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 [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem
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Au revoir, à jamais
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MessageSujet: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mar 15 Mai - 13:19

J’étais exténué. Je devais me laver les mains après ces entrevues. Je l’avais fait avant, m’étais humidifié le visage… Mais ça n’avait pas tenu bien longtemps. J’étais en nage en en ressortant. Chaleur dans mon équipement complet, stress, fatigue. Je transpirais. Et j’avais du sang sur les mains, encore. Je frottais un moment, avant de laisser le garage derrière moi. Inutile de l’incendier pour faire disparaître nos traces, il n’y avait pas eu effraction ni rien, aucun moyen pour les flics, sauf coup de chance extrême, de remonter jusqu’à cet endroit. Le sang avait été nettoyé, mais c’était tout. Je manquais de m’endormir dans ma voiture, dans la rue de derrière. Je déboutonnais le haut de ma chemise. J’avais si chaud… Comme après chaque opération. Il me faudrait sans doute une très bonne douche…. Mais j’avais encore des choses à faire. Des gens à aller voir. J’arrivais chez Kat’ en fin de nuit. Déjà soignée de ses blessures. Nous parlions un moment avant que je ne parte. Dernier arrêt avant de rentrer chez moi. Au loin, on ne voyait qu’à peine les premières lueurs du soleil. Il était encore très tôt. Le commun des gens ne découvrirait que dans quelques heures ce qu’il s’était finalement passé cette nuit, à divers endroits de la ville, d’après les informations de la radio, que j’entendais sur le trajet.


Il y avait eu un attentat au Red Light Corner. Pas à côté de chez Kajsa, mais pas loin non plus. J’espérais que le tourbillon de policiers qui avait dû s’abattre sur la zone n’avait pas trop contraint McHall quand il était allé déposer le butin. Cela dit, j’avais confiance. Mon ancien éclaireur était un vrai Fantôme, à la base du surnom donné à toute l’unité. Il avait su se faufiler, ou j’en aurais entendu parler. Je m’étais un moment à me rendre dans la boite à putes tenue par Kajsa. La porte était fermée. Je passais par celle de derrière. La fermeture avant l’aurore avait été causée par les évènements de la nuit ? Je m’avance dans le noir, glissant sur le sol sans un bruit, fendant l’obscurité. Sur mes gardes. Je vois un papier sur le bar, faiblement éclairé par la lumière de la lune sur le toit de vitre du centre de la grande salle. Je le déplie et le lis. Le froisse et le jette.


Encore un fantôme de perdu. Et ça me faisait la même impression que si elle eut été tuée. Je sentais une présence derrière moi. Le même genre de sentiment que l’on a quand on est en présence d’un chat qui nous regarde depuis l’ombre. Je relève la tête, sans me retourner.



| Que vas-tu faire, maintenant qu’elle est partie ? |

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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mar 15 Mai - 15:12

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Boire un verre… voilà ce dont j’avais besoin. Une bouteille même ! J’étais certaine que Kajsa accepterait de boire avec moi dès que je serais rentrée. J’avançais aussi vite que je le pouvais pour aller me blottir dans l’un des fauteuils moelleux mais l’allure était plus modérée que d’habitude. Elle ne m’avait pas loupé cette garce ! Le souvenir de ce qui c’était passé il y avait peu de temps me fit soupirer. Mauvaise idée ! Cela relança la douleur que je ressentais au niveau des côtes côté gauche. Je maugréais tandis que des sirènes se faisaient entendre par ci et par là… mais je n’y prêtais aucune attention.
J’étais trop occupée à m’insulter moi-même. Je n’avais pas été à la hauteur ! Mais cette nana… impossible ! Elle n’était pas qu’une simple civile. La manière dont elle frappait me l’avait prouvé et j’allais sérieusement être marquée. Assez pour ne pas faire de show pendant un bout de temps. Les marques attireraient l’attention et feraient naître des questions. Le genre de chose que je préférais éviter… Puis je soupirais encore ! Kajsa allait me tuer et Jean aussi. Je grimaçais légèrement en rêvant à présent d’une bonne douche mais je me stoppais en arrivant devant le Seven Keys.



- C’est quoi ce bordel ?


Fermé ! Pourquoi le pub était-il fermé ? Je choppais mon portable et ne voyais aucun message de Kajsa. Elle avait peut-être dû fermer plus tôt à cause du bordel dont ils avaient parlé aux infos et dont je n’avais pas écouté la moitié. Ou peut-être que Jean avait eu besoin d’elle. Allez savoir ! On vivait chacune notre vie sans se rendre de compte. Sans traîner, je passais par derrière et filais prendre une douche chaude après avoir informer la proprio du pub par sms que je comptais lui piquer une bouteille.
En sortant de la douche je constatais que je n’avais aucune réponse sans que cela ne me perturbe plus que ça. J’enfilais les premiers vêtements que je trouvais et je regagnais le bar. J’étais en train de tendre le bras vers la bouteille de Rhum lorsque je remarquais la présence d’un papier. Je délaissais la boisson pour lire la note écrite de la main de Kajsa… Il n’y avait que quelques mots mais ils me figèrent.
Sans m’en rendre compte, je déposais la mauvaise nouvelle à sa place, récupérais la première bouteille à porter de main et j’allais m’asseoir. Je ne me relevais que pour éteindre la lumière !

Cela faisait quelques minutes ou plus, je n’avais pas vraiment conscience du temps, que j’étais installée dans le noir en train de boire lorsque j’entendis quelqu’un entrer. Ma main allait récupérer ma lame lorsque je reconnus Jean. Sans faire le moindre mouvement, je l’observais et le laissais découvrir le mot. Il le lisait et le froissait. C’est à ce moment que je me levais en silence, ma bouteille toujours en main. Le chef non plus n’aimait pas la nouvelle… et ce que je détestais encore plus c’était sa question.
Sortant de la pénombre je buvais une gorgée de whisky, et du bon en plus. Kajsa m’aurait tué d’avoir pris cette bouteille… si elle n’avait pas foutu le camp. Je soupirais.



- Vider ses bouteilles hors de prix sans qu’elle ne me gueule dessus ! déclarais-je en m’avançant jusqu’au bar auquel je tournais le dos pour m’appuyer contre et observer Jean. Je soupirais. Je sais pas… Tu me vois gérer cet endroit ?



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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Sam 19 Mai - 22:21

Kajsa avait employé du monde dans cet endroit. Demain il serait fermé. Devinez qui allait devoir le barrer à grand renforts de marquages fluos, du type des scellés de police, pour indiquer à tous ses employés que la patronne avait mis la clé sous la porte ? Inutile d’aller chercher bien loin, ce pauvre gland était juste en face de vous. Cela dit, Kajsa avait eu la bonne âme de recruter son ancienne sœur d’armes, Riley. Qui était maintenant une sorte de call-girl améliorée sans boulot, mais surtout une sociopathe encore plus difficilement gérable qu’Anders ou Oppenheimer. Sans taf, elle allait vite faire de la merde. Je ne pouvais pas la recruter dans ma boîte ; elle n’avait pas le profil-type de la stagiaire que je saurais faire rentrer dans mon service, et je n’avais aucun pouvoir de décision sur les autres structures. Je sentais la rancœur et la déception de Wilson, qui arriva à moi avec la chaleur de toute sa conviction, de toute sa force et de sa frustration. Son visage marquait des coups pris ce soir, même si je distinguais mal dans la pénombre. Je note qu’elle a une bouteille à la main…


De quoi s’anesthésier le corps en même temps que l’âme, sans doute. Je savais que Wilson était sans doute doublement affectée. Elle qui avait toujours été fière de ses capacités martiales, de ses prouesses militaires, elle n’avait pas été à la hauteur de l’enjeu ce soir. Nous avions certes été surpris par la vigueur de la résistance ennemie, mais sans nos tirs de soutien elle aurait probablement été tuée. Nous en avions tous conscience. Elle plus que quiconque. Et l’abandon de Kajsa, alors qu’elle avait été elle-même abandonnée toute sa vie… Wilson allait mal. Et j’allais sans doute devoir finir cette nuit par la rassurer, la réconforter, même si réconforter une sociopathe encore pire que soi n’avait rien de facile. Je hochais la tête et avançais la main pour qu’elle me tende la bouteille.



| C’est au moins ça de pris, s’il fallait vraiment choisir un avantage à la situation. |


Je gardais les yeux droit sur Riley, quand elle me demandait si je la voyais gérante d’une boite aussi grande. Je ne savais pas trop, honnêtement. Et Wilson comptait bien sûr sur mon honnêteté.


| Oui, je t’y verrais si j’étais certain que tu ne tuerais personne. T’y arriverais ? |


Je lui fais signe de s’approcher.


| Fais voir ta gueule, Wilson. Se recoudre tout seul, c’est jamais super beau. |



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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Sam 19 Mai - 23:43

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Pourquoi fallait-il toujours que ma vie parte à la dérive quand je pensais en avoir le contrôle ? A cette pensée je buvais une gorgée en fixant l’endroit même où se trouvait ce putain de mot écrit par cette connasse de Kajsa. Mes yeux commencèrent à me picoter à cette pensée mais je me ressaisissais. Elle s’était contentée de faire comme toutes les personnes qui croisaient ma route, elle venait de me laisser tomber ! Jean et les autres Fantômes allaient peut-être faire de même d’ailleurs… Comment j’avais fait pour merder autant ? Je n’en savais rien ! D’accord cette pute savait se battre mais bordel, j’en avais battu des plus coriaces qu’elle. Là j’avais carrément galérer à parer ses attaques ! *Si seulement je pouvais la buter, là maintenant ! Ça referait la déco de ce putain de pub…* Et je buvais une autre gorgée.
Puis je commençais à me rendre compte de ce qui se passait, du fait que je n’avais plus de boulot. Comment j’allais me loger ? Les solutions qui me venaient à l’esprit me donnaient la nausée mais je n’y réfléchissais pas plus longtemps parce que le chef était là. Bouteille à la main, j’allais à sa rencontre en répondant avec ironie. Je levais les yeux au plafond…



- Faisons ça et on crèvera d’un coma éthylique dans quelques heures ! Quel happy end par rapport à nos différentes options finales.


Je jetais un coup d’œil à la bouteille déjà bien consommé lorsque Jean tendit la main. Sans aucune intention de provocation envers lui je buvais tout de même une nouvelle longue gorgée avant de lui donner. Je frissonnais mais n’y prêtais pas attention.
Ma mâchoire venait déjà de se contracter en entendant la réponse du chef. Et là, je le détestais ! Je le haïssais parce qu’il avait raison.



- Bien sûr que non ! déclarais-je froidement mais avec franchise. Le premier pervers qui tenterait quelque chose et insisterait je serais capable de lui enfoncer cette bouteille dans un endroit qu’il n’apprécierait pas. C’est pas mortel mais pas commerçant non plus !


Puis je me raidissais légèrement lorsqu’il me fit signe de m’approcher. Se recoudre tout seul ? Ah oui… Ma légère entaille.


- Je comptais demander à Kajsa la lâcheuse, dis-je en avançant sans réellement regarder Jean dans les yeux. Mais elle est comme tous les autres…


*Peut-être même comme toi Jean !* A cette pensée, je le fixais droit dans les yeux mais je ne le disais pas à voix haute.


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Dim 20 Mai - 0:10

Tout partait en sucette. Deux heures plus tôt, j’avais vu la soirée comme une victoire. Un million d’eurodollars chacun. Ca faisait de nous des nababs. Et nous nous étions une fois encore plongés dans les plus grands abîmes de noirceur et de mort pour finalement en sortir vainqueurs. Une fois de plus. Double victoire. Et j’avais évité la vendetta de la pègre. Mais maintenant… Kat’ blessée, Wilson amochée et laissée seule par Nystrom qui s’était barrée… Je ne voyais plus les choses d’un autre œil. Et maintenant que l’adrénaline refluait, c’était pire encore. Je ne voyais pas beaucoup d’espoir dans notre situation. Succès tactique oui. Stratégique, pas du tout. Erreur sur erreur. Jusqu’à mes actions personnelles qui mettaient en danger le groupe. Sans parler du fait que la nature intrinsèque des fantômes, devenus Mad Foxes, les poussait à se mettre eux-mêmes perpétuellement en danger. Etre leur chef ne me dédouanait pas de cet état de fait. Je n’ai pas besoin d’avoir fait l’école de guerre pour le comprendre. Et je n’avais pas besoin d’une licence en psychologie pour me rendre compte du fait que Wilson n’était pas bien. J’accepte la bouteille. Mais pas la proposition qui allait avec.


| Ok pour une goutte. Mais le coma, tu oublies. Après je rentre et je dors, putain, je suis cassé. Faut que j’appelle mes gosses demain. |


Excuses bien commodes, c’était certain. Ca ne changeait rien au fait que c’était vrai. Même si je me doutais que leur mère les tenait éloignées de moi, je ne pouvais pas m’empêcher de les appeler. Même si ce n’était qu’en pure perte depuis deux mois. Et si j’avais parfois été absent sur des périodes bien plus longues pendant la guerre, cette fois ci, c’était encore plus dur. Je prends une goutte de la bouteille qu’elle me tend. C’était fort. Mais bon. Ca me fit du bien par là où ça passait. Je provoque encore plus la colère de Wilson, par ma franchise. Mais je ne me laisse démonter. J’avais l’habitude des colères de mes hommes, tous plus irascibles les uns que les autres.


| Alors, ne fais pas ça. T’as quand même d’autres talents que celui de jouer la pute, nan ? Que tu te tapes tes clientes ou non, t’es pas une danseuse. T’es un soldat, putain. Et un soldat ça sait faire plein de choses. Je demanderais à Oppenheimer si elle peut pas t’embaucher dans sa boite de sécurité. Même temporairement. C’est un job dans tes cordes, ça. |


Tenir occuper mes soldats, c’était la première chose à faire si on voulait que les choses se passent correctement, si on voulait éviter qu’ils ne prennent un flingue et n’aillent dézinguer quelques mecs avant de s’en coller une dans la cafetière. Je me mordais les lèvres, retroussées vers l’intérieur de la bouche, quand elle accabla Kajsa. Difficile de nier.


| Arrête ton char, soldat. McHall, Anders, Oppenheimer, Kant et moi, on ne va nulle part. Passe-moi les points de suture. Je vais te refaire ça plus proprement. |


Je les attrape donc, et la pousse à s’asseoir. Je lui décolle les premiers, pour en réappliquer d’autres, sans douceur, mais sans lui faire mal non plus ; j’étais simplement fatigué.


| Nystrom t’as laissé les clefs ? Y’a une piaule où tu peux dormir ici, en attendant du mieux ? |


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Dim 20 Mai - 20:58

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La tête commençait à me tourner mais ce n’était pas plus mal… Mes pensées étaient sinistres à souhait et mes envies assez meurtrières. L’alcool atténuait aussi la douleur des courbatures bien que j’étais habituée à pire que cela. Mais la honte de l’échec je détestais, elle me donnait envie de fuir comme l’avait fait Kajsa… Le truc était que mes raisons étaient plus valables que les siennes ou pas puisque je les ignorais ! Bref, ce Whisky hors de prix était assez fort pour anesthésié mes sens et mon esprit juste comme il fallait. De mon point de vue évidemment. Mais il était faussé par tout ce pessimisme qui m’envahissait et qui n’était pas dans mes habitudes. Envolé mon joli sourire et ma joie de vivre habituelle qui semblaient tant en calée avec la putain de vie que j’avais.
Les paroles de Jean ne m’aidèrent pas à retrouver tout ça, au contraire… Elles ne firent que me rappeler que contrairement à d’autres, qu’ils soient civils ou Fantômes, je n’avais pas de famille ! Et rien que pour ça mon supérieur eut le droit à un regard noir. Lui que je respectais tant j’avais envie de le frapper…



- Ouais, ouais, j’oublie ! C’est pour ça que je bois Chef, dis-je avec ironie. Je vais aussi essayer d’oublier que certains ont ce qu’on appelle une vraie famille contrairement à l’abonnée aux abandons !


Je ne savais même pas ce que c’était d’avoir une famille… et le peu de souvenirs que j’avais de mes parents adoptifs s’étaient estompés après qu’ils m’aient trouvée trop instable à leur goût et envoyée dans une école militaire. J’étouffais un rire mystérieux. Ils s’attendaient à quoi en me retrouvant après cinq à subir des viols et des tortures ? Ils pensaient qu’ils allaient retrouver la discrète petite Riley qui passait son temps à lire ?  
Sans lui demander la permission, je récupérais la bouteille des mains de Jean et buvais une nouvelle gorgée alors que je lui aurais volontiers brisé sur la tête en entendant les mots qu’ils disaient. J’éclatais de rire ! D’autres talents ? Il se foutait de moi là… Savoir danser ce n’était pas un métier et qu’est-ce que je savais faire d’autre à part buter des gens, des ennemis ?



- Kat’ a déjà son môme à gérer, son job et le reste ! Et puis je ne sais pas assurer la sécurité… Tu en as eu la preuve ce soir non ? déclarais-je froidement en posant brutalement la bouteille sur le bar. J’ai foiré dans ce que je sais faire le mieux… du moins c'était ce que je pensais ! ... Alors peut-être que je ne suis bonne qu’à faire la pute, terminais-je en détournant le regard.


En faisant ça je ne mettrais pas mes camarades, ma famille en danger. Parce qu’on aurait pu se faire choper par ma faute. Pire… ils auraient pu perdre la vie à cause de moi ! Et ça, je ne pourrais pas le supporter. Le fait de savoir que Kat’ avait été blessée par ma faute me donnait déjà envie de hurler… mais je n’en faisais rien et observais Jean lorsqu’il déclara que lui et les autres n’avaient l’intention d’aller nulle part.
J’entrouvrais la bouche pour lui dire que c’était ce qu’il pensait maintenant mais qu’un jour il changerait d’avis mais je gardais le silence en suivant ses gestes. Je n’avais pas percuté ce qu’il m’avait demandé et je ne comprenais que lorsqu’il récupérait lui-même de quoi me soigner mieux que ce que j’avais fait.

Je ne bronchais même pas quand Jean me força à m’asseoir pour me soigner. Je me contentais d’observer droit devant moi avant de le regarder, dépitée… Je ne voulais pas rester là !
 


- Oui j’ai les clés… Mais je ne veux pas rester là ! C’est pas chez moi… comme partout d’ailleurs. … Si seulement on pouvait repartir en mission, comme avant ! dis-je doucement en le fixant, triste. Non, il ne devait pas me voir comme ça. T’as fait quoi de nos otages ? Tu l’as buté au moins ? reprenais-je en étant plus moi-même ou en tentant d’en donner l’impression.


J’aurais préféré le faire moins même mais si le chef s’en était chargé cela m’allait tout aussi bien. Pour la deuxième, la jolie blonde, je m’en fichais et puis elle ne méritait pas la mort puisqu’elle nous avait aidé, mieux que je l’avais fait moi-même d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Ven 1 Juin - 22:58

Je sentais la situation se modifier subtilement. Wilson était à prendre avec des pincettes, comme tous les fantômes. Quand ça allait, il fallait faire attention aux débordements. Comme beaucoup de chefs de compagnie pendant la guerre, j’avais été confronté aux pillages, aux viols, aux actes de violence graves ou plus légers… Mais ce qui m’avait toujours le plus fait peur, ce n’était pas les moments d’ivresse de la victoire. J’arrivais toujours à trouver la carotte pour éviter les pires débordements. Mais je n’avais pas pu, et pas toujours voulu, tous les éviter. Je savais quels hommes je menais, et je n’avais pas moi-même eu les mains propres. Déjà, l’utilisation de notre unité impliquait qu’on faisait peu de prisonniers, et qu’en général ceux-ci avaient une date de péremption très courte. Bref. Les moments où mes hommes échouaient étaient les plus dangereux : ils n’avaient plus les récompenses de la victoire ; putes ou mignons, pognon et autres objets pillés, ni la gloire, ni rien, pour leur servir d’exutoire. Là, ils devenaient dangereux. Désobéissances. Cruauté et vengeances sur les civils du coin. La défaite nous rendait toujours au pire de nous-même, délabrait le peu de confiance en soi de cette meute de sociopathes, les rendant capables des pires folies, « puisqu’ils étaient mauvais »… C’était la face sombre de leur nature. La récompense d’un entraînement spécifique, qui avait exacerbé leurs mauvais côtés pour en faire des forces. J’avais dû gérer ça pendant des années. Je savais encore faire.


Du moins, je pouvais toujours tenter de m’en convaincre.



| Parce que tu considères que j’ai une famille. Ferme ta gueule et bois un coup, caporal. On va pas faire le concours de celui qui a la vie la plus pourrie. |


Je ne supporterais pas qu’on m’attaque sur ma famille, foutue en l’air en partie à cause de mon implication auprès de tous ces soldats détraqués dont je me sentais responsable depuis des années. Elle se fiche de moi. C’était ce que je disais, la confiance s’ébranlait vite… Et c’était difficile de remonter la barre dans ces cas-là. Je regarde fixement la jeune femme et lui prends la bouteille des mains.


| Tu veux vraiment toucher le fond ? Rappelle toi le Yang-Tsé, et toutes les merdes qu’on a subies. Tu sais comme moi que les accidents de bataille, ça existe. Ca arrive. Tu n’as pas démérité. Par contre, t’as pas tort. Tu sais aussi faire la pute. Et ça peut nous être utile. |


Je réfléchissais rapidement, comme toujours je n’avais pas le choix. Mémoire, instinct et stratégie. Cocktail explosif, parfois brillant, parfois mauvais… C’était tantôt l’un, tantôt l’autre. Elle me dit qu’elle n’a pas de chez elle, Riley. Je le savais plus ou moins. Et elle me demande ce que j’ai fait des otages. Ahem. Bon, un problème à la fois.


| On ne peut plus. Notre mission maintenant, c’est de nous serrer les coudes, de survivre ensemble comme on l’a toujours fait. On ne peut compter sur personne en dehors de nous-mêmes. On est une équipe. On n’est plus une compagnie, mais on est encore là les uns pour les autres. |


Je réfléchissais encore, avant d’engloutir une nouvelle gorgée ambrée.


| On a besoin d’une planque, et d’un endroit pour blanchir notre pognon. Tu veux devenir patronne ? |


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mar 5 Juin - 0:51

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Échec ! Voilà le mot qui tournait en boucle dans mon cerveau et je détestais ça. Je n’aurais pas du me planter de la sorte ! Qu’est-ce que j’allais devenir si je n’étais plus capable d’assurer en mission et de couvrir mes frères d’armes ? Pire encore ! Que se passerait-il si je mettais une fois de plus les autres renards en danger et que l’un d’entre eux perdait la vie à cause de moi ? *Non ! J’pourrais pas…* Ma paume appuyée contre mon front je secouais la tête, oubliant même la présence de Jean. Je savais que perdre l’un des fantômes me serait difficile à accepter mais je ne pourrais pas continuer à vivre si j’étais responsable. Je n’avais jamais ressenti aucune culpabilité lorsque je m’étais enfuie après ma séquestration sans avoir tentée de sauver les autres filles… je ne pensais qu’à moi, à sauver ma peau ! Pourtant je savais que j’aurais dû essayer de les libérer mais je n’avais rien fait et ressasser cela ne changerait rien. Ma vie était plus importante !
La donne avait changée en rencontrant ces espèces de fous… Tous les fantômes étaient tarés mais ils étaient une famille à yeux. Les rares qui restaient étaient pour moi plus précieux que les butins que l’on avait ramassé. Mais tout ça je ne le disais pas et ne le montrais jamais réellement. J’étais de nature enjouée, provocatrice… le genre qui se fout de tout ! Mais ce n’était pas le cas et Jean allait s’en rendre compte…
J’entrouvrais la bouche de surprise aux paroles qu’il avait prononcé puis sans crier gare je le frappais en plein torse de la paume de ma main.



- TU AS UNE FAMILLE ! Je le fixais le regard noir. Tu as une famille… Peu importe comment tes filles réagissent à la séparation. Tu les aimes, tu les aimeras toujours et tu seras là le jour où elles auront besoin de toi… … Tu les abandonneras pas ! Tu ferais jamais ça, balançais-je sans reprendre ma respiration.


En cet instant j’étais déçue par Jean, par les paroles qu’il avait prononcées et je reculais à présent d’un pas. Il était un repère pour moi mais là, je n’aimais pas ce que j’avais entendu.
Pourtant ça ne m’empêchait pas d’écouter la suite alors qu’il faisait remonter des souvenirs qui me réveillaient parfois sous forme de cauchemars. Complètement paumée, voir même encore plus perturbée qu’à mon habitude en cet instant je fixais Jean et éclatais de rire. Un rire non forcé, réellement franc ! Mais de quoi il parlait ? En quoi cela pourrait être utile ? Je n’en savais absolument rien et je récupérais la bouteille le temps d’y réfléchir. Je buvais une longue gorgée.



- Et en quoi le fait que je sache faire la pute pourrait nous être utile ? Notre prochain plan est un truc à la « Pretty Woman » ? demandais-je en m’adossant au bar avec une très légère grimace due aux courbatures.


Et peu à peu, alors que la conversation devenait plus calme je formulais pour la première fois mes regrets à voix haute. Ma vie était tellement plus simple quand je partais en mission avec les autres. J’obéissais aux ordres et c’était tout. Jean sembla comprendre et déclara que nous avions encore une mission avant de me l’énoncer.
Je baissais la tête et regardais le sol, pensive. Oui, on était là les uns pour les autres mais encore fallait-il que je me ressaisisse et que je fasse mieux, beaucoup mieux la prochaine fois. Mon regard détourné du chef je ne le posais à nouveau sur lui que lorsqu’il reprit la parole. Je fronçais les sourcils en l’observant puis en regardant autour de nous.



- Devenir patronne du Seven Keys ? Moi ? demandais-je en le fixant. Si ça peut aider l’équipe, j’suis partante. Ça ne sera pas simple au début mais je sais me débrouiller ! dis-je sincère. Puis je me hissais sur le bar pour m’asseoir dessus et ne lâchais pas Jean du regard. Je n’aimais pas quand il faisait ça… Pourquoi tu esquive ma question ? … Les otages, elles sont devenues quoi ? J’suis bien alcoolisée là… mais pas au point d’oublier mes questions.


De la bouffe pour poisson ! Cette idée me plaisait bien… surtout concernant celle qui m’avait mise dans cet état !



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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mer 6 Juin - 13:54

Parler avec Riley c’était facile. La convaincre, c’était une toute autre paire de manches. Elle était en pleine descente ; elle avait eu le temps de faire refluer l’adrénaline et il était clair qu’elle avait aussi eu le temps de passer à l’étape suivante, le bad trip des soldats, la solitude du survivant qui s’en veut. On s’en était tiré, pas sans casse mais pas non plus avec un drame à la clé. C’était l’essentiel. Cela ne l’empêchait pas moins de se fustiger encore et encore, et de tenir un bilan relativement désastreux de sa participation à l’opération, voire de son existence toute entière. En revanche, si j’étais prêt à tolérer son auto critique, je ne pensais pas pour autant que j’avais à subir quelque attaque que ce soit à propos de ma famille. Ce n’était quand même pas ma faute si j’étais moins chtarbé que les autres, ce qui me permettait d’avoir des proches extérieurs au groupe, mais tout en étant quand même suffisamment gratiné pour être condamné à les perdre. Elle me frappe. Et me crie dessus. Je la dévisage. Une lueur passe dans mes yeux, exprimant une terrible pulsion de violence que je contiens sans la repousser. Le regard noir, ma voix dégouline de menace.


| Cogne moi encore, et tu le regretteras, caporal. |


Sinistre avertissement. On tenait et on comptait les uns sur les autres, mais nous ne pouvions changer notre propre nature, imprégnée d’un tel degré de violence… C’était comme ça. On n’y pouvait rien. Et j’avais depuis longtemps appris que la discipline était essentielle pour la sauvegarde des Fantômes, pour leur survie en tant qu’unité d’active. Certaines unités marchaient mieux en lâchant un peu la bride. Ce n’était pas notre cas.


| Mes filles, je les ai déjà abandonnées. Alors ta gueule putain, ta gueule. |


J’avais passé quoi ? Six ans au mieux, avec l’aînée qui en avait dix sept ? Et encore. Six ans en comptant les permissions à l’armée, et sans compter tous les voyages professionnels depuis mon retour à la vie civile, ou mes coups de folie, quand je sortais dans les bas fonds de la ville. Qu’importe. Wilson m’écoute quand je lui parle de mon idée. Elle commence par en rire, par ne pas la prendre au sérieux. Et alors, elle réfléchit. Elle pèse le pour et le contre, grimpe sur le bar. Finir par dire qu’elle est d’accord. Je hoche la tête.


| Ok, alors tu reprends cet endroit. Tu rouvres dès demain, si t’en es capable. Inutile d’attirer l’attention sur nous. |


Je reprends une gorgée d’alcool, avant de retrouver les yeux de la jeune femme, ne les quittant pas un seul instant.


| Relâchées, toutes les deux. Celle qui t’a sorti de la panade pourra bosser comme indic’ pour nous, le milieu de la pègre, elle connaît. La seconde était la cheffe de tout le secteur pour le compte des Siciliens, un trop gros poisson pour nous. Je l’ai relâchée contre sa parole qu’il n’y aura pas de guerre entre nous, qu’on puisse garder l’argent… Et en échange, on lui filera un unique coup de main sur un prochain coup. J’aurais préféré éviter mais c’était ça ou des centaines de mecs contre nous. J’ai fait le choix de la survie du groupe. |


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mer 6 Juin - 19:21

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*Pas top comme idée !* Voilà la pensée qui me traversait l’esprit au moment même où ma paume cognait contre le torse de Jean. Nous n’étions plus une véritable compagnie mais cela ne changeait rien au fait que Raulne était et resterait mon supérieur. Le frapper était un manquement au devoir pire que mon échec cuisant au casino ! Une part de moi s’en rendait compte, une petite part seulement. Sur le moment je m’en fichais royalement puisque je savais qu’arriverait toujours le moment où lui aussi se ferait la belle, qu’il soit chef ou non !
Le fait que je n’en avais rien à foutre d’avoir cogné le chef était une chose mais la crainte de ce dernier en était une autre. Instinctivement, les poings serrés, je reculais d’un pas en croisant le regard de l’homme. Il était dangereux ! Ce n’était pas une découverte mais ce regard là ne m’était pas adressé en temps normal. Puis Jean s’adressa à moi et mes poings se desserrèrent sans que je ne cesse pour autant de le fixer droit dans les yeux. Je n’étais pas folle ! J’avais déjà bien assez ramassé face à l’autre furie… si je décidais de me mesurer à Jean le résultat serait sûrement pire.

Immobile, je ne faisais rien et gardais le silence. Puis je l’écoutais parler de chose qu’il ne connaissait visiblement pas ! Il déclarait avoir abandonné ses filles alors que ce n’était pas le cas du tout. Cependant il était clair qu’il n’avait pas passé avec elles tout le temps qu’il aurait dû. Il n’avait pas été assez présent ! Voilà ce qu’il pouvait se reprocher… Dans un manque de respect assez flagrant et aussi à cause de l’épuisement, je levais les yeux au plafond en soupirant.
Je fixais à nouveau l’homme.



- Tu parle de chose que tu ne connais pas visiblement ! Il y a une sacrée différence en le manque d’attention et l’abandon… Et peu importe ce que tu diras je suis la mieux placée pour le savoir, déclarais-je têtue.


Mes parents biologiques m’avaient abandonnée avant même de me connaître, les suivants avaient fait la même chose à m’inscrivant dans une école militaire et en n’étant jamais présents au moment des vacances. J’aurais pu faire tout un monologue sur ce qu’était un véritable abandon mais je n’en faisais rien… Boire était plus plaisant et cela permettait à Jean de partir sur une conversation plus calme et qui me faisait penser à autre chose que mon échec.
Je détestais me sentir inutile et reprendre le Seven Keys était la solution… Je hochais la tête pensive !



- Il est évident que je ne pourrais pas faire un show mais je serais capable d’ouvrir, déclarais-je en jetant un coup d’œil autour de nous avant de rappeler à Jean ma question concernant les otages dont j’espérais sincèrement que l’une d’elles soit morte.


J’entrouvrais la bouche de surprise en entendant les quatre premiers mots. Cela ne m’empêcha de hocher la tête lorsque Jean m’expliqua ses projets pour la blonde… Une indic’ ! Pourquoi pas si elle était réglo.
Concernant la suite je me figeais et l’air semblait me manquer. La mafia ! Cette salope faisait partie de la Cosa Nostra… pire que ça ; elle en était la chef. Mon regard ancré dans celui de Jean, la mâchoire contractée, je faisais un effort incroyable pour parler. Ma voix était glaciale...



- Tu as proposé à cette salope un coup de main de notre part, répétais-je en descendant du bar. Je ne savais pas que toi aussi tu savais faire la pute, continuais-je en me plantant devant lui. Tu nous as associé les autres et moi à des chiens de la mafia, des enculés qui alimentent le trafic d’êtres humains, déclarais-je froidement. Tu nous as vendus ! Alors vas te faire foutre toi et ton putain de sauvetage…


Avant que je ne réfléchisse mon poing l’avait frappé en plein visage. Immédiatement je savais que je venais de faire une erreur monumentale mais celle de Jean était pire. Nous n’étions pas des saints nous autres Fantômes. J’avais tué des gosses et des personnes innocentes qui se mettaient en travers de ma route. Je le faisais sans ciller ! Mais putain, la mafia… ils étaient capables de vendre des êtres humains, des gamins qui finissaient entre les mains de pédophiles. Ils étaient les pires crevures de l’humanité !




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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mer 6 Juin - 21:23

J’étais énervé, épuisé, et probablement déjà un peu ivre. C’était comme ça. Je n’allais finir par plus me contrôler. Tout ce que je cacherais en temps normal sous un vernis de professionnalisme froid et concentré, je le laissais exprimer d’un ton dégoulinant de froideur, d’une forme de mépris. J’étais le chef depuis si longtemps que j’avais l’habitude de commander en toutes choses. Ma femme s’en était plainte. Elle avait hurlé à ce sujet. Je ne suis pas un de tes putains de soldat, putain, Raulne ! Je l’entendais comme si c’était hier. Etait-ce hier, l’année d’avant, ou dix ans plus tôt ? Je ne savais plus. Plus le temps passait et moins je savais me retrouver dans l’espace et dans le temps ; je confondais les lieux et les événements. J’avais toujours été très clair sur les données tactiques. Excellente mémoire. Je n’étais pas une flèche, mais j’étais capable d’une grande mémorisation, et je savais lire une carte et les données qu’on me donnait. J’avais un bon instinct, du reste. Donnez moi une équation toute simple et je vous étriperais au couteau de chasse. Donnez moi une carte avec un effectif et des renseignements même flous et je m’occuperais de vous. Wilson perd tout sens commun et me juge.


S’il y a quelque chose que je n’ai jamais permise dans ma bande de psychopathes, c’était qu’ils me jugent. Jamais.


Je fronçais les sourcils, furieux.



| C’est la deuxième fois que je te demande de fermer ta grande gueule, caporal. Si tu la fermes pas, je te la démonte. C’est clair ? |


Il y avait meilleur moyen pour inspirer la discipline. C’était donner les bons ordres au bon moment, de commander par l’exemple. De ravaler sa chiasse et de se jeter, FM tenu contre soi, sous un torrent de balles. Etre là dans les meilleurs moments, mais aussi les pires. Mais là, j’étais à bout. La guerre ne s’était jamais terminée, et j’étais toujours son capitaine. Mais la voilà qui ouvrait encore sa putain de gueule. Elle tourna ça comme elle le voulait. Et m’insulta. Une fois. Puis me rendit coupable d’une forme de trahison du groupe. Et elle me disait d’aller me faire foutre. Avant de me cogner. Le coup est sec. Brutal. Ma tête part sur le côté, et je sens une douleur sourde sur tout le côté de mon visage. Le sang emplit ma bouche : je me suis mordu l’intérieur de la joue. Je relève doucement un regard assassin sur ses traits. Crache un glaviot ensanglanté sur le côté.



Et je lui expédiait un coup de poing terrible en direction de la mâchoire.



| C’est quoi déjà ton tableau de chasse, caporal ? Tes dizaines, des centaines de mecs ? J’avais pas besoin d’aide au Niger pour faire le sale boulot ! Un gosse. L’un après l’autre. Tu te souviens de leur regard baigné de larmes, leurs suppliques ? Ils ont pleuré mais ils sont restés immobiles. Bang. Bang. L’un après l’autre. Et qui m’a aidé à finir le boulot ? T’es une crevure, Wilson. T’as un des pires tableaux de chasse de toute la compagnie. T’es pas mieux que moi ; on doit avoir le même. Et tu te permets de ME faire la leçon ? Tu crois vraiment que des connards de ritals me font peur ? |


Je lui expédie ma rangers en direction de genou, et enchaîne d’un nouveau coup de poing en direction de sa bouche.


| J’ai fait ça pour VOUS ! Tu crois que ça me fait marrer, de rouler pour ces fils de pute ? Un braquage. Un seul. C’était ça, ou savoir qu’on mènerait une guerre sans issue. Regarde autour de toi, putain de merde ! On est combien à être encore en vie ? |


J’en viens à chialer, de rage, de lassitude, j’étais à bout depuis des années, mais j’avais jamais rien montré à personne. Pas de hoquets, pas de jérémiades sangloteuses. Je gueule. On est seul, et ça résonne.


| J’en ai plein le cul, putain de merde. Vous crevez les uns après les autres, et moi je suis toujours là ! J’ai tout perdu pour vous. J’ai perdu le peu de santé mentale qu’il me restait. J’ai perdu ma femme, j’ai perdu mes gosses. Je les reverrais sans doute jamais. J’ai tout encaissé pour vous. Et tu crois que j’arriverais à porter le deuil de tout ça si vous vous faisiez massacrer les uns après les autres ? On ne fera que partager avec eux. C’est gagnant/gagnant. Et c’est qu’une fois. Mais maintenant c’est à toi de voir. T’es avec nous, ou pas ? |


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mer 6 Juin - 21:23

Le membre 'Jean Raulne' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Jeu 7 Juin - 0:20

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L’alcool n’est pas un allié, il fausse votre jugement et votre comportement… Il vous pousse à faire ce que vous n’oseriez pas en temps normal. Mais qu’en est-il de ses effets sur des personnes mentalement instables ? Aucun mystère. L’effet est pire. L’alcool est, pour ces gens là, le pire ennemi qu’ils puissent trouver car il les rend dangereux… pour le monde qui les entoure et pour eux-mêmes !
Je ne savais pas pourquoi les paroles de ce putain de psy me revenaient à l’esprit ! Je n’étais pas face à un danger et je n’avais pas bu plus que d’habitude… juste tout autant ! Certes, en temps normal j’avais l’alcool joyeux ce qui n’était pas du tout le cas maintenant. Mais je n’y pouvais rien ! Avec la nuit que je venais de passer et le départ de Kajsa, rien n’arriverait à me faire sourire. Mes rires à l’attention de Jean étaient faux, moqueurs ; car oui, je me fichais de tout ce qu’il disait. Tout sonnait faux sans que je ne parvienne à savoir pourquoi et c’était la première fois ! Depuis que je l’avais rencontré j’avais confiance en lui, une confiance aveugle et pourtant en cet instant, je le détestais. Pourquoi ? Je n’en savais rien… Il n’avait rien fait pour mériter ça ; c’est moi qui avais merdé. Juste moi !
Et là j’avais encore la possibilité de faire marche arrière, de présenter des excuses mais je ne le faisais pas, je ne savais pas faire ça moi… Au contraire, malgré son deuxième avertissement, je le traitais de pute… de traître même et je le frappais de toutes mes forces sans ignorer les conséquences, sans chercher à les fuir.

Le coup de poing que Jean m’envoya dans la mâchoire me fit quasiment faire un tour sur moi-même avant que je ne crache du sang sur le bar. Sonnée, alcoolisée, cela ne m’empêcha de me tourner à nouveau vers lui alors qu’il parlait des gosses que j’avais tués… Au souvenir de ces mômes ma respiration s’accéléra ! Je ne les avais pas oubliés, aucun d’entres eux. J’avais fait ce qui devait être fait tout en sachant que ces guerres les avaient condamnés d’avance. Ils auraient été tués, vendus, violés, torturés à un moment ou un autre… Je ne les avais pas fait souffrir ! J’avais mis fin au calvaire qui les attendait.
J’allais le dire au chef maintenant que j’étais à nouveau face à lui. Je n’avais pas envie de fermer ma gueule et ses ordres il pouvait se les foutre où bon lui semblait.
Mais aucun son ne sortait de ma bouche avant les coups suivant. La douleur au niveau de mon genou fut vite remplacée par celle qui irradiait toute ma mâchoire. Avec un léger grognement et déséquilibrée je m’aidais du bar pour me redresser. Je m’adossais à ce dernier tandis que ma main rencontrait la bouteille quasiment vide… Tout en fixant le chef je saisissais l’objet avec la ferme intention de lui fracasser le crâne… jusqu’à ce que mon cerveau capte ses paroles et ce que j’étais en train de faire. Je l’avais volontairement cherché tout en sachant que j’allais ramasser mais c’était mérité… et encore, deux coups de poing en pleine gueule ce n’était rien. Moi-même je n’étais rien.



- Le cœur de chacun d’entre nous va s’arrêter à un moment ou un autre, déclarais-je alors que du sang coulait de ma bouche. Parce que mort, on l’est déjà Chef ! J’essuyais le sang du dos de ma main, déclenchant une intense douleur dans ma lèvre inférieure. Ces mômes je ne les ai pas tués, je les ai libérés. Ils ont eu peur puis ils sont morts sans souffrir… J’aurais voulu le même destin ! Je leur ai évité de connaître ce que j’ai vécu.


Je n’avais jamais versé une seule larme devant le Chef et les autres Fantômes… Jamais ! Mes derniers pleurs remontaient à ma deuxième tentative de suicide ratée lors de ma séquestration et ils n’étaient pas dû à de la tristesse mais à de la rage… de la colère d’avoir échoué. Après ça, je n’avais plus jamais pleuré. Pourtant, des larmes coulaient sur mon visage en silence, se mêlant au sang.
Je relâchais mon emprise sur la bouteille en prenant conscience des paroles de Jean, en me rendant compte de ce qu’il avait perdu à cause de moi, de nous autres les Fantômes, en comprenant qu’il tenait à nous… Mais j’étais larguée ! Je ne répondais pas à sa question… je prenais la bouteille et la finissais presque, ne prêtant pas attention à la douleur que l’alcool provoquait sur l’entaille de ma lèvre. ‘T’es avec nous, ou pas ?’
Je m’écartais du bar, chancelante, puis tout en fixant Jean je m’approchais avant de le dépasser et de m’éloigner. Moi non plus je ne voulais pas les voir mourir ! Mais est-ce que je pouvais les lâcher ? J’étais à mi-chemin entre Jean et la sortie quand je m’arrêtais. *Non ! J’peux pas…* J’avais l’impression qu’un étau me compressait la poitrine et je lâchais la bouteille dont le bruit résonna dans tout le bar, puis je tombais à genoux. J’avais mal, terriblement mal et cri que je poussais était semblable à celui d’un animal blessé. Je n’arrivais plus à respirer normalement et le sang dans ma bouche ne m’aidait pas.



- Jean ! Aide-moi…


La main sur ma poitrine je tentais de reprendre mon souffle sans y parvenir mais je me rendais compte que pour la première fois depuis des années je m’étais adressée à mon chef par son prénom.




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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Sam 9 Juin - 23:19

La soirée part en vrille, et l’épuisement comme la retombée du stress n’aident pas. Nous ne nous contrôlons plus. Les invectives pleuvent. Les coups. Je n’avais que rarement eu besoin de m’imposer physiquement, même avec la bande de forçats et de criminels que j’avais dirigée toutes ces années. Il y avait eu quelques occasions pour ça, c’était certain. Il y avait eu quelques problèmes, des rixes, où j’avais ramené le calme parfois en devant utiliser les poings, le front, les genoux. C’était rare, depuis que j’avais posé mes couilles sur la table sur les rives du Niger, quand j’avais abattu tous ces gens. Discipline très dure sous le feu, c’était ce qui me permettait de tenir mes hommes, finalement. A chaque occasion. Mais là il n’y avait pas de tempo à suivre ; pas de bombardement de nuit sur nos lignes. Pas d’attaques de patrouilles le lendemain, aucun boulot à faire au couteau, rien d’angoissant. On aurait dû souffler. Prendre du repos, et recommencer les choses plus sérieusement. Mais non.


C’était peut être ça le problème.


Bref. Je cogne, poussé dans mes retranchements, ne pouvant plus tolérer ni le ton ni les gestes de mon Fantôme qui se rebiffe et pire, qui se révolte. Je savais que je ne pouvais en aucun cas me montrer imprécis dans le choix du moment où je réagissais. Si je cognais trop tôt, je casserais le lien entre Wilson et moi. Si je tapais trop tard, je prenais le risque que le respect se ferait la belle pour de bon. Avais-je saisi cet instant précis ? Rien n’était moins sûr. Je la questionne, mais elle chancelle. J’ai la jointure des poings douloureuse, tant j’ai tapé fort. Le secret quand on se bat, le plus souvent, c’est de pouvoir empêcher l’adversaire de répliquer. Mais elle s’éloigne et titube, avant de tomber à genoux, suffoquant. Elle me demande de l’aider. Une partie de moi, la plus lasse et la plus fatiguée, me dit que je devrais la laisser là, que ça lui servirait de leçon. Mais non, quelque chose me retient. Le fait qu’elle casse la spirale de rancœur en utilisant mon prénom.


Je me rapproche d’elle. Doucement. Montrant mes mains paumes ouvertes pour éviter qu’elle pense que je montre de l’aggressivité. Je prends sa main, écarte ma veste, et la pose sur mon torse.



| Ok, Wilson. Tu ne reprends ton souffle que son mon rythme. |


Mon cœur battait sans doute vite sous sa main ; le temps de combat et l’adrénaline, ça me faisait toujours battre la chamade. Mais ce qui était important, c’était la fréquence à laquelle ma poitrine se soulevait et s’abaissait. Je fixe son regard, essaie d’accrocher son regard.


| Est-ce que t’es avec nous, caporal ? |

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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Lun 11 Juin - 22:15

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Me révolter contre l’autorité n’était pas dans ma nature… Du moins ça ne l’était plus depuis que j’avais intégrer l’école militaire dans laquelle mes parents adoptifs m’avaient envoyé pour mon bien… et pour leur tranquilité. Mais détrompez-vous ! Je ne disais pas non plus que j’étais le parfait petit soldat. Jamais ! Mon caractère à lui seul faisant que j’en serais incapable. Il m’était arrivé de remettre en question des ordres mais très peu de fois ; et cela avait été encore plus rare lorsque j’avais intégrer les Fantômes. Il avait toujours suffit que Raulne hausse le ton pour me recadrer…
Pourquoi cela n’avait-il pas suffit cette fois ? Je n’en savais rien. Je n’arrivais pas moi-même à comprendre mes agissements face à mon chef. J’ignorais pourquoi je l’avais insulté, pourquoi j’avais vu en lui un traître. Et putain ! Je l’avais frappé, putain ! De toutes mes forces j’avais frappé l’homme en qui j’avais le plus confiance, le seul en qui j’avais confiance. Pourtant je m’éloignais de lui… par déraison, par fierté ! Mais je n’allais pas bien loin. Je n’arrivais plus à respirer normalement et si je luttais dans un premier temps, je tombais bien vite à genoux. La main sur ma poitrine j’avais l’impression qu’un poids invisible écrasait ma cage thoracique. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, j’avais mal, j’avais peur et j’appelais Jean, pas Raulne, mais bien Jean à l’aide.

Je suppliais mentalement pour qu’il m’aide mais cela ne m’empêcha pas de sursauter lorsque l’homme arriva près de moi. Par réflexe, j’eus un léger mouvement de recul au moment où il prenait ma main. Je ne comprenais pas pourquoi il me la faisait poser sur son torse mais tout s’éclaira lorsqu’il m’expliqua.
Je comprenais parfaitement ce que je devais faire… Je l’avais même vu dans un film mais je n’arrivais pas à faire ce qu’il voulait. Une larme roula à nouveau sur ma joue.



- J’a… j’arrive…pas !


Mais est-ce que j’essayais réellement ? Je fermais alors les yeux… et je me concentrais uniquement sur la respiration de Jean et les battements rapides de son cœur. J’oubliais le reste et petit à petit ma respiration devenait moins saccadée, mes inspirations plus longues.
J’ouvrais les yeux pour croiser le regard de mon chef qui me fixait. Sans en comprendre les raisons, je tremblais à sa question mais je hochais la tête sans hésiter.



- Je suis avec vous ! dis-je mon regard plongé dans le sien. Je… Je ne savais pas faire des excuses, je n’en avais jamais fait. Je n’aurais pas dû faire ça… Non, je n’aurais pas dû… pas à toi ! dis-je en baissant la tête et en tremblant légèrement.


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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Dim 17 Juin - 14:55

Les choses étaient allées loin. La tension était à son comble et il était clair pour moi que ça pouvait sans doute dégénérer encore un peu plus. Un mot de trop, et je la battrais à inonder le sol de son sang, de sa sueur et de sa salive, de la défoncer jusqu’à lui faire ravaler ses insultes et ses piques. S’attaquer à ma famille, c’était bien plus que ce que je pouvais supporter, car j’avais beaucoup sacrifié pour mes fantômes. Parce que je passais beaucoup plus de temps à m’occuper d’eux, bien plus que de ma famille, et c’était ce qui me l’avait coûtée. Je savais bien que je pouvais aussi me fustiger moi-même. C’était mon inadaptabilité qui avait provoqué la crise avec les miens. Et c’était moi et moi seul qui était responsable. Mais quand même. Si j’étais comme ça, c’était peut être essentiellement à cause de moi, mais d’un autre côté je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ce serait plus facile avec ma femme et mes filles s’il n’y avait pas eu les Fantômes dans mes pattes. Je m’en voulais de penser ça. Ce n’était juste pour personne. Quoiqu’il se passe, on blesserait des gens. C’était dans notre nature à tous.


J’aidais Wilson à respirer. Je n’avais paradoxalement pas eu à gérer beaucoup de crises d’angoisse pendant ma période militaire, malgré sa longueur et son intensité. Les fils de pute sont naturellement résignés aux pires saloperies, et j’avais dû gérer bien des sortes de pétages de câbles, dont des suicides ou des auto-mutilations, mais d’un autre côté l’angoisse ça n’était pas beaucoup arrivé. En tout cas, ça ne s’était pas beaucoup manifesté sur cette forme-là. J’essaie d’y remédier comme je peux, j’avais été formé il y avait des années de ça à gérer ce genre de situation, mais je n’étais pas un expert.


Elle pleure et me dit qu’elle n’y arrive pas. La part de moi, l’ancien capitaine d’une unité de cinglés, ne souhaitait finalement qu’elle se bouge, qu’elle se reprenne et bordel, qu’elle ne se plaigne pas. Mais j’avais de l’expérience, et je savais aussi que ça n’était finalement pas le plus souhaitable.



| Accroche-toi, Caporal. Cale toi sur ma respiration. Maîtrise la tienne. |


Je devais lui servir d’exemple. Au sens premier du terme, cette fois-ci. Ca commence à marcher. Lentement mais sûrement. Je n’ai aucune idée précise de ce que je fais mais ça fonctionne ; j’ai simplement réagi d’instinct en mobilisant mes vagues souvenirs de formation, cimentés plutôt par l’expérience de terrain. Cela semble suffire, au moins pour le moment. Je soupire de soulagement quand elle me dit qu’elle est avec moi. Qu’elle ‘naurait pas dû. Je baisse un instant les yeux en soufflant, avant de les rediriger droit vers elle.


| Non tu n’aurais pas dû. Ne m’y oblige plus. Plus jamais. Maintenant qu’on est d’accord, j’ai besoin que tu te reconcentres sur la mission. Rouvre cet endroit. Prends du repos, et fais ce que tu sais faire. On a besoin que cet endroit tourne, ok ? |

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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Mer 20 Juin - 23:04

Dona Nobis Pacem × feat Jean Raulne
L’incompréhension et la peur. Ces deux sentiments déferlaient sur moi en cet instant d’une manière terrifiante ! Même les coups que j’avais reçu de la part de l’autre cinglée du casino ne m’avait pas coupé la respiration à ce point. Il en était de même pour ceux reçu de la part du Chef. Ceux-là ne m’avaient d’ailleurs pas blessée que physiquement… L’intégralité de mon être avait été touchée parce que je me rendais compte que je venais d’échouer d’une nouvelle manière. Cet échec portait un nom que les vrais soldats détestaient : l’insubordination ! J’avais déjà tenu tête à Raulne mais jamais de cette façon. J’avais dépassé les limites et j’avais un doute lorsque je lui demandais de l’aide. J’aurais été à sa place je me serais laissée me démerder… ou pas ! J’accordais beaucoup trop d’importance aux Fantômes, à cette bande de tarés qui était ma famille et ce qui les blessait me blessait aussi. Finalement le Chef vint à mes côtés ce qui fit diminuer ma peur sans pour autant m’aider à retrouver mon souffle.
J’en venais à avoir des vertiges et les premières indications de Raulne me furent impossibles à appliquer. Puis je me concentrais et plaquais un peu plus ma main contre le torse de mon chef… je finissais par fermer les yeux pour ne m’intéresser qu’à la respiration de cet homme. Comme il me le demandait une nouvelle fois je calais ma respiration sur la sienne. Cela ne fut pas une réussite de suite mais j’y parvenais. Je respirais à plein poumon cet air qui m’avait tant manqué et je regardais enfin celui qui m’aidait, l’homme qui avait tant sacrifié pour moi et les autres Fantômes.

Tout en retrouvant ma respiration je me rendais réellement compte de ce que j’avais fait et dit à Raulne. J’aurais voulu être capable de m’excuser en cet instant mais je ne savais pas le faire. J’étais sûre que mes mots risquaient de sonner faux ! Alors je lui disais que je n’aurais pas dû et je le pensais réellement.
Raulne confirma mes paroles avant de me dire que je ne devais plus l’obliger à faire ça ! Sur le coup je ne comprenais pas et c’est la douleur qui irradiait ma mâchoire qui me fit capter ce que le chef voulait dire.
« Plus jamais Chef ! » Je n’avais pas lâché son regard en répétant ces mots que lui-même avait prononcé. Je ne mentais pas. Je ne voulais plus jamais recevoir de coup de sa part à lui… Je regardais ensuite autour de nous en me relevant. Est-ce que j’allais arriver à gérer un endroit pareil sans avoir la moindre connaissance dans ce domaine ? Pas sûr, mais il le fallait. Comme venait de le dire Raulne il fallait que cet endroit tourne et il était à ma charge à présent… comme ses salariés. Je prenais une grande inspiration.


- J’étais la personne de confiance de Kajsa, dis-je en jetant un coup d’œil à une photo de nous deux accrochée derrière le bar, à côté de la caisse. Elle disait qu’il faut toujours en avoir une quand on tient un endroit comme celui. Je regardais les clés de Kajsa avant de reporter mon attention sur Raulne. Je sortais mes clés de ma poche et les tendais à Raulne. Je voudrais que tu sois la personne à qui je confie les doubles… si t’es d’accord.


Silencieuse, je guettais sa réaction en espérant qu’elle serait positive.



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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Ven 22 Juin - 15:33

La situation s’atténue, plutôt rapidement, plutôt sereinement. Après le coup d’éclat gigantesque qui avait eu lieu quelques instants plus tôt, ce n’était pas très compliqué en même temps, de trouver que les choses se calmaient maintenant. La respiration de Riley se calme, son rythme de respiration s’atténue, et sa poitrine –que beaucoup trouvaient opulente par ailleurs- se soulevait et se rabaissait à une fréquence relativement ténue en comparaison de ce qu’elle avait connu précédemment. Je me retrouvais donc à la regarder, à attendre, à continuer de respirer. Calmement. Sereinement. A ne pas me presser. Je me concentrais sur ma propre respiration. Fermais les yeux un moment. Ma main sur elle, la sienne sur moi. Je respirais. Et je ressentais tout. De la tension qu’il y avait dans mon corps suite à la fusillade de tout à l’heure à bout portant. De la joie sauvage d’en avoir encore réchappé. De la tension permanente de la fuite, des interrogatoires qui avaient suivis. Je ressentais tout, et mon cœur pourtant, ne battait pas la chamade.


Que valait tous ces évènements, à côté d’un bombardement de rupture de lance-roquettes multiples russes ? A côté de ces centaines de bouches à feu qui avaient réduit notre position fortifiée à peau de chagrin sur le yang-tsé ? Je laisse encore un moment à Wilson pour qu’elle parvienne à reprendre sa respiration sereinement. Finalement, nous nous relevons. Elle se reprend. Se concentre à nouveau. Je la sens bien se focaliser. Elle reprend ses esprits, regarde alentours, en me confirmant qu’elle n’allait plus jamais recommencer.



| J’espère. Parce que j’ai besoin de toi, caporal. |


La jeune femme me dit qu’elle était comme le bras droit de Nystrom. Elle me confie les clés. Je hoche la tête. Difficile de me dédouaner de sa proposition alors que j’essayais de l’amener à la plus grande cohésion d’équipe possible, à une implication de chaque instant. Je n’hésite pas. Hoche fermement la tête en signe d’acquiescement, et prends les clés.


| Ca marche, je m’en occupe. |


Je regarde ma montre, et soupire.


| [b]Bon. Faut que je file. Profite bien de ton million, en attendant que je repasse. Je dois dormir un peu si je veux retourner au boulot et ne pas attirer l’attention, il va déjà faire jour bordel.[/i] |

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MessageSujet: Re: [Livre I - Terminé] Dona Nobis Pacem   Lun 25 Juin - 23:33

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La situation avait dégénérée par ma faute et pourtant le chef était encore là à m’aider. Je n’avais jamais connu ce genre de truc, une crise de panique sûrement. Mais une chose était certaine, je ne serais pas arrivée à retrouver mon souffle si Raulne n’avait pas été là pour me montrer l’exemple. Moi qui détestais habituellement les contacts physique avec la gente masculine lorsque ce n’était pas moi qui les imposais, je trouvais celui-ci rassurant. La main du chef posée sur moi ne me dérangeait pas, au contraire, elle me rappelait qu’il était bel et bien là. Il n’était pas parti alors qu’il aurait pu le faire suite à mon débordement.
Pourtant, même si je me calmais, je me demandais encore pourquoi j’avais à ce point vrillé. Cela ne me ressemblait pas ! Je n’avais pas assuré et cet échec était la raison de ma rébellion mais il n y avait pas que ça. La peur de l’abandon ? Sûrement. L’armée n’aimait pas les incompétents et c’était ce que j’avais été au Casino. On avait eu de la chance que ça ne parte pas plus en bordel que ça. J’avais eu de la chance car sans les Fantômes je n’étais plus rien.
Pour ne pas recommencer à paniquer je me vidais la tête de ces pensées. J’aurais le temps d’y revenir plus tard, quand je serais plus détendue et moins obnubilée par l’hypothèse d’un éventuel abandon de la part de ma famille de cœur.

Tout en regardant le Chef droit dans les yeux je lui confirmais que je ne recommencerais plus. Je ne mentais pas ! Le fait d’avoir osé frapper Raulne me donnait envie de me hurler dessus, de me cogner moi-même. Et puis j’avais assez ramassée pour comprendre qu’il n’accepterait plus un débordement de ce genre de ma part.



- Je ne te décevrais pas Raulne !


Plutôt mourir ! Même s’il fallait que je prenne des cours de je ne savais pas trop quoi pour gérer cet endroit, je le ferais. Un échec était déjà bien assez suffisant ! Moi qui aimais la perfection, je détestais cette situation dans laquelle je me trouvais. Je comptais donc réussir toutes mes prochaines missions, peu importe ce qu’elles pourraient être. Raulne le savait et c’est pourquoi je ne le précisais pas.
Au lieu de ça je lui disais le rôle que Kajsa m’avait attribué quand elle dirigeait le Seven Keys. Je confiais ce même rôle au Chef. Bien sûr, il n’aurait jamais besoin de venir ouvrir ou fermer le pub puisque je serais sur place. Mais en cas de problème ou de réunion imprévue de renards, il aurait la clé… S’il acceptait ! Et c’est ce qu’il fit.



- Merci !


Baissant le regard aux paroles suivantes je finissais par hocher la tête avant de regarder Raulne. C’est vrai qu’il allait devoir aller bosser et faire bonne figure. Je m’en voulais de l’avoir retenu mais je ne disais rien… Je le saluais simplement avant qu’il ne sorte à nouveau par derrière.


- A plus Chef !


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