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 [Livre I - Terminé] One Way to Life
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Jean Raulne
Au revoir, à jamais
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Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] One Way to Life   Sam 14 Juil - 13:33

Il était temps de baisser le rideau. Je ne tenais plus debout de toute manière et je glissais dans les abysses de l’inconscience, incapable de me bouger, de me remuer. J’aurais été en danger de mort que je n’aurais probablement rien su faire de plus que me battre comme une loque, incapable d’abandonner la partie mais sans la capacité pour autant de se montrer vraiment dangereux. J’étais bien trop rompu pour ça et je ne ferais pas honneur à mon entraînement, à mon régiment. Je me battrais quand même envers et contre tout, car c’était tout simplement dans ma nature. Un vrai chien de guerre. Un fantôme pur et dur. C’était comme ça que je voyais les choses depuis toujours, et plus encore qu’une question de principes, c’était avant tout une question de nature. J’étais comme ça depuis tellement longtemps que je ne savais même pas ce que je pourrais faire pour être autrement.


Je me laisse dodeliner la tête en arrière, contre la table, et je sens déjà poindre la migraine sous mes paupières mi-closes, je n’avais même pas la force de me contraindre à fermer les yeux pour de bon, mais luttais-je vraiment contre le sommeil et l’inconscience pour autant ? Rien n’était moins sûr. Résister, c’était imprimé au plus profond de ma conscience et il était clair que je ne lâchais jamais rien à quoi que ce soit.


Je n’entendais plus Aélia que de façon assez vague, quand elle me parlait de secrets qu’elle savait garder ou je ne sais quoi d’autre… Je m’endormais pour de bon, maintenant. Mais sans me relâcher. Sans me sentir partir. C’était comme si on m’avait forcé au sommeil, comme s’il s’était agi d’une bataille qui avait été perdue contre le temps, contre Morphée lui-même. C’était comme ça. Je sens vaguement qu’on me touche, mais dans cet état e semi-conscience, je serais bien en peine de savoir ce qu’il vient de se passer, vous pouvez me croire. Je sombre pour de bon.


Lentement mais sûrement, le noir s’éclaire des traçantes qui déchirent le voile de mes ténèbres. Les coups de feu me font vibrer le diaphragme, mais pas autant que les explosions d’obus de mortier qui me secouent le moindre organe interne. J’entends les hurlements déchirants d’une femme. Je rectifie mentalement J’entends les hurlements déchirants d’un soldat. Une femme de mon unité. Je ne sais pas qui c’est, mais je reconnais le son malgré tout. Ca appelle à l’aide, ça appelle d’autres soldats, ça m’appelle moi. HK en main, il n’y a que quand j’arrive sur place que je ne constate la désolation subie par ma camarade.


Je me réveille en sursaut. La bouche pâteuse. Une enclume sur le front. Je me sens mal, je me sens nauséeux. J’essaie d’humecter à nouveau ma bouche mais sans succès, je n’arrive tout simplement à rien. Je peine jusqu’à ouvrir les paupières, qui semblent collées, fixées. Je grogne dans ma barbe. L’impression de m’être fait rouler dessus sans vergogne.



| Putain, qu’est ce que je fous ici ? |


Je me redressais sur mes mains, visiblement allongé sur une table, et ce geste me fichait en souffrance comme si j’étais passé par un grand huit.


_________________





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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] One Way to Life   Dim 22 Juil - 17:32


One Way to Life

Aélia Berkelay & Jean Raulne




S'il y avait bien une chose plus difficile encore qu'une nuit de sommeil raccourcie, c'était bel et bien une nuit de sommeil raccourcie, le dos cambré dans des postures improbables, cherchant à se mouler dans le peu de place que procurait un fauteuil. Au petit matin, alors que le soleil peinait encore à se lever, je m'étirais de tout mon long pour redonner un soupçon de vie à mes muscles endoloris. Les yeux encore mi-clos, tiraillés par la fatigue, je me relevais et quittais l'homme qui était sous ma surveillance pour une bonne douche bien méritée. Son retour à la réalité s'annonçait chaotique par avance. Il allait souffrir, et si l'alcool l'avait anesthésié hier, ce ne serait pas le cas ce matin. Pour avoir les idées plus claires à ce moment-là, je me glissais délicatement sous l'eau tiède qui ruisselait sur mon échine. Cette sensation était délicieuse, elle m'apportait un peu de réconfort et m'aidant à reprendre un second souffle pour attaquer cette nouvelle journée.

Maquillage, nouveaux vêtements, un coup de sèche cheveux et j'étais enfin prête à affronter la bête qui somnolait encore. Probablement plus pour très longtemps car son sommeil semblait agité, une fois de plus. Vêtue d'un jean sombre, d'un chemisier blanc habillé par un long collier coloré, j'appréciais retrouver l'allure d'une jeune femme féminine plus que d'une infirmière ou d'une laborantine.

Sans faire de bruit, je m’attelais désormais à faire un brin de ménage tout en préparant du café d'avance et de quoi nous nourrir pour ce matin avec des fonds de placards. Dans la petite pièce à côté, du bruit sur la table d'opération vint se faire entendre. Dans un premier temps, je fus rassurée de constater que Raulne avait la peau dure, impossible de se débarrasser de la mauvaise herbe, n'est-ce pas ? Il était coriace et avait tenu le coup après s'être infligé lui-même de sales blessures. Je pris donc la direction de la salle dans laquelle je l'avais opéré et m'approchais de lui pour vérifier son état de plus près. Sans trop de surprise, il était déboussolé et déjà râleur dès ses premiers instants de conscience.

Cache ta joie surtout ! Avec ce que tu t'es fais, tu devrais être plutôt content d'être ici.

Pour cette fois, j'avais manqué de tact. Ma gentillesse légendaire envers mes patients semblait s'être fait la belle avec les heures de repos qui me manquaient. Je roulais les yeux au ciel avant de les poser dans ceux de l'homme qui tentait d'émerger.

J'imagine que tu ne te sens pas dans une forme olympique. Je peux ? Lui dis-je en désignant un flacon d'anti-douleurs à lui injecter.

Je n'étais plus certaine de rien avec cet homme. Si tous mes patients m'auraient, en temps normal, suppliés de recevoir une dose de cheval de ce flacon, Jean était capable de tout. La douleur ne l'effrayait pas, ou plus. Lui restait-il un peu de lucidité pour ne pas s'infliger plus de souffrance ? Avait-il tant de choses à se reprocher pour ne plus avoir peur de crever ?

La salle de bain est dans le couloir d'en face. Je te conseil d'y faire un tour. J'ai fais du café et à manger. Sauf si tu veux te sauver dès maintenant...




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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] One Way to Life   Mer 25 Juil - 13:39

La migraine et la nausée. Quel savant et savoureux mélange que voilà ! J’ai l’impression de transpirer sans effort alors qu’il fait froid. Putain de merde. Dans quels draps me suis-je encore fourré ? C’est n’importe quoi. J’ai la bouche pâteuse et j’ai l’impression d’avoir traversé un désert de sel à pieds sans jamais pouvoir m’hydrater. J’ai la langue toute gonflée et toute sèche, et je sens quelques gerçures sur mes lèvres. Super. Le pire, c’est la sensation que j’ai dans le crâne ; comme si tout bougeait autour de moi, comme si mon univers était bêtement perturbé et que j’avais un mal de mer imaginaire, que je ne ressentais jamais de quelque manière que ce soit quand j’étais sobre. Pouah. Je devrais gerber pour me sentir mieux. Deux doigts dans le gosier, je rends l’alcool en trop, et je me sentirais d’un coup bien mieux. Mais le souci, c’était que j’avais déjà passé ce stade ; il était clair que je n’avais plus rien dans l’estomac compte tenu de la désagréable sensation que je ressentais. Je me tenais le bide qui me tirait de partout, mais il ne me fallut que quelques instants pour me rappeler les blessures. J’avais transformé le bidou en passoire alors forcément…


Les souvenirs revenaient en même temps que les flux et reflux de la nausée qui me faisait suer de si bonne heure.



| Content ? Tu m’as balancé, putain. Un enfoiré que je connais pas connait ma trogne maintenant. |


Ingrat, sans doute, mais je n’en avais rien à foutre. Au lieu de faire simplement son boulot elle était allée bien plus loin et il était clair qu’elle s’était mise toute seule dans la merde. J’avais bien fait de la tester sur ses réactions, sur sa psychologie, plutôt que sur ses seules compétences. Somme toute, j’avais bien fait de pas lui faire confiance. Si pour un simple coup d’arme blanche dans le vide elle paniquait, qu’est-ce que ce serait si elle devait s’occuper d’une équipe laminée par des tirs de balles explosives, par une détonation de platic ou par des accidents de la route en pleine course poursuite. Aélia n’avait pas encore les reins pour passer à la vitesse supérieure dans son petit boulot là.


J’opine du chef quand elle veut me filer des antidouleurs. Pourquoi pas. Tant que c’est gratuit. Je secoue à nouveau la tête, titube à moitié en me relevant mais attends d’être suffisamment stable sur mes pieds avant de faire encore quoi que ce soit.



| Ouais, je dois rentrer. Merci pour la suture. Et désolé pour le chambardement. Mais j’avais besoin de savoir. Je te recontacterais, si y’avait besoin. |


Que dire de plus ? Nous avions passé le stade d’amants du premier soir. Celui de la bizarrerie était dépassé. Je voyais pas trop quoi ajouter. J’ouvrais la bouche pour dire quelque chose, mais je la refermais, et grognais en me tenant le bide avant de sortir par la porte que j’avais su ouvrir la veille. Je me sentais mal putain, comme si un train m’avait roulé dessus.

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