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 Lab rats at work
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MessageSujet: Lab rats at work   Jeu 14 Juin - 21:33

Lab rats at work

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Kate & Eva



Commissariat central de l’EPD, 20 janvier 2050

Avec le travail monstre sous lequel tous les départements de la police scientifique croulent depuis la journée noire du 15 janvier, Eva n’a clairement pas la disponibilité pour faire la visite guidée des sciences forensiques. Avec précaution, elle ôte le couvercle d’un carton de scellés. Il y a dedans plusieurs pochettes plastiques de différentes dimensions rassemblant ce qui a été trouvé de l’appareillage de détonation lors de l’attentat de Red Light Corner. Evidemment, le carton a passé d’abord chez les confrères du secteur Incendies & Composés volatils rattaché au département de chimie légale. A présent, on lui demande une seconde expertise sur les résultats d’analyse des débris du boîtier. Elle se remémore l’agitation dans le commissariat dans les heures qui ont suivi l’annonce des drames simultanés. Le sentiment d’impuissance est terrible, mais pire est l’ignorance de l’identité des victimes qui nous ronge d’angoisse. Elle n’est pas liée à des membres de l’EPD en particulier, pourtant, elle n’a pas moins éprouvé le lien d’appartenance à la famille de la police. C’est un peu dingue en y repensant, mais sur le moment, on se met à s’inquiéter pour le patrouilleur qu’on croise chaque matin à la machine à café, la tablé d'agents qui nous accueille pour le verre de fin de service, alors imaginez le flip pour le policier… qui nous a baladée, au propre comme au figuré ! Eva repose le couvercle sur le carton et en écorne un coin, dans un geste plus brusque que voulu. Il lui faudra liquider pronto la visite si elle veut se remettre dans des tâches qui comptent vraiment. Pffff si encore, il s’agissait de la prochaine volée des nouveaux stagiaires, ça l’aurait embêtée également, mais au moins elle aurait pu faire un repérage des bonnes têtes. Non pas qu’elle ait un pouvoir de décision sur les attributions, ça dépend du champ d’expertise visé par le stagiaire. Mais en l’occurrence, on la charge de baby-sitter pendant une précieuse heure quelqu’un qui songe à une carrière au sein de la PTS. Si ça se trouve, la lubie s’est logée après le binge-watching d’une série au casting affriolant. Vous voyez la perte de temps qui l’attend avec pareil neuneu ! Forcément, elle a rechigné, d’autant que le chef paraissait embarrassé pour lui expliquer le privilège octroyé d’un tour individuel. Encore une histoire d’un troc de services envers une bonne relation. Ce n’est pas la faveur qui pose problème, mais qu’il se décharge de la corvée sur elle.

Au final bien obligée de se plier aux directives de la hiérarchie, Eva, la fera, cette fastidieuse visite ! Mais qu’on n’attend pas d’elle un enthousiasme débordant. Elle n’est pas d’humeur, et puis le but c’est de montrer la réalité de la profession. Autant éviter les vives désillusions et balayer tout de suite l’espoir de rentrer dans des fantasmes sur pattes au détour d’un couloir. Ses yeux noisette se lèvent vers un coin, alors que l’image du légiste Citseko Kant lui vient à l’esprit… L’exception qui confirme la règle. D’ailleurs, à quand se rentreront-ils dedans ? Pas faute de sa part d’essayer de provoquer des collisions, mais à chaque fois, l’ex-militaire esquive, avec un art consommé. Si c’est regrettable, cela n’en est pas moins amusant. Elle sourit en secouant la tête, allons elle n’a pas le temps de s’égarer sur des plans frivoles ! Son regard descend sur l’heure affichée sur le coin de son écran d’ordinateur. Elle pousse un gros soupir, pour la forme. En vérité, la distraction d’une nouvelle rencontre lui plaît. Si on couple à cela qu’elle va pouvoir se dégourdir les jambes, elle s’imagine à présent passer un agréable moment !

C'est moins enclin à une visite expéditive que la chimiste se rend à l’accueil pour les visiteurs externes à la police. Deux agents accompagnés d’un légiste parlent à un couple, dont les visages figés d’une tristesse insondable révèlent la raison de leur venue. L’identification d’un corps par les proches. Bien qu’une telle scène se soit jouée mainte fois sous ses yeux, la douleur de la perte lui serre immanquablement la gorge. Afin de couper des émotions qui l’appesantissent, elle se détourne et s’adresse à l’agent au comptoir. Elle récupère alors un badge non nominatif et un formulaire à signer. Se concentrant pour ne pas entendre la discussion, elle retourne la feuille pour arriver à l'endroit où elle doit apposer sa signature, la rendant responsable du visiteur. Au bruit des sanglots tout en retenue et en dignité, ses doigts se crispent sur le stylo. Le cortège passe derrière elle pour se rendre à la morgue, tandis qu’elle sent une présence se rapprocher sur sa droite. Tendue, elle ne tourne pas la tête pour regarder la personne qu’on a redirigée vers elle.
Eva Walsh. Dr Walsh pour vous, déclame-t-elle en retrouvant finalement assez de souplesse pour signer d’une traite.
Elle fait glisser le badge VISITOR vers son propriétaire tout en remettant le stylo dans le pot en inox.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Jeu 21 Juin - 7:43

20 Janvier 2050

Cinq jours auparavant, Kate s’était retrouvée à ce même endroit pour un interrogatoire de police éprouvant en compagnie de sa mère. Le lieutenant Hart n’y avait pas été de mains mortes et les avait laissé repartir totalement vidées de leur énergie avec un deal. Avaient-elles fait le bon choix ? Le fait de libérer Fallon de la Crows League et de lui faire comprendre qu’elle pouvait s’en sortir seule était évidemment une bonne chose. Dans le fond, la brune savait qu’un jour ou l’autre elles prendraient ce risque. Même si cela aurait potentiellement était dans l’ombre, la jeune femme n’avait jamais compté rejoindre ce clan de tueurs à gage où ils sont tous plus dérangés les uns que les autres. Par ailleurs, elle avait déjà dit à sa mère qu’elle n’avait pas besoin d’eux. Evidemment, ce genre d’organisation ne se quitte pas du jour au lendemain en annonçant simplement son départ. C’est ce qui faisait que l’opportunité offerte par le policier n’était pas si mauvaise même si les risques étaient à présent élevés. Sa mère adoptive semblait avoir pris conscience de ce danger le soir de l’attentat.

Trois jours en arrière, l’étudiante avait reçu un sms dans lequel on lui proposait la visite des lieux aujourd’hui. Elle ne pensait pas que cela surviendrait aussi vite et encore moins que cela serait encore possible après l’altercation avec Christopher. Décidément, la brune avait réellement du mal à comprendre le fonctionnement du British. Au départ, il semblait un peu comme un grand frère bienveillant cherchant à l’aider sans lui prémâcher le travail. Mais depuis l’attentat, elle avait plus l’impression d’être une vipère sans coeur sans âme à ses yeux. Le policier semblait avoir des idées plutôt arrêtées au niveau de son jugement. La demie-mesure n’était pas franchement son truc. Aussi, Kate voyait bien qu’une bonne action lui apportait beaucoup de points (de respect) mais la moindre faute lui coûtait aussi beaucoup de points (de respect). A croire que les nuances de gris n’existaient pas dans l’esprit du lieutenant et que seul son propre jugement avait de la valeur. L’option la plus plausible était qu’il avait transmis la demande qu’elle puisse visiter le service juste après leur échange au bar et qu’il n’avait pas pensé à la faire annuler n’ayant plus aucune confiance en la jeune femme. Avait-elle raison de sauter sur cette opportunité de rêve ?

Vêtue comme à son habitude d’un slim bleu foncé, d’un débardeur noir et de sa veste, la barmaid marchait dans les rues en escarpins, se dirigeant vers le commissariat central de l’EPD avec la musique dans les oreilles. Arrivée devant le bâtiment, elle rangea ses écouteurs dans une poche de sa veste avant de pénétrer dans le commissariat. Après avoir expliqué la raison de sa présence à l’entrée, le garde lui fit signe de patienter sur le côté. La personne responsable de son accueil et de sa visite ne s’était pas présentée encore à l’accueil pour la récupérer, la brune ne pouvait donc pénétrer l’enceinte du commissariat. Elle prit donc place sur une des chaises de la salle d’attente observant son environnement. Au bout de quelques minutes, un couple qui attendait non loin d’elle fut appeler par trois personnes, deux policiers et ce qui semblait être un légiste. La femme semblait prête à s’effondrer à chaque instant. Kate ne se rendait pas trop compte des raisons de leur présence ici. Son attention fut attiré par la personne à l’entrée qui venait de lui faire un signe. Une jeune femme était avec lui se tenant à dos à la barmaid. Cette dernière se leva pour la rejoindre. Il s’agissait de toute évidence de la personne qui allait lui faire visiter les locaux de la PTS. A peine arrivée à sa hauteur, son hôte, le docteur Walsh, lui annonça la couleur. Il n’était pour autant pas question de se braquer. Elle voulait profiter de cette visite au mieux.

Bonjour docteur Walsh, enchantée de vous rencontrer. Je vous remercie du temps que vous prenez pour me faire visiter.

Les livres, la théorie, tout ça était bien beau mais la brune avait vraiment envie de connaître l’envers du décor : la pratique. Comment se déroulait le quotidien d’un membre de la PTS ? Voyant le badge se rapprocher d’elle, la jeune femme attrapa ce dernier attendant les instructions et la suite. Elle avait une tonne de questions à poser mais au vu de l’accueil d’Eva, l’étudiante ne s’y risquerait pas pour le moment.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Mar 3 Juil - 22:16


Un bruit cacophonique de métal et de stylos qui s’entrechoquent accompagne les premiers mots de la personne à qui la chimiste doit faire la visite des locaux. La voix est à la fois claire, suggérant une femme jeune, et résolue, donnant à croire que ce n’est pas une écervelée. Eva se tourne pour découvrir ladite personne. Brune, élancée, jeune et jolie. Magnifiques yeux émeraude. Le look street ne fait pas très professionnel, mais ce n’est pas un entretien d’embauche… a priori. Après cette inspection succincte, la scientifique reporte son attention sur le formulaire qu’elle tend à l’agent d’accueil après avoir relevé le nom et le prénom de la visiteuse. Le chef les lui avait dits, mais à ce moment-là d’humeur bougonne, elle ne les a pas enregistrés.
Voilà, tout est en ordre. Nous vous ramènerons le badge dans une heure tout au plus. Merci.
Elle pivote du côté du couloir d’où elle est arrivée et commence à avancer sans trop se préoccuper d’être talonnée.
Mettez votre badge bien en évidence. Il n’est pas nominatif. Il ne vous donne accès à rien. Il vous identifie seulement comme ayant droit de circuler dans les couloirs, pour autant que vous soyez accompagnée. Ne me quittez donc pas d’une semelle. Sinon on vous escortera vers la sortie, avec fouille corporelle. Entendu ?
L’intégrité des preuves est une priorité absolue ; la sécurité veille au grain que seuls les ayants droit accèdent aux zones où sont manipulés les prélèvements. Les deux femmes atteignent l’entrée du couloir principal. Avant la ligne de démarcation, Eva marque un arrêt et s’écarte sur le côté pour laisser à la brunette l’honneur de la franchir en premier.
Bonjour Miss Ward et bienvenue à La Police Technique Scientifique d’Europolis, accueille-t-elle sur un ton solennel, mais avec un sourire engageant.
Elle plante un décor cérémonieux, comme si elles vont entrer dans un monde de merveille et de féerie. Or, s’ouvrent devant elles un couloir – certes lumineux – mais somme toute quelconque. Évidemment, il ne faut pas tant se concentrer sur les murs, l’architecture ou le design des lieux, répondant uniquement au critère de fonctionnalité, mais sur la multitude des panneaux signalétiques qui indiquent les différents départements. Ici recèle des mines de savoir, de technologie et d’esprits brillants, et toute cette synergie développe une ambiance de travail très grisante et enthousiasmante.

Avec son entrain habituel, la chimiste guide vers les ascenseurs.
Je vous propose de commencer au sommet et de descendre les niveaux. Par les escaliers, j’espère que ça ira pour vous, émet-elle un doute à cause des talons fins des escarpins que porte Ward.
C’est seyant et elle ne doute pas que Kate soit stable dessus, mais sur une journée à rallonge, elle aura les pieds en compote.
J’ignore votre familiarité avec les activités au sein de la PTS, mais il ne faudrait pas vous imaginer toute la journée boulonnée à un siège, les orbites plantées dans un microscope. Alors si je peux me permettre un conseil vestimentaire, privilégiez le confort et la mobilité pour vos pieds.
Ce qui laisse tout de même la part belle à la féminité. Eva porte pour sa part des escarpins à talons carrés d'une hauteur raisonnable. Dans son vestiaire, elle a d’autres paires de chaussures, à choisir au besoin de la  destination des excursions. Elle appuie pour appeler les ascenseurs.
Nous avons un code couleur pour nos blouses.
À noter que les couleurs sont extrêmement pâles, alors si on jette un coup d’oeil distrait, on croirait que toutes les blouses sont blanches.
Bleu : informatique numérique, gris : balistique, Elle pince un pan de sa propre blouse. Blanc : chimie, vert : biologie, jaune : drogues et toxicologie, beige : médecine légale. Ici, ceux qui n’ont pas de blouse, ce sont soit des agents de police soit des visiteurs. Vous lorgnez déjà sur un département en particulier ?
Les portes d’un des ascenseurs s’ouvrent. Eva y entre et appuie sur le dernier étage.
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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Mer 4 Juil - 18:43

20 Janvier 2050

Au vue du regard porté sur elle, il fallait croire que son interlocutrice était en train de l’examiner voir de la juger. Il était certain que leur style vestimentaire était assez différent. D’un autre côté, être vêtue d’un tailleur ou autre vêtement donnant une allure à croire qu’un balai avait été planté dans le derrière ne donnait en rien envie à la brune. Réagissant au quart de tour lorsqu’elle vit la scientifique se mouvoir, Kate se mit à la suivre pour ne pas se perdre. Les dires d’Eva lui confirmèrent qu’elle n’avait pas intérêt à rester à la traîne et que la femme qui allait lui faire visiter les locaux de la PTS était soit de mauvaise humeur soit désagréable au possible. L’étudiante ne devait pas se laisser démonter aussi vite. Faire cette visite lui rappelait à quel point elle pouvait être à la fois proche et très loin de son intégration au sein de la police scientifique.

Oui.

Arrivant à l’entrée officielle où la sécurité surveille les moindres faits et gestes de tous les passants, la barmaid vit son guide s’arrêter pour se décaler sur le côté. Un sourire aux lèvres, elle l’invitait à pénétrer en premier dans les lieux. Un grand sourire aux lèvres, Kate espérait que cet élan de sympathie ne soit pas simplement passager.

Merci docteur Walsh.

La brune passa la ligne et observa son interlocutrice afin de se remettre en marche en même temps qu’elle et dans la même direction. De toute évidence, elles allaient arriver au coeur des services. L’environnement était plutôt neutre mais la jeune femme n’en avait rien à faire en soit. Elle était bien plus intéressée par ce qu’il se faisait dans les laboratoires que par la décoration du bâtiment. L’objectif de cette visite pour l’étudiante était de voir si elle se projetait entre ses murs pour son futur travail et surtout dans quelle spécialisation. Le lieutenant Hart lui en avait déjà parlé et malheureusement, sa décision n’avait pas avancé d’un poil. Approchant des ascenseurs, Eva reprit la parole. Sa dernière remarque fait tic dans l’esprit de la jeune Ward. Laissant la scientifique reprendre la parole, cette dernière appuya bien sur le fait que le style vestimentaire de Kate était en inadéquation avec leur métier. Elle comprit que peu de temps après qu’elle parlait surtout de ses escarpins et non pas de son look dans sa globalité. Lui adressant un nouveau sourire, la brune lui répondit :

C’est gentil de vous en inquiéter et de me conseiller à ce sujet.

L’étudiante marqua un temps de pause. Elle hésitait à lui dire qu’elle travaillait dans un bar et qu’elle enchaînait parfois de quatre heures de l’après-midi à deux heures du matin dans cette tenue. La brune était donc habituée à être debout et à piétiner, c’est d’ailleurs pour cela que ses talons n’étaient pas très haut. Le soucis était que répondre cela à Miss Walsh allait peut-être plus la braquer que la réconforter. Elle finit par se raviser, la barmaid ne préférait pas prendre le risque de gâcher la visite pour une remarque qui n’avait pas plus d’importance que cela. Écoutant Eva, elle observa la couleur de la blouse de cette dernière. Effectivement, il y avait une légère nuance dans la couleur. Balayant tous les services de la PTS, elle finit par lui poser la fameuse question, la question fatidique. Suivant sa guide dans l’ascenseur, Kate reprit la parole, un peu craintive de la réaction de son interlocutrice :

Je dois malheureusement avouer que je ne suis pas encore décidée sur une spécialisation en particulier. Je comptais sur la visite d’aujourd’hui pour affiner mon choix.

Eva se montrait un peu plus chaleureuse mais l’accueil qu’elle lui avait fait laissait pressentir qu’elle ne voulait pas faire cette visite. Aussi Kate craignait un peu que la scientifique lui rentre dedans concernant son absence de décision. Après un moment d’hésitation, la brune osa tout de même poser une question, elle était là pour ça après tout. Elle espérait juste ne pas se mettre à dos une potentielle future collègue.

Qu’est-ce qui a fait que vous vous êtes orientée sur l’étude de la balistique vous ?

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Sam 7 Juil - 0:00


L’entrée en matière de la criminaliste était un peu abrupte. Sa capacité à compartimenter connaît quelques ratés lorsqu’elle est confrontée aux premiers instants d’une famille endeuillée. Ce qui est rarement le cas avant l’ouverture d’un procès, fort heureusement. Dans son champ d’expertise, elle appréhende de manière fragmentaire la réalité de l’entourage de la victime – et plus largement de tous les individus mêlés à une enquête. En effet, elle n’a qu’un aperçu de leur personne à travers les fibres en tout genre qui sont prélevées sur la scène de crime ou lors des perquisitions. Elle peut voir passer leurs photos, mais rarement elle a besoin de les côtoyer en chair et en os. Ils sont toujours maintenus à l’écart le temps qu’elle passe au peigne fin les lieux ou leurs affaires. D’autres collègues de la PTS sont plus souvent amenés à avoir des échanges directs, par exemple ceux de l’identité judiciaire ou les médecins légistes. Finalement, la part de l’enquête qui consiste à gérer les êtres vivants – tant une victime meurtrie, des proches en douleur et des suspects rongés par la noirceur – est du domaine des collègues policiers. Même si Eva ne se prive pas de tacler leur incompétence chaque fois qu’un prélèvement est compromis par négligence, voilà toutefois, un domaine où elle ne risque jamais de les surclasser.

La jolie brune à qui elle servira de guide ne semble pas se formaliser de son amabilité aux vestiaires, cependant, Eva s’efforce tout de même de regagner son entrain habituel. Hors de son esprit prompt à s’intriguer, elle chasse les points d’interrogation qui ont criblé l’air concernant le corps que le couple éploré va identifier. Elle peut alors marquer le coup à l’entrée officielle du complexe de la Scientifique avec une amabilité retrouvée. Le grand sourire dont Ward la gratifie suggère un intérêt certain pour le pays des merveilles que renferment ces murs.

Les deux femmes se dirigent vers la ligné d’ascenseurs qu’Eva emprunte au finalement assez peu. Les étages sont très étendus, mais les ascenseurs se situent aux deux extrémités et au centre. Il est alors souvent plus rapide d’atteindre un autre niveau par les escaliers… pour autant qu’on n’ait pas besoin de reprendre son souffle toutes les trois marches ! Elle pense à son collègue Hickman, chimiste en analyse de matériaux comme elle, qui l’autre jour a mis ses nerfs à rude épreuve. Devant elle et avec une corpulence qui occupe toute la largeur de la cage d’escalier, Hickman et elle ont mis un quart d’heure pour descendre un étage ! Avouons-le, elle a à maintes reprises envisagé de le pousser dans les escaliers pour les lui faire dévaler plus rapidement. Comme sa graisse aurait sans doute amorti la chute, rien de grave pour lui. Ce qui l’a retenue in fine ? Le fait qu’il transportait un précieux échantillon sur lequel ils effectueraient des analyses de concert. Sans parler que le savant est sacrément calé pour tout ce qui a attrait à la recherche et la comparaison de peinture. Elle se serait donc rendue coupable d'un crime contre la science, à plus d’un titre, et ce constat l'a aidé à prendre son mal en patience.

La jeune Ward n’est pas très loquace. Sans doute que la scientifique ne l’a pas encouragé à l’ouvrir non plus avec son accueil assez froid. Ce n’est pas bien grave, Eva ne laisse jamais bien longtemps ses interlocuteurs dans leur retrait. Tôt ou tard, elle bousculera pour la pousser à réagir. Et comme elle doute que la brune soit un corps inerte, elle se réjouit d’avance de recueillir quelques éléments pour mieux la cerner.

En face des ascenseurs, elle mentionne le code couleur des blouses qui permet de rattacher rapidement un collaborateur à son département au sein de la PTS. Dans la foulée, elle questionne la brunette sur son projet de spécialisation… Déjà guide, Eva se voit subitement attribuer une nouvelle casquette : conseillère d’orientation ! Dans l'ascenseur, elle appuie sur le bouton du dernier étage.

*Sérieusement, c’est la fille de qui au juste ?! Chef, ne croyez pas échapper à une nouvelle discussion entre quatre yeux, maintenant, je veux vraiment savoir qui a joué de ses relations pour imposer cette visite solo*

Ce n’est nullement contre Kate qu’Eva peste, la future étudiante n’y est pour rien. Au contraire, cette dernière se doit de tirer parti de toutes les opportunités qu’on lui offre ou qu’elle provoque. Ça manquerait de pragmatisme de croire qu’on perce mieux en ne demandant rien à personne…

*Pardon ? L’étude de la balistique ? Qui : moi ?*

Instinctivement, elle baisse les yeux sur sa blouse, des fois qu’il y aurait eu une erreur dans le stock mis à sa disposition ou de la poussière qui l’aurait tachée. À la moindre salissure, le protocole exige qu’on change de blouse. Étant donné les risques de contamination, cette règle est scrupuleusement suivie par tout le personnel. Mais son vêtement est blanc immaculé, comme l’avait qualifiée un certain policier à qui elle préfère ne plus songer.
J’aime tirer des coups, finit-elle par répondre sur le ton le plus sérieux du monde.
Évidemment, elle est conscience du double sens. Évidemment aussi, elle est conscience de provoquer outrageusement. Mais que voulez-vous, pousser les gens hors des sentiers battus est un amusement auquel elle renonce rarement. D’ailleurs, si le chef l'a chargée de cette visite, ce n’est pas seulement parce qu’elle incarne une attrayante vitrine pour la profession. C’est surtout qu’il l'estime apte à évaluer la trempe d’une future stagiaire. Elle pose sur Kate un regard curieux d’appréhender sa personnalité qui lui paraît jusqu’ici plus effacée qu’à son naturel.
Vous dormez suffisamment, Miss Ward ? Sinon mon deuxième conseil pour vous sera d’effectuer un examen ophtalmologique. Un trouble de la vue n’aura pas d’incidence sur vos analyses au moyen des appareillages, en revanche, pour les examens sans instrument, autant être au clair sur votre besoin de porter des lunettes.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent au niveau des blouses imperceptiblement bleues. Aussitôt, Eva recommande à sa comparse :
N’hésitez pas à brandir votre badge sous leur nez. Il y a eu un incident diplomatique. Un lieutenant en charge a fait chaparder une pièce à conviction sur le point d’être déverrouillée. La pilule n’est pas encore passée, depuis, les policiers ne sont pas en odeur de sainteté sur l’étage.
Eva ne peut s’empêcher de se décocher un sourire à elle-même, profitant seule de l’indice qu’elle donne sur l’identité dudit policier en nichant délibérément une expression religieuse.



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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Dim 8 Juil - 9:17

20 Janvier 2050

Kate n'avait pas pris le temps d'observer la blouse d’Eva. Inspecter la tenue de quelqu'un était plutôt irrespectueux de son point de vue. Aussi elle n'avait pas différencié le gris du blanc et s'était arrêtée aux paroles de la scientifique qu’elle avait de toute évidence mal interprétées. Le docteur Walsh ne savait pas à qui elle s'adressait pour utiliser ce type de langage. La brune aurait très bien pu répondre qu'elle savait parfaitement tirer des coups aussi sans forcément aimer cela mais cette réponse aurait été totalement inapproprié. Surtout qu'elle ne savait pas s'il s'agissait d'humour ou de répondant agressif. Depuis le début, son interlocutrice avait changé d'attitude petit à petit mais l'erreur de la barmaid l'avait peut être fait changer d'avis de nouveau. Mais la jeune femme avait de sérieux doutes. Elle commençait à se demander si la scientifique ne se moquait tout bonnement pas d'elle. Il allait falloir qu’elle arrive à la tester pour savoir de quel côté de la barrière elle se situait.

Effectivement j'ai un rythme un peu éreintant. Je prendrais le temps de vérifier tout cela avec précision mais je ne me fais pas trop de soucis.

Il faut dire que les derniers jours avaient été éprouvant. La fuite de sa mère, l’attentat à la bombe, l’après-midi qui s’est transformé en soirée avec Henry, tant de choses qui fourmillaient en permanence dans l’esprit de l’étudiante. Fallon lui disait toujours, elle réfléchissait trop. Mais c’était instinctif chez elle, elle ne contrôlait pas ce flux constant de questions qui traversaient son esprit. Le retour de l’africaine à leur appartement était un soulagement même s’il allait falloir du temps pour que la tension s’apaise. Cette dernière craignait en permanence de perdre à nouveau le contrôle, sa fille le sentait bien. Cette atmosphère était pesante. C’était ainsi que la brune s’était rendue compte du bienfait de la présence apaisante d’Henry. Elle s’en mordait encore les doigts ne sachant pas ni où ça allait les mener ni si les risques pris en valent vraiment la peine. Kate ne connaissait rien des relations amoureuses.

Poursuivant la visite, elles arrivèrent au premier niveau. Les blouses bleues lui firent comprendre qu'elles étaient à l'étage des spécialistes de l'informatique et du numérique. La remarque d’Eva la prit à contre-pied. Elle préférait ne pas parler de son séjour à la police en tant que suspecte. Cela n’allait pas franchement lui donner une bonne image, surtout en tant que prétendante à un poste de la police scientifique. Mais d'un autre côté, elle était curieuse de savoir la réputation que cette nuit là avait fait au lieutenant Hart lorsqu'il avait récupéré le téléphone prépayé de sa mère. La brune ne doutait pas que Christopher avait pris un risque en agissant ainsi. Le respect qu’il avait pour Vyper devait être vraiment grand pour qu’il aille aussi loin alors qu’il les pensait responsable de l’attentat à leur arrivée au poste de police.

Je veillerais à ce qu’il soit bien visible. Mais que s'est il passé au juste ?

Kate aimerait avoir sa vision de la chose. Elle sera potentiellement exposée à cela dans quelques temps, si elle devait rejoindre la PTS. Il faut dire qu’elle se trouvait ici aujourd’hui uniquement grâce à Christopher. Si ce dernier s’en rendait compte, allait-il regretter de ne pas avoir annulé cette visite des locaux ? La barmaid avait quelques doutes. Elle n’arrivait pas à cerner le lieutenant qui était un coup gentil presque protecteur et la fois d’après agressif comme pas possible. Et puis maintenant, la brune savait que Hart connaissait son passé, tout comme sa fiancée prétendue décédée.

Et sinon pourquoi devenir expert criminaliste en chimie légale ?

L’étudiante ne comptait pas abandonner sa question de départ. Pour elle, les motivations de son interlocutrice pourrait lui donner des pistes sur sa propre spécialisation. Elle savait déjà qu’elle n’intègrerait pas l’étage des fans de l’informatique. La barmaid n’avait que de petites bases dans ce domaine, qu’elle avait appris par curiosité, mais elle était certaine qu’elle n’aurait pas les connaissances suffisantes.

A part farfouiller dans un téléphone ou un ordinateur, que fait l’équipe de l’informatique et du numérique dans ses laboratoires ?

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Mer 18 Juil - 15:35


Kate ne rebondit pas à proprement parlé sur la provocation d’Eva. Toutefois, cette dernière décèle une tension qui crispe les jolis traits de la brune. Qu’y a-t-il à déchiffrer ou à interpréter dans l’attitude de la jeune Ward? Celle-ci a-t-elle été choquée ou goûte-t-elle peu l’humour tendancieux ? Ou encore était-ce prématuré de déroger aux convenances qui polissent les discours après seulement cinq minutes de conversation ? Il apparaît à la blonde que pousser plus loin le bouchon ne ferait que mettre définitivement mal à l’aise son interlocutrice, et ce n’est pas son intention.
C’est un bon entrainement pour la cadence soutenue d’ici. Ça ne se calme jamais longtemps, vous savez. Les nouvelles demandes pleuvent jour après jour. Et parfois, c’est la course contre la montre. On nous diligente une analyse dans les plus brefs délais. Pour donner une piste sur la localisation d’une victime avant qu’il ne soit trop tard, pour appréhender un suspect avant qu’il n’ait le temps de disparaitre de la circulation, pour fournir un élément incriminant avant que la garde à vue ne prenne fin, et que sais-je encore.
Si c’est une planque avec horaires de bureau qu’on cherche, passez votre chemin ! On ne se la coule pas douce à la PTS.

Les deux femmes montent au département des technologies numériques. Connaissant le climat d’hostilité envers les flics qui règne en ce moment sur l’étage, Eva prévient Kate d’exhiber le badge qui l’identifie comme visiteuse.
Je ne connais pas les détails, et de préciser : Et à vrai dire, même si j’en savais plus, je ne pourrais rien vous divulguer.
Le lendemain de la survenue du fameux incident, Eva a rejoint devant la machine à café des confrères de son département qui relataient l’irruption essuyée par leur pauvre collègue de l’informatique. Si face à l’insolite des faits, elle a commenté à profusion, sitôt tombé le nom du policier qui a commandité « le raid », qu’elle a tourné les talons, plantant ses collègues au milieu de la conversation. C’est qu’elle aime rester cohérente avec elle-même ! Et il se trouve qu’elle s’efforce de se convaincre qu’elle se contrefout du lieutenant Hart… car il n’est pas encore arrivé le jour où elle admettra se languir après un homme qui lui préfère quelqu’un d’autre !
Je peux en revanche vous dire que jamais ô grand jamais on ne soustrait une pièce à conviction en cours d’analyse à un forensique. C’est aussi regrettable que réveiller un bébé qui dort.
Tiens quel dessein peut pousser un policier avec de la bouteille, et donc bien au fait sur les clauses tacites de courtoisie entre services, à transgresser le principe de non-ingérence dans les activités respectives ? La résolution d’Eva de tenir Hart loin de ses pensées ne résiste pas à sa curiosité subitement piquée. Elle ira trouver Goldsmith, il aura surement les dessous de l’affaire à partager.
La camaraderie rependra bientôt le dessus. Ce sont des professionnels avant tout, relativise-t-elle au cas où Kate s’imaginerait une rancune tenace. Vous devez connaître ça aussi dans votre famille. On se chamaille, mais à chaque repas festif, tout le monde répond présent. On se souvient alors du lien qui nous unit et on se pardonne les fâcheries. En l’occurrence, ici, c’est à chaque grosse enquête.

Elles longent un couloir avec des bureaux fermés de part et d’autre. De temps à autre, la chimiste adresse un signe de tête aux personnes qu’elles croisent. Suite à la question qui revient sur les motivations qui l’ont conduite au choix de sa profession, elle pose un long regard sur Kate. Elle hésite à se montrer franche. Ce n’est pas très glorieux…
Je ne crois pas que connaître les raisons qui m’ont orientée vers les sciences forensiques, vous aideront dans votre choix. Pour tout vous dire, c’est par dépit.
Elle omet de dire que c’est surtout à cause des mesquineries d’un ex-petit ami.
J’ai une formation de base en chimie et c’est dans un laboratoire médical que je voulais travailler. Je voulais œuvrer sur les vaccins, et aussi exercer dans la recherche médicale pour un grand groupe pharmacologique, ce sont des postes dorés pour un chimiste.
Ou plus explicitement dit : des postes grassement payés.
Je n’ai pas eu de poste dans le domaine de la recherche médicale.
La réputation de garce arriviste que lui a taillée son ex- lui a fermé toutes les portes des prestigieux labos pharmacologiques.
Mes études finies, je devais m’insérer dans le monde du travail. J’ai vu passer une annonce pour un poste de doctorant en chimie dans le laboratoire médico-légal d’Irlande. Je me suis dit : pourquoi pas ? J’ai postulé, j’ai été prise, j’ai changé mes projets, mais je n’ai aucun regret. La chimie légale, c’est fait pour moi. Si ça vous va, je vous dirai en quoi consiste mon travail quand nous serons dans mon département.

Elles arrivent au cœur du niveau. On voit dans une grande salle de réunion vitrée plusieurs écrans d’ordinateur placardant un mur.
Des tâches plus variées que du triffouillage. Vous avez deux grands groupes, d’un côté les techniciens dans les labos qui en effet déverrouillent des appareils, mais aussi travaillent sur des images et des séquences vidéo pour les analyser et améliorer leur qualité. Ils s’occupent également de récupérer, réparer et analyser des fichiers numériques endommagés. Et de l’autre côté, vous avez la cellule de recherche et de lutte contre la cybercriminalité. Ils ne sont pas nombreux, mais tous sont des virtuoses du clavier. D’ailleurs, cette team-là ne porte pas de blouse. On ne les voit pas beaucoup dans les couloirs. Ils sont presque constamment cloisonnés dans leur bureau, véritable antre dédié à la technologie. On communique avec eux principalement par écran interposé.
Hormis des bureaux avec des gens devant leur ordinateur, Eva ne sait pas ce qu’elle pourrait montrer. Elle n’est pas trop au courant des analyses en cours dans les labos d'informatique. Elle peut se renseigner si c’est une voie qui intéresse l’étudiante.
Vous avez le goût pour un mode de travail en recluse ? Si vous avez des envies de gambader sur le terrain, ce n’est pas vraiment le bon département pour vous.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Ven 20 Juil - 6:42

20 Janvier 2050

L’attitude d’Eva changea de nouveau. Plutôt que de l’enfoncer par taquinerie ou mesquinerie, elle lui fit un genre de compliment. Cette femme était plutôt difficile à suivre. D’un autre côté, ce qu’elle disait était tout à fait censé. A la police scientifique, ils ne choisissaient pas leur travail, les demandes affluées et il fallait y répondre le plus vite possible. Kate supposa que des heures supplémentaires de nuit devaient être régulièrement faites pour ne pas rater le coche. Le lieutenant de police lui avait fait la remarque comme quoi une analyse était d’une importance capitale dans beaucoup de cas et dans beaucoup d’enquêtes et que la rater pouvait malheureusement obliger l’EPD à relâcher des violeurs ou encore des meurtriers ou perdre leurs traces. Poursuivant la visite, la barmaid faisait en sorte de ne pas traîner. Arrivées au département du numérique, le docteur Walsh mit un terme à leur conversation sur l’incident interne que Christopher avait réalisé en récupérant le téléphone de Vyper. Clore ce sujet maintenant laissa légèrement sa curiosité sur sa faim. Mais d’un autre côté, elle ne souhaitait pas que la chimiste se rende compte qu’elle faisait partie des deux suspects interrogés ce jour là.

Je comprends, pas de soucis.

Sa remarque suivante concernant le vol d’une pièce à conviction à un scientifique de la PTS fit rapidement rire l’étudiante. Elle était certaine que la belle chimiste était sérieuse, il y croyait réellement. Mais la façon dont elle avait imagé la chose était assez comique.

Je vois ce que vous voulez dire.

Il est vrai qu’elle était du genre perfectionniste à ce niveau-là. La brune aimait les choses bien faites et jusqu’au bout. Elle n’aurait aucun mal cependant à céder la main à une autre personne si elle n’avait pas les compétences pour terminer les analyses souhaitées. Le plus important restait d’avoir le résultat pour l’enquête après tout. La scientifique la rassura sur l’ambiance qui régnait à l’EPD en lui signifiant que les choses finiraient tôt ou tard à se calmer. Les choses allaient se tasser pour le British et pour elle également. Kate craignait que les derniers évènements ne lui portent préjudices et ne l’empêchent d’intégrer la police scientifique. Elle n’avait pas tous les tenants et aboutissants de la magouille de Christopher pour les sortir de là suite au deal qu’ils avaient passé. Intérieurement, la brune aimerait faire confiance au lieutenant, rien que par respect pour Lauren. Malheureusement, sa tête restait aux aguets en sa présence rien que par son comportement de girouette qui avait poussé Hart à l’encourager dans sa voie comme modèle du quartier pourri dont elle venait puis à l’enfoncer comme une vulgaire criminelle.

Arpentant les couloirs, celle qui lui servait de guide salua pas mal de monde. De toute évidence, malgré le nombre qu’ils étaient, ils arrivaient à tous se connaître entre eux au moins de vue. Puis la question que la barmaid posa concernant les motivations de son interlocutrice jeta comme un froid. Le regard que lui portait Eva semblait un peu hésitant. Etait-ce si personnel comme question ? Sur le point de dire à la scientifique que si sa question la gênait, elle n’était pas obligée de répondre, le docteur Walsh reprit la parole. La réponse qu’elle lui apporta la surprit quelque peu. La brune semblait faire face à une femme de caractère, une femme volontaire et d’expérience. Et voilà que son guide lui révélait que ses ambitions initiales n’avaient rien à voir avec ça. La fin de son intervention à ce sujet la rassura tout de même. Le principal était qu’elle n’est pas de regret après tout. Eva termina par lui proposer de lui parler plus longuement de ce qu’elle faisait lorsqu’elles irait dans sa zone de travail.

Oui, avec plaisir.

Arrivant dans une grande salle, Kate fut impressionnée de voir autant d’écrans et d’ordinateurs dans une seule pièce. Son guide reprit sa présentation concernant le travail qui était réalisé par l’équipe de la police scientifique informatique. Le voir en vrai était vraiment impressionnant. La remarque d’Eva concernant la vie recluse de certains ingénieurs informatiques la fit sourire. Elle ? Intéressée par ce mode de travail ? Pas franchement à vrai dire … La jeune femme s’était formée sur les bases de l’informatique jugeant que cela était important. Pour autant, il ne s’agissait pas du tout de son domaine de prédilection. Le docteur Walsh mit le doigt sur une chose qui pourrait l’intéresser même si, comme la barmaid l’avait déjà dit à un certain lieutenant, elle avait peu la carrure d’une personne de terrain, physiquement parlant.

Je dois reconnaître que je n’ai que de petites bases en informatique qui ne me permettraient pas d’intégrer cette cellule.

Marquant un temps de pause dans sa réflexion, la brune réalisa qu’elle avait déjà éliminé potentiellement deux cellules de travail au sein de la PTS : l’informatique numérique et la médecine légale. Le fait d’étudier le corps du défunt qui avait attaqué Fallon et Christopher ne lui avait guère donné envie de faire cela au quotidien. Les analyses biologiques et biochimiques l’attrayaient bien plus à ce niveau là. Elle connaissait peu de choses concernant l’étude et l’analyse balistique aussi elle attendait d’en voir plus lors de cette visite.

Après réflexion, je dirais qu’il y a de fortes chances que je ne porte ni du bleu ni du beige si je réussissais à intégrer la police scientifique..

Kate s'était détendue. Il fallait qu'elle arrête de voir le mal partout. Enfin partout non, il y avait bien ce beau brun en qui elle ne voyait aucune once de mal qui lui faisait tourner la tête.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Dim 29 Juil - 23:04


Faire son chemin dans la vie, c’est un parcours d’endurance entre désir et compromis. Mais toujours tenter sa chance et y croire ! Il n’y a pas de succès si on ne prend pas de risques, si on n’est pas prêt à se jeter à l’eau. La décision d’Eva de postuler pour une thèse de recherche dans un labo de sciences forensiques découlait d’un revers de fortune. En effet, traînée dans la boue, elle a dû faire une croix sur une ambitieuse carrière dans la recherche médicale. Avec peu d’espoir de percer, elle aurait pu toutefois s’orienter dans un champ plus proche de son domaine de prédilection. Sauf que s’enterrer dans une carrière en demi-teinte, il n’en était pas question. Adieu la chimie pharmaceutique, bonjour la chimie légale !

Devant une salle des opérations, la chimiste raconte dans les grandes lignes les activités au sein du département informatique. Kate n’estime pas avoir le bagage nécessaire pour s’intégrer dans la cellule de cybercriminalité.
Il est vrai que ce sont des cracks qui connaissent les limbes d’internet mieux que leur poche. Mais, comme je vous l’ai mentionné, il y a toujours les techniciens et les experts de labos. Alors si l’informatique vous fait vibrer, vous pouvez vous former comme technicien en criminalité informatique. Leurs activités sont liées à la récupération des données informatiques. Dans les enquêtes, leurs analyses aiguillent souvent sur les premières pistes. Vous vous doutez de la mine d’informations sur le propriétaire qu’on peut découvrir dans un téléphone ou un portable. Sinon, spécialiste en imagerie pour ce qui est relatif aux traitements d’images vidéo, photo. Grâce à ces analyses, on peut localiser un lieu, identifier des personnes. Ces analyses fournissent des pièces à conviction très parlantes pour le jury populaire.
Désormais bien dans son rôle de guide, Eva met quelque effort à vendre un département, même si ce n’est pas le sien. Kate prend le temps de la réflexion durant laquelle, la chimiste se questionne sur les études que mène la brune, si cette dernière en a déjà débuté ?

Les traits de l’Irlandaise tressaillent en apprenant que la brune écarte le département médico-légal. Elle serait bien déçue de devoir faire l’impasse d’une visite sur les territoires du Dr Kant, alors qu’elle tient un bon prétexte pour s’y rendre !
Entre les entrailles à l’air et les asticots, c’est sûr que la médecine légale ne convient pas à tout estomac.
La vue du sang ne met pas Eva au bord de l’évanouissement, pour autant, elle ne raffole pas des dissections. Fort heureusement, c’est peu fréquent qu’elle doive assister aux autopsies. Le compte rendu écrit du légiste lui suffit pour les analyses de fibres étrangères qui sont prélevées sur les cadavres.
Cependant, même si vous n’intégrez pas ce département, vous aurez à travailler étroitement avec. Une visite là-bas ne sera pas une perte de temps, de toute façon, elle est prévue.

Eva conduit Kate vers la porte d’une cage d’escalier.
Nous descendons au département de la balistique. À proprement parler, la balistique est une des sous-disciplines de la chimie légale. À Europolis, les crimes avec une arme à feu explosent les statistiques, c’est plus que justifiable qu’il y ait un département distinct.
La criminaliste pousse la porte et commence la descente.
Vous avez émis un doute tout à l’heure. Si je réussissais à intégrer la police scientifique, avez-vous dit. L’incertitude porte-t-elle sur une indécision pour cette voie ? Rend-elle compte d’un manque de confiance en soi ou d'aptitudes lacunaires pour réussir les études ? Ou d’autres raisons ?
Hormis d’avoir les prérequis qu’il faut, des études en sciences forensiques exigent en plus des cours de réaliser un stage de formation. Et pour devenir employé à la PTS, il est demandé d’avoir un casier vierge et de subir un examen médical. Kate avait l’air de dire qu’elle ne s’inquiétait pas pour sa santé, alors… ?

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Lun 30 Juil - 10:34

20 Janvier 2050

Eva se montrait presque encourageante. Son attitude contrastait pas mal avec son agressivité initiale. On aurait dit qu’elle cherchait à rassurer l’étudiante qui vivait très bien le fait de ne pas intégrer le service informatique de la police scientifique. Les bases qu’elle avait appris en informatique était, de son point de vue, une nécessité au vu des évolutions numériques qui ne cessaient de croître. Pour autant, cela n’était pas son domaine de prédilection tout simplement parce que ce n’était pas ce qu’elle aimait le plus. Evidemment, elle aurait dû se douter que la spécialisation ne faisait pas tout et qu’il y avait divers postes au sein même d’une filière. La réaction du docteur Walsh concernant le fait que Kate n’était pas intéressée par l’informatique et la médecine légale attisa la curiosité de la brune. Comprenant parfaitement que le domaine du médico-légal ne convienne pas à tout le monde, son interlocutrice lui précisa qu’elles devront tout de même y passer pour compléter la visite ce que la barmaid acquiesça sans soucis. Peut-être allait-elle même y croiser Citseko.

Evidemment. Savez-vous si le docteur Kant travaille aujourd’hui ?

Même si croiser son oncle par adoption ne la réjouissait pas plus que cela, ne sachant pas de quelle humeur il allait être, cela serait toujours mieux que de croiser Christopher. Suivant son guide, les deux femmes prirent la direction des escaliers afin de descendre d’un étage pour se retrouver chez les spécialistes des armes à feu. C’était bien le seul domaine où elle n’avait pas fait un minimum de pratique tel un simple travaux pratique. Non pas que cela ne l’aurait pas intéressée, mais la faculté d’Europolis jugeait cela trop dangereux de mettre des balles et des flingues dans les mains d’étudiants. Allez savoir pourquoi …

Effectivement je suppose qu’ils doivent avoir pas mal de travail.

Avaient-ils seulement une fois eu une balle ou une arme à sa mère entre les mains ? Kate savait que l’africaine était prudente de ce côté là. Elle ne laissait que les traces qu’elle avait décidé de laisser telles les clés USB reprenant ses  découvertes sur ses victimes qui justifiaient qu’elle accomplisse le contrat sur leur tête. Peut-être avaient-ils des échantillons des armes de Lauren également ? La barmaid se devait de rester curieuse sans mettre aucune des personnes qu’elle connaissait en péril. La remarque suivante d’Eva l’a surpris un peu. La scientifique faisait un réel effort pour prendre un tournant plus agréable pour cette visite guidée. D’un autre côté, la brune aurait pu très mal prendre le fait qu’elle soupçonne un manque de confiance en soi. Le pire, c’est que c’était en partie le cas. L’étudiante prit le temps de réfléchir à la réponse qu’elle allait apporter à son interlocutrice. Il était clair qu’elle n’était pas sûre d’elle, contrairement aux apparences. Mais elle restait également très rationnelle. Pour intégrer la police scientifique, il fallait réussir les tests d’entrée écrits pour accéder aux entretiens et faire en sorte que sa candidature soit retenue. Il y avait de nombreux facteurs qu’elle ne maîtrisait pas dans l’équation. Cela faisait cinq ans qu’elle préparait le concours, elle avait engrangé un certain nombre de connaissances, c’était un fait. Cela voulait-il dire que les autres candidats en auront moins ? Elle ne savait pas comme la partie entretien se réalisait, s’y préparer pour faire la meilleure impression qui soit n’était donc pas forcément évident. La jeune femme devrait peut être en parler à son oncle pour voir s’il savait de quoi il s’agissait.

Je ne vais pas vous apprendre que l’intégration à la police scientifique se fait sur concours. On ne peut donc avoir aucune certitude à l’avance sur la réussite ou l’échec de cet examen. Cela fait cinq ans que j’étudie en sciences analytiques, chimie, environnement et biologie en vu de préparer ce concours. J’ai abordé l’informatique numérique seule par contre avec l’aide de ma mère informaticienne dans le Web.

Evidemment, l’autre raison était Christopher Hart. Le lieutenant pouvait stopper sa carrière à tout moment sans que celle-ci n’ait pu démarrer s’il le souhaitait. Kate avait eu de la chance de stopper Lauren dans son enquête avant qu’elle ne rédige un rapport détaillé. La moindre mention de son passé de prostituée aurait pu lui créer un casier judiciaire qui l’aurait rayé de la liste des inscrits au concours. Elle espérait sincèrement que le British n’aille pas aussi loin, mais elle n’était sûre de rien n’arrivant plus à le comprendre.

Dites-moi, que pensez-vous qu’il faille comme qualités humaines pour travailler au sein de la police scientifique ?

L’étudiante s’était renseignée sur le déroulement des entretiens standards. Ce genre de questions ressortait très souvent aussi, avoir l’avis d’une professionnelle sur la question ne pourrait pas lui faire de mal. La brune réalisa qu’Eva l’analysait beaucoup depuis le début de la visite. Elle avait fait des remarques sur son physique mais aussi sur des paroles qu’elle avait pu prononcer. Cherchait-elle quelque chose de plus que faire la conversation ?

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Mer 1 Aoû - 19:18


Comment connaissez-vous le Dr Kant ?
La question d’Eva fuse dès que le nom de Citseko est mentionné par la brune. Aussitôt, elle fronce des sourcils. Ça serait donc le légiste qui a magouillé pour cette visite ? Qu’il s’adresse à la DRH pour faire les choses dans les règles, rien d’étrange. Mais après pourquoi ne s’est-il pas chargé lui-même de la visite au lieu qu’un collègue soit désigné ? Ce n’est pas comme s’il y avait quelqu’un d’attitrer pour cette corvée.

La chimiste entraîne Kate vers les escaliers pour descendre au niveau de la balistique. Elle profite de la descente pour revenir sur la raison du doute émis par Kate quant à son intégration dans la police scientifique. Depuis le début, la brune se montre circonspecte, cela incline la chimiste à creuser le moindre os à ronger. L’étudiante se raconte alors un peu plus. Eva prend note du travail de la mère. Visiblement, Kate n’a pas envie de suivre les traces de sa famille. Enfin, elle apprend que Kate vise une formation de technicienne de police technique et scientifique… et non jusque-là ce n’était pas encore évident pour la blonde ! Sachant cela, elle pourra maintenant mieux cibler son discours. Au sein de la police scientifique, un éventail très large de professions se côtoie, nécessitant des études très différentes. Un entomologiste se doit d’avoir une maîtrise complète en biologie, un médecin légiste a d’abord fait des études de médecin. Pour Eva qui occupe un poste d’experte en chimie légale, c’est au cours de son doctorat qu’elle a fait son immersion dans les sciences forensiques. Elle n’est pas familière des conditions d’admission pour le cursus de techniciens PTS, en revanche, elle connaît bien leur champ d’activités. Ce sont les plus nombreux et ceux qui forment le cœur de la police scientifique.
Je vois, vous êtes une personne prudente, répond-elle simplement avec un sourire.
Cependant, si les places se décrochent par concours, elles ne se décrochent pas par tirage au sort. On peut s’assurer de sa place en se préparant en conséquence pour être le meilleur d’entre tous. Eva s’abstient de partager le fond de sa pensée, car la voix de Ryann raisonne déjà pour lui rappeler que tout le monde ne naît pas avec une assurance inébranlable.

Elle pousse une porte pour sortir chez les blouses grises, tandis que Kate l’interroge sur les qualités humaines à avoir dans la police scientifique. II y en a d’évidentes : savoir garder la tête froide, avoir le cœur bien accroché, être résilient, curieux, rigoureux, méthodique et bon nombres d’autres !
Je pense que vous pouvez trouver des listes en consultant les fiches métier. Elles seront plus exhaustives que je pourrais l’être. Je peux vous dire celle que j’estime la plus importante de toutes : l’optimisme en la bonté humaine.
Sans un fond d’optimiste indécrottable, Eva ne verrait pas de sens à son travail où bien des fois elle s’est aperçue des profondeurs effroyables dans lesquelles peuvent plonger les âmes en perdition.
Notez que c’est tout à fait personnel. Des collègues cyniques me rétorqueront sans doute que c’est de la naïveté sur la bêtise humaine.
Tout en parlant, elle promène Kate dans les couloirs du département.
Alors ici se réalisent les examens sur les armes à feu, leurs projectiles et sur les résidus de tir. Pour déterminer l’angle, la distance, la trajectoire d’un tir. Vous avez des salles insonorisées qui permettent de faire des tests de tirs.
Dans le couloir qu’elles empruntent, Eva désigne des portes blindées.
Il y a aussi ici les sections qui s’occupent des empreintes de pas ou de pneus, et des marques que laisse un outil. Ce département regroupe ceux qui aiment tir-, enfin qui sont attirés par la physique et la chimie. Aimeriez-vous jeter un coup d’œil à une expérience en cours ? Ou descendons-nous au prochain niveau ?

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Jeu 2 Aoû - 7:26

20 Janvier 2050

Kate se sentit légèrement agressée par la réaction du docteur Walsh. Ignorant totalement sa question, cette dernière s’était bien plus intéressée au comment elle connaissait Citseko. Il était clairement difficile de dire : “C’est le demi-frère de ma mère adoptive”. Leurs liens étaient tordus de base. Le fait que son “oncle” ne l’apprécie pas ne facilitait pas les choses. Après en avoir discuté avec Fallon, elles avaient supposé qu’il jalousait un peu la complicité qu’elles partageaient et qu’il aurait tant aimé avoir avec sa demie-soeur. Peut-être même pensait-il que la brune profitait de l’africaine. Dans tous les cas, il sentait qu’elles cachaient quelque chose et les deux femmes l’avaient bien compris.

Disons que Citseko est parent avec ma mère. Mais nous ne l’avons pas vu dernièrement, je n’ai pas eu l’occasion de lui dire que j’allais venir ici pour m’aider dans mon orientation.

Poursuivant leur chemin, la barmaid se sentait analysée sous toutes les coutures. Eva était une scientifique, elle avait elle-aussi ce besoin de tout comprendre. La remarque suivante était piquante. Son interlocutrice essayait toujours de gratter mais cela n’allait pas être ainsi qu’elle allait y arriver. Cherchant une idée pour attirer son attention et satisfaire sa curiosité, l’étudiante continuait d’observer les locaux qu’elles traversaient. Sa question suivante n’eut pas eu plus de succès auprès de la laborantine qui semblait la prendre en grippe. Il fallait trouver une solution au plus vite. Après tout, les fiches métier, Kate les avait déjà lu plus d’une fois. Elle préférait cependant l’avis d’une personne qui se trouvait réellement dedans, d’autant plus une femme comme elle qui avait osé s’orienter dans cette branche très masculinisé, même par dépit. Le docteur Walsh finit tout de même par lui lâcher un élément qui était assez important aux yeux de la barmaid. Elle aussi voulait croire en la bonté humaine, et ceux malgré tout ce qu’elle avait vécu jusque là. Continuant d’écouter son guide, la brune réfléchissait à comment tourner sa phrase. Elles finirent par s’arrêter devant des portes blindées. La description que faisait Eva des activités de la balistique attisa sa curiosité. Il était clair qu’elle avait un intérêt certain pour ses domaines, tant professionnellement que personnellement parlant.

J’adorerais en savoir plus sur ce département mais avant ...

Kate prit une inspiration avant de regarder le docteur Walsh dans le blanc des yeux.

En quoi pensez-vous que je sois prudente ? Je suis avant tout curieuse, c’est pourquoi j’ai étudié tous les domaines à fond. La faculté ne permet pas ce genre de choses donc je passe le plus clair de mon temps à travailler chez moi ou à la bibliothèque, dès que je ne travaille pas en fait. Personnellement, vos collègues cyniques je pense qu’ils ont dû oublier pourquoi ils faisaient ce métier autre que pour percevoir un salaire.

La brune était encore jeune, mais elle avait connu des horreurs bien plus grandes que certaines personnes dans toute leur vie. Elle était, par ailleurs, loin d’être stupide.

Je suis navrée de vous faire perdre votre temps de toute évidence et je suis consciente de la chance que j’ai de pouvoir visiter les locaux. Je vous remercie d’ailleurs du temps que vous me consacrez. Sachez que j’en ferais bon usage d’ici deux mois.

Braquer la scientifique n’était pas du tout son but. Mais pour la barmaid, un abcès non crevé ne faisait que pourrir et envenimer les choses petit à petit. Prenant à nouveau une bonne respiration, feignant le stress lié à son intervention elle ajouta.

Donc si cela est toujours possible, je rêverais de voir une analyse au spectromètre.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Ven 17 Aoû - 12:56


À l’expression de tension sur les traits de son interlocutrice, la chimiste réalise sa brusquerie. Mais elle ne s’y arrête pas. Elle veut d’abord éclaircir la surprenante connexion entre Kant et Kate. Entendant la réponse à sa question, elle plisse le front. Loin de dissiper le mystère qui l’enveloppe, Kate Ward semble se complaire à l’épaissir. Si le légiste est parent avec la mère, n’est-il pas de facto parent avec la fille ? À quoi rime le détour de Kate, alors qu’il va plutôt de soi de révéler de manière directe la nature de son lien avec le Dr Kant ? La différence de nom et l’absence de ressemblance physique entre Kate et le légiste inclinent à supposer un lien par alliance entre la mère Ward et Kant. De plus, le fait que Kate n’a pas attendu de voir Kant, mais a préféré solliciter quelqu’un d’autre suggère des relations familiales distantes sinon compliquées.
Excusez mon indiscrétion. J’ai été étonnée d'entendre que vous connaissez quelqu’un d’ici.

*Et que vous n'ayez pas jugé bon de m’en informer d’emblée*

J’ignore si le Dr Kant travaille aujourd’hui. Nous pourrons nous renseigner auprès d’un collègue de son département, si vous tenez à le voir.
En tout cas, Eva tient un sujet à aborder avec le légiste à l’occasion de leur prochaine rencontre. Kant n’aura sans doute que faire de satisfaire sa curiosité – et en cela, Kate et lui se ressemblent en tous points. Mais elle capturera son attention, même si rien que quelques minutes, ça sera toujours ça. L’ego de la chimiste supporte mal de faire tapisserie aux yeux d’un homme intéressant, mais ce qui surtout la pique avec le Dr Kant, c’est qu’il ne semble pas l’estimer compétente.

Eva poursuivit la visite. Elle ne trouve pas grand intérêt à la question de Kate sur les qualités humaines d’un futur membre de la PTS, car les champs d’activités sont si larges qu’il n’y a pas vraiment un profil commun à tous les départements. En plus, elle mise davantage sur l’émergence qui jaillit lorsqu’on sait faire appel et faire interagir le meilleur de nos compétences au bon moment. Elle remarque que la brune explore les locaux de la balistique avec des yeux assurément intéressés. Si Eva n’avait pas opté pour l’analyse de matériaux, c’est vers l’étude balistique qu’elle aurait porté son choix. Ce n’est pas par fascination pour les armes, mais pour les micro-événements au cours de la fulgurante vie d’une munition tirée. De la mise à feu jusqu’à l’impact, ça ne dure que quelques secondes, mais ce laps de temps est d’une rare intensité… La chimiste se retrouve soudain à fixer Kate qui vide son sac, en quelque sort. Un peu perplexe de voir subitement l’étudiante sortir de sa réserve, elle patiente le temps que celle-ci termine son déballage et même après, elle laisse encore couler quelques secondes.
Je ne vois pas de sens à vos excuses. Vous ne me faites pas encore perdre mon temps, dit-elle calmement. Je me réviserai si je ne devais pas vous recroiser dans ces couloirs, avec votre blouse sur le dos.
Étant donné qu’il y a plus palpitant que de jouer les guides pour des étudiants indécis, Eva trouvait qu’elle y mettait plutôt beaucoup du sien. Elle aurait très bien pu se contenter de présenter un plan du bâtiment et d’énumérer les différents niveaux. Kate n’est même pas encore admise à l’examen d’entrée !
Quant au fait que vous soyez une personne prudente, ce n’était pas une critique ni un jugement. Juste une observation.
Qui saute aux yeux ! Kate ne parle pas à tort et à travers ; chaque mot semble médité comme pour ne rien laisser filtrer de trop personnel. Par exemple, le fait qu’elle connaisse un médecin légiste qui travaille à la PTS est une information qui aurait pu être lâchée bien plus tôt – et plus spontanément – dans la conversation.
Ou une impression, si vous préférez.
Bien fondée ou non, il n’y a pas de quoi prendre la mouche. La prudence et la discrétion sont des qualités pour un membre de la PTS qui exécute le plus clair de son travail en arrière-fond. À la différence des policiers qui ont leur visage exposé au public durant une enquête.
Je n’ai rien non plus contre votre curiosité, il l’en faut. Et beaucoup.
Eva n’en manque pas, bien que sa curiosité sur la vie des autres ne persiste guère une fois l’échange terminé.
Mais à un certain point, le fait de garder tous les horizons ouverts me parait de l’indécision et de l’éparpillement.
Même dans le champ des sciences forensiques, chaque domaine scientifique est tellement vaste qu’il est déjà très exigeant d’être pointu dans un seul, alors de chercher à l’être dans la plupart… bon grillage de neurones ! D’ailleurs, il ne faut pas croire qu’on s’enferme en choisissant une spécialité. C’est l’une des richesses de travailler dans la police scientifique, on doit constamment côtoyer les autres domaines et donc au fil des affaires, on se constitue un bagage scientifique élargi et varié.

Eva se remet en marche pour les diriger vers une cage d’escalier. Elle a un sourire, sans condescendance.
Ne soyez pas trop sévère quand même pour les collègues. On doit gérer des morts innocentes, violentes, prématurés, injustes. Qui sait si, à la longue, le cynisme ne forge pas une armure plus tenace que l’optimisme pour continuer à accomplir le travail qui nous est confié ?
Le sourire de l’Irlandaise s’élargit pour exprimer son optimiste justement.
Mais dans le doute, décidons que c’est nous qui tiendrons bon le plus longtemps.
Elles descendent une nouvelle fois des escaliers.
Alors une analyse au spectromètre… Je crois me rappeler qu’il doit se dérouler une analyse de formation par mon confrère le Dr Hickman. Il est chimiste expert en analyse de matériaux comme moi, avec pour grand dada la comparaison de peintures. Il intervient aussi dans les cours de chimie légale.
Au moins avec son activité d’enseignement, Hickman met le nez en dehors des labos. Il ne faut pas compter sur lui pour se rendre sur le terrain, c’est trop sportif !
Vous savez que dans nos métiers, nous sommes souvent confrontés à des gens récalcitrants à ce qu’on procède à des prélèvements sur eux, sur leurs affaires. Nous devons avoir une forte conscience de notre bon droit. Ce n’est pas en nous excusant de les déranger que nous ferons avancer une enquête. Cette visite, vous l’avez obtenue, à quoi cela avance vos projets de vous préoccuper de mes états d’âme ?
Eva n’en aurait clairement pas fait cas à la place de l’étudiante. Histoire de lui faire les pieds, elle aurait sans doute d’autant plus agacé un guide peu enthousiaste. Mais bon elle n’est pas un exemple à suivre.

Sortant au niveau du département de chimie, Eva déverrouille une porte à l’aide de son badge.
Mon labo bureau, annonce-t-elle en invitant Kate à entrer. Je partage avec un confrère, mais il est en congé maladie.
Elle va ouvrir une des portes d’un vestiaire dans lequel plusieurs blouses blanches sont pendues. Elle en retire une et la passe à la brune. Ressortant par contraste, la première chose qu’on remarque, c’est l’étiquette avec en majuscule l’initial du prénom et le nom de la chimiste brodés en fil noir.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Mar 21 Aoû - 9:16

20 Janvier 2050

Kate avait l’impression d’avoir vexé son interlocutrice en lui apprenant qu’elle connaissait un membre de la police scientifique. Elle ne comprenait pas réellement en quoi cela avait de l’importance de le connaître à titre personnel. La brune réalisa qu’elle aurait peut-être mieux fait de taire cette information. Son oncle s’attendait à sa venue, il était au courant des études qu’il poursuivait. Et s’il avait une quelconque influence sur son recrutement ? La jeune femme craignait bien plus d’être desservie par ce lien qu’être pistonnée. Après tout, Citseko enviait tellement la relation fusionnelle qu’elle avait avec Fallon, que ce dernier n’allait pas forcément être ravi de devoir croiser potentiellement l’étudiante tous les jours. Mais il était déjà au courant de cette possibilité. La barmaid n’était pas certaine d’avoir envie de le voir mais à présent, faire passer ce message serait bien plus délicat. Surtout qu’elle se sentait observer et analyser sous toutes les coutures, à croire qu’on avait demandé au docteur Walsh de la juger.

C’est gentil mais il ne sera pas nécessaire de le déranger. Il a sûrement bien mieux à faire.

Tout en poursuivant la visite, elle se rendait compte qu’elle ennuyait la scientifique pour ne pas dire qu’elle semblait l’e….der. De toute évidence, Eva n’avait pas choisit de faire cette visite et même si elle montrait un semblant d’amabilité et de gentillesse de temps en temps, elle restait très fermée et totalement dans le jugement. Malgré le fait qu’elle aimait la science elle aussi, elle ferait toujours en sorte de ne pas croire avoir la réponse ou la solution à tout, surtout pas dans les relations humaines ou dans le social à proprement parlé. Peut-être que la barmaid jugeait rapidement sa guide également, mais elle ne voyait pas énormément d’ouverture permettant d’ouvrir le dialogue de façon plus sereine et sympathique. Déçue, son creuvage d’abcès semblait ne pas avoir d’effet. En fait si, le résultat obtenu semblait à l’opposé du résultat recherché. En rajoutant une couche, la scientifique semblait lui mettre un coup de pression supplémentaire sur son intégration de la PTS. Comme si sa mère, Christopher, Henry et elle-même ne suffisaient pas. Se refermant à nouveau, la barmaid lui répondit :

On verra bien dans quelques mois.

La réponse était claire, nette et précise. Qui vivra verra après tout et Kate préférait écourter le sujet. Elle ne savait pas trop si elle devait mal prendre ou pas les remarques concernant ses traits de caractère apparents. Sa mère n’avait pas eu à faire grand chose pour lui apprendre à mesurer ses paroles et à rester discrète. Elle l’était déjà pas mal naturellement. Seule Fallon avait le droit à de grand discours. Et ça, c’était possible uniquement parce qu’elles avaient une confiance aveugle l’une en l’autre. Après réflexion, elle se rendit compte qu’elle agissait de la même manière avec Henry. Le garçon la changeait totalement juste par sa présence. Elle était tellement en confiance et à l’aise avec lui, alors qu’elle le connaissait à peine. La brune ne s’expliquait pas vraiment cette réaction et ce comportement qu’elle avait lorsqu’il était proche d’elle.Revenant à ce que lui disait sa guide, cette dernière semblait avoir une piètre opinion d’elle. Elle avait commencé par la juger sur son style vestimentaire, qui était très confortable pour elle c’est pourquoi elle n’en changeait pas. Mettre un tailleur qui donne des allures de filles avec un manche à balai coincé au mauvais endroit ne lui donnait pas du tout envie. Actuellement, le docteur Walsh devait penser que la brunette était stupide et qu’elle n’aurait pas les connaissances pour réussir le concours d’entrée. Même si connaître tous les domaines de la PTS semblait compliqué, avoir de réelles compétences dans trois d’entre eux était parfaitement réalisable. Mais peut être pensait elle que Kate n'en était tout bonnement pas capable. C'était plutôt en contradiction avec ce que la scientifique avait évoqué concernant son absence de choix. Et puis, Eva ne s'était pas spécialisée dans un domaine de la police scientifique au départ, n'ayant pas souhaité cette orientation de carrière professionnelle. La brune fut ramenée à la réalité par l'évocation des collègues cyniques.

Seule l'avenir nous le dira. Mais oui, espérons.

Évidemment la barmaid espérait que le docteur Walsh finisse par avoir tort. Elle n'imaginait finir ainsi à la longue même si elle prenait au sérieux l'impact des dossiers dont elle allait devoir s'occuper. Poursuivant leur escapade, elles finissaient de descendre les escaliers lorsqu'elle entendit un nom qui lui était presque familier. Effectivement, Kate avait déjà assisté à plusieurs de ses séminaires. Laissant couler, sa guide continuait de parler lui racontant des vérités qu'il ne fallait pas oublier dans ce métier. Mais sa remarque sur le fait que la barmaid s'inquiétait des états d'âme de la scientifique jeta un froid de plus. La jeune femme préféra laisser sa question en suspens. Après tout, ce n'était pas à l'étudiante d'expliquer l'humilité et la compassion à sa potentielle future collègue. Poursuivant la visite, Eva finit par lui montrer un bureau qu'elle déverrouilla avec son badge. Lorsqu'elle comprit ce qu'elle faisait, la brune attrapa la blouse blanche et l’enfila. Elle ôta son badge de son haut pour le mettre sur le devant de la poitrine, sur la blouse, afin que quiconque remarque tout de suite “l'imposture”.

Merci pour la blouse.

Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers un laboratoire, non loin du bureau du docteur Walsh, où un homme avec un âge plus avancé que le sien était entouré de quelques autres, attentifs à tout ce qu’il disait ou faisait. Eva n’eut qu’un geste à faire et il les ignora complètement, poursuivant sa démonstration. L’utilisation d’un spectromètre de masse nécessitait une grande délicatesse si l’on souhaitait avoir des résultats précis et la précision pouvait faire la différence entre un indice et le flou complet expliquait le scientifique. Kate avait déjà vu ce fonctionnement et les analyses possibles avec cet appareil, mais elle n’avait encore rien vu de tel en vrai et c’était agréable de mettre quelque chose de plus concret sur la théorie des bouquins. Le docteur Hickman vint les voir à la fin de sa présentation. La barmaid lui tendit une main et se présenta expliquant que sa charmante guide lui faisait faire le tour des locaux. Ce dernier était surpris par cette visite privée sous entendant qu’il y avait un peu de favoritisme. La brune en était complètement consciente et tenta d’expliquer les faits rapidement afin de justifier sa présence même si elle savait que ça ne justifierait pas grand chose.

Je suis consciente de cette chance que le lieutenant Hart m’a proposé. Travaillant dans un bar à Coal District, j’ai eu l’occasion de le croiser pour certaines enquêtes où j’ai été témoin. Il est revenu boire un café une fois et a aperçu un livre que j’avais. Je crois que c’était “Identification et sérialité : De la police scientifique à l'analyse psycho-criminologique”. Et voilà en discutant il a fini par apprendre que je faisais des études dans le but de rejoindre la police scientifique et il a voulu m’aider en cherchant à m’obtenir cette visite. J’espère que ça ne vous dérange pas, j’avoue être encore hésitante sur la branche qui m’intéresse le plus.

Le Dr Hickman rigola, lui expliquant qu’il s’était décidé la veille du concours pour sa part. Il espérait qu’elle trouve sa voie avant cela les concours étant bien moins généralistes qu’à son époque. Elle lui serra de nouveau la main et les deux jeunes femmes reprirent le cours de leur visite.

Je vous remercie pour m’avoir permis de voir cette démonstration. Le docteur Hickman a l’air d’être un homme fort sympathique.

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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Dim 7 Oct - 15:55


Ni une ni deux, Kate Ward enfile la blouse en moins de temps pour le dire. Par-là, elle montre une précision et une efficacité dans les gestes plutôt de bons augures. Pas du genre à avoir besoin qu’on lui répète les choses deux fois pour qu’elles soient entendues et réalisées ! En passant derrière son bureau, Eva réactive l’écran de son ordinateur et s’aperçoit de nouveaux mails. Aucun d’urgent. Elle relève la tête et voit la brune prendre les devants en pensant par elle-même à pincer son badge visiteur sur la blouse.

Sur le chemin qui conduit l’étudiante dans la salle d’analyse, il n’est pas dans les envies d’Eva d’assister à la démonstration de Hickman. Avec leur bureau attenant, elle l’entend déjà assez remuer toute la sainte journée ! Aussi dès qu’elle aura introduit Kate parmi les stagiaires, la blonde retournera vaquer un moment à ses affaires. Telle est son intention. Sauf qu’en entendant son confrère présenter un cas réel, et non une analyse montée de toute pièce, se voit-elle s’enrouler de bon gré dans la toile du chimiste.

Au briefing d’il y a quelques jours est arrivée une enquête sur un carambolage nocturne avec blessés légers et délit de fuite. La recherche de traces sur la voiture accidentée a permis de prélever des écailles de peinture du véhicule fautif. Le résultat de l’analyse pique l’intérêt d’Eva. En effet, un pari sur la marque du véhicule a été lancé, et l’Irlandaise est la seule à avoir misé sur la marque allemande aux quatre anneaux. Or elle restera sur sa faim. Hickman est passé en quatrième vitesse sur les résultats, privilégiant l’intérêt des stagiaires pour les caractéristiques de l’instrument de mesure et les étapes de la méthode d’analyse. Lorsque ce dernier la rejoint de sa démarche pesante, elle reste le temps que Kate se présente. Puis elle les laisse discuter, ayant été aimantée par la curiosité de prendre connaissance de la sortie des résultats. Toutefois en les quittant, il lui a semblé entendre Kate prononcer « lieutenant Hart »... !? Ça ne fait pas un pli ; elle a dû mal comprendre. Il a suffi de sonorités approchantes pour que son esprit – apparemment otage d’une idée fixe – ait réarrangé en faisant fi de la réalité.

À la lecture des résultats, Eva esquisse une grimace dépitée. Perdu. Elle relève les yeux et croise ceux de son confrère. Elle y lit la fanfaronnade ; Hickman est tombé juste, et à raison, il jubile. S’apercevant que Kate prend congé du chimiste, Eva revient la récupérer pour la suite de la visite. L’étudiante fait part de son appréciation à l’égard du Dr Hickman qu’elle estime un homme fort sympathique. Eva abonde autant par un sourire pour l’épithète fort qu’elle n’esquisse une grimace dubitative pour l’épithète sympathique. Cependant, elle se rappelle qu’il arrive à Hickman de partage ses adresses de bonnes tables, ce dont en tant que nouvelle arrivante à Europolis, elle lui est reconnaissante.
Il peut l’être, c’est vrai. Et c’est assurément un bon instructeur.
De toute façon, avec le concours d’esbroufe qui a constamment court entre les chimistes, on s’occupe moins de tisser une entente avec les collègues que d’étaler sa science. Et cet environnement va très bien à Eva qui est stimulée par la compétition.

Vous savez quoi, là-dedans, je crois tenir ce qui va vous décider pour notre département…, lance-t-elle avec un sourire énigmatique.
Elle ouvre une porte et invite l’étudiante à entrer. Il s’agit simplement de la salle de repos du département de chimie. Elle guide son invitée vers un assemblage complexe de brûleurs, de tuyaux, de flacons et de jauges. Elle dépose une tasse, puis enclenche le système qui s’exécute dans un ronronnement et des effluves d’arôme de café.
Je dois vous prévenir. Une fois que vous y aurez goûté, tous les autres cafés vous paraîtront fades.
Installées dans le coin fauteuils avec leur café, Eva précise alors à Kate en quoi consiste sa spécialisation dans l’analyse de toutes traces de matériaux trouvés sur les lieux d'un crime ou d’un accident. Un travail qui la sort assez souvent des labos pour les prélèvements d’indices. Elle mentionne aussi les activités de la section Incendies & Composés volatils qui ne manquent pas de sinistres avec certains coins d’Europolis qui brûlent ou explosent régulièrement. La chimie légale est une passion pour Eva, cependant, d'autres domaines forensiques sont tout aussi vibrants. Il faut juste trouver sa voie !  

Leur marche reprend pour visiter le département de Biologie, siège en particulier de la section de l’identification génétique. Les deux femmes croisent dans les couloirs une diversité de professionnels entre les techniciens, les biologistes et les biochimistes. Un spécialiste en taches et projections de sang prend même le temps de leur montrer quelque peu son travail. Puis le hasard ouvre l'opportunité à Kate d’assister à l’analyse d’un profil génétique à partir d’un échantillon de salive. C’est le département avec le plus grand effectif et l’effervescence la plus palpable de la PTS. Malgré tout, il n'y a pas encore assez de monde pour l'avalanche de demandes quotidiennes.  

Les deux jeunes femmes se rendent ensuite dans le département Drogues et toxicologie où les analyses vont aussi bon train. Puis en Médecine légale où elles apprennent que le Dr Kant n’est pas présent. Mais comme Kate est de la famille de ce dernier, un collègue du légiste se montre particulièrement hospitalier. Il en vient même à demander à Kate si elle souhaite assister à une autopsie comme s’il offrait une glace à un enfant.

L’heure de la visite s’est un peu allongée, mais Eva n’a pas vraiment vu le temps passer. Il faut dire que la visite lui a aussi profité. Jusque-là, elle n’a jamais fait un tour complet des différents niveaux de la PTS.
Si vous n’avez plus d’autres questions, je vous raccompagne à l’accueil. J'espère vous avoir fourni toutes les informations pour faire un choix éclairé.
Et pas plus tard que le soir même, Eva aura la surprise de découvrir plus sur Kate Ward… Une future collègue qu’elle gardera à l’œil, c’est obligé !



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MessageSujet: Re: Lab rats at work   Dim 14 Oct - 16:46

20 Janvier 2050

Saluant et remerciant une énième fois le Dr Hickman, la brune reprit sa visite, emboitant le pas à la scientifique. Eva était moins catégorique sur la sympathie du Dr Hickman. Il est vrai que la barmaid ne l’avait rencontré que brièvement. Elle retint tout de même que le docteur Walsh recommandait clairement son collègue comme professeur. Elle ne devait pas s’attendre à faire des rencontres sympathiques et nouer des liens dans ce genre de travail. A vrai dire, ça l’arrangeait plus qu’autre chose. S’étaler sur sa vie privée n’était absolument pas dans ses projets, bien au contraire. La discrétion lui convenait parfaitement. Malgré le fait qu’ils appartiennent au même département, les docteurs Walsh et Hickman ne faisaient pas la même chose. Tous deux spécialisés dans un domaine, ils semblaient pouvoir échanger sur quelques dossiers comme ne pas se croiser pendant plusieurs jours. Son guide la fit rentrer dans une salle de repos après l’avoir prévenu que derrière la porte se trouverait le pourquoi elle choisirait le département de chimie. Suivant la blonde de près, Kate se retrouva rapidement face à une machine à café faite main, sur mesure, par les scientifiques du laboratoire.

Effectivement, j’ai hâte de goûter cela.

Les deux jeunes femmes s’installèrent pour boire un sublime café tout en poursuivant leur discussion. Le docteur Walsh semblait plus encline à l’échange. Il est vrai que ce café avait un goût subtil et raffiné avec une certaine puissance permettant de tenir toute la nuit si cela était nécessaire. Eva s’étend sur sa spécialité, expliquant son travail, son quotidien et son intérêt au sein de la police scientifique. Elle ne reste pas en permanence dans son laboratoire derrière un microscope, bien au contraire. La blonde se rend sur les scènes de crimes pour réaliser les prélèvements d’échantillons à analyser elle-même. Avait-elle déjà songé à passer agent de terrain ? C’était une question qui démangeait l’étudiante qui se garda bien de la poser ? Elle espérait avoir de nouveau l’occasion de lui poser lorsqu’elle intégrerait les rangs de la PTS. Kate ressent cette passion que le docteur Walsh éprouve pour son travail, ça lui donne franchement envie de faire un job pour lequel elle aussi elle sera passionnée. Une fois leur café savouré, elles reprirent le cours de la visite. Le département de Biologie en met plein les yeux à la barmaid. Cela n’est pas très étonnant étant donné que cela fait parti de ses domaines de prédilection. L’étude des tâches de sang ou d’un profil génétique reste des tâches plus qu’attrayantes. Les scientifiques se montrent fort sympathiques, cherchant à lui faire découvrir des choses qu’elle n’avait vu que dans les livres jusqu’à présent pour la majeur partie. Le département des Drogues et des toxicologies lui laisse une grande envie également. Lorsqu’Eva lui indiqua qu’elles allaient aller dans le département de son oncle, son ventre se noua légèrement. Heureusement, cela ne dura pas étant donné qu’il n’était pas là. Son collègue voulut se montrer très gentil elle suppose en lui proposant de voir une autopsie, mais ça n’était pas du tout dans les goûts de la jeune femme qui refusa bien poliment la proposition. Alors que Kate sentit la fin de la visite approcher, elle regarda un coup son téléphone. Le timing prévu initialement avait été dépassé et pas seulement de cinq minutes.

Je vous remercie sincèrement pour votre temps. Il aurait été bien difficile de faire mieux pour m’éclairer. J’espère vous revoir rapidement.

Kate lui serra la main et partit du poste de police avec plusieurs idées en tête. Une bonne nuit de sommeil lui permettrait encore de trier les nombreuses informations qu’elle avait eu aujourd’hui, elle l’espérait en tout cas.

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