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 Mieux vaut une bonne querelle que la solitude
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MessageSujet: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Dim 17 Juin - 22:42

Mieux vaut une bonne querelle que la solitude

Mieux vaut une bonne querelle que la solitude

Jean & Eva



Au sud des Docks, fin janvier 2050

En cette fin d’après-midi, Eva se tient devant son immeuble, le nez collé sur l’écran de son téléphone. Elle consulte ses messages, tous professionnels. La PTS tourne à plein régime depuis les événements du 15 janvier. Si son corps n’atteignait pas ses limites, elle serait encore terrée dans les labos. Mais à force d’étirer ses horaires et d’enchaîner les jours de travail en flux tendu, le besoin d’un jour off s’est fortement fait sentir. Pour repartir de plus belle après ! Autant que ses collègues – sinon davantage –, elle a à cœur de contribuer à traduire en prison les auteurs des attaques. Que la population puisse constater par elle-même : l’impunité des scélérats ne règne pas à Europolis! Un véhicule s’arrête à sa hauteur, dans lequel elle s’engouffre à l’arrière. Elle pose son téléphone sur ses genoux et souffle dans ses mains, puis les frotte l’une contre l’autre.
B’jour..
Bonjour !, répond-elle du tac au tac, alors que sa main réchauffée tire sur la ceinture de sécurité qu’elle boucle aussitôt. En route vers l'Irish Beach, s’il vous plaît., énonce-t-elle la destination avec un accent irlandais laissé libre cours.
Elle a passé la journée dans un cocon. Profitant de son temps libre pour faire une grasse matinée, ou du moins pour récupérer des heures de sommeil. Pile électrique dès le réveil, se prélasser seule dans un lit, non merci ! Ayant repris en main sa forme physique, elle est sortie pour courir dans le parc. Au retour, elle s’est coulé un bain relaxant, dans lequel elle s’est trempée un poil trop longtemps. De quoi en ressortir fripée comme un nouveau-né ! S’en est suivi un copieux petit-déjeuner en parcourant les actualités. Puis elle s’est attelée à liquider sa paperasse. Mini-événement: elle a cuisiné! Et en a redécouvert le plaisir, même si elle ne pourra pas le renouveler de sitôt. Dans l’après-midi, un tour au Smith Commercial Center pour peaufiner l’équipement et la décoration de son appartement, ainsi que remplir son frigo et ses placards. Tout ça pour dire qu’elle n’a guère conversé et que du coup, elle n’a pas d’emblée pensé à atténuer son accent qui réarrange certaines sonorités. D’ailleurs, le conducteur arque un sourcil.
C’est à-aaaa-ttendez…
Elle récupère son téléphone et commence à taper le nom du pub dans la barre de recherche afin de retrouver l’adresse.
.. Je vais vous dire ça tout de suite…
Je connais, mais vous êtes sure de vouloir aller là-bas ?
Oui, pourquoi ?, s’étonne Eva, en se penchant vers l’espace entre les deux sièges avant.
Des collègues à qui elle avait raconté son mal du pays lui avaient conseillé l’endroit. Paraît qu’on y rencontre de vrais Irlandais dans une ambiance authentique des pubs de l’île d’Émeraude. Comme lesdits collègues n’ont jamais mis les pieds en Irlande, elle émettait un doute. La consultation du site internet du bar ne l’a pas plus enthousiasmée. Les photos montrent une déco qui sonne comme une imposture. Trop propret et convenu à son goût. Toutefois, elle s’est décidée à essayer, sans trop y croire, alors si maintenant, le gars du taxi ne recommande pas…
Ce n’est pas vraiment pour les p’tites dames, répond-il en démarrant sa voiture.
Ah, sans rire ?, rétorque-t-elle, avec un air subitement intéressé.
Des chopes qui s’entrechoquent dans une ambiance festive et chaleureuse, des discussions animées et bruyantes au milieu des chants de marin, voilà ce qu’elle aimerait retrouver.
Seule, ça va craindre pour vous, dites pas qu’on ne vous aura pas prévenu.
Il se trompe s’il s’imagine qu’un milieu viril peut l’intimider.
Vous m’avez convaincue, déclame-t-elle en se reculant dans son siège, avec un regard de défi vissé dans celui reflété dans le rétroviseur. Non seulement, je veux y aller, mais en plus j’y rentrerai seule.

Un paysage relativement familier défile sous les yeux d’Eva. Visiblement, à Coal District, non loin de Red Light Corner et on l’emmène… vers les docks ?! Curieux, voire étrange. N’est-ce pas plutôt aux alentours de l’Imperium Stadium qu’ils devraient rouler ? Elle s’apprête à questionner le conducteur, mais son esprit est happé par le souvenir de la dernière fois où elle s’est rendue aux docks... Sa mine songeuse devient soudain interrogatrice. La voiture s’est arrêtée. Déjà ? Elle avait prévu un trajet plus long, c’est pourquoi elle est partie en fin d’après-midi, et non en début de soirée.
On est déjà arrivé? C’est ici ?
Elle observe dehors au travers de la vitre, mais ne voit aucun bâtiment qui se rapproche d’un bar. Pourtant, le conducteur acquiesce. Il ne s’enfoncera pas plus, mais elle n’est pas loin. Elle s’acquitte de la course, et sort du véhicule, perplexe. Connaissant les fréquentations mal famées de Coal District, et des docks en particulier, elle n’est pas des masses tranquille. Sauf qu’après sa fanfaronnade de tout à l’heure, elle ne se dégonflera pas. Elle s’engage dans la direction que le conducteur lui a indiquée, tandis que ce dernier repart. En se remémorant les photos de berges ensablées, ça ne colle pas avec Coal District. Ça la chiffonne. Tout en marchant à l’abord de containers, elle s’arme à nouveau de son smartphone pour en avoir le cœur net…

*Mais hep il s’est planté cet abruti*

C’est bien ça, le pub est au bord d’une plage aux environs de l’Imperium Stadium. Alors qu’elle relève la tête de son écran, ses yeux croisent un groupe de jeunes… en plein deal ? Elle n’a rien vu de véritablement compromettant, mais clairement, ils présentent mal et ils le savent. Sans doute, savent-ils aussi les moyens de faire disparaître un témoin gênant. Son téléphone en main, Eva n’alerte pas la police. D’après son évaluation expresse de la situation, s’ils la considèrent comme une menace, ça pourrait dégénérer. Elle sera balancée au fond des eaux avant l’arrivée des sirènes. Un homme apparaît dans son champ de vision. Est-il client des jeunes ? Elle n’a pas les moyens de le savoir, mais doit se décider vite. Elle joue à quitte ou double là.
Te voilà, TOI !!!, tonne-t-elle sur l’homme isolé.
Tel un boulet de canon, elle fonce sur lui. Si elle ne voit pas les réactions des jeunes, elle prie pour leur donner l’impression de s’en ficher pas mal de ce qu’ils trafiquaient.
Je suis passée à ton bureau. Tu n’y étais pas. J’étais sure alors de te trouver ici. Tu continues à tirer ton coup avec cette garce, SALAUD !!, tempête-t-elle tandis que sa main se lève pour envoyer une claque aussi tapageuse que son courroux.
La baffe est de trop, vous vous dites ? Et bien, vaut mieux trop et convaincre !

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Mar 19 Juin - 20:52

L’Irish Bitch. Je n’ai rien à y faire, ce soir. Engoncé dans mon long caban noir, je me grille une clope, cheveux humide alors qu’il a plu tout à l’heure. La pluie froide, glacée même, et sale, qui avait l’habitude de tomber sur Europolis. Les bourrasques venaient de la Mer du Nord et au loin, on apercevait les flots sombres de la mer souvent démontée que l’on apercevait au large. Il faisait parfois beau, sur Europolis. Mais ce n’était pas si souvent. Certains plaisantaient sur le fait que c’était pour ça que le crime s’épanouissait dans cette fichue ville. Je n’étais pas tout à fait d’accord, loin de là. Je pensais que c’était plus certainement à cause du cœur des hommes que l’on vivait aujourd’hui autant dans le vice. Ce soir, je rachetais du matériel. De l’essence. En quantité. Un nouveau véhicule, « disparu » des chaînes de montage d’une grande société française bien connue, en périphérie de la ville. Pas d’armes ou de munitions, ça j’avais mes contacts en interne, auprès d’une espèce de transfuge chez les Foxes. Elle en était une, mais c’était plus honorifique qu’autre chose. Qu’importe. Chacun son tour. Le mec parle avec un accent russe au couteau. Me flatte et me menace à moitié. Il m’agace très vite. On ne discute pas depuis longtemps qu’il est plaqué contre le mur de vieilles briques, et que ma clope m’échappe du bec, mes mèches humides retombant sur mon front, en direction de mes yeux. Si ce fils de pute joue avec moi, je lui montrerais ce qu’on avait fait à ses compatriotes à Lubianka, ou au Kremlin. Qu’il arrête de jouer avec mes nerfs, sinon je lui mets les siens à vif à ce fils de pute.


Je repars avec sa parole pour la livraison. En fait un coin que je choisirais au dernier moment. Bien facile à surveiller, que ce soit sur ses accès ou sur sa fréquentation « intérieure ». Limiter au maximum les risques d’être pris sur le fait, ou d’être filés ensuite, c’était tout ce qui m’intéressait. Tout ce qui pouvait garantir la survie de mon équipe d’ailleurs était ma principale préoccupation. Mon travail civil était de toute façon relégué au second plan depuis plus de deux mois maintenant. Je finis par m’éloigner, mains dans les poches. Pas d’armes. C’était la meilleure façon autrement de provoquer un accident. Ou de vouloir s’en servir. Si j’en avais eu une, j’aurais peut être été tenté de l’utiliser contre le popov de tout à l’heure. Ce genre de racaille pullulait dans les bas fonds. De pauvres hères qui avaient perdu leur boulot pendant ou après la guerre et qui avaient vu dans l’ouverture des frontières la perspective de la bouffe, d’un toit et de la sécurité relative de mégalopoles en plein boom. Finalement, ils ne constituaient qu’une frange supplémentaire de la lie déjà conséquente de ces méga structures.


Je me fais engueuler de nulle part et redresse le chef, à l’affût de ce nouveau danger. Je n’ai pas le temps de relever les mains que je me fais à moitié rentrer dedans une jeune femme d’un âge relativement mature et qui me parle de tromperie ou de e ne sais pas quoi, avant de m’expédier une gifle qui me sèche sous les quolibets de mecs non loin. Je me masse la mâchoire et gronde de colère, de frustration, un grognement qui n’augure rien de bon pour la personne qui vient de me déranger, ni pour les sales cons qui se marrent derrière. Je lâche ma tronche et fais un pas, étouffant de ma présence et de ma carrure la femme qui était venue s’en prendre à moi. Je comprenais vus ses mots qu’il ne pouvait s’agir que deux choses ; ou une confusion mais elle était grosse, ou une tentative de fuite de suivants un peu trop entreprenants.




| La dernière fois que j’ai vu ma femme, elle était encore métisse. T’as beaucoup changé, chérie. |


Je prends sa nuque dans l’une de mes pognes, et attire ses lèvres contre les miennes pour un baiser qui claque, pure provocation. Les quolibets s’éloignent rapidement, alors que nous nous dévisageons, furieux.


| On m’explique pourquoi je viens de manger une baffe en pleine rue ? |


Cela ne sonnait pas comme une demande. Mais comme un ordre.


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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Lun 2 Juil - 20:18


La claque est retentissante. La blonde éprouve une douleur vive, quoique fugitive, qui la fait cligner d’un œil dans une petite grimace. Elle y est allée fort. Trop fort. Sa victime porte la main à sa mâchoire, ayant visiblement senti passer la volée. Puis grogne comme un ours mal léché. Il en a la carrure en plus.

*Il veut me buter*

Lui aussi ! La situation ne s’améliore guère pour Eva. Quoique. En arrière-plan de la scène de ménage qui se joue, les moqueries des voyous inclinent à supposer que ces derniers marchent à fond. C’est toujours ça de pris ! Et puis, un homme isolé à gérer, elle peut se le faire… Bon peut-être pas celui-là ! Il vient de faire un pas – à la fois lourd et véloce – vers elle. Elle prend alors toute la mesure de la densité de ce corps. Il est vraiment solidement bâti. Ce n’est pas du flan le tas de muscles sous sa couche de vêtements. Il l’a mauvaise ; elle le serait à moins. N’empêche qu’elle n’aime pas trop qu’il cherche à l’intimider. Elle le fixe sans relâche, sur ses gardes. Tactiquement, il a réduit l’espace entre eux, ainsi il l’empêche d’avoir de l’ampleur dans les mouvements. Lui envoyer un coup va être mal aisé. Les bras le long de son corps, elle sent contre ses doigts le frôlement du caban, froid et quelque peu humide. Il s’est promené sous la pluie ? Dans ce quartier réputé coupe-gorge, les gens seuls – et honnêtes de surcroît – ne traînent pas dans les rues. Il parle de sa femme…
Mais qu’est-ce… , amorce-t-elle une demande d’explication, alors que sa tête est emportée à son corps défendant par la pression puissante qui l’attire en avant.

*... HEH !?*

La bouche encore entrouverte, la jeune femme respire plus vite et plus bruyamment. Clairement, dans ses yeux se lit le désir d’attacher ce sale type à la gueule d’un canon.

*Non mais c’était quoi ce baiser foireux !! Et puis pourquoi vous me donnez du chérie !? Soyons crédibles deux minutes, vous pourriez être mon père !*, l’aurait-elle fustigé, si elle n’était pas étranglée de rage.

L’Irlandaise sait exagéré, l’excès qui l’anime sur l’instant. Mais la demi-mesure et elle, ça fait souvent deux. Il y a quelque chose de très agaçant chez cet homme. Pourtant, grand brun barbu qui pourrait passer pour un marin irlandais gardien de phare, c’est pile son genre. Alors quoi, ça l’énerve qu’il lui vole un baiser ? C’est un prêté pour un rendu. Peut-être qu’au fond, c’est contre elle-même que sa colère est dirigée. Aucune présence d’esprit, aucune réaction. Bon sang ce qu’elle aurait voulu répondre au baiser ou lui planter ses dents, n’importe quoi qui ne lui laisse pas l’impression d’avoir été matée sur toute la ligne !

Il demande, ou plutôt il la somme à l’intonation de sa voix de lui fournir des éclaircissements. De suite, elle scelle ses lèvres. Déterminée à être muette comme une carpe. Au jeu de la provocation, elle n’est pas la dernière à jouer. D’abord d’un, c’est à elle à qui on doit des explications, ou mieux de plates excuses. Parce que, monsieur-j’ai-déjà-une-femme, ça lui prend souvent de rouler une pelle à une inconnue ?! Il réussit le doublée de la faire se sentir bafouée aussi bien en tant que fausse épouse que parfaite inconnue !
Donnez-moi tort, finit-elle par répliquer, à mi-voix et de manière cinglante.
Elle capitule en quelque sorte, mais à la longue, c’est bizarre de silencieusement fusiller du regard un inconnu avec qui on est nez à nez. D’ailleurs, c’est quand il veut pour lui relâcher la nuque. Toujours à mi-voix, à cause de leur proximité davantage que par crainte d’être entendue par le groupe de petites frappes, elle ajoute :
Si j’étais votre femme, je me reprocherais qu’une chose : de n’avoir pas serré le poing.
Pensez bien que c’est une erreur qu’elle ne répètera pas, si d’aventure ça devait tourner au vinaigre. Ce qu’elle ne souhaite pas, mais on ne la refait pas. Elle a beau ne pas en mener large. Avec son cœur qui cogne à tout rompre. Vaille que vaille, elle garde son attitude farouche. Dévoiler de la peur serait la rendre vulnérable, et ce n’est pas en se montrant faible qu’on sort indemne des rues de Coal District.

Elle aurait pu – ou dû – la jouer docile, mais c’est raté pour ça. Ils sont partis du mauvais pied et elle n’est pas assez conciliante pour savoir calmer le jeu.
C’est un peu court, Amour, reprend-elle en élevant la voix. Ne crois pas t’en sortir comme ça.
Tout naturellement, ses bras sont posés sur les épaules de l’homme. Non pas pour lui enrouler le cou, puisque ses mains commencent déjà à descendre nonchalamment, suivant la ligne du col.
Je ne suis pas bête au point d’avaler que c’est pur hasard, si je te trouves à zoner du côté de chez ta pouffe. Dis-moi, est-ce qu’elle te fait ça !
Aussitôt dit, elle propulse sa tête en avant, comme pour capturer ses lèvres ou plus probablement lui coller un coup de tête. Sauf que ce n’est ni l’un ni l’autre, elle essaie juste de se barrer. Ses mains arrivées au niveau de son torse, elle le repousse de toutes ses forces tout en se baissant assez pour se dégager, maintenant que sa tête est libérée de la prise…

Dans le mouvement, elle recule alors que dans son esprit, les options de fuite défilent à toute vitesse. En arrière ? Les magouilleurs. En avant ? L’ours. À droit ? Les containers. À gauche ? OK. Mais ensuite quoi ? Seule et à pied, est-ce qu’elle tombera sur un meilleur escorte que cet homme volage ? A minima, il la trouve passable, c’est une bonne base… Quelqu’un raille comme quoi seul un gros naze ne sait pas tenir sa salope. S’apprêtant à prendre la tangente mais fulminant subitement d’aller mettre une tarte, le corps d’Eva est tiraillé par des signaux contraires quant à la direction à prendre. Elle tangue, trébuche et brusquement, s’accroupit dans un « AaaH ! » exaspéré. Pendant quelques secondes, elle regarde ses pouces frottés les autres doigts pour se débarrasser des petits débris du sol qui se sont collés, cependant, très vite un coin de sa bouche se rehausse. Tout ça pour ça, même pas d'un iota elle a bougé ! Consciente du gênant de sa situation, elle sourit d’elle-même.
Tu m’aides à partir d’ici ?, demande-t-elle en relevant la tête vers l’homme avec un sourire, doux mais pas timide.
Elle pourrait se redresser toute seule, mais elle lui tend la main dans une offre de paix.





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Dernière édition par Eva Walsh le Mar 3 Juil - 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Lun 2 Juil - 20:18

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Sam 7 Juil - 19:06

Je douille toujours moi putain, je n’ai jamais de chance. Je viens de manger une belle grosse gifle en pleine poire, et c’est impossible pour moi maintenant de rester concentré. Je me demande vraiment ce qu’il vient d’arriver car pour une fois, je n’ai véritablement aucune idée de ce que j’ai fait pour métier ça… Alors forcément, mon esprit froid et rationnel essaie de remonter le niveau et de distinguer tout ce qui a pu se passer autour de moi, de voir ce que j’avais pu causer ou ce que j’avais pu vivre par extension, comme si les choses me poursuivaient sans arrêt, comme si les choses empiraient à chaque fois que je m’installais quelque part. Je pouvais me considérer comme poursuivi par la guigne, comme usé par les revers de destin. Franchement, à chaque fois que je négociais correctement un événement, je me reprenais un violent revers du gauche du destin en plein sur le coin de la gueule.


Je réagis avec instinct, et quand mon instinct se sait menacer, je ne peux pas faire autrement qu’attaquer. C’est comme ça que je fais toujours. Je l’attire donc contre moi et lui roule un pantin comme pour la convaincre que j’arriverais sans aucun doute à la gérer de cette façon. C’est absurde, totalement dénué de sens car je sais bien que l’on ne peut pas s’occuper comme ça des gens. On va forcément se retrouver à faire des erreurs, ou alors j’allais provoquer une réaction avec autant de force mais diamétralement opposée. En gros, on pouvait très bien se retrouver à vivre une seconde baffe.


Je sens que je la prends à contrepied. Non seulement je la surprends mais en plus je vais plus loin et j’oblitère pendant un temps, grâce à la surprise, toute idée de réponse. Elle ne sait tout simplement plus comment me gérer et forcément, j’en profite. Je ne vais pas jusqu’à penser que j’ai tué le game comme on disait quand j’étais jeune, mais ça n’en était pas loin. Il restait quand même à attendre sa réaction. Je le sentais dans mes tripes, elle ne pourrait rester sans rien dire ou sans rien faire ; elle était typiquement le genre de gonzesse à rester sans rien dire. C’était une grande gueule, une forte personnalité. C’était comme ça.


| Oh, ma femme n’aurait jamais eu à regretter ce genre de choses. |


Jenna n’aurait jamais osé me frapper. Elle avait trop peur de moi, je crois. Je n’avais pas compris pourquoi au début. J’avais l’impression d’être normal. De faire des choses tout à fait habituelles, communes. Ce n’était plus le cas aujourd’hui. Elle me tance alors, reprend son rôle en tant « qu’épouse ». Elle me provoque encore. Me tient, comme si j’étais son mari. Je me sens la ressource pour la combattre le cas échéant.


| Ce n’était que l’apéritif, chérie. |


Mais voilà qu’elle me repousse non sans une certaine brutalité, même si je n’étais pas en sucre elle n’y était pas allée de main morte. Mais elle termine pourtant rapidement par tomber toute seule et s’égratigner les mains. Elle fait sa mignonne et me demande mon aide. Je soupire. Les gens rencontrés ces derniers temps, c’est vraiment n’importe quoi… Je lui tends ma main en soupirant plus longuement.


| Ok, mais il me faudra bien plus qu’un bisou pour oublier tes conneries, chérie. Qu’est-ce que tu proposes ? |

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Lun 16 Juil - 17:46


*Je dois paraître folle*

Et au sens clinique du terme ! Or, l’homme paraît plutôt bien s’en accommoder… qu’est-ce que ça dit de lui ? Décontenancée, Eva ne sait pas trop quoi penser de celui qui accepte de lui tendre la main. Mais si elle s’arrête sur la situation, elle voit en lui sa meilleure chance de se sauver du bourbier. À la ronde, elle doit être la seule femme à se promener sans être accompagnée. C’était insouciant sinon très stupide de sa part de s’aventurer dans les parages. Dans les périls que recèle ce lieu, une femme solitaire, c’est une offrande pour tout cinglé en manque. Sans l’ombre d’un témoin, on pourrait l’entraîner à l’écart et lui faire subir le pire. Forcément, elle préférait autant s'éviter ce pétrin-là, et c'est peu de le dire! L’homme qui la surplombe ne lui donne pas tant confiance, mais il est costaud. Le genre de gars qui nous fait réfléchir à deux fois avant d’aller lui chercher des noises. Et ça, c’est rassurant… pour autant qu’il ne soit pas la menace justement. En descendant ses mains le long du torse de l’homme, elle n’a pas senti de lanière qui peut faire penser qu’il porte une arme à feu. Pour être certaine de ce fait, elle l’aurait bien palpé davantage, mais ça aurait été lourd de soupçons, et elle n’a pas envie de se le mettre à dos. C’est pour cela aussi qu’elle ne montre rien des doutes qui foisonnent dans son esprit, affichant un petit air charmant.
Mais bien sûr, mon cœur.
Elle fait durer sa phrase, plus par habitude du jeu qu’en signe d’acquiescement pour une contrepartie à hauteur de ses conneries, comme il le dit à juste titre.
Notre flamme n’est plus qu’un tas de cendre, mais à te voir souffler si fort, le feu peut reprendre, poursuit-elle avec des intonations d’impertinence mais en souriant aussi.
Ayant encore des débris sur ses mains, elle attrape, non pas la main de l’homme, mais le poignet de ce dernier que sa veste recouvre. Dans le bond pour se hisser, elle aurait pu se retrouver dans ses bras. Elle n’aurait alors éprouvé aucune gêne par rapport à cette effusion. Or, elle a contrôlé son élan pour ne pas buter contre lui. Malgré la badinerie qu’elle se permet avec les hommes, elle tient en grand respect le sacrement du mariage.

Debout, elle lâche sa prise. Elle regarde autour d’eux. Alors qu’est-ce qu’elle propose ? Se trouver un coin sympa pour tremper les pieds et siroter une bière au clair de lune ? Pas le bon endroit. Pas la bonne saison. Pas le bon gars avec qui voir le jour suivant se lever. Bref mauvais plan de A à Z. De toute façon, elle ne va pas le retenir plus que nécessaire. S’il peut juste prendre un moment pour l’amener à un endroit où elle pourra attendre un taxi sans risquer de se faire importuner, c’est tout ce qu’elle demande.
Tu m’as mis en appétit, passons au plat de résistance !
Jouer sans cesse, c’est sa mauvaise habitude comme d’autres fument ou boivent plus que raison. Mais est-ce qu’il l’aidera si elle le lui demande simplement ? Peut-être, mais elle n’aimerait pas trop avouer qu’elle dépend de lui.
Un dîner aux chandelles, rien de tel pour raviver la flamme.
Sans parler que dans un restaurant, il y a du monde. Bien sûr qu’il a pu se faire des idées sur une proposition plus indécente. Cependant, il doit désormais être rassuré ; elle n’a pas l’intention de le mettre en mauvaise posture vis-à-vis de sa femme. Du moins pas plus qu’il ne s’est déjà mis tout seul en l’embrassant.
Tu connais une place dans ce coin ? Ah et je suis désolée pour tout à l’heure. Je me suis énervée, je le regrette, s’excuse-t-elle, ce qui n’est pas si difficile dans leur jeu de faux couple.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Mar 24 Juil - 16:50

La situation est étrange, perturbante… mais comme toujours je m’adapte. A mon environnement. A mes ennemis. A tout ce que je dois faire. Je sais que je dois tenir bon, ne rien lâcher. Sous peine de craquer le dernier fusible qu’il me reste, de me saisir de mon HK, et de tirer au hasard dans la foule. La nana est complétement siphonnée. Mais quelque part, ça me plaît, je dois bien le reconnaître. Je me retrouve à me sentir plutôt stimulé et amusé par la rencontre. J’aime bien le danger, ce frisson de risque et d’imprévu que je ressens dès que je mise plus que de l’argent ; dès que je mise ma vie, ma santé, que je réveille l’incertitude. Je ne sais pas encore à quel genre de menace je dois concrètement faire face avec la jeune femme mais il est clair qu’elle est pas nette. Je le sais, puisque je ne le suis pas non plus. Et les gens pas nets je sais globalement plutôt bien les gérer. Je ne sais pas pourquoi, la situation me donne envie d’en profiter. De pousser mon avantage. Plus ma vie m’échappe, et plus je cherche à m’évader plus loin encore. La perspective d’un dîner maintenant que les soucis matériels sont provisoirement réglés, il ne m’en faut pas plus pour me sentir plutôt affamé.


Elle n’est pas un mouton, mais elle est venue tirer la queue du grand méchant loup. Maintenant il va falloir assumer. Elle m’appelle son « cœur ». C’était comme ça que Jenna m’appelait, autrefois. Mais ça faisait longtemps que ça n’était plus le cas. Je me penche à côté de son oreille, soufflant contre ses cheveux… Abolissant toute distance, comme un époux envers sa femme.



| Je ne peux pas me contenter de « souffler » sur tes braises, chérie. Mais je sais ce qui peut t’embraser pour de bon… Si tu arrêtes avec ta jalousie maladive ; il n’y a jamais eu que toi. |


Pieux mensonge. Donnez moi l’oscar et la jolie nana qui remet le trophée et j’en fais mon affaire. Qu’importe. Elle ne va pas s’en tirer à si bon compte maintenant, et il est clair que j’ai reniflé l’odeur du sang, et que je ne suis pas prêt à lâcher prise. J’ai mordu dans ma proie et maintenant, je veux l’engloutir toute crûe. Ce sera pour la gifle ; elle ne s’en tirera pas à si bon compte et un dîner est la moindre des choses, compte tenu de l’humiliation et de la surprise que cette malade a provoqué. Je la regarde, l’air sûr de moi et satisfait du fait qu’elle ne cherchait pas à se débiner à l’obligation que je lui imposais sans la moindre vergogne.


| Par ici ? Non, je ne connais pas. Mais on peut rentrer à la maison, si tu veux. Et prendre le temps de se faire un petit apéro. Et peut être qu’après on pourrait passer au dessert… Sachant la volée que tu m’as mise, tu me dois bien un petit massage, non ? Ca fait longtemps. Et je suis raide de partout… C’est dans ce genre de moment qu’il te faut assumer de m’avoir dit « oui » pour « maintenant et à jamais », non ? Je peux commander pendant le retour, si tu t’occupes du reste. |


Oui, j’y allais à l’arrogance et à la suffisance mais qu’importe. J’étais un soldat. Un officier. Habitué à s’engouffrer de toute son énergie dans la plus petite brèche et de l’exploiter au maximum.


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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Lun 30 Juil - 15:10


Une fois redressée de toute sa hauteur, Eva époussette lentement ses mains l’une contre l’autre tout en balayant les environs. C’est vite vu, des containers, des containers et des containers à perte de vue. Et pas un chat, hormis le compagnon de fortune et les voyous. Pour ces derniers au moins, elle est plus ou moins débarrassée de leur menace. Ils se sont retirés dans une allée pour retourner à leurs affaires ; ils n’en sont pas moins toujours dans les parages.

En sentant le mouvement d’approche, le regard de la jeune femme vrille instantanément sur son opposant. Qu’il vienne, ses dents l’attendent de pied ferme, cette fois ! Mais il se penche à son oreille pour y souffler de belles paroles. Tenterait-il de l’amadouer ? Elle sourit. Il semble qu’il se prend au jeu ; c’est un changement d’attitude encourageant. Malgré elle, sensible à la caresse de l’air chaud au creux de son oreille, sa voix a des accents fébriles, alors qu’elle murmure à son tour :
J’aime t’entendre me le dire… que je suis l’unique objet de ton désir… mais…
Elle se recule, rompant l’intimité de l’échange.
Si seulement tu pouvais le penser. Les paroles s’envolent, les actes restent.
Il ment comme un arracheur de dents ; elle en fait de même. Il le sait très bien, mais il joue le jeu. Pourquoi ? A-t-il réalisé qu’elle est à sa merci ? Jusqu’où alors compte-t-il profiter de son avantage ? Elle n’arrive pas à cerner son personnage, et donc son degré de menace pour elle. En attendant d’être fixée, elle se prêtera au jeu de rôle tant qu’elle ne verra pas une sortie de secours sans le concours de ce type. Pour donner une valeur à sa vie et de l’intérêt pour son sort, elle sait devoir créer de la connivence entre eux. C’est un homme habitué à la compagnie des femmes ; il s’agit de le mener en bateau avec subtilité pour que quelque part, il y trouve aussi son compte.

Elle ne laisse pas le silence s’installer, et déclare être en appétit pour le plat de résistance. Elle propose un restaurant. Il n’en connaît pas dans les parages. Est-ce une bonne nouvelle ? Est-ce à dire qu’il ne réside pas dans les environs ? Mais quelles raisons alors l’ont amené à traîner sur les docks ? Elle voudrait croire à l’action d’une bonne étoile, ainsi il serait un preux chevalier, mais ça serait naïf. Il suggère de passer la soirée à la maison… Le sourire qui étirait la bouche d’Eva, s’accentue, presque elle en rigolerait nerveusement. Le menu qu’il dresse est alléchant pour un couple qui a besoin de se retrouver. S’ils étaient les amoureux en phase de réconciliation qu’ils prétendent être, elle l’entraînerait alors aux pas de course chez eux. Sauf que même par amusement du jeu, elle n’est ni complètement barge ni stupide, et encore moins suicidaire ! S’isoler avec un inconnu, c’est un risque qui ne l’excite déjà pas avec une rencontre de flirt, alors avec un gars qui rôde sans crainte sur les docks de Coal District... En fait ce que la criminaliste a entendu entre les lignes, c’est au mieux une invitation à un plan à trois avec la vraie femme – et pour ce genre de pratique, elle n’est pas assez partageuse – et au pire, un guet-apens où elle terminera séquestrée dans une cave ou la tête décapitée dans un frigo… Non y a pas moyen ! En funambule qui ne se laisse pas démonter, elle dénoue son échappe qu’elle lui passe ensuite autour du cou.
Toi, tu sais ce qui me plaît, chéri..., minaude-t-elle avec le naturel d'une femme qui sait user de ses charmes.
Elle déboutonne les premiers boutons du haut de son manteau pour faire apparaître une blouse à encolure profonde.
Mais regarde-moi, je me suis faite belle pour parader. J’avais dans l’idée de te rendre la pareille, en m’abandonnant dans les bras d’un bel inconnu.. Je veux bien renoncer à l’inconnu, mais pas à l’aventure, alors mets les petits plats dans les grands !
Elle reboutonne son manteau avec la même malice qu'elle lui aurait soustrait une part de gâteau. Elle ne pensait pas réellement faire un restaurant avec lui, mais chemin faisant, peut-être y sera-t-elle contrainte… à moins qu’il lui donne envie. Ce qui n’est pas gagné pour lâcher prise avec lui, même si avoir l’air louche n’en fait pas quelqu’un qui trafique dans l’illégalité ou qui outrage une femme.
De toi à moi, un massage par mes soins aurait été une tuerie.
Elle rit légèrement, signalant qu’il fallait comprendre tuerie au sens de catastrophe. Il ne la croira peut-être pas, mais il échappe à un mauvais quart d’heure. Si elle montre une grande délicatesse dans les manipulations qu’exige son activité professionnelle, la fougue qu’elle déploie par ailleurs, tutoie la brusquerie. Elle pouffe encore, imaginant les grimaces et les cris de douleurs qui auront accompagné les frictions enthousiastes. En revanche, elle se bidonne nettement moins en s’imaginant devoir se présenter aux urgences avec un homme marié qu’elle aurait cassé en deux. Elle doute que son accent chantonnant lui sauve à nouveau la mise. Récemment, elle rencontre un résident en médecine interne. Ils ne sortent pas encore ensemble… et elle le regrette bien ; elle n’aurait pas été dans cette galère en ce moment ! Si elle respire encore le lendemain, la compagnie de taxi entendra parler d’elle ! Que celle-ci sache qu’il y a parmi les chauffeurs, un taré qui envoie les clients à un destin funeste.
On verra pour un autre dessert, de toute façon, c’est comme ça que je te veux : raide... Un sourire tentateur et espiègle orne ses lèvres. ... Dingue de moi.
Elle essaie alors de l’entraîner à avancer en tirant sur l’écharpe qu’elle lui a mis autour du cou.
Voyons ce qu’il y a dans le coin. Tu sais par où on peut sortir pour retrouver un décor plus enchanteur ?

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Mer 1 Aoû - 19:58

« Jamais eu qu’elle ». Pieux mensonge. On serait toutefois bien en peine de me soutenir que je mens comme un arracheur de dents puisqu’il est clair que j’ai joué un rôle pendant des années. Celui du capitaine, celui du mari, celui du fantôme, celui du fou. J’ai usé et abusé de ces masques. Rarement volontairement, mais il n’empêchait en rien que j’avais toute de même une forme de contrôle et de maîtrise là-dessus. A force de devoir changer du tout au tout selon les circonstances dans lesquelles je me trouvais, il était clair que je pouvais m’adapter. J’avais un peu de mou sur la laisse de la bonne tenue, et je pouvais pousser un peu sous le vernis de civilisation que le psychologue militaire m’avait passé avant de me rendre à la vie civile. Je sais que j’effraie un peu la jeune femme, mais ça ne me fait ni hésiter ni reculer, loin de là. Je continue. Je pousse mon avantage, comme un chien affamé qui a reniflé l’odeur du sang et qui renifle bien le fait que vous avez la trouille de lui. La fille se recule et me met au défi. Je prends une expression outrée qui ne remonte pas du tout jusqu’à mes yeux.


| Je peux te le prouver quand tu veux. Dans ta voiture ou dans la mienne. Tu sais que j’ai pas froid aux yeux. |


Je m’étais battu à mort au couteau de combat dans des égouts, dans le noir quasi complet et sans lunettes de visée nocturne, que l’on n’avait pas perçues à l’approvisionnement. Battez vous dans un mètre de bouillasse qui pue à gerber avec un type qui essaie de vous planter et vous allez voir ce que c’est que l’horreur.


Je n’oubliais pas qu’elle m’avait cogné sans raison. Sans s’excuser vraiment, et sans non plus expliquer son geste même si je me demandais si je n’avais pas un peu deviné la réponse. Elle continue de me tancer, de me « charmer » à grands renforts de sous entendus au moins aussi scabreux que les siens. Je sais que ce serait sans doute plus simple de venger l’affront d’un coup de lame dans le diaphragme et d’une pichenette par-dessus un quai, mais on m’a vu, ici. Et j’y suis en civil, ce qui accroit les risques vu mon pedigree, qu’on finisse par me retrouver. Compliqué quoi. Difficile à trancher. Je hoche la tête avec un sourire affamé quand elle me demande de mettre les petits plats dans les grands. J’avais compris l’allusion culinaire, et le regard que je lui jetais ne pouvait pas laisser de doutes ; je comptais bien la manger, ni plus ni moins. Je lève les yeux au ciel quand elle me dit que son massage m’aurait sans doute flingué.



| Petite prétentieuse. |


Je lui avais lâché cela d’un rire de connivence, alors qu’elle commence maintenant à me chauffer encore plus fort, et m’entraîne avec son écharpe. J’en profite pour lui voler un nouveau baiser. Très fugace, qui claque. Pétillante, comme quand j’étais jeune.


| A deux pas d’ici. Une gargotte tenue par un coréen qui a réchappé de l’atomisation de Séoul. Il a pas gardé de séquelles physiques mais alors dans sa tête. Sa carte change tous les jours et il parle pas un mot d’une quelconque langue européenne. Tu verras, ça va te dépayser. Et après, on rentre à la maison pour le dessert, la goutte, et pour la troisième mi-temps. Ok ? |



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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Dim 5 Aoû - 16:51


S’étant reculée pour réinstaurer une distance plus gérable, l’Irlandaise lance un long regard au grand brun, car elle essaie de déchiffrer son expression, et, derrière son expression, les motivations qu’il a à entrer dans le jeu avec elle. Il déclare n’avoir pas froid aux yeux… Est-ce une menace à peine voilée ? Elle descend le regard sur la barbe qu’il peut se permettre de porter plus épaisse que d’autres hommes. Cela lui donne un côté pirate et un air dangereux, qu’elle trouve attirants et qui excitent certaines femmes, dont en revanche, elle n’en fait pas partie. On ne livre qu’une part de soi dans la passion, si on ne lâche pas prise dans les étreintes charnelles. Aussi, pour combler sa soif de vertiges, ne s’abandonne-t-elle dans les bras d’un homme que si sa seule présence lui inspire un sentiment profond de sécurité.
Je vais avoir le triomphe modeste, ronchonne-t-elle avec un sourire en coin. Hormis te faire toi-même plaisir, tu n’as personne d’autre ici que moi à te mettre sous la dent.
Elle peut s’amuser à le chicaner encore longtemps, mais il risque de perdre patience et la planter là. Dans un sens ou dans un autre, se faire planter s’avérera mauvais pour ses chances de survie. Dans cette zone de non-droit, elle a besoin de lui. Bien davantage que lui n’a besoin d’elle à vrai dire. S’il veut amener une femme dans un lit, un beau ténébreux comme lui n’aura certainement qu’à dépenser peu d’effort pour emballer, et il doit le savoir. Autant que faire se peut, elle doit entretenir chez lui de l’intérêt pour elle.

Chatouillant l’impudeur, la blonde fait entrevoir des appâts qui donne du grain moudre à l’imagination de son compagnon. Il la dévore des yeux, ce qui ne la gêne pas. Et même ça lui plairait, si elle pouvait oublier l’impression d’avoir un couteau sous la gorge. L’idée d’un massage en guise de dessert apporte une légèreté bienvenue. En dépit de la situation délicate, voire périlleuse, l’Irlandaise refuse de céder au pessimiste et à la fatalité. Elle éprouve même un amusement spontané d’imaginer la scène du massage, qui par associations, fait aussi remonter des souvenirs d’anciens amants, avec qui une tentative de créer une ambiance électrisante a tourné à la déconfiture mais dont on en rigole après-coup. L’homme la traite de prétentieuse, et forcément ça la titille. Entre ses lèvres entrouvertes par un sourire suspendu, sa langue pointe puis glisse nonchalamment sur ses dents… Elle réprime l’impudente envie de riposter que c’est l’hôpital qui se fout de la charité. S’il est aussi joueur qu’elle peut l’être, et il l’est aucun doute là-dessus en fait, on est bon pour une escalade ! Le hic c’est qu’ils ne sont pas dans une relation intime qui inclinerait Eva à passer à la pratique pour gagner de tels défis. Elle se contente finalement de partager le rire de l’homme, qui ainsi joyeux l’inquiète moins.

Ne perdons pas le nord, son objectif premier : quitter les docks ! L’homme suit le mouvement sous l’impulsion qu’elle initie à l’aide d’une écharpe. Le regard de la criminaliste s’attarde au niveau du cou de son prétendu mari, elle imagine les particules de peau, voire même des cheveux qui peuvent se déposer sur l’écharpe suite aux frottements et mouvements de tête… Oh assurément, si on retrouve sa dépouille, les traces ne manqueront pas sur son corps. Il n’est pas dans ses intentions d’être docile et sage quelque agonie que lui réserve son bourreau… Mais qu’a-t-elle à lui reprocher jusqu'à lors, qui justifie de si graves soupçons ? Il l’embrasse ; à nouveau trop rapide pour qu’elle réagisse. Deux baisers, c’est plus qu’elle n’offre à une première rencontre. Elle devrait bouillonner, mais elle est perplexe. Il se montre avec elle entreprenant, opportuniste et si désinvolte. À l’en croire – et ça doit être vrai, pourquoi divulgué une telle information sinon ? –, il est pourtant rangé. Bien sûr, les vœux que les époux s’échangent devant l’autel ne font pas force de loi, n’empêche que l’Irlandaise ne s’attendait pas à ce qu’il joue avec autant de désinvolture... Elle lâche les deux bouts de l’écharpe qu’elle tenait.

*Ôtez-moi d'un doute, sa femme est encore de ce monde ?... Oh non ce n’est pas à un Barbe Noire que j’ai affaire, mais à un Barbe Bleue!*

Notez que ça ne change rien, avec l’un ou avec l’autre, elle termine égorgée... Il décrit un endroit, dont l’originalité l’aurait tant enthousiasmé, en d’autres circonstances! Il relance pour la destination finale à la maison, qu’elle entend toujours comme une sentence de mort. Encore que maintenant, sa fin suit le déroulement d’un peloton d’exécution. Il y a quelque chose dans sa façon de parler qui lui a fait penser qu'il a été militaire.
Non ! clame-t-elle franchement.
Elle n’est pas d’accord de mourir, mais pour vivre, elle ne doit pas délaisser le jeu.
Non non non, se ressaisit-elle avec un nouveau sourire léger épinglé aux lèvres. Ma raison de vivre, je te connais par cœur. Si je te fixe sur notre fin de soirée, tu cesseras tes efforts pour me faire les yeux doux. Et c’est là une moindre pénitence en comparaison des angoisses que tu me fais traverser.
Bien sûr, elle aurait pu acquiescer à tout sans broncher et s’en tamponner après. Or même avec l’excuse de jouer, elle a dû mal à ne pas tenir un engagement pris.
Un cuistot sur orbite au lieu d’un chef étoilé, mon dieu, je suis si exceptionnelle que ça ? s’amuse-t-elle ensuite à ironiser en suivant le guide, avec l’impatience de voir du monde.
Elle ne mise pas sur une grande cuisine, mais elle ne doute pas que ça vaille le détour. Il l’a bien vendu pour piquer sa curiosité malgré tout.
C’est pour repérer un restaurant qui me fera voyager que tu te retrouves ici ?
Évidemment, elle se doute que non. C’est une façon à peine détournée de se renseigner. Au début, elle ne voulait pas trop en savoir croyant se protéger, mais après réflexion, elle connaît son visage. Elle est déjà trop gênante, alors un peu plus ou un peu moins.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Ven 10 Aoû - 13:43

Je ne sais vraiment pas où une rencontre pareille peut nous mener. Je suis un tueur, un sale mec. Impossible de se contenter d’excuses, ce qu’elle ne me fait pas de toute façon. C’est elle qui a embrayé le jeu et moi je me suis contenté de la suivre, de lui rendre la pareille. Je ne veux en aucun cas prendre le risque d’abandonner et de me sentir con, de me sentir humilié par le coup sans rien avoir retiré de tout ce bordel. Forcément, ça fout plutôt le bordel que de devoir me retrouver embringué dans une affaire du genre mais j’ai toujours été totalement incapable de faire face à un défi sans le relever, et sans aller jusqu’au bout, sans tout donner pour l’obtenir finalement. J’étais comme ça. Chez les paras on avait trouvé ça admirable. Chez les Fantômes on avait trouvé ça indispensable. Même si chaque revers me coûtait, à chaque fois que le sang coulait ça me touchait également…


Je coule un regard dans sa direction. Je note toutefois qu’elle résiste par la distanciation qu’elle a vis-à-vis d’une victoire qui aurait pu lui être facile. C’était étrange, tout de même. Me faire gifler n’avait jamais fait pour provoquer mon plaisir. J’aimais tirer un coup après le meurtre, car j’étais toujours en grand danger à ce moment-là. Là, je ne ressentais pas la même urgence viscérale, le même niveau de danger.



| Fais attention à toi chérie. Je pourrais te prendre au mot. Et te croquer pour de bon. |


Mais voilà, nous déambulons vers un « restaurant » et je ne vais pas lâcher l’affaire avec trois bouchées d’une bouffe quelconque. J’ai faim d’un autre met maintenant ; le risque. La curiosité. Voir si elle a le cran d’aller jusqu’au bout de son petit jeu, et à quel moment elle le quitterait. J’étais sûr de pouvoir aller beaucoup plus loin d’elle, sans jamais m’arrêter. Je n’avais jamais su m’arrêter. Sans doute parce que ce n’était pas dans ma nature. Ou parce que j’avais un pète au casque, là haut, que des connexions ne se faisaient plus. On nous avait expliqué ça, après le Gotterdammerung. A cause des bombardements directs, des touches à quelques mètres de distance avec l’effet de blast, les exfoliants chimiques et résidus de toutes sorties sur le champ de bataille, c’était genre des perturbateurs nerveux et endocriniens de premier choix. Ce n’était pas l’horreur qui nous avait tant transformé, finalement. L’horreur n’est que sociale et culturelle, avec un curseur qui se déplace selon le temps et l’espace. Non, c’était autre chose. Comme des voitures abîmées par le temps, même si le châssis tenait encore la route.


Je hoche la tête, sourire en coin. De connivence, et marqué d’un rien de concupiscence.



| Soit, je poursuivrais mes efforts. Mais attention à la frustration ; on va s’engueuler si jamais je mets les petits plats dans les grands et que tu me la mets sous l’oreille, pour repenser à ton boss là, l’autre bellâtre. |


Mais les questions reviennent, alors qu’on s’installe et qu’on nous glisse des cartes entre les mains. Des espèces de tableaux d’ardoise avec les plats du jour griffonnés dessus.


| Mais non chérie, c’est pour le boulot, tu sais bien. Qu’est ce que tu vas prendre ? C’est moi qui régale… Mais tu prends les boissons. |

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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Sam 18 Aoû - 12:25


*Me croquer pour de bon… un cannibale ?!*

Aussitôt l'esprit d'Eva prompt à spéculer envisage l’éventualité avec sérieux. Elle baisse alors les yeux sur sa personne. Pour un gourmand, elle offre de quoi faire un festin à satiété. Elle n’est pas de ces femmes filiformes, il y a de la chair juteuse. Quant à ses organes, ils doivent être sains, elle ne verse pas dans des excès… Elle sourit des absurdités qui lui traversent la caboche. Le soupçon est plutôt délirant, et de plus, ça serait une malchance achevée de tomber sur l’un des rares cannibales qui sévit dans la capitale !
N’espère pas n’en faire qu’une bouchée de moi.

*Ou tu risques de te casser les dents*, se retient-elle tout de même de trop la ramener.

La comparaison de leurs deux physionomies ne laisse pas d’illusion à Eva sur celui qui prendra le dessus si seule la force physique rentre en ligne de compte. Elle est assez intelligente pour ne pas chercher l’homme sur ce terrain-là. Elle essaie de s’attacher des services de garde du corps, en appâtant avec le pouvoir de ses charmes… Et sa manœuvre est en bon chemin d’aboutir ! Ils cheminent vers un restaurant coréen, dont elle espère qu’il existe réellement. Rien n’est moins sûr...

Dans le jeu, Eva n’en lâche pas moins certaines vérités entre les lignes. Elle angoisse, bien qu’elle mette toute sa trempe à ne pas ouvrir les vannes de l’affolement. Elle se rappelle bien ce qu’on lui dit sur le haut lieu du crime que sont les docks. À côté d’elle, son compagnon ne semble partager aucune préoccupation pour les dangers environnants. Qui est-il pour ne pas craindre une mauvaise rencontre dans ces docks ? Elle l’entend accepter de poursuivre ses efforts avec elle, non sans la mettre en garde d’une engueulade si elle se défile au prétexte de penser à son boss… Croit-il se prémunir ainsi d’un désir inassouvi ? Elle sourit, et dans ce sourire transparaît la rébellion qu’elle n’est pas libre de lui exprimer pleinement. Il n’y a pas besoin d’une concurrence pour qu’elle laisse un homme en rade ! Aguicheuse, assurément et alors ? Provoquer le désir d’un homme n’est pas lui promettre de le combler. L’image de son patron flashe dans sa tête. Et là, le sourire de la jeune femme devient amusé. Sans être repoussant, le brave homme à la soixantaine bien sonnée représente pour elle une figure quasi paternelle. Penser à lui dans un moment intime va refroidir son excitation aussi promptement qu’un seau d’eau froide sur la tête !
J’ai déjà trop à penser avec toi, trésor ! Et je tiens à préserver la chasteté sur mon lieu de travail, la hiérarchie et les collègues sont hors limites.
Évidemment, elle pense aux collègues de la police scientifique. Car si elle devait y inclure tous ceux avec qui elle est amenée à collaborer, elle est bonne pour se faire nonne !
C’est une règle à laquelle tu devrais t’y tenir aussi, même si c’est rarement l’homme qu’on enverra au placard si l’histoire se termine en malaise.
Du moins dans le monde d’hommes dans lequel elle travaille, où de toute façon, ses attitudes provocante et charmeuse ne plaideront pas en sa faveur.
En tout cas si un homme squatte ma tête, ça ne sera pas un bellâtre.

*Vous auriez donc encore toutes vos chances*, ne le clame-t-elle pas, car elle n’est pas sûre qu’il goûte son humour piquant.

Avec certaines devantures, le décor devient plus varié – mais guère plus attrayant –, alors qu’ils sortent enfin des docks mêmes. Avec dépit, Eva constate des ruelles dépeuplées, à l’exception de gugusses par-ci par-là. Tous aux visages patibulaires, que certains arborent sans doute par tentative de dissuasion ou d’intimidation. L’Irlandaise y lit donc le message : fous-moi la paix, ou gare à toi ! Elle se rapproche de son bouclier humain, à qui elle s’accroche à un bras.

*Dire que j’aurais dû me retrouver dans un pub entouré de compatriotes, à rire avec insouciance*

La tournure des événements des fois…
On est arrivé ? C’est là ?
Il y a clairement de la surprise, et du soulagement aussi. Il ne l’a pipeauté pour le restaurant ! Déjà il existe, ensuite, c’est vrai qu’il dégage quelque chose d'atypique. Comme elle l’a fait tout au long du chemin, l’Irlandaise repère le nom de la rue. Ils rentrent dedans. Eva observe la décoration plutôt vieille et limite poussiéreuse, mais qui instaure une ambiance authentique. La salle est petite. Il y a juste une table occupée, une serveuse et le patron. Bref il n’y pas foule ici !
C’est… j’en reste sans voix en fait.
Elle ne peut s’empêcher de rire malgré la galère dont elle ne s’en sort pas vraiment. C’est loin du chic d’un dîner aux chandelles dans une grande enseigne, mais quelque part elle s’y sent plus à l’aise ici avec cet homme-là. Elle retire son manteau, et en pivotant pour l’adosser à sa chaise, elle prend note de la cartographie des lieux. Elle pose une question, à laquelle il répond sans s’étendre, mais il a l’air d’y avoir répondu franchement. Maintenant reste à savoir en quoi consiste son travail ! Il a une formulation tendancieuse à souhait pour se renseigner sur sa commande, à laquelle elle répond par une moue de sourire en coin.
Ce n’est pas chèrement payé. Tu n’essaierais pas de me mettre en dette, j’espère.
Ce n’est pas au prétendu mari qu’elle s’adresse, mais à l’homme qu’elle a giflé sans raison. Il n’y aura sans doute pas d’autres rencontres entre eux, elle préférerait que tous les comptes soient réglés. L’index de la blonde glisse sur l’ardoise pour se stopper au hasard sur une ligne… c’est que les plats portent leur nom coréen sans indication des ingrédients. Elle ne s’y connait pas assez pour que ça lui évoque quelque chose, mais qu’importe, elle n’est pas difficile en nourriture. Elle montre son choix qui correspond au menu 2 à la serveuse et suit l’homme pour la boisson.

Tu m’excuses un instant, dit-elle en se levant pour un tour aux toilettes avec l’excuse implicite des femmes d’aller se rafraîchir.
Elle emporte son sac, mais pas son manteau. Les toilettes sont contiguës et un chat ne passerait pas à travers la lucarne. Eva ouvre le robinet et laisse l’eau couler… Juste une petite précaution des fois que l’eau virerait de couleur. Elle se lave les mains, les essuie, sort son téléphone, se regarde dans le miroir. Toute cette série de gestes lui laisse le temps de se demander ce qu’elle va faire maintenant. Elle n’a pas trop le temps de se mentir : elle a envie d’appeler Hart. Pas Mason, pas Goldsmith ou n’importe qui de ses contacts susceptibles d’avoir le cran de venir la récupérer dans un coupe-gorge. Hart. Et si cette envie s’expliquait parce qu’il s’agit d’un policier dont le devoir est de venir en aide à une citoyenne, l’appel serait déjà lancé...

*Bon aucun intérêt à rester en boucle !*, se secoue-t-elle.

Après quelques manipulations, elle range son téléphone, puis ressort dans la salle.
Voilà je suis revenue ! dit-elle en se rasseyant avec un grand sourire. J’ai un peu réfléchi, tu sais. Moi qui pense que tu vas voir ailleurs. Toi qui penses que je fantasme sur mon patron. On est à deux doigts de devoir consulter. Et pas un psy, mais un avocat. Est-ce qu’on n’essaierait pas de réapprendre à se connaître pour se faire confiance ?
Non elle ne compte pas s’évader de la partie tout de suite, ni peut-être même la quitter la première.

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Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Dim 19 Aoû - 17:03

Moi qui régale, mais toi qui prends les boissons. Autant dire qu’elle allait devoir supporter la majorité des coups de cet espèce de restaurant improvisé, même si on ne pouvait pas dire qu’il allait provoquer sa ruine compte tenu du budget de l’endroit qui s’adaptait à tous les porte-feuilles et en particulier les plus bas. Je me rends bien compte que ce n’est pas forcément l’idée du siècle que de se laisser gouverner sous l’emprise de l’alcool mais d’un autre côté, je ne voudrais pas non plus que je puisse me mettre moi-même en porte-à-faux du point de vue de mon équipe et des gens qui comptaient sur moi, car il était clair que le danger était important pour nous tous et qu’au moindre faux pas, c’était la correctionnelle. Avec la perspective d’un combat violent et d’une mort sans doute cruelle à la clef. Je souris à l’inconnue quand elle se montre coriace, me dit que je ne dois pas compter ne faire qu’une bouchée d’elle. J’avais déjà repoussé cet espoir insensé depuis longtemps, s’il avait jamais existé, compte tenu du fait qu’elle m’avait immédiatement montré de quel bois elle se chauffait.


Cela dit, à moins qu’elle soit armée ou qu’elle ne dispose de quelques pouvoirs bien camouflés, j’étais sûr de pouvoir la tuer. Je l’étranglerais probablement. Ou alors, je la ferais s’étouffer dans son sang. Elle n’était pas épaisse. Lui briser les côtes devait être loin d’être insurmontable. Quoiqu’il en soit, je restais sur de ma force, de toutes mes capacités physiques, de mon entrainement et de mon expérience. Il ne serait pas facile de m’abattre, j’en étais persuadé. Quoiqu’il en soit, je note l’étrangeté de ses manœuvres, de sa façon de faire, et prends l’air outré quand elle parle de sa façon de considérer son travail et les gens qui y bossent.



| Eux sont hors limites ? Et pas tous les autres ? |


Sa manière de le préciser spécifiquement m’avait mis la puce à l’oreille, c’était clair. Oh hé, j’imaginais pas comment ça se passerait à mon boulot moi, si on choppait un des collègues en train de butiner une de ses camarades féminines. Aucun doute sur comment les choses se passeraient.


| Ah bah c’est sûr que chez moi il prendrait tout sur le dos. Mais je note du coup que je te conviens toujours, je sais que t’as toujours aimé les cicatrices. |


De quoi piquer sa curiosité, de remettre une pièce dans la machine. Sans mettre à mal mon alibi et mon dossier militaire expurgé de tout ce qui était compromettant par le commandement. Mais j’avais quand même le corps marqué par plus de douze ans de guerres de par le monde ; shrapnels dûs aux grenades, éclats de RPG ou de mortiers, les balles qui m’avaient traversé ou lacéré, tout le reste. Les flammes, bien sûr. Il n’y avait jamais eu pire comme douleurs durant toute ma carrière, sauf pour être la déflagration qui avait suivi le dernier ordre 66 que j’avais exécuté dans ma vie… En tout cas, le restau semble plaire à ma « femme » et c’est tout ce qui compte. Maintenant, je me surprends à être ravi de l’intermède. Je me mets encore dans la merde mais c’est plus fort que moi. Elle apprécie et complimente de façon détournée, avant de me demander si je ne comptais pas prendre de l’avance dans ce petit jeu en augmentant la mise. Bon, ce n’était qu’un boui-boui mais j’étais content que ça lui plaise autant quand même. Je me surprenais vraiment à être réellement excité par ce petit jeu. Elle était jolie, mais avec un esprit acéré, surtout. C’était trop rare. Ma femme s’était barrée, et les autres femmes dans ma vie, c’était plutôt des tueuses sans foi ni loi qui n’hésitaient en rien dans leur existence, que ce soit en matière de meurtre, d’amitié, ou de sexe. Celle-ci était différente. Et elle avait voulu nous plonger dans ce jeu. Maintenant, je voulais le gagner, c’était aussi simple que ça.


| Bien sûr que si. Et tu verrais le taux d’intérêt… | achevais je en lançant un regard concupiscent qui la jaugeait de haut en bas.


Nous passons une commande rapide. Et déjà elle s’éloigne. Je laisse couler, parce que ce serait bien trop suspect que je la suive. Mais d’un autre côté il était clair que je me méfiais malgré tout. Pour ce que j’en savais, c’était peut être une tueuse de la mafia qui cherchait à me buter pour débarrasser la Nuova truc de l’épine dans le cul que j’incarnais depuis quelques temps. Lorsqu’elle revient après un instant, je prends sa main dans la mienne. Entrouvre les doigts et les déploie pour que les siens se glissent à l’intérieur, dans une attitude proche d’amants, d’époux.


La suspicion se confirme. Elle n’est pas une femme classique, normale. Elle cherche des informations. La paranoia post-Gotterdammerung reprend le dessus.



| S’il n’y a que ça pour nous éviter un drame, on pourrait déjà se dire la vérité, pas vrai ? Pourquoi tu penses que je serais amené à te tromper ? Qu’ai-je pu te donner à penser qui te fasse rentrer là-dedans ? |


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MessageSujet: Re: Mieux vaut une bonne querelle que la solitude   Dim 16 Sep - 20:26


En affirmant ne pas fricoter avec sa hiérarchie et ses collègues, la scientifique énonce une ligne de conduite à laquelle elle se tient depuis la rupture qui lui a coûté toutes ambitions dans la recherche médicale. Ce faisant, elle formule comme si elle n’est pas présentement en couple. Ce qui est certes vrai, n’empêche qu’elle commet une gaffe, n’étant pas sortie de son rôle délibérément. Face à la réplique de son compagnon prétendument outré, un petit sourire soulève les commissures des lèvres d’une Eva appâtée par l’amusement. Malgré les feux de warning tous allumés dans sa tête, elle n’est pas moins sensible à l’esprit vif de son acolyte.
Tant que je reste à tes côtés, je ne m’envisage avec aucun autre, déclare-t-elle avec un sourire qui lui vient naturellement.
Même quand l’attirance qui l’entiche d’un homme avec qui elle sort ne se consolidera pas en amour, elle ne papillonne pas ailleurs temps que dure la liaison. Or l’infidélité est une accusation qu’elle a trop souvent entendue, de la part de trop d’amants. Comme s’ils ne pouvaient admettre qu’elle capote une histoire à cause du seul sentiment – à leurs yeux, plutôt du caprice – de ne plus se retrouver dans ce qu’ils vivent ensemble.
D’ailleurs, de quels autres parles-tu ? Je passe du travail à la maison. Hormis bien sûr quand je te piste pour me rappeler à ton bon souvenir. Mais dans les endroits où tu traînes, tu ne me contrediras pas, pleuvent dans les rencontres les coups de poing plutôt que de foudre.
Elle détourne la tête sur quelques badauds, dérobant ainsi à la vue de son interlocuteur la lueur scrutatrice dans ses prunelles. Pas trop fute-fute de jouer sur son soupçon quant à la vie de gangster qu’il mène.

*Mais pourquoi je ne me la ferme pas un peu, moi !? C’est la mort qui me tend les bras, si je n’apprends pas à tenir ma langue*

Elle écoute l’homme qui l’accompagne alléguer qu’à son travail, c’est le collègue masculin qui écopera de tout le blâme. Dit-il vrai ? Elle n’aurait pas parié sur un milieu moins sexiste au sein de la Pègre qu’à la police.

Revenant presque immédiatement, le regard perçant de la criminaliste se promène avec curiosité sur l’homme lorsqu’il mentionne des cicatrices. Il ne croit pas si bien dire : elle raffole assurément des cicatrices ! Ces dernières, souvent signe distinctif, recèlent tant d’indices loquaces pour ceux qui savent les recueillir et les faire parler.
Tu lis en moi, reconnaît-elle. Mais c’est plus juste de dire que c’est l’anecdote – drôle, malchanceuse, douloureuse – qui a marqué ta peau et qui me livre un peu de ton histoire, que j’aime.

Évidemment, le restaurant n’est pas bondé de flics, cependant pour Eva, la donne change quand même. La balance des forces n’est plus tant en sa défaveur ; elle récupère sa liberté d’action. Cependant, elle ne quitte pas le jeu, plutôt revancharde l’Irlandaise ! Elle s’est sentie intimidée, menacée et le type a dû le sentir. Pourtant, il a joué sans frein, profitant éhontément de la galère où elle pataugeait. La fierté d’Eva la retient de ficher le camp.

*Je partirai, mais hors de question de vous fuir !*

Monsieur sera dur, en affaires, se montre-t-elle alors diablement provocatrice sous le regard qui la mate.

Aux toilettes, la blonde s’organise une sortie. Notons que si l’évasion était encore une option, de toute façon, elle ne voit pas de fenêtre ou de porte-arrière.

Plutôt décidée à gagner une forme de revanche, Eva revient s’assoir face à son compétiteur. Ce dernier doit l’avoir cernée ; elle n’est pas femme à la détente facile pour sauter dans un lit en un claquement de doigts. Or, il ne se désintéresse pas d'elle au profit d’une proie plus empressée. Contrairement à ce qu’elle a pensé, il n’est pas contrôlé par l’impatience du cavaleur invétéré. Le match s’annonce serrer !

L’homme lui prend la main, initiant un contact peau contre peau. Tactile et curieuse des sensations, la chimiste accepte l’invitation. Ses doigts explorent la paume de l’homme, suivant les lignes de sa main, effleurant une légère éraflure qu’elle examinerait bien sous un microscope... La serveuse les rejoint pour poser deux petits verres à liqueur et une bouteille. Les doigts d’Eva qui commençaient à taquiner la manche pour tâter plus haut sur le poignet rebroussent chemin.

Une fois la liqueur versée dans les verres, la serveuse repart. N’oubliant pas qu’elle cherche à lui faire abandonner la partie de guerre lasse, Eva propose de recommencer à zéro. De quoi parler encore des heures durant ! Ça ne semble nullement le désespérer… Bon, allons-y alors pour quelques vérités ! La criminaliste ne demande qu’à pouvoir glaner des informations sur un potentiel malfrat.
Mon intuition me crie que tu es un coureur de jupons.

*Doublé d’un homme en perdition !*

Il n’y a qu’à voir le naturel et l’aisance dans ses attitudes avec une femme qui n’est pas la sienne et dont il ignore tout, jusqu’au prénom.
Ah-ah avant de t’en défendre, imaginons que je sois une inconnue. Que l’homme marié que tu es vient tout juste de rencontrer. Pourrais-tu alors te retenir de m’embrasser ?
Elle n’attend pas d’entendre la réponse qui leur est connue pour prendre son verre qu’elle lève en l’air.
Sláinte ! porte-t-elle un toast en irlandais, et dans la foulée, elle boit cul sec.
Le breuvage lui brûle la gorge, mais elle tient bon et sitôt les verres reposés, elle se saisit de la bouteille pour les resservir, à ras bord. Et dans l’idée de grappiller des éléments sur le parcours de l’homme, elle les lance sur un échange d’apparence anodine.
Ça change de nos alcools. Seulement pour découvrir d’autres goûts, un petit saut en Corée doit valoir le détour.

Les plats leur sont servis, accompagnés d’une bouteille vin. La native de l’île d’Émeraude ne verse guère dans les excès éthyliques, cependant, elle sait avoir un bon levé de coude grâce à une endurance génétique forgée par des siècles d’ancêtres illustres buveurs. Patrimoine dont elle leur est infiniment reconnaissante, leur devant son salut les fois où crânement, elle met à mal son foie obligé d’imbiber une série sans fin de tournées afin qu’elle goûte au puéril triomphe de rabattre des caquets.



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