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 My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 24 Juin - 11:34

16 Janvier 2050

La situation était plutôt étrange. Kate avait envie de regarder Henry, d’observer sa réaction. Mais elle avait été très intrusive avec sa question et ne souhaitait pas non plus le forcer à parler d’une chose dont il avait probablement pas envie. Son simple “Oui” était déchirant. Sa voix était pesante, lourde de sens. Cette histoire l’avait vraiment atteint. Comment avait-elle pu abandonner un homme aussi gentil ? Ne s’était-elle pas rendue compte de la chance que qu’elle avait en devenant sa fiancée ? Bien sûr que si, mais la vérité était tout autre. Reportant son attention sur la photo, la belle femme aux côtés d’Henry ne semblait pas être alcoolique. Et ça n’avait jamais été le cas. Sarah avait tout simplement été victime d’un accident de la route. La respiration de l’étudiante se bloqua toute seule. Cette histoire, leur histoire était tellement à la fois romantique et à la fois cruelle … Cette horrible vérité souleva deux autres points dans l’esprit de la brune. L’écrivain était toujours éperdument amoureux de sa défunte fiancée. Mais surtout, cela lui confirmait qu’elle ne serait jamais à la hauteur et qu’elle ne pourrait jamais, elle l’ex-prostituée, lui apportait ne serait-ce qu’un tiers de ce qu’il méritait et de ce qu’il avait besoin.

Kate avait renoncé aux hommes le jour où sa mère adoptive l’avait libéré de ses chaînes. Elle s’était faite à l’idée que son passé ne lui permettrait pas d’être avec un homme honnête. Après tout, qui voudrait récupérer une femme aussi ternie et salie qu’elle ? Tout ce qu’elle avait pu faire et subir à cette époque resterait à jamais gravé en elle. La barmaid n’imaginait pas une seule seconde qu’une personne saine d’esprit accepte de la côtoyer, encore moins une personne discrète et attentive comme Henry. Revenant de profil pour rapidement observer le jeune homme, le regard de l’étudiante avait changé. Vide d’énergie, ses yeux reflétait un mal être, une souffrance peu ordinaire. Elle ne pouvait rester à son contact plus longtemps. Il était encore très fragile concernant ce qu’il s’était passé avec Sarah, mais elle ne pouvait pas le ménager en s’éloignant petit à petit. Après tout, cela faisait plusieurs mois qu’il venait travailler dans son bar tous les soirs. Un peu plus tôt dans l’après-midi, il lui avait avoué qu’elle l’avait inspiré pour son livre. Mais elle n’était pas une héroïne, et elle n’était pas sa défunte fiancée … La photo de leur fiançaille faisait ressortir une perfection innée chez la jeune femme que Kate n’atteindrait jamais. Pourtant, elle était persuadée que le garçon méritait d’avoir une personne comme ça à ses côtés. Elle murmura tout doucement :

Je suis désolée Henry ...

L’étudiante était sincère. Il n’avait pas mérité de perdre celle qu’il chérissait tant. Mais Kate ne pouvait rien y faire. Elle n’était pas en mesure de changer le passé, que cela soit celui du jeune homme ou le sien. Avant même qu’ils se rencontrent, les dés étaient tirés. Son destin à elle était de rester seule, loin des lourdauds qu’elle ne pourrait pas empirer et loin des hommes gentils à qui elle ne pourrait apporter que des problèmes. De plus, maintenant, Fallon et elle allaient se retrouver avec la Crows League sur le dos. C’était peine perdue. Se déplaçant avec des pas légers, la jeune femme était en train de récupérer ses affaires. Elle se devait de prendre cette décision maintenant. Tel un sparadrap que l’on arrache d’un coup pour que la douleur soit fugace, la barmaid avait décidé de fuir sans se retourner. Probablement que le beau brun n’apprécierait pas, mais la peine s’estomperait potentiellement plus vite ainsi. Pourquoi cette décision lui faisait si mal au creux de sa poitrine ? Elle savait qu’elle devait faire ce choix et que c’était le bon. Pour autant, un poids écrasant s’attaquait à sa respiration. Sa mère aurait aimé une vie normale pour elle, mais la brune savait que cela ne serait jamais possible. Ses affaires saisies, elle enfila ses chaussures et regarda une dernière fois le garçon.

Désolée … Ça n’est pas possible ...

Se dire qu’elle portait les vêtements de Sarah la mettait d’autant plus mal à l’aise. S’il les avait gardé ce n’était pas pour rien aussi elle ferait en sorte de les lui laver et de lui re-déposer à l’occasion. La brune espérait que le message soit assez clair pour qu’Henry ne vienne plus au bar. Le voir au quotidien comme actuellement ne serait pas envisageable ...

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 24 Juin - 15:32

Je ne m'étais jamais ainsi ouvert à qui que ce soit concernant la mort de Sarah. Je n'en parlais pratiquement pas, souvent quand on parle peu les gens imaginent vraiment le pire. C'était le cas ici mais ça n'aurait pas été moins douloureux si ma fiancée m'avait quittée pour une raison ou pour une autre. A mon histoire s'ajoutait la fatalité irréversible de ce qui était arrivé, si j'avais dit quelque chose qu'il ne fallait pas j'aurai pu changer cela. Si ça avait été une histoire de comportement je me serai adapté. J'aurai changé le monde entier pour rester aux côtés de Sarah mais je n'ai pas le pouvoir d'empêcher les gens de mourir, ni de ramener les morts à la vie. Alors je ne pouvais rien faire pour changer le passé. Les mots de Kate provoquent un petit haussement d'épaules, j'ai trop souvent entendu cela, des gens qui se disaient désolé de ce qui était arrivé. Ce n'était pas plus la faute de tous ceux qui me l'avaient dit avant elle, ce n'était certainement pas la faute de la barmaid. La seule personne pour qui ces mots auraient eu un véritable sens n'a jamais pris la peine de les prononcer. Il ne s'est jamais excusé de son geste, de ce qui était arrivé, il est prison, probablement noyé dans un alcool illégalement pénétré dans l'enceinte de la prison. Est-ce que cela fait de moi une mauvaise personne de souhaiter qu'il se noie dans l'alcool qu'il consomme avec tant de ferveurs et de régularité ?

« Ce n'est pas ta faute. »

Cette petite phrase accompagne mon haussement d'épaules. Je l'avais beaucoup trop prononcée à mon goût ces dernières années. Alors je n'avais surtout pas envie d'entendre des excuses pour cela dans la bouche de Kate. C'est marrant, les gens se sentent plus désolés sans avoir rien fait que lorsqu'ils sont coupables, du moins c'est ce que je retiens de ma mésaventure. La jeune femme semblait très gênée, elle semblait avoir beaucoup de mal à se détourner de la photo et plus encore à se tourner vers moi. Elle se tient de profil, comme prisonnière entre la photo et moi. Cela n'enlève rien à sa beauté et au charme qu'elle dégage, elle est à couper le souffle, tout simplement. Elle n'est pas Sarah évidemment mais c'est aussi part de ce que j'apprécie tant chez elle, elle est comme un nouveau souffle, l'espoir d'un nouveau départ. Je garde encore cette idée que nous évoluons dans deux mondes très différents. Elle, intelligente et belle, dans un cercle réservé de ces personnes que l'on n'ose pas aborder sauf si elles s'intéressent à nous. Moi dans ma petite bulle, timide et lointaine, qui a besoin de trois mois pour prononcer plus de quatre mots en sa présence. Alors l'idée d'elle et moi se rapprochant ? Et bien ça me semblait stupide, son attitude soudaine me conforte dans cette idée alors que je la vois s'activer, avec une forme de précipitation.

« Je ne comprends pas. »

Alors que Kate semble sur le départ, je m'interroge sur ce que j'avais dit, sur ce que j'avais fait. Je suis forcé de m'interroger sur mon attitude ce soir, de savoir si j'avais mal agi ou si je lui avais donné une raison de fuir. A part les sentiments nostalgiques évidents que je portais encore à Sarah. Je n'avais rien pu faire pour Sarah mais pour Kate, les choses étaient différentes. Je pouvais faire quelque chose et bien au-delà encore, je voulais faire quelque chose. Je me glisse entre la porte et elle, la regardant dans les yeux.

« Non. »

Il manque d'assurance de « non » mais surtout il a besoin de se justifier, même si elle ne veut pas écouter ce que j'allais dire, j'avais besoin de le dire.

« Ne crois pas que tu es une "remplaçante" pour oublier Sarah un moment. Depuis son décès, ça a été … difficile pour moi. Je ne suis pas fier de ce que j'ai été. Je travaillais la nuit, le matin en rentrant j'étais alcoolisé ou raide … souvent les deux, je dormais l'après-midi et ma vie se contentait de ça. »

Oh ce n'était peut-être pas une bonne idée mais je voulais qu'elle comprenne son importance pour moi.

« Quand je t'ai rencontrée pour la première fois … je ne sais pas ce qui est arrivé mais j'ai retrouvé l'envie de vivre … d'être heureux. Tu as été mon bonheur quotidien, un rayon de soleil. Sans toi je ne sais pas où j'en serai mais je n'aurai pas écris un best-seller, je n'aurai pas arrêté de boire autant et de fumer. »

Ca fait beaucoup de mots mais je parle avec mon cœur.

« Tu as apporté un équilibre que ma vie avait perdu et il m'a fallu presque quatre mois pour finalement oser t'inviter ce qui est … lamentable. Mais tu es là. Je t'ai vu dire "non" à beaucoup d'hommes, certains plus beaux que moi, certains plus riches, presque tous les deux en même temps. Pourtant c'est avec moi que tu as accepté de sortir. Alors … je n'ai pas envie de te laisser partir et de subir ton départ comme celui de Sarah mais … enfin … je ne vais pas te séquestrer. »

Je m'écarte du chemin entre elle et la porte, à contre-coeur.

« Je te demande juste de … réfléchir. Est-ce que c'est vraiment ce dont tu as envie ? »
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 24 Juin - 19:17

16 Janvier 2050

La brune savait parfaitement qu’elle n’était pas responsable. Ce qui était arrivé à l’ex-fiancée d’Henry était très triste et très cruel. Malheureusement, ils n’y pouvaient rien l’un comme l’autre. Les excuses de la barmaid n’étaient pas à ce sujet là mais évidemment l’écrivain ne pouvait pas deviner de quoi il retournait. Des excuses et des paroles réconfortantes, il avait dû en entendre depuis que ce drame était arrivé. Mais rien de tout cela ne pourrait lui ramener sa belle. Les intentions étaient importantes et remarquables mais ce qui comptaient le plus restaient les actions concrètes. Hors dans cette situation, aucune action concrète ne pourrait changer quoi que ce soit à la situation. Alors qu’elle était sur le départ, le beau brun avait bien compris ce qu’elle était en train de faire mais il ne comprenait pas, il l’avait même avoué à haute voix. Etait-il du genre à laisser tomber même s’il ne comprenait pas tous les tenants et aboutissants de l’histoire ? Kate aurait bien aimé que cela soit le cas mais la réalité fut toute autre. Sur le point de sortir, le garçon s’était interposé entre la porte et elle tout en captant son regard.

Ses yeux étaient un supplice. Plus le temps passé et plus sa présence et surtout l’effet qu’il avait sur elle était presque angoissant. Pourquoi avait-il fallu qu’elle accepte ce rendez-vous ? Soutenir son regard devenait difficile. Au fond d’elle, la jeune femme se rendait compte qu’elle aimait la présence du beau brun, sa façon d’être, son charme naturelle et son caractère premier. C’était, inconsciemment, ce qui l’avait poussé à accepter un rendez-vous avec cet homme si gentil et timide. Le problème c’est qu’elle ne s’était pas posée les bonnes questions avant de prendre sa décision et apprendre ce qui était arrivé à Sarah lui avait ramené cette triste vérité en pleine face. La barmaid n’était pas à la hauteur et ne le serait jamais. C’était la raison de sa porte fermée aux hommes depuis qu’elle n’exerçait plus son métier de prostituée. L’étudiante s’était faite à l’idée que les seuls hommes qui pourraient accepter son passé continueraient de la traiter comme telle. Elle voyait déjà ces bons moments qu’elle venait de connaître avec l’écrivain être roulé dans la boue par l’aveu de cette triste réalité.

Ecoutant ce qu’il avait à dire pour justifier son geste, Kate sentait les larmes montées. Il cherchait à se justifier lui et ses actes alors qu’il n’était en rien responsable de sa décision. Elle fit en sorte de ne pas laisser ses larmes sortirent tout en continuant de l’écouter parler de cet enfer qu’il avait vécu au départ de Sarah. L’amour qu’il lui vouait était pur et sincère. C’était magnifique de se rendre compte que ce genre de choses existait encore aujourd’hui. Le ventre de la jeune femme commença à se nouer lorsqu’il commença à parler d’elle. Comment cela pouvait-il être possible alors qu’ils ne parlaient quasiment pas avant la dernière fois, il y a quelques jours ? Finalement, il finit par prouver à l’étudiante qu’elle s’était grandement trompée sur un aspect de la chose. Elle avait toujours cru qu’il venait au bar pour s’enfermer dans sa bulle et écrire en tapotant sur son clavier d’ordinateur. Hors, de toute évidence, Henry l’avait observé plus d’une fois. De plus, non seulement il était timide mais aussi très pessimiste sur sa personne. Perdant son assurance, le beau brun finit par s’écarter du chemin en précisant qu’il ne voulait pas qu’elle s’en aille. Sa dernière question était celle qui la tiraillait depuis le début. Le fait qu’il la prononce à haute voix était comme un couperet menaçant au-dessus de sa nuque.

Henry ...

Elle était désolée ? Evidemment … Mais elle lui devait un minimum d’explications, lui avait joué la carte de la franchise depuis le début après tout. Sa remarque sur le fait qu’il ne comprenait pas pourquoi à lui elle avait dit “oui” et pas aux autres l’avaient marqué. Se mordillant la lèvre inférieure, signe de sa nervosité évidente, la jeune femme tenta de trouver ses mots :

Cela n’a rien à voir avec toi … Nous ne venons pas du même milieu … Cet homme qui t’a pris Sarah appartient plus à mon monde en soit …

Comment devait-elle lui expliquer qu’elle n’avait jamais tué qui que ce soit mais que si cet homme avait fini ainsi c’était probablement en traînant dans des endroits comme celui où elle travaillait avant.

J’ai un passé, un lourd passé, qui ne ferait que t’empoisonner petit à petit ...

Elle était honnête pour le coup.

Je suis désolée, je n’aurais pas dû accepter même si oui, j’en avais envie. C’était une grosse erreur ...

Et la brune en avait toujours envie. Même si aujourd’hui avait été le jour des révélations entre le fait qu’il venait dans son bar pour elle, pour la voir, pour qu’elle l’inspire, qu’elle lui inspire un best-seller … Pourquoi était-il aussi gentil et attachant ? Sa présence, bien qu’angoissante actuellement, était principalement apaisante pour la jeune femme. C’était cette envie de le connaître, d’en apprendre plus et de profiter de cette bonne aura qui émanait de lui qui lui avait fait accepter ce rendez-vous. Mais aujourd’hui, Kate se rendait compte à quel point elle avait fait preuve d’égoïsme en ne déclinant pas son invitation.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 24 Juin - 21:02

Me mettre entre la porte et la jeune femme avait été un réflexe, je ne voulais pas la voir partir. Je ne voulais pas qu'elle parte ainsi. J'ignore pourquoi elle réagit ainsi, j'imagine bêtement qu'elle est jalouse de l'affection que je garde pour ma fiancée. Elle n'a aucune vraie raison de la jalouser mais je n'ai jamais trop souffert de la jalousie, il y avait une vraie confiance entre Sarah et moi et nous partagions presque tout, en tout cas beaucoup de moments très complices. Je préfère parler avec la barmaid que de la laisser partir sans prendre le temps d'échanger avec elle. Je lui explique la vérité sur ma présence dans le bar, la vie que j'avais avant de la rencontrer et depuis le décès de Sarah. Je ne pourrai pas être plus honnête avec elle. Je lui cache mon métier de chauffeur pour criminels, cela n'a aucune importance, la vraie importance dans ce que je dis porte sur l'impact positif qu'elle a eu sur ma vie, la façon dont elle m'a donnée l'envie de remettre ma vie en ordre, de repartir de l'avant, de me reconstruire et finalement d'oser lui parler et l'inviter. Avec cette belle surprise de l'entendre accepter mon invitation et ce rendez-vous que nous avions eu, qui prenait désormais cette tournure étrange.

Je m'étais écarté de la porte pour la laisser partir si elle le souhaitait vraiment mais je n'avais pas le sentiment que c'était vraiment ce qu'elle voulait. Du moins j’espérais que ça ne soit pas le cas. Je l'entends prononcer mon prénom, c'est marrant et idiot mais j'aime bien sa façon de le prononcer, je pourrais m'y habituer sans problème. Ce qu'elle dit alors ressemble beaucoup à une rupture : ce n'est pas toi, c'est moi. J'écoute tous ses mots, cherchant à comprendre ce qu'elle ne dit pas, ce qu'elle ne veut pas partager, je ne voulais pas qu'elle se sente obligée de s'ouvrir totalement. Elle ne me donne pas grand chose pour autant. Je suis surpris de l'entendre parler d'un lourd passé, à l'entendre ainsi on pourrait croire qu'elle était tueuse à gage spécialisée dans les femmes et les enfants. Je l'observe, sans un mot, la laissant terminer cette explication qui ne me convint pas et cela moins encore quand elle me dit qu'elle avait envie de venir ce soir, d'accepter mon invitation. Son utilisation du passé pour me dire qu'elle avait envie, je n'ai pas l'impression que cette envie soit passée, sinon elle aurait passé la porte dès que je m'en étais écarté. Mais elle n'avait pas esquissé le moindre pas en direction de la sortie. C'est moi qui avance vers elle, me tenant désormais à moins d'un pas d'elle, mon regard dans le sien, bien décidé à la convaincre de rester. Je sais que je dois choisir mes mots correctement, pour lui faire comprendre mes pensées.

« Peu importe la différence de nos mondes. S'il faut que je marche 500 miles et et encore 500 de plus pour te voir, je le ferai sans hésiter. Même si ce n'est que pour te voir quelques secondes sans échanger un seul regard. »

Quand j'avais compris qu'elle avait voulu partir, mon cerveau avait travaillé rapidement, imaginé de désormais devoir vivre sans la revoir et je n'en ai pas envie. Elle est la première depuis Sarah qui me donne une telle envie de partager du temps et de bons moments alors la voir partir ? Certainement pas.

« Un lourd passé se porte beaucoup plus facilement à deux et je ne crains pas d'être empoisonné, j'ai une bonne santé. »

Je souris timidement en terminant ma phrase, la regardant dans les yeux. Doucement j'approche ma main droite de la sienne, caressant légèrement le revers de sa main d'un contact léger comme de la soie, si délicat qu'elle pourrait se demander si je l'avais bien touchée.

« Je pense que l'erreur serait que tu partes. Et moi je serai un idiot de te laisser partir ainsi. »

Je prends finalement sa main, sans la serrer, avec beaucoup de délicatesse.

« Le passé est immuable. Quoi qu'il soit arrivé pendant ton passé, rien ne le changera et tu es la somme de toutes les erreurs et contraintes de ce passé. Comme je suis le résultat de tout ce qui a été mon passé. Tu peux changer ton futur, ce que tu en feras n'appartient qu'à toi mais je vais être égoïste un instant et espérer que j'en ferai partie. »

Sa main dans la mienne j'en caresse doucement le revers avec mon pouce.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Lun 25 Juin - 11:10

16 Janvier 2050

Partir sans se retourner semblait être la meilleure option au vue de la situation actuelle. Mais la brunette n’arrivait pas à abandonner Henry sans qu’il ne comprenne. De toute évidence, survoler sa réponse ne l’avait aucunement aidé à imaginer l’inimaginable. Malgré les souffrances qu’il avait dû surmonter, il avait toujours cette innocence en lui, ce brin de naïveté. C’était tout cela qui donnait une bouffée d’air frais à la jeune femme. L’étudiante avait voulu passer des bons moments, loin de son passé et de ses soucis, sans se préoccuper de l’écrivain. Elle ne valait guère mieux que tout ses dragueurs à deux balles qui venaient l’enquiquiner régulièrement. Au final, elle aurait mieux fait d’accepter un rencard avec l’un d’eux, elle aurait probablement eu moins de remords à mettre un terme à une situation similaire avec l’un de ces idiots. Avec le beau brun, les choses étaient loin d’être simples. Mais pourquoi n’était-ce pas plus simple ? Kate n’avait jamais connu ce genre de soucis. Henry avait avoué draguer pour la première fois étant donné que cela s’était fait naturellement avec sa défunte fiancée. Mais pour la barmaid, envisager une relation normale avec un homme était une première. Elle s’était déjà faite embrasser et baiser mais elle n’en avait jamais ressenti l’envie ou le besoin. Ces tâches ne faisaient que partie de son ancien job, ni plus ni moins. Passer du temps avec un homme ou une femme à faire la conversation faisait également partie des choses qu’elle devait faire au travail que cela soit en tant que prostituée ou barmaid. Mais la brune avait ce besoin d’échanger, de connaître Henry qu’elle ne maîtrisait pas le moins du monde.

Se rapprochant un peu plus, Henry maintient son regard intense plongé dans les prunelles de la jeune femme. Sa proximité comme ses paroles sont assez déstabilisantes pour l’étudiante. Pourquoi s’accrochait-il à ce point ? Qu’avait-elle pu faire pour mériter cela ? Tandis que son coeur commençait à s’emballer à cause de la proximité, des frissons parcoururent tout son dos et elle finit par se mordiller la lèvre inférieure, réflexe révélant sa nervosité. Le beau brun était si attentionné, il ne méritait pas de souffrir plus que ce qu’il avait déjà dû surmonter avec la disparition de Sarah. Et elle, qu’allait-elle lui apporter ? L’historique d’une ancienne pute additionné à une épée de Damoclès au-dessus de la tête nommée “Crows League” ? Cela ne faisait pas vingt-quatre heures que Fallon et elle avaient pris la décision de s’allier au lieutenant Hart pour faire tomber l’organisation. Mais à quel prix ? Sa mère adoptive et elle savaient qu’elles couraient un grand risque dans l’affaire. Pouvait-elle se permettre de faire prendre ce risque à l’écrivain ? S’il devait mourir par sa faute, Kate se rendait compte qu’elle ne se le pardonnerait jamais …

Le garçon cherche à la soutenir et à l’encourager avec un sourire timide aux lèvres tellement charmeur … Mais il ne sait pas dans quoi il s’embarque … La barmaid sait elle. Elle se doute que lui apprendre qu’elle est une ex-prostituée qui a pu arrêter ce métier immonde grâce à sa mère adoptive tueuse à gage qui a exterminé toute l’organisation n’était pas forcément une bonne idée. Mais lâcherait-il l’affaire sans avoir la vérité ? Le contact de sa main contre la sienne eut l’effet d’un électrochoc. Ce contact si doux et agréable eut l’effet d’un poison. La jeune femme retrouvait cette sensation qu’elle avait eu, quelques jours auparavant, lorsqu’ils avaient dansé au bar. Ses paroles comme ses gestes étaient d’une ivresse incroyable pour l’étudiante. Elle qui n’avait jamais connu cela auparavant, elle ne pensait pas que cela lui donnerait envie de plus et pourtant. Henry venait de lui dire clairement qu’il ne voulait pas qu’elle s’en aille. Il finit par prendre la main de la brune dans la sienne avec une douceur inimaginable.

Tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques Henry ...

Un instant elle imagina le pire et ferma les yeux. Et si elle tentait le coup et qu’en apprenant son passé il finissait par être dégoûtée d’elle ? Si Kate arrivait à se défendre elle-même de la Crows League, peut-être qu’il s’en prendrait à lui … La jeune femme savait qu’elle n’était maîtresse que de son futur et non de son passé. Mais les changements qui étaient en train de s’opérer comportaient des risques, de très gros risques. La douceur de sa caresse sur le dos de la main à la brune l’obligea à rouvrir les yeux. La bataille qui faisait rage au fond d’elle devenait de plus en plus intenable. Fallon lui disait toujours qu’elle réfléchissait trop et là en était la preuve. Faisant un pas en arrière, la barmaid lâcha la main du garçon et planta ses yeux emplis de tristesses au fond des prunelles noisettes de son interlocuteur.

Sais-tu pourquoi je repousse tous les hommes ? Parce que pour la plupart, ils ne me feront connaître qu’une version soft de mon ancien métier. Tu m’as avoué l’autre jour que tu n’avais jamais eu à faire connaissance dans le but de plaire à une personne. Que cela c’était fait tout seul avec Sarah. Pour moi, plaire, c’est mon ancien métier. Je n’ai par contre jamais éprouvé le moindre sentiment envers qui que ce soit à part ma mère adoptive ...

Kate tentait de lui faire comprendre qu’il n’avait aucune certitude de ce qu’ils pourraient avoir ensemble à part refiler des emmerdes à Henry. Devait-elle lui faire comprendre cela ? Qu’il serait en danger s’ils allaient plus loin ? Cela pourrait effectivement le raisonner et lui faire prendre la tangente … La brune n’en avait pas envie mais elle n’avait guère le choix. Aussi elle opta pour la stratégie la plus douloureuse et probablement celle qui aurait le meilleur résultat.

Aurais-tu imposé à Sarah de mettre sa vie en jeu pour toi ?

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 6 Juil - 0:28

Je ne comprenais pas vraiment la réaction de Kate, du moins si je la comprenais, ce n'était qu'en partie. Je m'ouvrais peu mais je le faisais avec elle, naturellement, presque trop facilement me disait une partie de moi. Sarah savait tout de Kate, je lui en parlais un peu chaque jour, chaque fois que j'allais sur sa tombe. Je me demande combien de pieds au cul j'aurai déjà récolté de la part de Sarah pour ne pas avoir osé me risquer d'avantage à me rapprocher de la barmaid mais je crois que cela se compterait par paquet de dix … par jour probablement. La vérité que j'avais partagé avec Kate sur mon passé, en parlant de la photo, de ce qui était arrivé, c'était plus que je n'avais jamais dit à personne, sauf la police bien sûr. Elle était la première à qui je choisissais véritablement de parler. Je ne portais pas mes oreillettes en cet instant, une autre preuve d'une grande confiance en elle. C'était un jeu sans doute dangereux, tout du moins c'est ce qu'estimait la jeune femme qui pourtant n'avait encore fait aucun effort pour récupérer sa main au moment où elle me dit que j'ignore les risques que je prends. Je hausse doucement les épaules.

« Je n'ai pas peur. »

Ignorant tout de son passé je pourrai imaginer le pire, mon esprit de romancier pourrait imaginer le pire mais il me suffisait de penser à la douceur de cette main dans la mienne, de regarder la beauté de son visage pour me faire une simple réflexion : peu importe le risque. Allais-je devoir éliminer un réseau de passeur de drogue entier pour elle ? Braver les enfers de Hadès pour récupérer son âme ? Affronter sept ex maléfiques comme Scott Pilgrim ? J'y serai prêt, sans hésitation et sans peur, sans crainte et sans reculer à aucun moment. Pour la première fois depuis des années j'avais envie de vivre, de tenter une aventure, je ne voulais pas reculer. Ca je le faisais depuis mon enfance, prendre peur, être timide, je le faisais depuis toujours. Je ne voulais plus le faire. Plus maintenant, plus après ce que j'avais vécu. Il fallait désormais avancer. Du moins c'est ce que je voulais. Kate me donnait cette envie et les mots qu'elle prononçait ne parvenaient à m'en dissuader. Pourtant je comprends chaque parole et je n'essaye pas d’embellir ce qu'elle dit. Je n'essaye pas d'imaginer qu'elle devait attirer des clients dans un casino clandestin, elle parlait de prostitution et je le comprenais parfaitement. Ses paroles glissaient dans mon cerveau comme une vérité horrible sur elle mais même cet argument ne parvenait à me dissuader. Seuls ses derniers mots dans cette explication parviennent à me toucher sans parvenir à me faire vraiment du mal. Personne sauf sa mère adoptive. Cela avait un écho étrange en mon cœur, comme un pincement, pas totalement douloureux, pas agréable pour sûr.

J'allais répondre quand elle ajoute une question qui durcit mon regard dans le sien pendant un bref instant. Qu'elle utilise Sarah, enfin qu'elle tente de l'utiliser, ne me plait aucunement. Mon regard se radoucit, elle semble vraiment avoir envie de me dissuader jusqu'à tenter de m'effrayer. A nouveau je m'approche d'elle, réduisant une fois de plus la distance entre nous.

« Non. Je ne lui aurai jamais imposé de mettre sa vie en jeu pour moi. Mais j'aurai mis la mienne en jeu pour une seconde de plus avec elle. »

Je prends ses mains, pas une, les deux, avec cette même délicatesse que précédemment. Une façon de lui montrer que je ne suis pas dégoûté par ce qu'elle m'avait dit. C'est la même tendresse qui provoque ces petites caresses de mes pouces, mon regard retrouvant sa douceur au moment de rencontrer le sien.

« Je suis certain que je ne serai pas aussi pervers que ceux que tu as pu connaître par le passé mais je ne m'excuserai pas de cela. »

Je la regarde toujours dans les yeux, savourant le contact délicat de ses mains dans les miennes.

« Je te demande pardon. »

Cette phrase n'est pas vraiment explicite, peut-être même pas terminée, interrompue par un léger baiser, du bout des lèvres. Je n'ai même pas posé mes lèvres sur les siennes, j'ai déposé ce doux baiser sur la commissure de ses lèvres. Mon regard se porte à nouveau dans le sien.

« Je n'ai pas peur parce que tu me donnes un courage que je m'ignorais. Je n'ai pas envie de te voir partir parce que je tiens à toi. »

Je ne voyais pas quoi dire de plus, quoi dire d'autre.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 6 Juil - 7:31

16 Janvier 2050

Henry n’en démordait pas. Le fait qu’il lui dise ne pas avoir peur avait poussé la jeune femme a en dire plus. Elle n’avait pas le droit de le mettre en danger et de l’exposer ainsi sans le mettre en garde de la réalité des choses. Son passé et sa situation actuelle bien que voilé et enjolivé par les mots étaient une dure réalité. Kate se détestait intérieurement. Le fait d’avoir utilisé la défunte fiancée d’Henry pour tenter de le résonner était cruel. Ca ne lui ressemblait clairement pas. Son but premier n’était nullement de le blesser mais elle se doutait qu’il n’avait pas dû apprécier. De la même manière que l’aveu qu’elle avait fait. Evidemment, s’il y avait une personne pour qui ses sentiments étaient clairs et incontestables, il s’agissait bien de Fallon. Mais la réalité, c’est qu’il y avait quelque chose au fond d’elle qui grandissait petit à petit et qui lui faisait peur comme n’importe quelle chose inconnue. Avec sa mère, tout s’était fait très naturellement. Elle l’avait sauvé et sorti de son trou à rat, il était difficile de ne pas lui être redevable surtout lorsqu’elle lui avait proposé de vivre ensemble. C’était ainsi qu’elle avait appris à la connaître et qu’elle s’était rendue compte que la vie de la tueuse à gage était loin d’être rose également. Mais avec les hommes, enfin avec Henry uniquement, tous ce qui se passaient étaient très … perturbants … En clair, la brune était perdue. Elle ne connaissait absolument pas cette facette d’une relation. L’attirance physique était une chose, l’étudiante était déjà capable d’en juger. Mais l’impact de ses mots, de son attitude, de n’importe lequel de ses gestes était inexplicable. Pendant un court laps de temps, la barmaid pensait avoir convaincu le beau brun de lâcher l’affaire. Ce petit temps suspendu dans cette scène la laissa croire qu’elle avait eu gain de cause et qu’elle avait réussi à le protéger de ce monde cruel rien qu’un peu. L’écrivain le connaissait déjà trop bien à sa manière et il ne méritait pas de subir la réalité de cette vie encore plus.

Durant un court instant, elle eut cet espoir de l’avoir protégé et, en même temps, cette déception, ce mal rongeant qu’elle n’allait plus le voir. La brune sentait ce malaise au fond d’elle. Elle avait agit pour le bien de l’écrivain mais, dans le fond, ce n’est pas ce qu’elle voulait. La jeune femme avait juste cherché à être raisonnable et rationnelle. Le pas d’Henry dans sa direction lui fit comprendre que le choix de ses mots n’avait pas été suffisant. Ses premières paroles tel un poison s’insinuèrent en elle, tranchant, implacable. Telle une sentence, il lui faisait comprendre qu’elle n’aurait pas dû utiliser Sarah. Baissant les yeux, Kate s’en voulait clairement. Ses mots à lui ainsi que sa propre façon d’agir lui donnaient honte. Elle n’était pas ce genre de personne de base. Le contact de leur peau lorsqu’il lui prit les mains lui donna de nouveau l’étrange impression d’un électrochoc. Sa douceur et sa tendresse étaient prenantes, éprouvantes, enivrante … L’étudiante reporta son attention sur le beau brun pour y retrouver ses prunelles d’une telle douceur. Comment pouvait-il ne pas lui en vouloir par ses dernières paroles ? Comment ne pouvait-il pas être dégoûté par son passé ? Tout se bousculait dans l’esprit de la scientifique qui n’arrivait pas à trouver la moindre logique dans tout cela. Vint s’ajouter à cela la suite de ses paroles. La barmaid n’y comprenait absolument rien. Tentait-il de blaguer ? De quoi devrait-il s’excuser alors que c’était son comportement à elle qui était impardonnable ? Ne pas s’excuser mais demander pardon ? Quelle différence y avait-il ?

Henry se rapprocha alors pour déposer un tendre baiser au coin des lèvres de la brune. L’électrochoc lié à leur contact physique par les mains s’étendit à tout son corps. Un grand
nombre de frissons traversa la totalité de son corps. Cette gêne qu’elle avait au creux de son ventre depuis le début se développa créant une envie irrépressible. Se mordant la lèvre inférieure, la jeune femme écouta de nouveau le beau brun. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement face aux paroles de l’écrivain. Son discours et son attitude toute entière n’avaient pas changé le moins du monde. Il ne semblait pas dégoûté par son passé ni terrifié par son présent. Il ne semblait voir que le fait d’être avec elle ou pas. Kate se sentit obligée de refaire tout le film dans sa tête.

Depuis plusieurs mois, ce garçon avait trouvé son bar comme refuge pour écrire. Enfin c’est ce qu’elle croyait, mais cela n’était la seule raison de sa présence dans l’établissement que le premier soir. Après quoi, commandant inlassablement ce cocktail qu’il n’aimait pas, il était revenu pour la voir sans jamais lui adresser la parole plus que nécessaire avant la semaine dernière. Une inquiétude, une attention, quelques paroles échangées et ils s’étaient retrouvés à finir la soirée en dansant et en discutant. Jamais en six ans la barmaid n’avait autant poussé la conversation avec quelqu’un autre que sa mère. Mais ce soir là, avec le recul, elle se rendait compte qu’elle ne s’était posée guère de question sur l’attitude à adopter. C’était ce qui l’avait poussé à revoir le jeune homme. En sa présence, elle n’était pas une barmaid, ni une pute, ni une étudiante écervelée ou encore une enfant. Avec lui, la brune était tout simplement elle-même. Ses méfiances provenaient principalement du fait qu’elle n’était traitée de la sorte que par sa mère. Au café-librairie, il lui avait avoué qu’elle avait été la raison de son inspiration pour son best-seller, malgré elle. La pluie les avait mené tous les deux chez lui par la suite. Tant d’évènements en si peu de temps, c’était inimaginable. Mais deux choses lui revenaient systématiquement en tête, ce baiser sur la joue le premier soir et le baiser qu’il venait de déposer au coin de ses lèvres. Aucun homme n’avait pu faire ce genre de choses au cours des six dernières années. Elle avait fait une croix dessus. Mais avec Henry, la seule chose, dont sa tête et son corps avaient envie, c’était de recommencer.

Je suis désolée ...

Lâchant les mains du beau brun, alors qu’une larme roula doucement le long de sa joue droite, la jeune femme prit le visage d’Henry entre ses doigts et commença à l’embrasser, doucement. Une chaleur enivrante commença à envahir tout son corps. Les sensations nouvelles se multipliaient. Mettant fin au baiser, la barmaid était un poil gênée. Son instinct avait pris le dessus sur sa raison. Jamais aucun contact physique avec un homme n’avait créé pareilles sensations à Kate par le passé. Cela expliquait son malaise qui était apparent contrairement à la majorité des cas. Ses prunelles émeraudes fuyaient les yeux noisettes de l'écrivain ne sachant pas à quoi s'attendre. Sa propre attitude était telle une girouette, vive et inattendue.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 6 Juil - 14:33

Plus Kate tentait de me faire m'éloigner, de m'assurer que nous n'avions aucun avenir et plus je me sentais l'envie de me rapprocher. On pourrait qualifier cela de pur masochisme, cette envie idiote et complètement folle de me rapprocher d'elle ainsi alors qu'elle me met en garde, me fait savoir que je prends un grand risque. Je ne lui mens pas pourtant, jamais je n'aurai fait quoi que ce soit pour mettre la vie de Sarah en danger, en revanche j'aurai fait n'importe quoi pour elle, pour la protéger. Si nous avions été dans ces temps anciens où l'on coupait des têtes, j'aurai mis ma tête sur le billot à la place de la sienne sans hésiter une seconde. Comme je l'ai dit à Kate, pour une poignée de secondes en plus avec elle, j'aurai donné ma vie. Je n'avais pas eu cette chance, celle de passer quelques secondes de plus avec ma fiancée, je n'entendais pas perdre ce quoi que ce soit qui semblait nous rapprocher avec Kate. Ma décision était prise et je pouvais être plutôt têtu en ce qui la concernait apparemment. Je refusais de m'éloigner d'elle, au contraire, je n'avais qu'envie de me rapprocher, de la toucher, de sentir sa peau contre la mienne, ses mains dans les miennes. C'est stupide comme réaction, je n'ai jamais été aussi physique avec quelqu'un depuis … inutile de préciser je suppose. Ma plus grande inquiétude finalement n'est pas de savoir les dangers qui poursuivent Kate à la croire, ma plus grande inquiétude est de voir ce baiser volé se clôturer par une gifle magistrale. J'ai toujours eu cette sorte de pressentiment que la barmaid sait se battre, et pas simplement se défendre, mais vraiment se battre. Au risque donc de recevoir une gifle pour ce baiser.

Je n'ai plus envie de m'excuser une fois de plus pour ce baiser, je préfère ne rien dire, j'en ai assez de m'excuser d'être attirée par sa beauté, par ce que je vois en elle que je m'explique et pire encore par ce que je vois en elle et que je ne m'explique pas. Je ne comprends pas vraiment ce qui m'arrive depuis ma rencontre avec elle, enfin rencontre je qualifiais cela ainsi mais c'était plutôt une rencontre au hasard, sans prévenir et qui n'en avait même pas été une. Pendant plusieurs mois elle avait existé dans mes pensées, dans ma tête, jusque dans mes doigts quand ils venaient à la rencontre des touches de mon clavier d'ordinateur ou des touches de ma machine à écrire. Elle avait eu cette présence avec moi à mes côtés mais je n'avais été qu'une inconnue à ses côtés, juste un client anonyme dans son bar. Tout ce qui avait suivis était improbable et imprévisible, le succès de mon roman, notre première vraie discussion, la danse, le rendez-vous inattendu et inespéré, la pluie, terminer chez moi … Rien n'était logique, tout était improbable, une aussi belle jeune femme dans ma vie et je venais presque de l'embrasser, sans oser le faire. Ses mots ont un écho très étranges, profondément désagréables, je peux presque sentir ce picotement brûlant d'une gifle sur ma joue, entendre le bruit de la porte claquée derrière elle mais rien de tout cela n'arrive. Ses mains quittent les miennes comme je m'y attendais mais elles ne se posent pas sur la poignée de la porte ou me giflent douloureusement. Non, loin de là. C'est un geste tendre que ses mains sur mes joues, plus tendres encore ses lèvres sur les miennes. Ce baiser délicat qu'elle m'offre, un vrai baiser auquel il me faut un instant pour répondre, pour comprendre vraiment ce qui arrivait. Mon cœur bat à un rythme effréné, c'est totalement stupide comme réaction. Mes mains se sont approchées de ses hanches sans s'y poser car le baiser s'interrompt mais pas de façon brutale et désagréable, non le baiser s'interrompt avec une grande délicatesse, presque de la douceur.

« Pas besoin de t'excuser, tu … embrasses très bien. »

Pas que j'avais une expérience incroyable dans ce domaine et je suis sûr qu'elle ne s'excusait pas pour ce baiser mais mon cerveau embrumé par l'idée-même qu'elle m'ait embrassée n'arrivait pas à réfléchir plus avant. Je récupère doucement une main, guidant la jeune femme dans l'appartement vers le canapé. Je l'invite à s'y installer.

« Un verre de vin ? »

Ce n'est pas tant une question, je m'absente un bref instant, revenant avec une bouteille de vin rouge et deux verres. Je la sers et lui tends le verre avant de faire de même, m'installant à côté d'elle, la laissant venir s'approcher si elle le souhaitait. Si ce n'était que de moi, il ne fait aucun doute que nous serions en train de nous embrasser encore et encore mais je ne veux pas la faire fuir. Pourtant je ne peux pas m'empêcher, venant poser délicatement une main sur son épaule, comme une façon de l'inviter à se poser contre moi.

« Je … tu as dit que tu lisais mon roman … tu veux qu'on … je ne l'ai jamais lu de bout en bout. »

Je propose cela, un petit moment intime, de partage, quelque chose de simple, accompagné d'un peu de vin et d'un feu dans la cheminée. Ca fait … très … couple et je m'en surprends mais je n'imaginerai pas autre chose entre nous.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 7 Juil - 7:51

16 Janvier 2050

Ce baiser était intense et hypnotisant. Sa douceur et sa tendresse laissaient la place à des sensations chargées. Son coeur n’arrêtait pas de s’emballer de plus en plus. Embrasser avait été comme dire bonjour pour elle quelques années en arrière : banal voir même inutil. La brune n’avait connu ce type d’échange que dans un cadre “professionnel”. Son seul intérêt était de donner ce que le client voulait afin que son patron lui fiche la paix. Elle n’avait jamais éprouvé ni l’envie ni le besoin d’embrasser quelqu’un ou d’être à ses côtés. Ce contact physique lui faisait tout simplement ni chaud ni froid. Etait-ce le fait que cela soit son métier ? Son métier de l’époque avait été sa seule façon d’aborder la chose. Dans tous les cas, c’est ce qui avait fait que la barmaid n’avait eu aucune difficulté à rayer les hommes de sa vie une fois sortie de ce trou à rat. En se renseignant un peu, elle avait fini par conclure qu’elle était potentiellement asexuelle, ne ressentant pas ce besoin comme la majorité de l’espèce humaine.

Mais ce n’était sans compter sur le fait qu’elle allait rencontrer Henry et que tout allait devenir bien plus compliqué. Et ça, la jeune femme n’arrivait pas à l’expliquer ni même à le comprendre. Comment ce garçon qui avait débarqué dans sa vie de manière aléatoire et discrète avait-il pu la faire arriver jusqu’ici ? Dès les premiers jours de son arrivée au bar, Kate avait été intrigué par sa solitude et la bulle qu’il constituait autour lui à l’aide de son ordinateur et de ses écouteurs. Il était une énigme à lui tout seul. L’étudiante se souvenait de ce soir là, où un malotru ne voulait pas la lâcher et qu’il avait cherché à prendre à partie l’écrivain. Elle ne l’avait jamais autant entendu parler qu’à cet instant avant leur fin de soirée en tête à tête. Malgré sa timidité, il l’avait défendu par ses mots. Mais une fois la scène terminée, il avait repris ses habitudes.

Revenant à la réalitée, les mots du beau brun la sortent de sa rêverie. Ce baiser n’était pas prévu. Elle avait su être entreprenante par le passé, afin de satisfaire toutes les demandes. Mais aujourd’hui, la brune était incapable d’expliquer pourquoi elle avait agi ainsi et encore moins pourquoi elle avait tant envie de recommencer. Le fait qu’Henry soit si réservé la poussait à ne pas agir dans la précipitation également. Il fallait cependant ne pas nier la réalité des choses : l’étudiante était elle aussi totalement déboussolée par ce qu’elle avait fait mais aussi par ses gestes à lui. Le beau brun lui avait pris la main tendrement avant de l’emmener vers le canapé. De là, il avait posé une question à laquelle il ne cherchait manifestement pas plus de réponse que ça. L’écrivain était déjà reparti pour revenir avec une bouteille et deux verres. Une fois servis, il prit place sur le canapé non loin d’elle. Mais le peu de distance qu’il y avait entre eux était de trop. C’est ce que ressentait la jeune femme à cet instant. Le baiser qu’elle lui avait imposé en quelque sorte avait été trop court, beaucoup trop court. Qu’est-ce qui faisait qu’elle avait ce besoin de contact avec l’écrivain ? Ses pensées furent chassées par la douce main du garçon qui vint se poser sur son épaule, procurant des frissons dans tout son corps ainsi que ces fourmillements au creux de son ventre toujours inexpliqués.

Portant son verre à ses lèvres, la brune l’écouta attentivement. Hésitant, il était de toute évidence pas plus à l’aise qu’elle dans cette situation. Sa proposition arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe après leur joute verbal et ce baiser qu’ils avaient échangé. A croire qu’ils n’appréhendaient pas les choses de la même manière. Dans tous les cas, miss Ward ne comptait pas le contredire. Trop d’informations s’emmêlaient dans sa tête. Elle avait fait en sorte d’esquiver son regard depuis le baiser mais elle allait devoir l’affronter. Evidemment Henry avait toujours son regard tendre avec elle. Malgré ce que la barmaid avait pu dire pour tenter de le faire fuir et de lui faire accepter la réalité qu’il serait mieux sans elle. La brune aurait aimé savoir ce qui lui traversait l’esprit à cet instant précis. Elle lui adressa un faible sourire.

Pourquoi pas.

Le garçon se releva pour aller chercher le bouquin en question. Kate en profita pour boire une nouvelle gorgée. Le vin était bon mais en plus cela lui donnait la sensation de se détendre que de boire un peu d’alcool. Alors que le beau brun revint avec le livre, elle se demanda comment ils allaient pouvoir lire à deux. Ce qui était sûr, c’est que l’ambiance de la pièce se prêtait bien à ce genre de moment de détente. Une fois qu’il eut pris place, la jeune femme se rapprocha du jeune homme pour pouvoir lire en même temps que lui. Le moindre contact supplémentaire avait un effet sur le corps de la demoiselle. A croire que plus elle en avait et plus elle en voulait. A cet instant, seule sa raison la retint de ne pas changer de position pour se blottir contre Henry. L’étudiante commençait à se sentir idiote dans son comportement et ses réactions mais dans le fond cela ne changerait rien.

Comment souhaites tu qu’on procède ?

En attendant la réponse de l’écrivain, la brune but une nouvelle gorgée. Elle ne savait pas vraiment comment agir en ces circonstances. Pour elle, ce qu’ils étaient en train de vivre n’existait que dans les livres.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 7 Juil - 11:16

Lire … s'installer dans le canapé. Autant de façons de s'échapper à ce qui était en train d'arriver, à ces doux baisers que nous échangions. J'avais besoin de me sortir cela de la tête, de m'en éloigner, s'installer dans le canapé et chercher une bouteille de vin permettait déjà de le faire. Quelques verres de vin permettraient également de prendre un peu de distance avec la réalité. Quand à l'idée de lire et bien cela allait permettre de prendre encore un peu plus de distance. J'avais besoin de cela pour faire le ménage dans mes pensées, pour réfléchir sérieusement ou du moins pour éviter de me poser ces questions stupides sur ce que je faisais, si j'avais raison de le faire. J'en avais vraiment envie, n'était-ce pas assez pour que cela soit de la raison ? Malheureusement la faible distance entre nous dans le canapé est plus désagréable qu'autre chose et l'excuse de la bouteille de vin pour m'absenter à peine quelques secondes ne m'avaient pas permis de rallier mes pensées autant que je l'aurai souhaité. Je réfléchissais tout en proposant de lire un peu de mon roman, en fait je n'avais qu'une envie et c'était de prendre Kate dans mes bras. Je ne voulais pas aller trop vite mais tout mon corps criait le contraire. Elle était la toute première ces dernières années qui me faisaient sentir ainsi, à la fois moi-même et plein d'envies que je ne parvenais pas à m'expliquer et à comprendre. J'avais envie de la serrer, de l'embrasser, n'en avais-je pas le droit après tout ? Elle avait répondu à mon baiser volé par un vrai baiser. C'était un signe évidemment que je devais avoir le droit, à nouveau, de l'embrasser. C'était peut-être simplement mon envie qui parlait et je ne sais pas si cela me rassurait ou pas.

« D'accord. »

Je m'absente un bref instant pour chercher le livre, à l'état de la couverture et des pages, il était facile de se rendre compte qu'il n'avait jamais été ouvert. Il faisait parti d'une dizaine d'ouvrages que j'avais eu de mon éditeur si un jour je décidais de faire une séance de dédicaces mais franchement … je doutais que ça n'arrive jamais. Quand je me ré-installe sur le canapé, près de la brune, ses mots me surprennent, quelque part me choquent. Ceux sont plus les mots que j'imaginerai entendre lors d'une … et bien … pour tout dire … une passe.

« Tu sais, ce n'est pas une opération militaire, il n'y a pas de procédure déterminée. »

Je souris en disant cela, feignant une innocence sur son passé. Je m'installe au bout du canapé, confortablement avant de poser délicatement ma main sur son épaule.

« Si c'est à moi que tu demandes et bien … je vais te montrer ce que j'imagine. »

C'est la première fois que je faisais cela pour tout dire. Sarah et moi avions beaucoup de points communs mais pas nos goûts en littérature. Elle aimait avant tout la poésie et les pompeux romans français comme Manon des Sources aux phrases bien trop longues pour un cerveau normalement constitués. Ma main sur mon épaule attire Kate contre moi.

« Quelque chose comme ça, ce n'est pas trop mal je trouve. »

Sa présence longtemps si troublante est désormais agréable, un peu plus que troublante pour tout dire. Mon verre de vin posé sur la table basse, un bras au-dessus de l'épaule de Kate, l'autre autour de sa hanche, je peux tenir le livre à deux mains, rendant la lecture facile pour tous les deux.

« Tu arrives à lire correctement ? Tu en étais où ? »

Je la laisse m'indiquer le chapitre où elle en était pour rejoindre la page en question.

« Je lis ce chapitre, tu lis le suivant, je pense que c'est le plus simple. »

Doucement, d'une voix calme je lis le premier chapitre, ne pouvant m'empêcher de savourer la présence de la barmaid contre moi. Je ne résiste pas en terminant ma lecture et dépose un baiser dans ses cheveux. Sa présence n'a presque plus rien d'intimidante, elle n'est plus que très agréable et je profite pleinement de cet instant, le sourire aux lèvres. Bienheureux pour la première fois depuis bien longtemps.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 8 Juil - 17:45

16 Janvier 2050

Les mots d’Henry la prennent au dépourvu, pire la blesse un peu. Peut-être qu’il n’a pas compris qu’elle n’avait jamais eu ce type de relation et qu’elle ne savait donc absolument pas ce qui se faisait ou pas ni comment cela fonctionnait. Son sourire angélique lui fait vite oublier cela pour autant. La brune n’arrivait toujours pas à comprendre comment ils en étaient arrivés là. Comment pouvait-il être aussi gentil et compréhensible par rapport à son passé ? Le beau brun revint avec son livre et s’installa sur le canapé. Le contact de sa main sur son épaule est chaud, rassurant,hypnotisant. La jeune femme se rend compte à quel point la présence du garçon a un effet apaisant sur sa personne. Avec tout ce qu’il s’était passé récemment, ce moment avec lui était réellement bénéfique. Etait-ce pour ça qu’elle avait craqué plutôt que le tenir éloigné d’elle ? Avait-elle agit par pur égoïsme ? L’écrivain semblait avoir envie d’être avec elle. Mais cette décision n’était pas franchement la plus sage. Elle repensa au fait qu’elle était allée jusqu’à l’embrasser, un doux baiser à la fois rafraîchissant et brûlant. Mais brûlant de quoi ? La barmaid chassa vite cette idée de sa tête avant de vouloir impérativement recommencer. L’homme qui était si gentil avec elle ne semblait pas vouloir aller trop vite et ne connaissant pas toutes les étapes possibles, elle préférait prendre son mal en patience. Se laissant faire, elle s’allongea tranquillement pour venir se lotir contre Henry. Cette proximité était à la fois stressante et irrésistible. Elle pouvait sentir sa chaleur et son odeur corporel. Kate se dépêcha de poser son verre pour s’installer confortablement sans gêner le garçon. Il passa ses bras de chaque côté d’elle pour installer le bouquin pour la lecture. Le souffle un peu coupé, le coeur de la belle ne cessait de battre à tout va.

Tu es bien installé ? Je ne te gêne pas ?

La barmaid était à deux doigts de demander si elle n’était pas trop lourde ayant l’impression d’écraser le jeune homme. Elle se ravisa toutefois jugeant la question un peu stupide. La brune espérait bien que ce dernier lui dirait s’il y avait le moindre problème. De plus, ce pseudo-câlin lui convenait parfaitement. Elle avait ce besoin depuis peu d’être proche de lui, encore plus depuis qu’ils avaient échangé un baiser … L’étudiante se mit une claque dans sa tête. Il fallait qu’elle cesse de penser à cela.

Oui je peux lire pas de soucis. J’en étais au chapitre six ou sept de mémoire.

Prenant les devants, Kate tourna les pages jusqu’au chapitre six. Survolant les premières lignes, elle comprit vite qu’elle avait déjà lu ce passage. Elle tourna de nouveau les pages du livre flambant neuf pour se positionner au début du septième chapitre.

C’est bien celui-ci. Vas-y je t’écoute.

La jeune femme ne pensait pas être encore plus hypnotisée lorsque l’écrivain commença la lecture. Sa voix était d’une douceur incroyable, un son tellement apaisant et berçant. La fatigue des derniers jours commença rapidement à la rattraper. Mais elle réussit à résister jusqu’à ce que cela soit son tour de lire et le petit baiser qu’Henry lui fit dans les cheveux la motiva pour prendre la lecture à son tour. Un peu stressée, elle réalisa que son corps tout entier c’était énormément détendu depuis que la brune avait pris place au creux des bras du jeune homme. Sans vraiment réaliser, ses mains se posèrent sur les avant-bras du garçon et elle commença à les caresser tout en poursuivant la lecture. Elle sentait le souffle de l’écrivain qui venait parfois chatouiller sa nuque et elle entendait très faiblement les battements de son coeur. Lorsque l’étudiante lui repassa la lecture, la lutte contre l’appel de Morphée commença à être difficile. Le contact avec Henry, son souffle sur sa peau, toutes ses choses la détendaient tellement qu’elle finit par s’endormir ainsi, écoutant la douce voix de l’écrivain lui comptait son histoire. Dormant paisiblement, Kate fut délaissée par le beau brun qui finit par l’installer seule sur le canapé. S’éclipsant, il partit aux toilettes avant d’aller se coucher. Les vieux cauchemars et les nouveaux commencèrent à faire surface. L’esprit de la barmaid fut envahit par des souvenirs de Keaton et ses sbires. Elle imaginait déjà son retour ou celui de son successeur qui viendrait la récupérer pour lui faire payer d’avoir contribué à la chute de leur empire. Imaginant sa mère et Henry sur le point d’être exécuté, le stress monta d’un cran. Gigotant dans son sommeil, Kate n’arrivait pas à tourner le dos à ses cauchemars passés. Quelques faibles gémissements s’échappaient des lèvres de l’ancienne prostituée en proie à ses démons intérieurs.

Keaton arrête ... Fallon ... Henry ... Non ...

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 8 Juil - 18:25

La question de Kate provoque un grand sourire sur mon visage. Comment pourrai-je ne pas être bien en cet instant ? La seule et unique jeune femme qui m'a donnée l'envie d'écrire à nouveau et même de vivre à nouveau. J'étais en mode survie ces dernières années, j'étais là sans vraiment l'être, je prenais vaguement soin de moi sans attacher grande importance à qui je suis et mon futur. Depuis ma rencontre avec elle, je n'avais qu'une seule et unique envie : passer du temps avec elle. Pourtant si elle n'avait pas initié le dialogue, je n'aurai sans doute jamais eu le courage de lui parler. Elle avait tout initié finalement, d'une façon ou d'une autre alors me gênait-elle ?

« Je suis très bien installée et tu ne me gênes pas du tout. Au contraire, c'est très agréable. »

Pourquoi cette dernière précision ? Je ne regrette pas ce que je viens de dire, j'aurai pu le regretter si elle avait sauté sur ses pieds pour fuir en ayant peur d'être, elle aussi, trop bien installée mais ce n'est pas le cas. Kate semble prendre plaisir elle aussi à sa présence à mes côtés et cela me convient, c'est même au-delà de ça, c'est presque parfait. Ca serait mieux avec un baiser mais je ne veux pas sembler trop … trop quoi au juste ? Je commence à me dire qu'elle a autant envie que moi d'un nouveau baiser et de ce moment tendre que nous partageons. Pourquoi est-ce si difficile pour moi d'oser me rapprocher encore d'elle ? Nous nous sommes embrassés, tout devrait être plus simple. Son passé est pourtant dans ma tête et je ne veux pas qu'elle imagine que la seule chose qui m'intéresse en elle soit son physique parfait. Cela fait partie de son charme mais ce n'est pas cee que je vois le plus en elle.

« On peut en reprendre où tu en étais. Etrangement je connais les chapitres précédents. »

Et les suivants aussi mais ça serait une aventure toute nouvelle pour moi de lire mon propre roman. Je n'en avais jamais lu aucun de bout en bout. J'avais lu les chapitres comme je les écrivais mais tous n'étaient pas écris dans l'ordre du montage, parfois des chapitres s'intercalaient ou je les décalais. C'était une première de lire mon roman tel qu'il était publié et je fais cela avec beaucoup de douceur dans ma voix. Ce moment entre nous est tendre et délicat, lire avec une grosse voix ne serait pas la bonne idée. Je lis donc tranquillement, d'une voix douce, sentant Kate bouger un peu, se mettre totalement à l'aise entre mes bras. Je ne résiste pas à ce baiser à la fin de ma lecture et je profite vraiment de l'entendre lire, sa voix est comme une caresse très agréable que je savoure à chaque mot. Lorsque je reprends la lecture, je sens la demoiselle devenir un peu plus lourde, ses yeux clos comme elle semblait s'endormir. Lorsque je termine le chapitre et referme sans bruit le roman, elle semble profondément endormie. J'attends un peu encore qu'elle dorme sereinement avant de m'écarter, glissant un coussin sous sa tête avant de chercher une couverture dont je la recouvre. Il se dégage d'elle une telle innocence en temps normal et c'est encore accentué en cet instant que j'en finis par me demander comment son passé a pu être aussi horrible et dangereux qu'elle me l'a dit. Je ne crois pas qu'elle mentait mais en cette seconde je ne comprenais pas.

Je m'absente un bref instant avant de revenir vers elle, entendant des gémissements. Son sommeil s'est agité depuis que j'ai bougé, la sérénité qui se dégageait d'elle s'est effacée. Elle gémit et soudainement commence à parler. Juste des mots, sans vraie logique, du moins je ne comprends pas mais l'expression de son visage montre de l'inquiétude, presque de la peur. Doucement j'ouvre le canapé pour en faire un petit lit. Sarah avait l'habitude de s'endormir dans le canapé, celui-là avait une partie supplémentaire qui se rangeait sous l'assise, me permettant de le transformer en lit sans réveiller la brune dont les gémissements ont de quoi faire froid dans le dos. Toujours en délicatesse je m'allonge contre elle, dans son dos. J'ai mis des boules Quiès dans mes oreilles comme chaque nuit mais j'entends ses gémissements qui s'apaisent un peu à mon contact. Je passe une main sur sa hanche et la pose doucement sur son ventre, cela semble lui permettre de s'apaiser enfin et de retrouver un sommeil calme. L'odeur de ses cheveux est la dernière chose qui marque mon esprit alors que je m'endors à mon tour.

Je me suis réveillé avant Kate, comme chaque matin à la même heure, celui où un livreur passe dans la rue pour livrer du pain dans un petit dépôt-vente voisin. A peine avais-je quitté le canapé, Kate avait retrouvé ce sommeil agité plein de gémissements. Je m'en étais presque senti coupable d'avoir bougé. Il était encore assez tôt mais son portable avait vibré plusieurs fois, je n'avais pas fait mon curieux mais il vibrait une fois toutes les dix minutes, probablement à cause d'un appel, sa mère adoptive peut-être. J'avais donc fait du café et préparer un petit déjeuner à l'anglaise avec des beans sauce tomate, du bacon grillé, du pain frais et du jus d'orange pressé par mes soins. Je prépare le tout sur un plateau que je dépose sur la table basse. Petit déjeuner pour deux. Passant doucement ma main sur la joue de la jeune femme, je murmure son prénom pour la réveiller.

« Kate ? »

Bon dieu ce qu'elle est belle. Elle bouge un peu, probablement sur le point de se réveiller et une question me traverse l'esprit, si elle sait se défendre et n'a pas l'habitude de dormir avec quelqu'un, était-ce une bonne idée de la réveiller comme je le faisais ? Au moins je suis sûr qu'elle ne dort pas avec un couteau ou une arme sous l'oreiller. Je dépose un baiser sur sa joue, toujours avec délicatesse.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 8 Juil - 21:42

17 Janvier 2050

Le sommeil de Kate fut perturbé à plusieurs reprises. Toutes ses idées noires venaient lui pourrir ses rêves lui rappelant inlassablement que Fallon et Henry pourraient disparaître du jour au lendemain à cause des rescapés potentiels de Keaton mais surtout à cause de la Crows League. La menace du moment était bien réelle. Elle ne connaissait aucun de ses adversaires c’est pourquoi elle ne voyait que des ombres qu’elle combattait sans relâche mais également sans espoir. Sa mère se faisait tuer sous ses yeux à plusieurs reprises à différents moments et endroits possibles. En soit, toutes ses visions d’horreur avaient de quoi la rendre paranoïaque. La brune se retrouva devant un entrepôt gardé par la Crows League. Courant à vive allure, elle assommait et tuait tous ceux qui se mettaient sur sa route afin d’arriver à son objectif. Persuadée de chercher Fallon, la barmaid tomba des nues lorsqu’elle aperçut le beau brun attaché à une chaise et bâillonné. Alors qu’elle se précipitait vers l’écrivain, elle entendit une voix l’appeler par son prénom. Le ton de la voix résonnait comme un échec dans son esprit. Un sniper actionna sa gâchette et fusilla Henry sur place. Désarçonnée, la jeune femme se fit enfin extirper de ce cauchemar sans fin. Le réveil de la belle ne fut pas des plus agréables. Le dernier cauchemar l’avait mis dans un état tel qu’elle se redressa en sursaut sans trop savoir où elle était ni ce qui venait de cogner douloureusement sa tête.

Aïe ...

Ouvrant les yeux avec quelques difficultés, son regard se posa sur Henry. En un coup d’oeil, l’étudiante comprit qu’elle n’était pas parti de chez l’écrivain. Observant le garçon, elle lui adressa un petit sourire gêné. Se tenant la tête d’une main, elle demanda :

Excuse-moi. Ca va je ne t’ai pas fait trop mal ?

Sa proximité avec le jeune homme instaura rapidement cette sensation d’apaisement qu’il dégageait naturellement. D’un autre côté, elle se remémora la veille. Ce qui était sûre, c’est qu’elle n’avait pas fait de bêtises, la brune s’était tout simplement endormie sous le poids de l’immense fatigue dont elle était la propriétaire. L’idée qu’elle ait pu embêter l’écrivain avec son impolitesse la gênait. Elle espérait qu’il avait pu se dépêtrer et s’en aller, enfin … si c’est ce qu’il voulait. La barmaid avait plutôt été ravie de se lotir dans les bras de ce dernier la veille au soir.

Je suis désolée de m’être endormie comme ça ...

Kate réalisa qu’elle s’était endormie chez le beau brun alors qu’il n’était pas du tout prévu qu’elle passe la nuit chez lui. Elle s’était invitée en quelque sorte. C’est à ce moment qu’elle aperçut le plateau que Henry avait préparé pour le petit déjeuner. Clairement, l’écrivain savait s’y prendre pour faire plaisir. A côté du repas se trouvait le téléphone de la jeune femme. Une lumière bleue clignotait signe qu’elle avait un message. Descendant ses jambes le long du canapé, elle se pencha en avant et prit en main son portable afin de le déverrouiller. Son visage se décomposa en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire “ouf”. Sa mère avait tenté de la joindre à quinze reprises depuis un peu plus d’une heure.

Merde il est déjà huit heures ...

Honte à elle, l’étudiante s’était réveillée plus tard que dans ses habitudes et elle n’avait même pas prévenu Fallon pour son absence. C’était la première fois en six ans qu’elle ne dormait pas à l’appartement. Avec ce qui leur arrivait en ce moment, l’africaine devait se faire un sang d’encre pour sa fille. Devait-elle la rappeler ? Indirectement, son téléphone avait déjà embêté un moment le beau brun et elle ne voulait pas en rajouter une couche. Tapotant rapidement son téléphone avec ses deux pouces, la barmaid envoya un texto à sa mère afin de la rassurer. Elle reposa son téléphone sur la table basse et se tourna vers Henry. Elle porta doucement sa main au visage du beau brun afin de le caresser du bout de ses doigts. Ca serait drôlement dommage d'abîmer ce visage d’ange.

Excuse-moi pour tout ...

Si elle n’était pas si bien à ses côtés, la barmaid aurait déjà pris ses affaires et serait partie pour arrêter de le déranger avec ses maladresses et ses histoires. Mais cette sensation lorsqu’ils étaient proches l’un de l’autre agissait telle un aimant. Plus elle y goûtait et plus elle en voulait. Le moment de la veille dans les bras d’Henry, allongée, avait été tellement merveilleux. Le baiser échangé avait été encore mieux … Pensant à la veille son regard descendit sur les lèvres du jeune homme. Fermant ses yeux avec un peu d’insistance, Kate chercha à chasser cette idée de son esprit.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 8 Juil - 22:39

Ca avait été la première fois depuis longtemps que je dormais aussi bien et à la façon dont Kate s'était apaisée à mon contact, je pense que ça avait également été son cas. A peine m'étais-je éloigné pour préparer le petit déjeuner, les gémissements avaient recommencé, je n'avais pu que les entendre tout en préparant le petit déjeuner. Les mots qu'elle avait prononcé la veille restaient dans ma tête, qui était Fallon ? Plus important que voulait Keaton à cette femme et à moi ? Pourquoi cela faisait-il cauchemarder ainsi la belle barmaid ? Je ne voulais pas lui poser la question pour l'instant, quand elle se sentirait prête, quand elle en aurait vraiment envie ou quand la situation le forcera vraiment, elle finira par me dire la vérité et je préférais que les choses se fassent ainsi. Aussi le petit déjeuner prêt, je me mis en tête de la réveiller puisque son téléphone avait copieusement vibré cette dernière heure. J'agis en délicatesse, hésitant à déposer ce baiser sur sa joue mais finalement je m'y risque. Je m'y risque. C'est la bonne formule. Quelque chose me dit de pousser ma tête mais mes lèvres sont à peine levées de sa joue que sa tête heurte la mienne alors qu'elle se relève en sursaut. Le choc et inévitable et franchement désagréable, particulièrement surprenant car je ne m'attendais pas vraiment à un réveil pareil. Alors que la jeune femme dit Aïe, je tâche de sourire pour la rassurer.

« Bonjour. »

Je la regarde, avec ce sourire tout en massant ma tête à l'endroit de l'impact. C'est qu'elle a la tête dure. Je l'avais déjà compris d'une autre façon mais visiblement chez elle, cela se vérifiait également physiquement ce qui ne manquait pas de m'amuser.

« Désolé, tu vas devoir faire mieux si tu veux me causer une amnésie. »

Je tâche de la rassurer par ces mots plaisantins et le sourire que je lui offre. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète de ce qui venait d'arriver et certainement pas du fait de s'être endormie la veille. Je me demande, en l'entendant, si j'ai le droit ou pas de parler de ce qu'elle avait dit, des gémissements qu'elle laissait entendre ou de l'expression de son visage. Je préfère éviter pour l'instant, du moins je prends la décision de ne pas en parler directement, je contourne la réalité pour essayer de voir si elle va accepter de s'ouvrir ou pas.

« Non, ne t'excuse pas. Je … Je me suis permis de dormir contre toi, ça semblait t'apaiser un peu tu as le sommeil … agité. Et je n'ai pas dormi aussi bien depuis … longtemps. »

C'était vrai, j'avais passé la nuit d'une traite, jusqu'au livreur de pain. C'était mon réveil matinal mais d'habitude j'entendais d'autres bruits, d'autres sons, cette nuit je n'avais rien entendu. Comme si mon attention avait été captée par sa proximité. Je laisse Kate se redresser, l'entendant pester quand elle se rend compte qu'il est huit heures. Je ne sais pas qui a tenté de la contacter autant de fois sur son portable, même si j'ai une vague idée que ça soit sa mère adoptive mais en tout cas cela ne semble pas la rassurer. Elle tapote rapidement un texto.

« Je suis désolé, je ne savais pas à quelle heure tu te lèves habituellement. Je … j'aurai dû te réveiller plus tôt. »

Je me sens un peu idiot sans savoir vraiment pourquoi. La main de la brune sur ma joue me fait complètement oublier ces pensées coupables. Je l'entends s'excuser et remarque son regard sur mes lèvres. Sans savoir trop pourquoi je me rapproche en murmurant doucement.

« Non. »

Je pose mes lèvres sur les siennes, lui offrant un petit baiser rapide avant de sourire en prenant sa main entre la mienne.

« Je ne t'excuserai pas pour la plus belle journée que j'ai passé depuis un long moment. »

Je repose sa main sur le canapé, me tournant vers la table basse.

« Café ? »

Je sers les deux tasses tout en lui présentant ce que j'avais préparé.

« Beans avec une sauce tomate maison, bacon grillé, pain frais de la petite boulangerie à côté, œuf dur et jus d'orange pressé ce matin. S'il te manque quoi que ce soit, tu n'hésites pas à me le dire. »

Je lui tends sa tasse de café, il y a du sucre en morceau et du lait sur le plateau.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 13 Juil - 13:33

17 Janvier 2050

De toute évidence, le jeune homme avait toujours le sens de l’humour. Le coup avait été assez franc et dur et pour autant, il trouvait encore le moyen d’en rire. Son sourire sincère était rassurant et communicatif. Le sourire de la barmaid s’étendit un peu plus. Il fallut bien cela pour faire digérer les paroles suivantes à la belle brune. Il était resté dormir avec elle parce qu’elle avait le sommeil agité et qu’elle s’apaisait à son contact … Cela faisait un petit moment que Kate n’avait pu fait de cauchemar. Fallon lui avait dit que cela lui arrivait parfois mais cela restait assez discret pour ne pas la déranger. Pourquoi avait-il fallu que ses démons intérieurs refassent surface maintenant ? Les récents évènements la travaillaient probablement plus qu’elle n’en avait l’impression. Après tout, la menace de la Crows League était bien réelle. De toute évidence, l’écrivain était content qu’ils aient dormi ensemble. Mais pour l’étudiante, c’était une première. Elle n’avait jamais dormi dans les bras d’un homme. Ses remarques sur le fait que sa présence semblait apaiser la barmaid dans son sommeil et le fait qu’il n’avait pas aussi bien dormi depuis longtemps eurent plusieurs effets. Tout d’abord, ses joues se teintèrent devenant légèrement rose. Alors qu’une chaleur inconnue s’emparait de son corps depuis le creux de son ventre, une gêne pointa le bout de son nez. Elle ne s’en était pas plus rendue compte que ça étant donné qu’elle dormait, mais elle était guère étonnée que sa présence l’apaise. C’était déjà le cas depuis hier soir. Embarrassée, elle lui répondit :

Je dois dire que ça ne m’arrive pas de façon régulière d’avoir un sommeil perturbé désolée. Mais merci d’être resté à mes côtés ...

Devait-elle lui dire que c’était la première fois qu’elle ne dormait pas seule ? Se doutait-il de l’origine de ses cauchemars ? Peu importait ce qu’il arrivait depuis hier, Kate ne savait pas réellement quelle conduite elle devait adopter. Son instinct lui donnait des pistes, mais de là à penser que c’était les bonnes, elle n’en avait aucune certitude. Et puis, lui dire qu’elle rêvait de son ancienne vie qui la rattrapait n’était pas franchement utile. Le beau brun ne pourrait rien y changer après tout, ni concernant son passé, ni concernant l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête et de celle de sa mère. Alors qu’elle regarda son téléphone, elle jura concernant l’heure et son absence de réponse à sa mère qui devait mourir d’inquiétude. Henry s’excusa de ne pas l’avoir réveillé plus tôt ce qui surprit la brune. Le pauvre n’y était pour rien du tout dans l’histoire et cerise sur la gâteau, elle lui avait mis un coup de tête en se réveillant en sursaut.

Ce n’est pas ta faute. Je n’ai pas pensé à mettre le réveil hier alors que je me lève à 7h pour attaquer mes cours habituellement.

Alors que la main de la barmaid était allée caresser naturellement le visage angélique du garçon, son regard dériva sur les douces lèvres de son interlocuteur. Elle ne savait pas du tout pourquoi elle avait eu ce réflexe de baisser le regard sur ses lèvres. Mais l’écrivain en profita pour se rapprocher tout en murmurant un “Non” à ses excuses. Le rythme des battements de son coeur s’accélèra d’un coup. C’est à cet instant, qu’il lui déposa un rapide baiser sur ses lèvres, procurant un frisson dans tout son corps et réveillant cette envie de la veille qui n’avait pas trouvé son compte. La brune ne put retenir son expiration démontrant légèrement sa frustration et son insatisfaction. Cet instant avait été trop court. Ses baisers étaient doux et enivrants. Elle n’avait jamais connu ça auparavant, elle qui voyait un baiser de la même manière que le fait de faire la bise, banal et sans intérêt. Il reprit la parole lui faisant un beau compliment avant de lui proposer de petit-déjeuner. Henry s’était plié en quatre pour préparer tout cela.

Merci pour tout ça. Je veux bien du café s’il te plait.

Dans le fond, ce qu’elle voulait surtout, c’était ni du café ni le petit déjeuner. Mais la barmaid allait devoir se tenir. Il y avait ce besoin rongeant qui s’était installé au creux de son estomac. Le rapide baiser que l’écrivain lui avait donné quelques instants auparavant l’avait laissé sur sa faim. Alors que le beau brun lui tendit sa tasse, la jeune femme la prit et la déposa sur la table basse puis se tourna vers son interlocuteur, comme si elle attendait quelque chose. Il finit par se stopper après s’être servi une tasse de café également et se tourner vers elle. La main de Kate vint chercher celle d’Henry, lui caressant le dos de la main à l’aide de son pouce. Elle aussi avait envie de l’embrasser depuis la veille déjà. Alors qu’elle s’était suffisamment approchée de lui et qu’il ne restait que quelques centimètres entre leur deux visages, le téléphone de miss Ward se mit à vibrer arrêtant le mouvement de la brune. Alors que le temps resta en suspens, leurs lèvres n’étaient qu’à quelques centimètres. Le portable vibra une seconde fois lui indiquant qu’il s’agissait d’un appel. S’éloignant à regret, elle attrapa son téléphone au passage et se leva d’un bond. Evidemment il s’agissait de l’africaine qui revenait à la charge suite au message que sa fille lui avait envoyé. Elle jeta un regard désolée à l’écrivain avant de décrocher le téléphone et de s’éloigner de quelques pas à peine.

Bonjour Fallon ...
Bonjour Fallon ? Tu imagines l’inquiétude que j’ai pu avoir ?
Désolée maman … Je suis nulle j’ai oublié de te prévenir.
Comment as-tu pu oublier dans des circonstances pareilles ? Tu n’es pas rentrée de la nuit je me trompe ?
Je suis chez le garçon dont je t’ai parlé hier. Je me suis endormie comme une idiote ...
Bon ce qui compte c’est que tu vas bien … Je te revois quand ?
Je ne vais probablement pas tarder. Je travaille en plein aujourd’hui.
D’accord. A tout à l’heure alors. Et … Kate ?
Oui ?
Ne me refais plus jamais ça s’il te plait. A tout à l’heure
A tout à l’heure Fallon désolée.

La conversation une fois terminée, Kate raccrocha et se tourna vers Henry qui ne semblait pas avoir bougé d’un pouce. Après quelques pas, elle reprit sa place en s’asseyant à côté du beau brun.

Excuse-moi mais il fallait que je décroche.

Prenant sa tasse, elle but une bonne gorgée de café. Malgré le fait qu’elle avait dormi plus longtemps qu’à son habitude, la fatigue restait présente. La journée s’annonçait difficile. Il allait falloir qu’elle mette les bouchées doubles une fois rentrée chez elle pour bosser ses cours avant d’attaquer le boulot à 16h jusqu’à la fermeture. Habituellement se motiver pour ce type de journée n’était pas compliqué, la barmaid avait l’habitude. Mais là, assise devant ce plateau à siroter un bon café à côté d’un homme charmant, lui donnait tout de suite moins envie de poursuivre le cours de sa journée.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 14 Juil - 2:32

Je n'avais pas passé une aussi bonne nuit depuis longtemps, son contact était agréable, son parfum envoûtant, je m'étais rapidement endormi pour n'être réveillé que par le bruit du livreur ce matin. J'avais pris le temps de préparer ce petit déjeuner pour deux, espérant bien passer un petit moment avec Kate avant qu'elle ne s'en aille. Je pense que je la raccompagnerai, cela semblait sage, je ne sais pas où elle habite mais assez loin pour l'avoir décourager de s'aventurer sous la pluie hier soir. La pluie s'était arrêtée mais à la taille des flaques il était facile de deviner que le déluge avait duré toute la nuit. Cela ne devait pas aider la personne qui tentait de la joindre à se rassurer, qui sait ce qui peut arriver sous une pluie pareille. J'écoute la barmaid s'excuser de son sommeil agité mais je secoue doucement la tête pour lui faire comprendre que ce n'était pas bien grave et que je ne lui en voulais pas. Elle me remercie d'être restée à ses côtés et cela provoque un petit sourire à la fois charmeur et à la fois amusé.

« C'est vrai que ça a été un tel sacrifice de m'allonger aux côtés d'une jeune femme aussi mignonne. J'ai bien cru que je n'y arriverai pas. »

Je me moque un petit peu, me sentant plutôt bien à mon aise ce matin, décontracté par cette nuit passée l'un à côté de l'autre mais aussi par la proximité que nous avions eus l'un envers l'autre, l'un avec l'autre. Le souvenir du baiser demeurait et j'espérais en avoir un autre. Finalement je finis par lui dire :

« Ca a été ma nuit la plus calme et paisible depuis longtemps. »

Elle pourrait sans doute aisément comprendre ce que cela voulait dire. Je n'avais plus dormi aussi calmement depuis Sarah et sa présence à mes côtés m'était tellement agréable que je n'avais pas hésité longtemps à venir la prendre dans mes bras tandis qu'elle dormait. Elle m'explique un peu de son programme et je comprends un peu mieux l'inquiétude de la personne qui avait tenté de la joindre, si elle se lève toujours à 7 heures le matin, je pouvais comprendre que sa mère s'inquiète. Comme je pouvais imaginer que Kate ne soit pas du genre à découcher souvent, d'où le nombre de vibrations de son téléphone cette dernière heure. Le message qu'elle avait envoyé semblait avoir apaisé la personne à l'autre bout de la ligne pour l'instant.

« Ca c'est de la détermination. Si je peux t'aider avec tes cours … je ne sais pas trop à quoi mais … n'hésite pas, ça sera avec plaisir. »

Je propose cela naturellement avec un sourire chaleureux, encourageant même si je n'ai aucune idée en quoi je pourrai l'aider. Je n'ai pas fait d'études pour ma part mais je peux comprendre son désir d'en faire, si c'était sa voie, ce qu'elle voulait, tant mieux pour elle. En attendant je sers le café et je suis à ses côtés ce matin ce qui est mieux que toutes les réussites à un quelconque examen j'en suis certain. Je tends la tasse à la jeune femme qui me regarde avec un léger sourire que je ne comprends pas vraiment ou peut-être que je n'ai pas envie de le comprendre. Elle s'approche doucement de moi, prend ma main dans la sienne, mon cœur s'emballe inévitablement, elle s'approche si doucement que ça en devient presque cruel. Je m'interdis de me précipiter sur ces belles lèvres si tentantes devant moi et … je m'insulte mentalement de ne pas l'avoir fait quand son téléphone coupe la magie de ce moment. Elle décroche, s'éloigne et je noie mon amertume dans une gorgée de café que je regrette instantanément : il est brûlant.

En silence j'écoute la conversation, regrettant de ne pas entendre l'autre moitié mais … la voix de la personne à l'autre bout du téléphone me parvient par petit moment. Je ne comprends pas les mots mais je devine l'intonation, l'inquiétude et … l'énervement également. Les pièces s'assemblent un peu dans mon esprit : Fallon égal maman, ok je note. Le garçon dont elle lui a parlé ? Whaou … donc elle lui a parlé de moi ? Qu'est-ce que c'est que ce sourire bienheureux qui passe sur mon visage, elle devait simplement lui avoir dit qu'elle allait boire un café avec moi, rien de plus. Pas tarder à rentrer … Je n'ai pas envie, en plus elle travaille, est-ce que j'ai encore le droit de venir écrire au bar ? Quand Kate raccroche, c'est une armée de questions qui fourmillent dans ma tête, je n'ai aucune idée par laquelle commencer, je ne sais même pas si j'ai envie d'en poser une.

« Je … J'espère qu'elle ne t'en veut pas trop … Si tu veux je peux lui expliquer que c'était mon idée que tu viennes t'abriter de la pluie et te sécher. »

Ca me paraissait une bonne idée si ça lui évitait des remontrances quand elle allait rentrer.

« Si j'avais su que … Hier soir je t'aurai … »

Je t'aurai ramenée. Voilà ce que je voulais dire, ce que j'étais sur le point de dire mais je sais que c'est un mensonge. Même en sachant le coup de fil qui l'attendait ce matin et la mise au point qui allait sans doute avoir lieu entre mère et fille quand elle rentrerait, j'aurai agis de la même façon. Cette façon un peu égoïste mais tellement plus honnête envers elle et moi.

« En fait j'aurai sans doute agis comme hier soir parce que je ne regrette rien. Ou peut-être une chose. Que je vais essayer de corriger. »

Je pose ma tasse, me rapproche d'elle, prenant une de ses mains dans l'une des miennes, ma main libre caresse sa joue avec tendresse, se pose sur sa nuque alors que je viens l'embrasser. Ce n'est plus un de ces baisers volés que je lui ai donné mais un vrai baiser, beaucoup plus intime, beaucoup plus tendre. Un beau sourire se fige sur mes lèvres quand je me recule, de longues secondes plus tard, mon regard venant à la rencontre du sien dans un petit instant magique, diablement agréable.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 14 Juil - 9:22

17 Janvier 2050

Alors que la brune le remerciait d’être resté avec elle, ce qui était une preuve de plus de sa gentillesse, le garçon en profita pour se jouait d’elle. Plus à l’aise que les fois précédente, il se permettait maintenant de se moquer d’elle tout en arborant un sourire magnifique, presque aguicheur qui faisait son petit effet. La conclusion qu’il ajouta était claire. Il aurait pu remplacer le mot longtemps par le prénom de sa défunte fiancée Sarah. La jeune femme ne savait pas trop comment elle devait appréhender cette situation. Avait-elle réellement sa place aux côtés de l’écrivain ? Qu’aurait pensé l’ex-fiancée d’Henry de la situation dans laquelle elle était en train de le mettre ? Une pointe de culpabilité commença à gagner la barmaid. Si elle avait la possibilité d’échanger avec cette Sarah, elle lui dirait probablement qu’elle ne devrait pas être là parce qu’elle ne le méritait pas et parce qu’elle lui faisait courir des risques insensés. Après tout, l’étudiante n’en pensait pas moins. L’intervention du beau brun mit un terme aux nombreuses questions qui brouillaient l’esprit de Kate. Ses intentions sont plus que louables et cela fait naître un sourire sincère sur les lèvres de la brune.

C’est gentil de proposer mais tu ne pourras pas apprendre à ma place.

Lui adressant un petit clin d’oeil. Elle faisait en sorte de faire comprendre à Henry qu’elle était aussi capable de se moquer de lui. Continuant de sourire, elle accepta la tasse de café qu’elle reposa aussitôt. L’étudiante n’avait pas envie de ça. Le baiser volé qu’il lui avait donné quelques secondes auparavant avait généré en elle un besoin de plus. Etant donné qu’il s’y était risqué, il n’y avait aucune raison qu’elle ne tente pas sa chance. Après avoir pris la main du garçon, alors qu’elle se rapprochait de plus en plus de lui afin de l’embrasser, sa lèvre inférieure légèrement mordillée par son anxiété, son téléphone se mit à vibrer comme un rappel à l’ordre. Il s’agissait évidemment de Fallon. Obligée de décrocher, elle s’excusa d’un regard auprès du beau brun. L’africaine était énervée. Mais dans le fond, sa fille comprit de suite qu’elle était surtout très inquiète, comme elle s’y attendait. La barmaid lui répondait sur un ton très calme et doux. Elle était en tort et elle le savait. Sa mère s’en rendit vite compte ce qui la calma à son tour. La conversation téléphonique terminée, la jeune femme reprit place aux côtés de l’écrivain, s’asseyant sur le canapé. S’excusant auprès de son hôte, ce dernier fit une remarque qui fit sourire Kate. Elle ne put retenir un petit rire, imaginant la scène où Henry tenterait d’expliquer et de justifier à Fallon le fait qu’elle ne soit pas rentrée et qu’elle n’ait pas prévenu. Il ne savait vraiment pas à quoi il s’exposait à ce niveau-là.

C’est gentil mais ça ne sera pas nécessaire. Elle était juste inquiète. Après tout, cela fait près de six ans que l’on vit ensemble et c’est la première fois que je ne rentre pas. Ne pas la prévenir était une bêtise, j’aurais dû prendre le temps de lui envoyer au moins un message hier.

Toujours le sourire aux lèvres, la brune ne craignait pas les retrouvailles avec sa mère. L’africaine lui ferait probablement encore une remarque, qui serait justifiée, et ça s’arrêterait là. Le garçon reprit la parole comme pour tenter de rattraper ce qui ne pouvait être changé. Curieuse, l’attention de Kate était rivée sur le beau brun. Qu’aurait-il voulu faire de différent pour arranger la chose ? Lui dire de prévenir si quelqu’un l’attendait ? L’étudiante ne voyait pas réellement où cette phrase allait pouvoir finir. Puis Henry reprit la parole pour changer d’avis, ne souhaitant pas changer quoi que ce soit dans cette soirée qu’ils avaient passé à deux. Mais la fin de son intervention généra un stress monstrueux chez la jeune femme. Que pouvait-il regretter au point de vouloir le corriger ? Se mordillant la lèvre inférieure, sa nervosité était revenue en force. La barmaid ne voulait rien changer de ce qu’il s’était passé. La soirée avait été très agréable. Reposant sa tasse, l’écrivain se tourna vers elle, lui prenant une main dans la sienne et caressant sa joue de l’autre. La douceur de ses gestes intensifia sa nervosité. Continuant de se mordiller la lèvre, ses yeux se fermèrent un instant, lui permettant de se concentrer sur la main du garçon qui caressait tout d’abord sa joue avant de passer à l’arrière de sa nuque lui procurant plusieurs frissons dans tout le corps. Son téléphone l’avait coupé dans son élan précédemment et de toute évidence, Henry souhaitait rattraper cela, pour le plus grand plaisir de la barmaid qui fut surprise par ce moment intime. La tendresse et la douceur du baiser du beau brun sont à la fois enivrantes et déstabilisantes. La belle n’avait jamais connu pareilles sensations et lorsque le baiser prit fin, elle se mordilla la lèvre non pas à cause d’une quelconque anxiété mais à cause de cette sensation de plaisir et de bien être qu’il venait de lui procurer. Ouvrant les yeux, un sourire de satisfaction était visible sur son visage alors que ses prunelles vertes se plongèrent dans le regard noisette du jeune homme. L’initiative du chauffeur avait permis de rattraper la frustration qu’elle avait ressenti suite au baiser volé et au baiser non abouti. Mais cette gêne au creux de son ventre, ses fourmillements qui étaient là depuis la veille, eux, n’étaient pas du tout calmé. Au contraire, cette sensation bizarre qu’elle n’avait jamais eu auparavant, ne cessait de s’intensifier. Le souffle légèrement coupé, elle murmura :

Je ne sais pas comment tu fais ça mais … tes baisers sont uniques ...

Toujours le sourire aux lèvres, la barmaid n’avait pas su quoi dire d’autre. Elle ne se voyait pas expliquer à l’écrivain qu’il faisait naître en elle des sensations qu’elle n’avait jamais eu. Peut-être devrait-elle lui dire un jour mais ce n’était pas le moment pour cela. Après tout, le petit déjeuner préparé par Henry allait refroidir. La jeune femme ne ressentait pas ce type de faim à cet instant précis. Survolant la plateau des yeux, elle reporta de nouveau son attention sur l’objet de sa convoitise. Se mordillant la lèvre, elle hésita une fraction de secondes avant de s’approcher à son tour du beau brun. Même si cela ne lui était jamais arrivé auparavant, elle en voulait plus. L’étudiante voulait goûter une fois de plus aux lèvres du garçon. Leur main était restait l’une dans l’autre et avec sa main libre, elle vint caresser doucement le visage du jeune homme avant de glisser ses doigts sur le côté de sa tête, dans ses cheveux déposant au même instant ses lèvres sur celles de son interlocuteur. Petit à petit son envie prenait le pas sur sa raison rendant le baiser de plus en plus intense. Son odeur, sa douceur, sa tendresse, tout chez lui exacerbait les sensations de la brune. Réalisant son intrusion excessive, la barmaid ralentit le rythme, le coeur battant rapidement, elle souffla tel un murmure entre deux baisers :

Désolée ...

Elle était désolée parce qu’elle sentait qu’elle s’emballait et qu’elle s’imposait au jeune homme. Kate n’avait jamais pris plaisir à ce type d’échange et ses sens étaient tous en alerte. Prenant le temps de prendre une vrai inspiration pour apaiser ses envies, elle sentit pleinement l’odeur entêtante du beau brun.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 15 Juil - 12:50

« Non, c'est vrai … Mais je suis doué pour poser des questions si tu me laisses lire tes cours. »

Je voulais lui faire comprendre qu'aussi agréable qu'ait été cette soirée et cette nuit avec lui, même ce matin pourtant commencé par un coup de tête déjà oublié, je ne voulais pas juste de cela. Je voulais être là pour elle, pour tout ce dont elle pourrait avoir besoin. Je ne connais pas vraiment la recette et le comportement pour être un bon petit ami, seulement la façon dont j'avais vécu avec Sarah et j'avais toujours été proche d'elle, nous partagions presque tout. C'était ma façon de concevoir une vie de … couple ? Ce mot me fait réfléchir, étions-nous un couple ? J'y réfléchis tandis que Kate discute avec sa mère adoptive au téléphone et je me souviens de nos premiers lendemains avec Sarah, ils ressemblaient beaucoup à cela, des appels inquiets de nos parents que nous n'avions pas prévenu. Il y a à la fois un côté nostalgique et un côté amusant à cette scène, Kate n'a plus 17 ans mais sa mère semble toujours aussi inquiète pour elle, je trouve cela particulièrement touchant. Mes relations avec mes parents ont été renvoyées à l'age de glace, ce dont je ne me plaindrai pas, ils n'ont jamais pu accepter un fils romancier. Quand je propose à Kate de parler avec Fallon, sa réponse est amusée, elle a un sourire envoûtant, c'est presque injuste cette façon qu'elle a de sourire tant elle est désarmante. Quel homme ne vendrait pas son âme au diable pour un sourire de la belle barmaid ? Quelque chose dans ses mots me fait tiquer mais je n'en montre rien, me contentant de sourire en répondant.

« Moi aussi je serai inquiet à sa place. Promis, la prochaine fois je te force à lui envoyer un message avant de t'endormir. »

Je charrie un peu mais ses mots restent dans ma tête, six ans sans qu'elle ne découche ? Est-ce que j'étais le premier en six années avec qui elle avait une telle proximité ? Est-ce que j'étais le premier tout simplement avec qui elle entretenait une telle relation ? C'est sûr que ça allait mettre la barre très haute mais cela soulevait encore une autre question dans mon cerveau hyper-actif : quel âge avait Kate ? Soit elle avait 24 ans ou plus, ce qui ne me dérangeait aucunement et cela voulait dire que ses premières et dernières aventures hors de chez sa mère avait été pendant sa majorité, soit elle n'avait pas 24 ans et … Je comprenais encore un peu mieux ce qu'elle avait dit hier soir et je ne me sentais que plus encore un devoir de tendresse et une obligation de douceur avec elle.

Mes mots maladroits se transforment en un baiser, un vrai baiser, d'abord parce que j'allais commencer à bafouiller et dire des trucs idiots, ensuite parce que j'avais envie de ce baiser. Chaque fois que je regardais ses belles lèvres, qu'en plus elle les mordillait, je ne résistais pas, je voulais un baiser. C'était un peu crétin sans doute mais j'étais comme hypnotisé par ses lèvres, envoûté par l'envie qu'elle faisait naitre dans mon corps. Sa remarque provoque un sourire, mes baisers sont uniques ? Si je lui disais qu'elle était seulement la deuxième femme que j'embrassais dans ma vie et que je ne faisais rien de particulier, est-ce qu'elle me croirait ? Je ne sais pas trop, en réalité ça n'a aucune importance.

« Me croirais-tu si je te dis que je ne fais rien de spécial. »

Un doute passe en moi, étais-je son premier petit ami ? Ou en tout cas le premier pour qui elle ressentait cette attirance ? Parce que dans nos baisers, ce qui était magique ce n'était pas elle, ce n'était pas moi, c'était nous. Ca pouvait sembler abstrait mais c'était la seule explication que je voyais. La barmaid ne tarde pas à revenir m'embrasser, ces baisers réveillent des souvenirs, je sais où ils mènent, en tout cas où ils peuvent mener. C'était une autre voie, une toute autre direction, après avoir arpenté ce chemin, ce n'étaient plus juste quelques baisers entre un homme et une femme, c'était … autre chose. Dans le regard que porte Kate sur le plateau, j'ai le sentiment qu'elle cherche une porte de sortie dont elle ne veut pas, ses excuses me le démontrent, elle n'est pas à l'aise avec ce qu'elle ressent. Si c'est ce que je ressens, cette attirance, cette chaleur en elle, alors elle n'a pas à s'excuser.

« T'excuse pas. Tu embrasses bien. »

Je me suis rapproché encore ou était-ce elle ? Tous les deux ? Nous étions désormais côte à côte et mes lèvres se sont à nouveau collées aux siennes dans un nouvel échange, un nouveau moment de partage. Mes mains caressent ses épaules, ses bras alors que le baiser se prolonge, qu'ils s'intensifie d'instant en instant. Toute notion de sagesse semble s'envoler, les odeurs du plateau petit déjeuner sont éclipsées derrière son parfum à elle. Mes mains finissent par trouver le chemin de ses hanches, le baiser se rompt le temps de reprendre mon souffle et de venir l'embrasser encore une fois, caressant délicatement ses hanches, ne résiste pas, glissant mes mains sous son débardeur, sur sa peau, l'attirant contre moi, mes mains passant dans son dos et profitant du contact de sa peau.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 15 Juil - 14:12

17 Janvier 2050

La brune s’était excusée une énième fois concernant son attitude. A croire qu’elle ne maîtrisait plus grand chose. Le garçon réveillait des sensations tout à fait nouvelles en elle. Mais Henry ne voulait pas de ses excuses. A l’évidence, revenant à la charge pour l’embrasser de nouveau, l’écrivain n’avait pas d’envies bien différentes de la barmaid. Mais l’échange passa une marche au-dessus. Lâchant sa main, le beau brun commença à lui caresser les épaules puis les bras faisant naître un amas de frissons dans son dos. Portant ses mains derrière la nuque du chauffeur, elle entrelaça ses doigts dans ses cheveux. Ses baisers étaient divins. Kate avait toujours été célibataire, ses seules expériences se résumaient à sa vie de prostituée. Mais à part les faits, les échanges de baiser qui pouvaient aller jusqu’à l’acte, cette nouvelle expérience n’avait rien de comparable avec ce qu’elle avait connu. Ses clients étaient pour la majeure partie violent, ils payaient pour avoir ce qu’ils souhaitaient eux et rien d’autres. La jeune femme n’avait jamais vu cela d’un autre oeil qu’une tâche de travail à accomplir. Elle n’aimait évidemment pas son ancien job. Aussi, prendre plaisir à cela pour elle était paradoxale. C’était ainsi qu’elle avait pris l’habitude de repousser quiconque tenterait sa chance, n’ayant aucun intérêt personnel là-dedans.

Henry marqua une pause afin qu’ils puissent respirer tous les deux alors que ses mains s’étaient posées sur les hanches de la belle. Au fond d’elle, la brune se disait que cela n’était pas franchement sage comme agissement. Après tout, ils ne se côtoyaient réellement que depuis peu de temps. Les commères pourraient s’en donner à coeur joie comme quoi elle était une fille peut être trop facile ou s’apparentant à une pute. Mais ça elle connaissait déjà et elle s’en moquait. Le beau brun l’embrassa de nouveau tout en lui caressant les hanches lui confirmant que c’était ce qu’elle voulait. Descendant ses mains le long du cou et des bras de l’écrivain, elle les remonta ensuite pour se loger de nouveau dans ses cheveux. Au même moment, les mains du garçon passèrent sous son débardeur. Le contact de sa peau sur ses hanches puis dans son dos était d’une douceur incomparable. Son souffle s’était accéléré et ses mains se crispèrent légèrement sur le cuir chevelu du beau brun sous la surprise du contact. Réagissant rapidement, alors qu’il l’avait attiré contre lui, la barmaid fit descendre ses mains dans le dos jusqu’à pouvoir passer sous son tee-shirt afin d’aller chercher à son tour le contact de la peau du chauffeur. Une fois sous le tee-shirt, elle remonta ses mains avec une lenteur volontaire, profitant de chaque parcelle de peau qu’elle pouvait caresser. S’éloignant des lèvres du garçon, elle ouvrit les yeux pour plonger son regard dans les prunelles noisettes de son interlocuteur, le souffle un peu coupé.

Je crois pas que cela était prévu au programme.

A la fois amusée et surprise, elle ne pensait pas que derrière ce jeune homme si timide et réservé se cachait une telle passion, une telle douceur ni une telle envie. Reprenant un peu son souffle, elle ne put s’empêcher de faire glisser ses ongles dans le dos du beau brun, comme une tentative de chatouille. Vu où ils en étaient arrivés, Kate ne pouvait pas se taire et ne rien dire à l’écrivain. Ce dernier avait été honnête avec elle depuis le début et si elle souhaitait que cela se passe bien, il fallait qu’elle lui dise certaines choses.

Avant d’aller plus loin je dois te dire deux choses. La première c’est que je n’ai jamais fait ça dans ces circonstances. Cela fait six ans que ça n’ait plus mon métier mais … en gros ça se résumait à mon job.

La jeune femme ne détachait pas son regard de celui du garçon. Elle voulait percevoir la moindre réaction qu’il pouvait avoir pour savoir si elle avait eu raison de lui dire mais surtout pour savoir ce qu’il en pensait. Ce qu’elle venait d’avouer démontrait encore plus à quel point son corps avait été sali par son ancien métier. Elle appréhendait un peu la réaction qu’Henry pourrait avoir face aux traces laissées par les blessures passées.

La seconde mais je pense que tu l’auras déduite de la première … Je n’ai jamais eu ce type de relation ni les sensations qui vont avec ...

Malgré le fait qu’elle maintenait son regard dans celui du beau brun, l’étudiante était un peu gênée, presque honteuse. Avouer à vingt-trois ans qu’on avait jamais eu de relation amoureuse semblait être une absurdité. Elle avait parlé ouvertement, sans se cacher. Tout en attendant la réaction du garçon, Kate jouait avec ses doigts dans le dos du concerné dessinant du bout des ongles sur la peau chaude de l’écrivain.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 15 Juil - 14:51

A la première phrase de la brune, je ne peux que sourire intérieurement, trouver sa remarque profondément amusante. Je crois que depuis que je l'ai rencontrée, beaucoup de choses se sont passées qui n'étaient pas prévues au programme. Je n'avais pas vraiment prévu de tomber sous le charme d'une belle barmaid, de trouver en elle l'inspiration de reprendre ma vie en main mais également de rédiger un roman qui serait best-seller. Je n'avais pas prévu de boire Cosmopolitan sur Cosmopolitan juste pour la revoir sans lui dire plus de trois mots ou sans bafouiller et me ridiculiser. Non, beaucoup de choses imprévues avaient eu lieu avec Kate mais rien n'arrivait à la cheville de ce qui était arrivé hier soir. Je devais ce moment à déluge torrentiel que je n'étais pas prêt d'oublier. Quelques mots échangés, des sourires, des baisers et une nuit tendre l'un contre l'autre. Cela n'était pas prévu, ni même cette matinée et ce coup de téléphone qui m'avait permis d'en apprendre plus sur elle, de savoir qui était Fallon et d'apprendre que Kate avait parlé de moi à sa mère adoptive. C'était quelque chose que j'appréciais, qui m'enchantait vraiment. Alors de se retrouver à s'embrasser ainsi passionnément, à caresser sa peau … c'était un imprévu avec lequel je pouvais faire, avec lequel je voulais faire.

« Non, c'est vrai. Mais l'imprévu c'est ce qu'il y a de mieux. »

Ses mains sont contre ma peau, sous mon t-shirt, caressant et griffant doucement mon dos d'une façon parfaitement agréable et taquine. C'est alors que la jeune femme me parle avec franchise, ouvrant son cœur mais aussi son passé. Plus de sous-entendus cette fois, elle me fait clairement comprendre ce qu'elle faisait avant mais aussi que le sexe n'était pour elle qu'un travail, un simple emploi tout bêtement. Mon regard n'exprime rien, pas la moindre émotion alors que les mots suivants ne tardent guère à compléter sa pensée et encore une fois je l'écoute jusqu'au bout. C'est alors un sourire qui se dessine sur mon visage, un sourire chaleureux qui devient un baiser quand je me penche vers elle et l'embrasse d'un baiser sans pudeur ou retenue. Je la serre contre moi, pressant son corps contre le mien avant de lui murmurer doucement.

« Si ça peut te rassurer, moi ça fait deux ans. Ce n'était pas mon métier mais que ça ait été le tien, ça ne change rien du tout. Comme je l'ai dit, le passé est immuable et ce n'est pas lui que je veux regarder avec toi. Je veux regarder le futur. »

Je dépose un baiser dans son cou, continuant de caresser son dos, toujours avec la même tendresse. Je mordille son oreille, par jeu avant de murmurer à nouveau, ma joue collée tout contre la sienne, frottant très doucement.

« Si tu crois que te faire connaître de nouvelles sensations et émotions de ec genre me fait peur. »

Un nouveau baiser dans son cou et je termine, toujours en murmurant doucement.

« En fait ça me fait un peu peur quand même mais … Je te l'ai dit aussi, tu me donnes du courage. »

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 15 Juil - 23:24

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Hier à 16:21

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Hier à 17:09

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Hier à 18:25

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Hier à 21:00

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