour pas faire de la merde, contrairement à la fois d’avant. Sauf que je suis pas d’accord et que je suis considère pas que ma participation à leur dernière petite fête ait été un échec. J’ai fait ce que j’ai pu, avec les infos que j’avais. Faut dire que je savais pas vraiment où je mettais les pieds à ce moment-là. Est-ce que je le sais plus, là, maintenant ? A part dire que je fous les pieds dans ce qui doit être le pire merdier du monde et le mauvais plan du siècle, au minimum, non, je saurais pas dire en vrai. Enfin bref, pour le moment, je suis partagée entre l’envie de l’insulter, de le cogner, de me barrer en courant ou je sais pas trop quoi d’autre. Au moins, je peux pas dire que je m’ennuie ou que je suis ignorée, je devrais probablement pas me plaindre. Je lève quand même un index dans sa direction, histoire de protester, ou un truc du genre, avant de soupirer longuement. « Ouais bah, j’avais pas vu les choses comme ça d’accord ? J’ai toujours vécu sans trop de fric de base et je fais pas ça pour ça non plus. »

Sauf que je sais pas vraiment pourquoi je fais ça. Et je suppose qu’il va vraiment falloir que je trouve une réponse à cette question avant de continuer. Si je veux pas me retrouver dans une situation où je pourrais vraiment rien faire du tout. Pour le moment, j’ai encore vaguement l’impression de maîtriser les choses, même si c’est probablement la plus grosse blague du siècle. « … un soldat. Putain, je savais que c’était un mauvais plan. Mais bon, maintenant que je suis là... » Ouais, on va dire ça. De toute façon, autant foncer maintenant, tant pis pour le semblant de maîtrise ou un truc du genre.

Je soupire longuement à sa répartie, avant de hausser les épaules. « T’as d’autres clichés du genre à sortir ou pas ? J’en ai rien à foutre d’être russe et de ce que ça peut représenter perso. Je suis pas ça. Je me limite pas à ça, quoi que tout le monde puisse en dire. » Là, voilà. Réponse inutile qui entrera probablement par une oreille pour ressortir par l’autre mais tant pis, c’est dit. J’écarquille les yeux au reste de ses propos avant de lâcher une volée de jurons, en russe d’ailleurs et de secouer la tête. « Dire amen ? Qu’est-ce que t’en sais que j’ai dit amen ? Ou que j’ai eu mon mot à dire ? M’enfin, t’as déjà jugé ton truc de toute façon. » Mais j’écoute quand même ce qu’il dit sur ses Foxes. Je sais pas si je dois m’inquiéter ou, plutôt à quel degré je dois commencer à flipper. Ca doit probablement dépasser tout ce à quoi je suis habituée vu son sourire. J’ai quand même un rire nerveux, incapable de m’en empêcher, quand il dit que c’est raté pour les bêtises. « Pourquoi ça m’étonne pas tiens... »

Je l’imite et je vide mon verre, plissant les yeux dans sa direction avant de souffler, un peu plus sèchement. « Te plains pas si j’ai pas toutes les billes alors. Je ferais de mon mieux, avec ce que j’ai. Te rencarder sur les lieux, sur la sécurité et ceux qui bossent là-bas. Mais s’il y a des paramètres extérieurs, j’y pourrais rien. » Avant qu’il m’engueule de nouveau alors que je savais pas la moitié de l’histoire la fois d’avant. Enfin, maintenant, je sais que je dois vraiment me renseigner sur la société déjà. Et cette foutue mafia. Je sens le sac de nœuds à des putains de kilomètres, j’en frissonne d’avance. « J’ai ce qu’il me faut. Et je sais qui contacter pour avoir plus d’informations de toute façon. Autre chose… patron ? » Cest comme ça que je dois l’appeler non ? Je me rends pas compte. Sinon, je peux aussi me tirer en courant, même si, vu l’alcool que je viens d’enquiller en aussi peu de temps, je risque de me vautrer au bout de deux mètres. Ce serait con pour la sortie pleine de dignité.

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MessageSujet: Re: Knock, knock, knock... guess what ?    Mer 17 Oct - 22:18

J’avais conscience de lui faire peur, à la petite ruskov. Mais honnêtement, elle avait déjà passé pas mal d’étapes. Pas la plus importante, celle qui ferait d’elle une véritable Mad Fox. Mais c’était déjà pas mal. J’avais déjà moins peur de lui confier des missions. Je savais très bien qu’un jour ou l’autre, ça serait la merde. Parce que c’était comme ça. Parce que le crime payait toujours, mais que la main de la justice finissait à un moment ou à un autre par s’abattre. Ca ou la concurrence. Quoiqu’il en soit c’était un boulot très dangereux qu’on faisait, mais on avait aussi besoin de ça, de ce challenge, de cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Forcément, ça faisait beaucoup à gérer et parfois on ne savait même plus qui on devait flinguer devant tous les choix possibles, des choix bien entendu tous éminemment dangereux. C’était notre lot, désormais. Ce qu’on avait tous librement choisi au prétexte d’accepter d’aider Katerine, notre bon vieux sergent chef. Je levais les yeux au ciel quand la russe me sortait qu’elle ne faisait « pas ça pour ça ».


| Et pourquoi, alors, hein ? On fait tous ça pour ça. L’argent est un moyen. Et on en a tous besoin pour quelque chose. |


Tous. De Mc Hall pour ses médicaments pour la tête à Katerine pour son garçon, en passant par moi pour ma famille –et surtout pour Kat’-, les autres pour leurs propres raisons… mais nous aimions ça. Nous n’étions pas des putains de robin des bois, ça au moins c’était clair. Plusieurs personnes étaient mortes depuis qu’on avait commencé ce nouveau job. Des clichés ? Elle était naïve si elle pensait que le monde était régi par autre chose que des clichés. Je levais les yeux au ciel, fatigué de ces palabres. J’avais l’habitude des soldats qui obéissaient. C’était sans doute à ça que tenaient mes problèmes avec ma femme ; elle n’avait jamais compris que ma vie d’officier m’avait tellement lessivé que j’étais tout imprégné de la chose que j’étais devenue au fil des ans. Ou alors, c’était précisément parce qu’elle l’avait mieux compris que quiconque qu’on en était là aujourd’hui. Ses états d’âme ne m’intéresseraient que s’ils mettaient en danger le groupe, ce qui n’était pas le cas.


Je la dévisage sévèrement quand elle parle des renseignements.



| Compris. Fais de ton mieux. Si les impondérables nous tombent dessus, je saurais les différencier d’une mauvaise préparation. |


Je secoue la tête quand elle me demande si j’ai d’autres infos à donner.


| Non. Bonne soirée. |


[i]Je la raccompagne après avoir vidé mon verre d’un trait.




| Merci pour la bouteille. |


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