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 My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]
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MessageSujet: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 29 Avr - 14:14

Un grand sourire sur le visage en me réveillant ce matin. J'avais passé une bonne nuit de sommeil et je m'étais levé tôt à cause du bruit dans la rue, travaux de rénovation d'une canalisation qui se terminerait aujourd'hui pour mon plus grand bonheur. J'aurai pu faire avec une heure ou deux de sommeil en plus mais rien qu'une sieste ne saurait corriger. Ce qui mettait ce sourire sur mon visage ce n'était pas ce réveil matinal ou le fait de me sentir, malgré tout, en pleine forme. Non c'était le message que je venais de lire, envoyé par Kate très tard cette nuit. Ou très tôt ce matin, ça dépend de comment on veut voir les choses. Honnêtement ? Je n'ai jamais cru que la jeune femme m’appellerait ou m'enverrait un message. Des numéros de téléphone elle avait dû en recevoir quelques uns et je doutais qu'elle ne rappelle chacun des numéros qu'elle devait noter ou qu'on devait lui noter. Alors qu'elle reprenne contact avec moi, malgré notre très agréable discussion, j'ai beaucoup de mal à y croire. Pourtant c'est avec enthousiasme que je réponds positivement à cette demande. Cela fait plusieurs jours que je l'attendais, hors de question de passer bêtement à côté ! Soudainement cette matinée que je pensais passer à écrire devient une matinée de véritable glandouille parce que ma tête déborde déjà d'inquiétude et d'une légèreté guillerette à l'idée de revoir la barmaid. D'avoir un rendez-vous en tête à tête avec elle ! Cette pensée me fait frisonner, à la fois d'inquiétude mais surtout d'excitation. Je me sens … bienheureux. Comme un enfant qui ramène un carnet de notes parfait à ses parents et qui sait qu'il aura un paquet de bonbons pour cela.

Je me retrouve donc devant ma console, incapable de me concentrer et d'aligner deux décisions intelligentes dans un jeu de gestion en pleine air glacière. Inutile de dire que ma population est décimée, congelée, malade … bref … mauvaise journée pour vivre dans la ville que je dois gérer. Pourtant rien n'entame mon sourire un peu idiot, je suis tout simplement aux anges et étrangement anxieux en même. Discuter avec la brune dans le bar, sur son lieu de travail c'est une chose mais en tête à tête … Je veux dire qu'il n'y aura que elle et moi. L'un en face de l'autre. Avec ses jolis yeux qui me regarderont moi. Et son attention toute entière pendant … Ok, ok … Je prends une profonde inspiration et je tâche d'arrêter ces pensées avant de faire une crise de panique seul dans mon salon. Une petite sieste en fin de matinée pour m'aider à me détendre au maximum et récupérer un peu du sommeil arraché par les travaux publics désormais terminés. Début d'après-midi, je me stresse absolument tout seul en espérant que tout ira bien. C'est ridicule. Comment ce rendez-vous peut-il me stresser à ce point ? J'ai l'impression d'être un ado qui va se rendre à son premier rendez-vous alors que j'ai été en couple si longtemps avec Sarah. C'est complètement crétin comme réaction. J'ai besoin de prendre l'air.

« Et voilà. Tu sais tout sur ma matinée et le stress que je me fais. »

Un vent froid souffle cet après-midi et les nuages gris donnent véritablement le sentiment qu'il va bientôt pleuvoir. Mon rendez-vous est dans une petite heure et cela fait bien une heure déjà que je suis dans le cimetière, assis face à la tombe de Sarah.

« Je l'aime bien, tu sais. Enfin pas comme je t'aimais toi. Enfin … C'est … C'est différent. Ce que je veux dire c'est que … Ca fait deux ans et demi mon ange et … Et je crois que … »

Nerveusement je joue avec la bague de fiançailles entre mes doigts. J'ai ce sentiment de trahison qui me traverse et j'essaye d'imaginer ce qu'elle me dirait si elle était là. Probablement quelque chose comme « C'est qui et elle est où ? » … Je soupire en me relevant, je ne veux pas être en retard.

« Je t'aimerai toujours. Je ne veux pas te faire de mal. J'ai … J'ai envie d'avancer, de vivre. Et je crois que j'ai envie de le faire avec Kate. Elle me fait sourire, tu sais. Ca fait longtemps que je n'ai plus souris comme avec elle. En fait ça fait depuis … depuis que tu es partie. »

Je soupire intensément avant de murmurer quelques mots et de m'éloigner pour me rendre à la librairie avec quelques minutes d'avance. Les quelques tables sont prises, il ne reste que les coins plus « cosy » comme celui où je m'installe. Une couverture, de nombreux coussins et une petite table basse. Le serveur, habitué à me voir seul, vient me demander si je veux un thé comme d'habitude et je secoue la tête, lui indiquant attendre quelqu'un. Il se retourne pour s'éloigner et je suis debout en un bond, sentant mes joues rougir un peu quand elle approche.

« Euh .. bonjour ? »

Je souris, bêtement, enchanté par la présence de la belle brune. Maladroitement je tends la main vers elle en tentant de donner un peu d'assurance à ce sourire tremblant.

« Les … hum-hum … les tables étaient prises, j'espère que ça ne vous dérange pas si on … enfin … je sais que c'est un peu … euh … Vous avez trouvé facilement ? »

Difficile de le rater avec sa grande enseigne en néons mais rien d'autre ne m'est venu.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Mar 1 Mai - 21:41

16 Janvier 2050

Cette nuit là avait été mouvementé. Après avoir retrouvé Fallon, les femmes Ward s'étaient retrouvées coincées dans une émeute liée à l'intervention de l'eurodéputé Storeberg. Le lieutenant Hart les avait embarquées à la suite de cela afin de les interroger. Leur domicile avait même été perquisitionné. Une fois qu'elles avaient été relâché, sa mère et elle avaient pu rentrer à leur appartement. Sur le chemin du retour, Kate avait commencé à écrire plusieurs fois un message à Henry lui disant de maintes façons qu'il était inutile de se revoir. Peu importe la manière dont la brune tournait sa phrase, le rendu ne lui convenait jamais.

La jeune femme ne croyait pas du tout dans le bien fait de leur rencontre. Elle ne voyait que le mal et la noirceur qu'elle pourrait apporter à l'univers de l'écrivain. Une fois arrivées à l'appartement, elle avait évidemment discuté avec sa mère. Cela faisait un moment que Fallon et elle ne s'étaient pas vues. À vrai dire, depuis que l'africaine avait démantelé le trafic de Keaton, elles n'avaient jamais été séparées aussi longtemps et il faut dire que les raisons et les circonstances de leu séparation étaient loin d'être réjouissante. Aussi devaient-elles échanger concernant leur conflit mais également par rapport à leur soirée au cours de laquelle un attentat avait été perpétré à l'encontre de l'eurodéputé Storeberg. Cette conversation avait fini par dériver sur ce qu'il s'était passé en l'absence de Fallon. Évidemment la brune n'avait pu cacher quoi que ce soit à sa mère adoptive, elle ne le voulait pas de toute manière. Elle avait commencé par lui raconter le discours que le lieutenant Hart avait eu à son égard. Puis elle avait poursuivit en lui parlant de sa rencontre avec l'écrivain Henry Watford.  

Tout cet interrogatoire l'avait déjà lessivé. Mais la conversation qui avait suivi avec Fallon l'avait achevé. Alors qu'elle était sur le point de sombrer dans les méandres des rêves et des cauchemars, la brune attrapa son téléphone et rédigea un message à l'attention de Henry, lui donnant rendez vous l'après midi à son café librairie. A peine avait elle appuyé sur la touche d'envoi que la barmaid commença à regretter. Après cela, s'endormir fut une tâche bien plus compliquée que ce qu'elle aurait dû être.

Le lendemain matin, Kate se réveilla vers dix heures du matin. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas dormi aussi tard. Émergeant tranquillement, elle s'étira dans son lit avant d'attraper son téléphone. La brune sortit du mode veille son appareil et fut plus que surprise par la notification de ce dernier. Henry lui avait répondu. Il était disponible cet après midi là. Une douce chaleur commença à se répartir à l'intérieur du corps de la jeune femme. Rapidement, cette tendre émotion se transforma en un amas de nœuds. Pourquoi avait-elle cédé ? Kate n'avait pas pour habitude de laisser ses envies dicter sa vie. Mais avec la fatigue de la veille, elle avait envoyé un message qui sur le moment l'avait soulagé. Elle n'avait cependant pas songé aux répercussions de ses actes. D'un autre côté, elle avait étrangement envie de le revoir. La barmaid souhaitait en savoir plus sur lui, sa vie et indirectement, sur le pourquoi une jeune femme avait pu l'abandonner du jour au lendemain alors qu'il l'aimait.

Faisant en sorte de passer à autre chose, la brune s'extirpa du lit. Il allait falloir ranger l'appartement suite à la perquisition qui avait eu lieu durant la nuit. Elle enfila un vieux legging noir troué et un débardeur tout difforme et se dépêcha de se mettre au boulot. Ramasser, ranger, aspirer, laver, autant de tâches que Kate s'efforça de faire au mieux avant qu'il ne soit l'heure de faire à manger. La jeune femme avait opté pour une tarte au saumon et aux petits pois, rapide et efficace. Alors que le repas était enfourné, elle retourna dans sa chambre afin de prendre sa douche. L'eau brûlante dégoulinait le long de sa chevelure épaisse et de son corps. La chaleur lui provoca quelques frissons tandis que ses pensées s'orientaient vers le beau brun et leur rendez vous qui approchait.


Étonnamment, la barmaid commença à avoir une boule au ventre. Était-ce un rendez-vous, un vrai ? Kate n'avait jamais connu cela auparavant. Les hommes voulaient son corps et seulement ce dernier. Rares étaient ceux qui prenaient le temps de poser les questions basiques même pour faire semblant. Mais Henry, avec sa timidité et sa tendresse, semblait différent. La jeune femme savait parfaitement qu'elle ne devait pas s'arrêter à cela. Le beau brun avait cette facette attendrissante et mystérieuse qu'elle souhaitait connaître. Sortie de la douche, elle se positionna devant le miroir. Son cocard était encore présent bien que très léger. Kate n'aurait pas besoin d'avoir encore l'équivalent d'un pot de peinture sur le visage. Elle aposa le fond de teint nécessaire puis mit du mascara avant de quitter sa salle de bain, enroulée dans une serviette. La brune n'avait strictement aucune idée de la tenue qu'il fallait porter pour ce genre d'occasion. Elle opta donc pour quelque chose de simple et habituelle. La barmaid attrapa des sous-vêtements, le premier jean brut et le premier débardeur noir qui passaient par là et s'habille. Elle décida de prendre également un long gilet. Descendant à la cuisine, elle prit une assiette et se servit une part de tarte avant de s'asseoir au bar pour manger tranquillement. Il était déjà deux heures de l'après midi passé. Surfant sur son téléphone, la jeune femme repéra où se situait le le ou du rendez-vous. Une fois qu'elle eut terminée de lancer le lave-vaisselle ainsi qu'une machine à laver, elle mit les restes au frigo avant d'enfiler son manteau ainsi que ses bottes à lacets avec des talons aiguilles.

Sur le chemin, écouteurs dans les oreilles, Kate se demanda plus d'une fois si elle avait bien fait d'accepter cette rencontre sachant qu'il était encore temps de l'annuler. N'arrivant pas à se décider, ses pas l'avaient petit à petit mené devant la charmante enseigne du café librairie qu'elle ne connaissait pas. La brune pénétra dans la petit boutique et salua la personne à l'entrée avant-dernier faire un tour d'horizon du regard. Rapidement elle aperçut le garçon installé dans le fond de la salle, ce qui ne l'étonnant guère. S'approchant de lui, la jeune femme était surprise par ses propres réactions. Voyant Henry lui sourire, elle ne put s'empêcher de lui renvoyer un sourire charmant et sincère.

Bonjour…

Kate avait répondu tout bas se rappelant qu'il était sensible aux bruits avant de se rendre compte qu'il avait évidemment ses oreillettes en place. Il était hésitant et sur la réserve. Pensait il lui aussi que cette rencontre ne devrait pas avoir lieu ? Lorsqu'il reprit la parole, la jeune femme hésita entre penser qu'il songeait également à annuler ce rendez-vous ou penser qu'il était tout bonnement mal à l'aise. Leur proximité rappela à la barmaid la façon dont il était parti du bar l'autre soir. Repenser à ce doux baiser qu'il avait déposé sur sa joue la fit frissonner. Elle devait rester concentrée.

Non ne vous inquiétez pas, ça ne me dérange pas du tout. Je ne connaissais pas du tout mais avec les indications que j'ai trouvé sur internet, ça a été un jeu d'enfant.

Les deux jeunes s'installèrent chacun sur un coussin, l'un en face de l'autre. À peine chose faite, le serveur arriva pour prendre leur commande. Observant la carte rapidement, Kate commanda un thé vert aux fruits rouges. À peine avait-elle donné sa commande qu'elle avait reporté son attention sur l'écrivain. Assise sur le côté, elle était appuyée avec une main sur la petite table tandis que l'autre reposait sur sa cuisse.

Comment allez-vous depuis l'autre jour ?

Cette question était tout à fait banale. Elle allait cependant permettre d'ouvrir la discussion avant que la barmaid ne pose des questions un peu plus personnelles et potentiellement dérangeantes. Elle ne savait pas si elle devait dire au beau brun qu'elle était déjà au sixième chapitre de son livre.


Dernière édition par Kate Ward le Sam 5 Mai - 18:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Mer 2 Mai - 11:44

Cette matinée m'avait parue pratiquement sans fin. Depuis que je m'étais réveillé pour lire le message de Kate et que j'avais répondu positivement, j'attendais avec impatience et anxiété ce rendez-vous. Il n'y avait aucune raison que les choses se passent mal. J'apprécie Kate, elle semble en faire de même … Ou avait-elle seulement pitié de moi ? De ma solitude éternelle dans son bar, derrière mon ordinateur ? J'espérais que ce n'était pas le cas mais l'attente de ce rendez-vous ne faisait que nourrir ce genre d'idées stupides. J'avais du mal à croire qu'une aussi charmante jeune femme puisse s'intéresser vraiment à moi et pourtant … pourtant je suis bien conscient qu'elle dit non à beaucoup, beaucoup d'hommes et qu'à moi elle m'a dit oui. Je devrai en être enchanté, ravi, je le suis cela va sans dire, mais je suis aussi stressé et nerveux. Je n'ai jamais eu de rendez-vous comme celui-là. Me rendre sur la tombe de Sarah avait été naturel, comme si j'espérais de sa part un conseil, un peu d'aider ou simplement une approbation. Mais cette journée avait filé et je me retrouvais désormais en tête à tête avec la belle barmaid, qui venait tout juste d'arriver. Je la regarde approcher, elle ne porte pas une tenue sexy ou aguicheuse ce qui finalement plutôt pas mal pour m'aider à ne pas stresser totalement. Même dans cette tenue très simple je lui trouve un charme dingue, c'est un peu crétin mais je crois que même vêtue d'une tenue affreuse, je la trouverai toujours pleine de charme.

J'aime son joli petit sourire, il lui va si bien. J'ai le sentiment qu'elle est mal à l'aise également, peut-être moins que moi, sans doute bien plus habituée aux avances et aux contacts homme et femme que je ne le suis moi. Quand je vois la façon dont elle repousse les prétendants dans son bar, à la fois stricte et pourtant souriante mais toujours avec une grande confiance en elle, j'ai l'impression qu'elle est différente avec moi. Elle doit ne pas vouloir me faire de mal je pense. Je suis bien loin d'imaginer que je puisse provoquer quoi que ce soit chez elle, d'où cette impression que ce rendez-vous est plus lié à de la sympathie qu'autre chose.

« Oh … Oui … j'aurai dû être plus précis … Pardon. »

Je n'avais pas suffisamment réfléchi à cette invitation, j'aurai dû lui expliquer comment trouver cet endroit. En partant de chez moi il n'y a que cinq minutes de marche à vitesse de marche d'un citadin bien décidé à ne pas être en retard à son rendez-vous. Je n'avais pas forcément pensé que la jeune femme ne soit jamais venu et qu'elle ne saurait pas nécessairement où se trouve la librairie. Enfin elle avait trouvé, le principal était donc fait. Elle s'installe en face de moi, alors que je suis assis en tailleur, de façon maladroite d'ailleurs je ne suis pas très souple. Je ne peux m'empêcher d'admirer son visage et de profiter du petit sourire pendu à ses lèvres. Je dois sourire moi aussi, sûrement de façon moins sexy qu'elle mais en dépit de la nervosité qui me gagne je me sens étrangement bien en sa présence. Comme une sorte d'apaisement bienheureux. Si c'est ça la tranquillité de l'esprit alors je veux bien l'expérimenter très régulièrement. Quand elle me demande comment je vais depuis l'autre jour je me demande si je dois lui parler du parc, de la mort de l'inventeur, de mon passage au poste de police pour faire ma déposition. Je remarque aussi que nous en sommes encore à nous vouvoyer.

« Ca va … plutôt bien. J'étais à Eden North Park pour le discours de Yvan Musquet et … disons … que j'ai été aux premières loges pour … pour tout ce qui est arrivé. J'ai même eu droit d'aller faire une déposition au poste. »

Petit sourire gêné en terminant cette phrase. Je ne précisais pas que j'avais été arrêté pour avoir voulu aider quelqu'un et que ça m'avait valu un coup de matraque.

« Et vous … enfin … on pourrait peut-être se tutoyer, non ? Sauf si vous ne voulez pas … Sinon vous … vous allez bien ? »

Je regarde un peu les ouvrages autour de nous, pour arrêter de la fixer de ce regard doux que je n'arrivais pas à m'empêcher de lui porter. Je lis quelques noms, à la volée, ne pouvant m'empêcher de me sourire gêné en voyant le mien.  Je ramène mon regard vers elle, croisant son magnifique regard ce qui me fait sourire et baisser les yeux sur ce sourire charmant.

« Vous lisez quelque chose en ce moment ? Sinon je … je peux vous proposer quelques romans sympas. »
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 4 Mai - 6:55

16 Janvier 2050

Henry n’était pas très à l’aise. Cela n’avait rien de bien surprenant. Le garçon n’avait jamais été désinvolte en sa présence. Le fait qu’il lui parle et qu’ils terminent la soirée ensemble aurait pu passer pour une prouesse tellement le beau brun perdait vite pied. Ne l’ayant jamais vu en présence d’autres personnes, la jeune femme ne savait pas si son comportement était de sa faute ou bien s’il était ainsi avec tout le monde. Il lui faisait un peu penser à Tim, en plus réservé encore. La barmaid ne prenait pas en compte le soir où un lourdaud avait tenté de le prendre à partie pour obtenir un “oui” de sa part. Rare aurait été les personnes à l’aise dans ce genre de situation. Et pourtant, ce dernier, malgré ses hésitations, avait tenté de l’aider comme il avait pu avant de retourner dans son quasi-mutisme. Le jeune homme s’excusa pour le manque d’indications. Kate lui souria. A l’heure actuelle, il ne fallait pas être doué pour trouver un lieu dont on avait le nom et la ville de localisation. Il n’avait absolument pas besoin de s’excuser pour si peu.

Y a pas de mal, vous m’aviez donné les indications suffisantes pour trouver.

La preuve en était qu’elle était arrivée au bon endroit et à l’heure. Kate prit quelques secondes pour observer le jeune homme. Ses yeux laissaient ressortir une certaine innocence tandis que son sourire transpirait la tranquillité. Tout en lui incarnait la pureté. La barmaid se sentait tellement sale et pas à la hauteur. Ils ne venaient pas du même monde. Baissant les yeux un instant sur sa main posée sur sa cuisse, la brune regrettait déjà un peu d’être venue. Rien de bon ne pourrait ressortir de cette rencontre au final. Elle ne faisait que se faire souffrir et cela risquait d’en être de même pour Henry. Il semblait plongé dans une certaine sérénité que la jeune femme finirait probablement par détruire. Ecoutant ce qu’il voulait bien lui raconter, le garçon avait de toute évidence passé une soirée plus qu’agitée du côté d’Eden North Park. Kate en avait vaguement entendu parler lors de son passage au poste. Dans le fond, elle était plutôt contente de ne pas avoir croisé le beau brun dans les locaux de l’EPD.

J’ai vaguement entendu parlé de ce qu’il s’était passé. Je t’avoue ne pas avoir échappé au désastre qui a eu lieu à Coal District suite à l’intervention de l’eurodéputé. J’ai également eu le droit à un tour au poste de police.

Elle lâcha un petit rire. La barmaid ne s’attarda pas sur les tenants et aboutissants de cette soirée qui avait failli finir en calvaire. Reportant son attention sur le garçon, celui-ci observait les étagères remplies de livres qui les entouraient. Lorsque Henry ramena son regard sur la brune, celle-ci vit son sourire se dessiner. Il y avait quelque chose d’angélique et d’apaisant dans sa façon d’être. Sa présence seule suffisait pour que la jeune femme cesse de penser aux choses négatives qui pouvaient la travailler. Les seules pensées qu’elle n’arrivait pas à chasser en sa présence étaient celles le concernant. Kate n’arrivait pas à s’ôter de la tête qu’elle n’allait apporter que nuisance à la vie du beau brun. Lorsqu’il lui fit la remarque sur le fait qu’ils en étaient toujours au vouvoiement, la barmaid ne put se retenir de rire légèrement. Après une soirée entière à discuter, il est vrai qu’ils n’avaient pas encore franchi ce cap. Le fait de tutoyer Henry ne semblait pas être une étape qui allait être lourde de conséquence. Même si, dans le fond, la jeune femme ne connaissait pas grand chose des us et coutumes en matière d’amitié, et encore moins dans le cadre d’un rendez-vous. Elle continua de lui adresser un sourire doux et discret.

Cela peut en effet être une bonne idée. Et oui, on fait aller, le quotidien quoi.

Son regard plongé dans le sien, le garçon changea de direction. Etait-il gêné ? Le serveur en profita pour amener deux tasses de thés. De toute évidence, Henry devait être un habitué car il n’avait rien commandé précédemment mais on lui amenait tout de même une tasse. Peut-être avait-il le même genre d’habitude qu’à son bar, prenant inlassablement la même boisson. Elle se rappela que le Cosmopolitan qu’elle lui servait à chaque fois n’était pas une boisson appréciée du garçon. La brune se pencha légèrement au-dessus de sa tasse pour respirer les parfums dégagés par le thé qu’elle avait choisi. Se redressant, elle croisa le regard du beau brun et instinctivement, elle se mit à légèrement sourire. C’était cependant la première fois qu’elle se rendit compte qu’il réagissait de la même manière. Ou bien avait-elle rêvé ? La question fatidique de ses lectures arriva bien plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Depuis le début, il semblait jouer franc-jeu. Il lui avait même dit avoir passé la nuit au poste de police alors qu’elle avait omis de préciser qu’elle avait eu le droit à un véritable interrogatoire comme suspecte numéro un aux côtés de sa mère adoptive. La façon dont s’était déroulée ce moment restera probablement gravé dans sa mémoire jusqu’à la fin de ses jours.

Je dois avouer que depuis l’autre jour, j’ai commencé un roman … ton roman. C’est d’ailleurs merveilleusement écrit mais étant donné que c’est un best seller tu dois t’en douter. Je suis arrivée au début du sixième chapitre hier soir. Et toi ? Lis-tu des oeuvres qui ne sont pas les tiennes ?


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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 4 Mai - 11:20

Je me rendais compte que je n'avais pas été parfaitement clair dans les indications que j'avais donné à la jeune femme. Je lui avais donné le nom de la boutique ainsi que le quartier où elle se trouvait, j'aurai pu lui trouver l'adresse, lui expliquer comment y arriver depuis un endroit connu. Ca aurait été sans doute un peu mieux, ça lui aurait évité d'avoir à faire des recherches pour trouver un endroit où elle ne semble jamais avoir mis les pieds. Je suis un peu gêné de ne pas y avoir pensé plus sérieusement, elle me rend simplement la tête affreusement légère … et terriblement hyper-active dans le même temps. Je ne sais pas trop comment ça marche mais d'un côté mes pensées sont simples et tranquilles à son contact et d'un autre elles sont un brouhaha improbable et incompréhensible. En son absence tout est tellement plus simple, je pense à elle avec un petit sourire idiot sur les lèvres et l'envie de la revoir. En sa présence j'essaye d'imaginer ce que je pourrai lui dire pour la faire rire, pour l'intéresser, pour lui plaire … C'est stupide et enfantin, je devrai déjà savoir faire ça à mon âge, pas tester et échouer. Il paraît que séduire est naturel pour les humains, pour la survie de l'espèce, j'ai dû rater les cours de séduction pour la survie de l'espèce quand je vois mon inexpérience ridicule dans ce domaine.

Au moins j'aurai la palme d'argent de l'honnêteté. Je n'oserai pas lui dire que je suis chauffeur pour criminels, enfin que je l'étais j'ai plutôt arrêté cette profession depuis notre première rencontre. Quand je dis qu'elle a apporté beaucoup de changements en moi, ce n'est pas un mensonge mais lui parler de mon passé de criminel serait peut-être de trop. Je ne me suis jamais fait arrêter pour ça, si je ne le fais plus désormais ça appartiendra à un morceau de mon passé que je ne partagerai pas. Un peu comme je ne me sentais pas prêt à lui parler de Sarah pour le moment. De toute façon ça aurait été pour lui dire quoi ? Pourtant je me fais honnête sur mes mésaventures pendant le discours de l'inventeur de génie. Son agression avait été largement médiatisée, comme l'événement dont elle va me faire part alors. Je pourrai me dire que je la connais à peine, presque pas, et pourtant je ne peux m'empêcher de ressentir une vague d'inquiétude m'envahir en l'entendant parler.

« Et … euh … tout va bien ? Vous … Vous n'avez pas été blessée ? »

En fin de compte si l'on prenait exception de la police qui avait joué de la matraque, l'incident dans lequel je m'étais retrouvé avait été moins violent que celui où elle avait été. Elle ne semblait pas blessée ou avoir mal, sinon elle le cachait parfaitement. Je tâchais désormais de mettre cela de côté pour continuer la discussion, nous n'allions pas passer ce rendez-vous à discuter d'agressions et de violences quand même. Il y avait d'autres choses plus intéressantes et heureuses dont nous pouvions parler. Par exemple d'elle tout simplement. Ce sujet ne me mettrait pas totalement à l'aise en réalité mais ça serait toujours plus heureux et agréable que de discuter de nos mésaventures, de morts de destruction. D'ailleurs je propose que nous nous tutoyons, quand je vois que les clients au bar, certains du moins, la tutoient immédiatement la première fois qu'ils viennent, sans même savoir son prénom ou lui avoir déjà parlé … J'ai l'impression d'être affreusement vieux jeu et très adolescent maladroit devant son premier amour d'enfance. Elle est d'accord pour se tutoyer et un petit sourire passe sur mon visage, ce n'est peut-être rien du tout pour elle ou pas grand chose, pour moi au contraire c'est un signe fort de sa volonté que nous nous rapprochions un peu.

« D'accord … on se tutoie alors. »

Pourquoi avais-je soudainement le sentiment que ça allait être plus difficile que je ne l'imaginais ? Une excellente question mais bon, en parlant de romans et d'ouvrages je serai tranquille. En plus le serveur vient faire diversion en amenant nos tasses. Un thé parfumé pour elle, un thé noir très simple pour moi. Toujours le même. J'ai vraiment mes habitudes dans tous les lieux où je vais. C'est que je ne suis pas très aventurier, une fois ma préférence trouvée je change rarement, j'essaye très peu de nouvelles choses. Question aventurier solitaire séduisant les belles jeunes femmes je repasserai, je ne teste même pas un autre thé de temps en temps. Quoi que parfois je prends un chocolat chaud ici, c'est que j'aime vivre dangereusement de temps en temps ! Après tout il faut faire des folies de son corps parfois !

Cependant je ne m'attendais pas à la réponse de la brune quand je parle de romans et qu'elle me dit qu'à l'heure actuelle, elle est plongée dans la lecture de mon roman. Sixième chapitre ? Cela veut dire qu'elle a déjà lu la description de l'héroïne. Avait-elle eu le sentiment de lire sa propre description ? Il paraît que quand on est concerné directement par quelque chose on passe à côté. Avait-ce été son cas ? Ou allait-elle prochainement me demander ce qui m'avait pris ? Ce n'est pas le cas pour l'instant, ça devait être un bon signe sans doute.

« Je lis beaucoup … C'est comme ça que j'ai eu envie d'écrire même si … je ne crois pas être à la hauteur … Ca reste encore un mystère que mon roman soit un best-seller. »

Je souris, gêné comme je l'étais toujours en parlant du succès inattendu de mon roman. Je ne me considère pas comme un Michael Crichton ou un Tolkien. Pourtant si on en croyait les chiffres de vente, j'étais à leur hauteur.

« En ce moment je relis Jurassic Park … Je … j'adore Crichton … Je crois que ça été le plus beau compliment d'être comparé à lui. »

Même si ma petite moue indique clairement que je trouve cette affirmation trop forte.

« Vous aimez … enfin … tu … tu aimes vraiment mon roman ? Tu … tu penses quoi de l'héroïne ? »

Question dangereuse mais là j'ai besoin d'être curieux. Je veux vraiment être fixé, savoir si elle a compris que cette héroïne, telle que je l'imagine, est tout simplement elle ou pas. Enfin que c'est elle. Physiquement parlant tout du moins.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 5 Mai - 7:12

16 Janvier 2050

Kate était assez confuse. Elle était à la fois stressée, gênée mais aussi intriguée. Il y avait cette force, cette attraction qui la poussait ou l’attirait de plus en plus vers le beau brun. Dans le fond, elle trouvait cette sensation dangereuse. La brune se devait de rester vigilante. Mais d’un autre côté, la douceur et la gentillesse du garçon étaient tellement apaisantes. A croire qu’elle rêverait de vivre dans son monde, sans le connaître réellement ni lui, ni son monde. Il faut dire que le garçon avait toujours cette impression d’être heureux. Elle ne se souvenait pas l’avoir déjà vu sans au moins ce petit sourire au coin des lèvres. A ses yeux, Henry incarnait l’innocence et le mystère chez l’adulte. Sa curiosité ne cessait de la pousser à en savoir plus.

Pour autant, les intentions du jeune homme avaient été honnête ou, tout du moins, transparente. La soirée qu’ils avaient passé ensemble avait été très agréable mais également très troublante. Pensant à cela, la brune constata que Henry n’était soit pas à l’aise, soit pas rassuré, soit potentiellement un peu des deux. Il est vrai que l'événement qui s’était déroulé à Eden North Park avait été impressionnant. Pour autant, sa gravité n’était pas franchement au même niveau que la bombe qui avait explosé à Coal District. Bien que légitime, sa question était aussi assez touchante voir un peu stupide dans un sens. Mais même l’idiotie lui allait comme un gant en un sens. Cela faisait ressortir cette innocence que la jeune femme appréciait tant dans sa compagnie. Elle lui adressa un gentil sourire tout en lui répondant :

Non non, tout va bien pour ma part excepté peut-être quelques égratignures complètement négligeables. Mais je pense que l’on peut trouver des sujets plus intéressants que nos soirées désastreuses de la veille.

Henry enchaîna sur le fait qu’il était d’accord pour le tutoiement. Mais tandis que ses paroles étaient pour, on aurait dit que son corps tout entier criait non. L’idée venait de lui, pour autant, on aurait dit qu’il n’était pas prêt à franchir le cap. Pourquoi se mettait-il la pression ainsi ? La barmaid n’était pas sûre de ce qu’elle interprétait mais elle avait la sensation que le garçon était excessivement stressé. Etait-ce sa faute ? Devait-elle mettre un terme à leur rendez-vous immédiatement ? Tant de questions traversaient son esprit sans une once de réponse. Sa curiosité prenait de l’ampleur. Il faudrait qu’elle y mette un terme pour maîtriser tout ce qu’elle dirait mais, elle n’en avait pas envie ....

Ecoutant le beau brun, Kate attrapa sa tasse et la porta à hauteur de ses lèvres afin de souffler dessus. Inspirant un instant, elle sentit les bonnes odeurs de fruits rouges et du sucre que ces fruits contenaient tant. La jeune femme adorait cette sensation de sucré sans le goût. Elle prenait rarement du thé non parfumé. A contrario, Henry avait opté pour un thé noir tout ce qui a de plus simples. Ce choix lui ressemblait bien plus que le Cosmopolitan qu’il commandait au bar. Et dire que le premier soir où elle avait pris sa commande, elle avait cru que le jeune homme était homosexuel. Aujourd’hui, elle se retrouvait à le voir en dehors de son travail après avoir passé une soirée entière à discuter avec, comme touche de fin, un léger bisou sur la joue. Se sentant un peu idiote, tant à propos des paroles d’Henry que de ses pensées, elle répondit :

J’aurais dû m’en douter en soit. Mais tu ne devrais pas être aussi dur avec toi. Je n’ai pas encore lu ton livre en entier. Mais j’ai quand même du mal à le poser le soir lorsqu’il est temps que je me couche.

Elle rigola doucement à ses dernières paroles. Le pire, c’est que c’était la vérité. Kate s’obligeait à se coucher à deux heures et demi du matin maximum pour être en forme pour travailler ses cours le lendemain. Pour autant, elle se coucha plutôt vers trois heures du matin sur les derniers jours, par envie de connaître la suite du bouquin. L'héroïne l’avait pas mal inspirée. Intelligente, elle apprenait tout de même pas à pas ce qu’était la vie réelle et ses embûches en faisant face à ses erreurs, un peu comme la brune. La grande différence était que les erreurs de l’heroïne étaient bien minimes voir inexistantes par rapport à celles qu’avaient fait la barmaid.

Crichton a été un des rares si ce n’est le seul à avoir l’idée de fusionner des époques différentes sans avoir recours au voyage dans le temps. Après je ne suis pas une grande connaisseuse. Je pense qu’il ne faut pas douter des compliments que l’on peut recevoir, même si cela peut être compliqué. Si la personne n’a rien à gagner à le dire, cela ne peut qu’être sincère tu ne crois pas ?

Kate repensa aux paroles que Christopher avait eu à son égard avant l’attentat perpétré à l’encontre de l’eurodéputé Storeberg. Il avait chargé ses épaules d’un poids tellement important. Mais d’un autre côté, tout ce qu’il avait placé en elle, c’était de l’espoir. Son retournement de veste au cours de l’interrogatoire lui avait bien fait comprendre qu’il n’en ressortirait rien pour lui de ce choix et que sa croyance ne provenait que de son jugement et non des intérêts qu’il pourrait en récupérer. Henry la sortit de ses pensées en lui posant une question qui démarra par du vouvoiement. Le garçon se rattrapa rapidement même si ce dernier restait très hésitant lorsqu’il prenait la parole.

Je peux l’affirmer concernant la partie que j’ai lu mais pas le reste pour le moment.

Elle lui sourit gentiment avant de se rendre compte qu’ils ne décollaient pas leur regard l’un de l’autre. Une sorte de gêne prit son point de départ de ce constat. La brune devait rester maître d’elle-même. Baissant le regard sur sa tasse, elle s’en saisit et la porte à ses lèvres. Le liquide chaud qui s’écoula au fond de sa gorge chassa les petits frissons qui étaient venus la déstabiliser. Kate devait se ressaisir. Elle était venue là par besoin de satisfaire sa curiosité. Pour autant, elle ne pouvait pas se risquer à le blesser uniquement pour cela. La jeune femme devait garder une certaine distance sans que cette dernière ne soit brutale. Henry semblait pas franchement à l’aise dans ses baskets. Elle n’aurait pas de réponse à ses questions si le beau brun venait à se braquer.

Je dois reconnaître que l’héroïne semble à la fois intelligente et naïve. D’apparence, elle est belle et forte. Mais sa fragilité intérieure est probablement son plus gros point faible en plus d’être potentiellement sa plus grande qualité humaine. Je reconnais avoir un peu hâte d’en savoir plus sur cette mystérieuse jeune femme. Mais peut être que l’auteur me ferait le plaisir de m’expliquer ce qui l’a poussé à créer une héroïne de ce genre là.

Kate venait de planter de nouveau ses prunelles vertes au fond du regard du beau brun. Elle lui adressa un sourire espérant que le garçon ne se démonte pas afin qu’il affine l’idée qu’elle s’en était fait. Elle voulait comprendre comment le jeune homme réfléchissait et pensait. Cela permettrait à la barmaid de creuser un petit peu cette facette d’homme mystérieux.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Lun 7 Mai - 19:54

« Oui … c'est vrai. On … on doit pouvoir discuter d'autre chose. De trucs plus … sympas. »

Je ne doutais pas une seule seconde que nous soyons capables de trouver des sujets de discussion bien plus sympathique que celui de nos soirées passées. Ces sujets là risquaient bien de plomber l'ambiance de ce rendez-vous. Etait-ce un rendez-vous ? Après tout nous avions décidé d'un lieu et d'une heure. Donc c'était un rendez-vous. Mon premier rendez-vous en tant que célibataire. Je tâche de ne pas trop y penser pour éviter de stresser de trop. Après tout si elle m'a appelée c'est qu'elle a envie d'être là, qu'elle aime ma compagnie, que d'être à mes côtés ne la dérange pas. Donc je n'ai aucune raison de stresser, aucune raison de m'angoisser sur son bonheur a être là. Je ne la pense pas masochiste, pas du genre à  se faire du mal pour rien. Après tout de tous ses prétendants qui ont tenté d'obtenir un rendez-vous avec elle, c'est avec moi qu'elle a choisi de passer un peu de temps en dehors du  bar. Cette idée me plait beaucoup, m'aide à me sentir à ma place dans cette librairie face à elle mais suis-je à l'aise ? Définitivement pas. Je me dis simplement que j'ai le droit d'être ici et que je dois en profiter.

S'attendait-elle à cette réponse sans fierté ou orgueil quand elle parle de mon roman ? Je commence à croire que je suis un véritable livre ouvert pour les filles. Aélia n'avait eu aucun mal à lire mon affection pour la barmaid avec qui j'avais à peine parler. Kate parvenait-elle à lire en moi de la même façon et comprendre la gêne que provoquait chez moi ce succès ? Je ne doute pas que la journaliste venue m’interviewée avait dû trouver amusant mon côté timide et réservé alors  que j'étais auteur d'un best-seller. Il y a une raison pour laquelle je ne suis pas acteur, outre le fait de ne pas savoir jouer la comédie, je n'aime pas me mettre en avant. Cela dit les compliments de la jeune femme me font vraiment plaisir. L'entendre me dire le côté addictif de mon roman me plait beaucoup. La pensée de pouvoir lui donner du plaisir de cette façon est très agréable.

« C'est … merci. En fait … tu es la première personne avec qui je parle de mon roman … Je veux dire de cette façon … J'ai lu des critiques professionnelles et de lecteur mais … je n'ai jamais discuté avec un lecteur comme ça. C'est … euh … agréable de savoir que ça te plait. »

Pour l'instant, elle n'a fait aucune remarque sur la ressemblance physique entre l'héroïne et elle. C'était évident pourtant, je suis sûr que si on me demandait qui devait être castée pour devenir l'héroïne du film inspiré de mon roman et que je parlais de Kate, tout le monde comprendrait immédiatement que j'avais écris pour elle. Enfin pour elle, pas de cette façon. Qu'elle m'avait fortement inspirée et que physiquement elle était l'héroïne de mon roman. Il paraît que l'on ne voit pas bien les choses quand elles nous concernent directement. Peut-être était-ce ce qui arrivait à Kate, pour le coup ça m'arrangeait bien. Quoi que … j'aurai aimé son avis sur cette description d'elle-même.

« Est-ce que les gens n'ont pas toujours quelque chose à gagner ? Je ne veux pas … je ne suis pas défaitiste sur la vie. Les gens … souvent … ils disent les choses dans l'espoir d'obtenir quelque chose ou de plaire. Il y a toujours quelque chose à gagner je crois. »

Une vision un peu noire du monde, je préférais le terme de réalisme mais la sincérité pouvait bien exister. Je ne demandais qu'à y croire en ayant des preuves de son existence, sans en avoir l'assurance pour l'instant. Un jour peut-être quelque chose me fera croire à la sincérité, l'abnégation et le désintéressement mais pour l'instant je n'y croyais pas le moins du monde. Profitant un petit peu de cette occasion unique de parler de mon roman avec une personne que j'apprécie sans trop savoir pourquoi. C'est vrai, je la connais à peine. Je l'apprécie parce que … et bien elle me plait. C'est aussi simple et stupide que ça à la fois.

« Oh je … je veux bien ton avis sur le reste quand tu auras fini de lire. »

Je souris, un peu gêné de cette demande mais j'avais été honnête avec elle précédemment en lui disant ne jamais avoir parlé directement avec mes lecteurs de leurs avis. Et puis ça nous permettrait de nous revoir. Ce qui est un plus non négligeable qui me plait beaucoup. Son analyse de l'héroïne me plaisait vraiment bien. Je souris à ses mots un peu gêné mais assez à l'aise avec ce sujet de discussion. Toujours plus qu'à parler de moi.

« Je voulais une héroïne aussi humaine que possible. Souvent les héros sont forts, vaillants, braves dès le début de leur aventure. Je voulais lui permettre de grandir, d'évoluer, de devenir forte. Je ne voulais pas d'une super-héroïne mais d'une simple personne qui se découvre un courage nouveau. Comme tu l'as dit, belle et forte mais aussi fragile. »

Je ne peux m'empêcher de la regarder au fond des yeux en disant ça. Ses magnifiques yeux qui m'envoûtent chaque fois que je les croise. Rarement pourtant j'osais soutenir son regard auparavant. Aujourd'hui n'est pas trop différent mais je me force. L'effort n'est pas sur-humain cependant parce qu'elle est vraiment très belle.

« Je … Ca peut sembler bizarre de demander ça à une femme mais … physiquement tu la trouves comment ? Je … je ne voulais pas qu'on ait le sentiment qu'elle soit une pin-up, je voulais qu'elle soit … et bien … humaine. »
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Jeu 10 Mai - 23:19

16 Janvier 2050

Kate fut surprise de la remarque de l’écrivain. Il n’avait encore jamais discuté avec des lecteurs. Son livre était devenu un best-seller en si peu de temps et il n’avait pas fait de rencontre avec ses fans ou de séance de dédicaces. La brune trouvait cela surprenant. a chaque fois qu’elle avait lu un livre qui lui plaisait, elle aurait aimé rencontré la personne qui se cachait derrière la plume. Pourquoi ? Parce qu’un livre permet d’apprendre beaucoup sur son auteur mais certaines questions restent souvent en suspens. Alors, une simple rencontre pourrait permettre d’éclaircir certains points. Mais après réflexion, la barmaid commençait à connaître ce malaise et cette timidité qui habitaient constamment Henry. Peut-être que son éditeur lui avait suggéré de faire tout cela et qu’il avait simplement refusé. Après tout, se confronter à la foule n'était pas forcément une chose aisée. Kate avait cessé depuis longtemps de donner de l'importance à l'avis des autres. Après tout, en tant qu’ancienne pute, la brune ne connaissait que le mépris, que cela soit envers son ancien métier ou bien son physique.

Et bien j'espère pouvoir te dire que le reste de ton livre est aussi bon que le début. Au vu du commencement, je doute que le reste de l’histoire me déplaise.

Poursuivant sa conversation avec Henry, ce dernier lui expliqua qu'il pensait que chaque personne avait une arrière pensée sur chaque chose. Elle ne pouvait pas franchement le contredire à ce sujet là. Pour autant, certaines personnes disaient les choses en souhaitant seulement un peu de reconnaissance. Alors bon, s'ils souhaitaient juste un peu de reconnaissance orale, sans contrepartie autre, pouvait-on leur en vouloir ou encore leur reprocher ? Il est vrai aussi que certaines personnes étaient plutôt mal intentionnées et cherchaient à avoir plus, toujours plus. La barmaid était bien placée pour le savoir. Elle en avait déjà subi les conséquences plus d’une fois malheureusement et savait donc parfaitement à quel point les gens cherchaient à obtenir une quelconque contrepartie à la moindre occasion.

Il est vrai que beaucoup de personnes agissent en fonction de la situation et des avantages qu’ils peuvent en tirer. Heureusement, ce n’est tout de même pas le cas de tout le monde.

Une chose était claire, Kate espérait bien qu’il n’avait pas pensé à elle lui disant qu’elle aimait son livre concernant les personnes qui cherchaient à gagner quelque chose en contrepartie d’un acte ou d’une parole. Elle balaya rapidement cette pensée de son esprit. Le jeune homme venait de lui demander de continuer de lui donner son avis une fois qu’elle aura lu le livre jusqu’à la fin. Alors qu’ils en étaient à leur second moment où ils pouvaient discuter un peu tous les deux, la brune se rendait de plus en plus compte que ce mystère qui entourait le beau brun perdurait. Les réactions qu’il avait, sa façon d’être, ne permettaient pas à la jeune femme de le comprendre au premier abord. Henry l’intriguait réellement et cela la gênait de deux façons. La première était qu’elle ne voulait pas s’approcher de trop du garçon de peur de le ternir lui et sa vie tranquille avec son lourd passé. Kate avait peur de lui être néfaste ne venant pas du même monde que ce dernier. La seconde était qu’il la mettait mal à l’aise par sa façon d’être et sa simple proximité. Il avait, dans son attitude, quelque chose de différent par rapport aux autres hommes qui la côtoyaient mais elle n’arrivait pas réellement à mettre le doigt sur le quoi. Ce petit sourire gêné au coin de ses lèvres si fines qu’il était en train de lui adresser était très déstabilisant pour la brune. Elle lui retourna un doux sourire afin de cacher son malaise.

Je suis contente d’avoir entre-aperçu ton héroïne telle que tu l’imaginais et que tu voulais la présenter réellement.

L’interprétation des mots était propre à chaque personne. Mais qu’elle ait réussi à lire et comprendre ceux d’Henry sans erreur lui faisait plaisir. Il y avait tant de tendresse, de douceur dans son livre, tout comme dans ses paroles ou ses actes. L’attitude globale de l’écrivain ressortait dans son oeuvre. Sa description de son héroïne laissait la barmaid rêveuse. Son personnage principale était belle et forte en effet. Elle était également respectée en tant que personne, quelque chose qui manquait encore beaucoup à la jeune femme. Alors que le beau brun avait parlé de son héroïne, ses prunelles noisettes s’étaient rivées dans le regard vert de Kate. La profondeur de ses yeux laisse apercevoir cette douceur et cette fragilité chez l’auteur que l’on retrouve dans son personnage. La brune rata un battement de coeur, elle avait du mal à maintenir son regard dans le sien contrairement à la dernière fois. Elle finit par baisser son regard sur sa tasse de thé pour s’en saisir et boire une gorgée. La jeune femme en profita pour reporter à nouveau son attention sur Henry. Sa question suivante la prit un peu au dépourvu. Elle reposa sa tasse tranquillement pour éviter une quelconque catastrophe. Ce n’était pas son genre d’être aussi maladroite ou déstabilisée. Mais lorsqu’elle regardait le garçon, elle repensait à leur dernière soirée, leur discussion, ce moment de danse improvisé et ce doux baiser sur sa joue avant de partir tel un voleur. La barmaid avait trop insisté concernant la précédente femme qui partageait la vie de l’écrivain. Elle n’arrivait cependant toujours pas à comprendre pourquoi une femme quitterait un homme tel que lui si gentil et pur … Mais de toute évidence, il en avait souffert et en souffrait encore. Aussi, la brune avait décidé de laisser le sujet de côté jusqu’à nouvel ordre. Elle ne pouvait pas s’immiscer dans sa vie comme ça après tout, surtout si elle ne souhaitait pas s’y attarder.

Elle est parfaite … Peut-être un peu trop d’ailleurs. Je ne pense pas qu’il existe de personnes, ni homme, ni femme, qui est un physique sans aucun défaut. Après tout la beauté est subjective non ? Je n’ai pas eu de pensées de ce genre à son sujet en tout cas en lisant ta description d’elle. Mais je relirais le passage concerné pour voir si j’ai l’impression d’avoir affaire à une pin-up mais j’en doute. Tu as l’impression qu’elle fait pouf ou escort-girl lorsque tu te relis aujourd’hui ?

Reprenant sa tasse, Kate se réchauffa un peu avec le liquide chaud. Observant les alentours, ce petit café était cosy. Cela devait être agréable de venir ici régulièrement. Peut-être devrait-elle y revenir pour avancer le livre de Henry. Le soucis était qu’elle ne pouvait se permettre de perdre de temps avec des déplacements non nécessaires avec ses révisions. Mais elle allait devoir garder cette idée dans un coin de sa tête pour la réutiliser une fois que le concours sera passé.

Et donc, es-tu sur une suite de cette oeuvre ou bien écris-tu un autre livre en ce moment ? Je vois bien au bar quand tu viens que tu passes ton temps à pianoter sur ton ordinateur. Je me doute que ce n’est pas pour rien.

Elle lui adressa un sourire afin de l’encourager. La brune espérait ne pas le mettre mal à l’aise mais elle était curieuse de savoir si elle aurait un autre livre à lire prochainement. Ses deux mains entouraient sa tasse de thé. Sa nervosité se traduisait principalement par le fait qu’elle jouait de ses doigts et de ses ongles contre sa tasse. La dernière fois, ses questions trop audacieuses avaient écourté leur entrevue. Etant donné qu’elle ne comptait pas le revoir en dehors du bar après aujourd’hui, il lui fallait prendre son temps pour le découvrir. Tel un puzzle, Kate cherchait à assembler les pièces pour comprendre ce jeune homme solitaire, tendre et brisé. Il y avait ce petit quelque chose qui lui avait fait accepter de le revoir. La brune n’avait pas su lui dire non devant tant de gentillesse et de considération a contrario du reste de la gente masculine. Mais elle devait s’en tenir à ce qu’elle avait prévu et ne pas s’attacher de peur de lui faire plus de mal qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 11 Mai - 19:53

« Il n'y a rien de pire qu'une mauvaise fin à un roman qu'on aime bien. »

Sa remarque me faisait vraiment plaisir, un sourire sincère était apparu sur mes lèvres alors qu'elle avait dit qu'elle aimait ce qu'elle avait lu de mon roman. J'espérais que la fin serait à la hauteur de ses attentes, c'est difficile de trouver une bonne fin. Les gens aiment bien les fins heureuses, quand le méchant gagne à la fin, peu de gens sont heureux. Personnellement j'aime les fins comme ça, où le héros ne parvient pas à sauver le royaume ou du moins pas comme il l'avait espéré. Les happy end sont toujours préférés dans les romans, dans les films, dans les nouvelles, dans tout ce qui nous entoure parce que quoi de plus heureux finalement que la réussite la plus absolue ?

« Non, ce n'est pas le cas de tout le monde. »

J'essaye de ne pas le faire et j'espère aussi que la brune ne le fait pas avec moi. Quoi qu'à bien y réfléchir je ne vois pas ce qu'elle pourrait avoir à gagner. Un autographe ? Elle n'avait qu'à demander pour en avoir un, pareil pour une dédicace particulière. Je ne saurai même pas trop quoi écrire en réalité pour la dédicace. Est-ce que « Pour ma muse » fait un petit peu trop ? Sans doute, et sans compter que ça pourrait véritablement la gêner et la faire fuir. Ou alors elle se sentirait vraiment honorée d'être la personne à l'origine de ce roman mais surtout la raison de son succès. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas qu'elle soit en train de dire ce que je veux entendre pour me faire plaisir mais qu'elle parle avec sincérité. Ce qui ne manque pas pour autant de vraiment me plaire et me faire sourire. En un sens j'avais écrit pour elle, grâce à elle, alors que ça lui plaise était une sorte de consécration bienheureuse qui mettait du baume au cœur.

Le plus amusant, en quelque sorte, était de me rendre compte qu'elle n'avait absolument pas fait le rapprochement entre l'héroïne et elle. Certes je ne sais rien du caractère, du passé et des habitudes de Kate mais physiquement ma description ne laissait pas beaucoup de place à l'imagination pour toute personne qui lirait la description de l'héroïne tout en ayant la brune dans son champ de vision.

« Et moi donc. Ca montre que j'ai réussi à bien décrire ce que je voulais faire apparaître. »

En posant la question sur le physique de l'héroïne à celle qui l'avait tellement inspirée, je sais que je prends un risque. Pourtant dès que Kate commence à parler, je comprends qu'elle est très loin d'avoir fait le rapprochement entre les deux. Quelque part ça semble plutôt logique, si je lisais un roman me décrivant parfaitement, dans lequel je serai un héros qui trouverait son courage au fil des pages tout en apprenant de ses erreurs, je ne serai pas enclin à m'imaginer être ce héros. Même s'il portait mon prénom je n'y parviendrai pas. Je me dirai que c'est une coïncidence un peu stupide et très amusante. Je suis totalement d'accord avec le premier qualificatif donné par Kate. Parfaite. Le mot exact qui me venait quand je la regardais. Chaque fois que mon regard se portait sur elle. Je ne crois pas non plus qu'il existe une personne sans aucun défaut et puis l'esthétique est une chose extrêmement critique et très subjective. Le plus petit détail peut séduire ou rebuter. D'un grain de beauté à la couleur de la peau en passant par la taille des oreilles ou même des cheveux.

« Non … Pas du tout … Je veux dire … Je me suis inspiré de personnes que je croisais pour des détails physiques particuliers. Quand quelque chose me tapait dans l'oeil chez quelqu'un, je le prenais pour donner du vivant à mes personnages. Mais c'est vrai que Christina est un peu différente. Je voulais qu'elle soit belle mais surtout crédible … Ce que je veux dire c'est que … Je ne voulais pas d'une pin-up sortie droit de SAS mais d'une femme qu'on pourrait croiser dans la rue et se dire : c'est elle. »

J'avais cette personne devant les yeux mais ça elle l'ignorait. Comment réagirait-elle si elle devait apprendre la vérité ? Le prendrait-elle bien ? Pas du tout au contraire ? Je n'en sais rien, je n'ai pas forcément envie de le découvrir. Sa question suivante provoque un sourire et un petit hochement de tête, je suis effectivement en train d'écrire la suite.

« En fait … J'écris une biographie sur une jolie barmaid. »

Ok … tentative d'humour un peu ridicule mais … enfin … il paraît que le rire aide à se rapprocher un peu quoi que je vois mal en quoi ce que je venais de dire était marrant. Je commence vraiment à me dire que la séduction c'est pour les autres mais certainement pas pour moi. Peut-être que si je mettais un super smoking et que je commençais à commander des vodkas-martinis au shaker, pas à la cuillère j'augmenterai mes chances ? Je n'en suis pas franchement sûr.

« J'écris la suite mais … je vais prendre mon temps cette fois. Pour le premier j'écrivais en me faisant totalement confiance mais là, je veux créer quelque chose de plus grand, un univers particulier, je veux plus de profondeurs dans les personnages, dans les lieux … Alors il y a surtout beaucoup de réflexion pour sélectionner les idées et les développer. C'est que tu … euh … enfin … je suis inspiré. »

Je rougis un peu à repensant à ce que j'avais failli dire, trouvant ma tasse incroyablement intéressante, j'en bois d'ailleurs une longue gorgée avant de parvenir à un sourire penaud et un petit regard pas très sûr pour la brune.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 12 Mai - 7:37

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Kate rigola à la remarque de l’écrivain. Il est vrai qu’une déception qui arrive après une bonne nouvelle, sur le même sujet, c’est rarement agréable. Il y avait ce sourire sur ses lèvres, un sourire un peu angélique, pur. En discuter lui donnait envie de reprendre la lecture pour arriver au bout de l’oeuvre le plus rapidement possible. Elle se demandait quel genre d’écrivain était Henry. La naïveté qui émanait de lui laissait penser qu’il serait peut-être plus fin heureuse sans couac quelconque. Mais cela ne reflétait pas la réalité dans laquelle ils vivaient aux yeux de la barmaid. Dans la vraie vie, même en cas de réussite, il y avait des conséquences qui pouvaient parfois être lourdes. Et évidemment, les gentils ne gagnaient pas à tous les coups. C’était plutôt rare qu’ils gagnent même dans le contexte actuel, la brune le savait bien. La soirée de la veille en était une parfaite démonstration. Même si l’eurodéputé Storeberg n’était pas mort, il avait été grièvement blessé et les personnes qui étaient physiques non loin de lui ont subi des dommages aussi, certains sont mêmes morts.

Alors qu’elle allait pour boire encore un peu de son thé, la brune se rendit compte que sa tasse était quasiment vide. Le temps passait vite en compagnie d’Henry. Comme la première fois, sa présence était apaisante. D’un geste, elle termina le contenu de sa tasse et la reposa afin de reporter son attention sur le beau brun. Elle aimerait tellement comprendre comment ce genre de personnes pense. Comment Henry arrive à imaginer tout ce qu’il y a dans son bouquin alors qu’il semble tellement renfermé sur lui-même, tellement distant en temps normal. L’écrivain était content de sa réponse. En même temps, ça n’était que la simple vérité. La brune n’aimait pas les mensonges. Elle ne les utilisait qu’en cas de force majeur en soit. Si les gens n’étaient pas contents de ce qu’elle pensait, c’était tant pis pour eux après tout. De nos jours, elle ne comprenait pas que certaines personnes ne puissent toujours pas accepter que les avis et les opinions sont propres à chacun.

Ecoutant le beau brun, celui-ci lui parla de nouveau du fait qu’il s’était inspiré de son entourage pour les détails physiques de ses personnages. Il est vrai qu’en traînant dans les bars et les cafés, on croisait un paquet de personnes. Elle serait curieuse de savoir les personnes qui ont inspiré l’héroïne. Cette assurance, ce calme intérieur, ce dépassement de soi, toutes ses qualités ne pouvaient être réunies en une seule personne. Et vu le comportement du garçon, elle avait des doutes sur le fait qu’il connaisse réellement les personnes qui l’avaient inspiré. Tout devait sûrement se faire au regard, à l’observation. A ce moment précis, le serveur passa non loin de la table. Kate l’observa un instant essayant de déchiffrer quel trait de caractère son apparence physique lui inspirait. Mais rien ne vint. Après tout, elle n’était pas écrivain, l’imaginaire n’était pas franchement son fort.

La barmaid écoutait toujours Henry. Elle avait des doutes sur le fait qu’on puisse identifier Christina dans la vraie vie. Même si la description de la jeune femme ne faisait pas inventée de toutes pièces, les mots qu’il avait choisi rapprochait énormément le lecteur d’une vision réelle du personnage. Pour autant, la brune avait cette sensation de “trop parfaite”. Avec un tel physique, elle était d’ailleurs surprise qu’elle n’est pas eu un voir des prétendants. Mais d’un autre côté, cela aurait peut être gâché l’histoire ou le contexte. Seul le temps lui dira n’ayant pas fini le livre. Elle ria doucement à la dernière phrase de son interlocuteur.

Je doute que l’on puisse trouver dans la rue une Christina grandeur nature.

Elle lui demanda par la suite si le beau brun était déjà en train d’écrire la suite ou un autre bouquin peut-être. Sa réponse déstabilisa Kate au plus au point. La biographie d’une jolie barmaid ? Ce n’était pas la première fois que le garçon lui faisait une remarque sur son physique et à chaque fois, c’était comme un électrochoc. Il avait cette pureté dans l’utilisation des mots, cette approche inoffensive et attendrissante. Il enchaîna sur le fait qu’il avait commencé à écrire la suite des aventures de Christina. Un soulagement s’empara de la jeune femme. Elle n’aurait pas aimé le décevoir, mais un livre entier sur elle serait d’un ennui mortel et intéresserait personne. L’écrivain avait voulu faire de l’humour et c’était légèrement raté. De toute évidence, il n’était toujours pas à l’aise. En même temps, elle habituellement si avenante, n’arrivait pas à être avec lui comme avec les autres. Son regard, son sourire, son attitude toute entière n’étaient pas les mêmes qu’avec les autres. Il faut dire aussi qu’Henry n’agissait pas avec elle comme les autres le faisaient. Elle avait cette sensation en sa présence d’être une personne à part entière et pas simplement la barmaid. C’était cette même sensation qu’en présence de sa mère, comme si elle pouvait lui faire confiance les yeux fermés. Mais ça, ça l’effrayait au plus au point. La brune avait déjà peur de le blesser, de le salir d’une quelconque façon. Mais elle craignait également de subir les conséquences liées à son manque de méfiance. Il fallait qu’elle reste vigilante, elle ne pouvait détruire sa vie ou celle de Fallon par curiosité, même maladive. Après tout, elle ne connaissait rien du beau brun à part qu’il commandait des Cosmopolitans lorsqu’il venait dans son bar et qu’il passait son temps à pianoter sur son ordinateur pour écrire. Surprise des aveux de l’écrivain, la curiosité de la jeune femme était à nouveau piquée à vif. Sa dernière phrase n’avait pas de réel sens. Pourquoi avait-il commencé à parler d’elle pour finir par dire qu’il était inspiré ? Kate ne voyait pas franchement le lien mais elle ne put s’empêcher de sourire face aux balbutiements du beau brun.

Et pourquoi avez-vous perdu cette confiance en vous à votre avis ?

Il était à nouveau mal à l’aise et peu sûr de lui. Ce petit sourire et ce regard qui voulait fuir mais sans plus donnèrent le sourire à la barmaid. Cette dernière finit par éloigner son buste de la table de basse afin de s’appuyer sur ses mains posées derrière elle. Elle commença à observer les environs comme pour laisser une bouffée d’air frais au garçon. Le petit café avait commencé à se vider, le serveur était en train de s’activer pour nettoyer les tables libérées par les clients. Kate reporta tout doucement son regard sur l’écrivain afin de ne pas le brusquer. Elle se demandait s’il était ainsi avec tout le monde. C’était la sensation qu’elle avait, qu’il était timide et peu sûr de lui ce qui donnait ce genre de malaise. Le garçon lui faisait penser à Tim, Timofey Leskov, qu’elle avait rencontré à la bibliothèque. Lui aussi était quelqu’un de plutôt gêné en règle générale.

Et tu as beaucoup d’idées pour ta suite alors si tu es inspiré ?

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Jeu 17 Mai - 0:02

Ce moment avec Kate me semblait passer à une allure infernale, j'aurai aimé que le temps passe moins vite, pour en profiter d'avantage. Etrangement je me sentais à l'aise, enfin beaucoup plus que ce que j'avais redouté d'être à l'aise devant elle. Je l'admets, j'étais stressé au moment de venir ici, même un peu avant. Le fait d'avoir eu ce rendez-vous le matin uniquement m'avait beaucoup aidé à ne pas angoisser et stresser de trop mais malgré ça, j'y avais pensé toute la journée. Toute une journée à me demander ce que j'allais bien pouvoir dire, ce que j'allais pouvoir faire, s'il y avait des choses à dire, des gestes à avoir, pour parvenir à plaire à la belle brune. J'aurai pu essayer de téléphoner à Aélia pour avoir des conseils, apparemment elle connaissait plutôt bien Kate. Elle aurait sans doute pu m'aider à trouver des sujets de conversation si jamais nous ne parvenions plus à trouver de quoi échanger. Cela dit ça ne semblait pas être le cas pour l'instant, bien au contraire le temps filait parce que ce moment était agréable. Je passais un moment privilégié avec une belle jeune femme qui suscitait chez moi une inspiration intense pour mon roman mais également pour remettre de l'ordre dans ma vie.

Si tous mes personnages avaient eu des inspirations physiques extérieurs, les traits de caractère avaient presque tous été inventés de toute pièce. Non pas que je pensais les gens peu intéressants dans la vie réelle mais j'écrivais un roman, il fallait bien que mes personnages aient des traits de caractère un peu moins réaliste. Je doute qu'une vraie femme ait trouvé le courage qui habite Christina à travers tout le roman, je pense que tôt ou tard, elle aurait arrêté d'avancer et d'essayer de sauver le monde. Physiquement pourtant, Cristina ne laissait aucune place à l'imagination. Kate était Christina. Et inversement. Alors la remarque de la barmaid provoque un petit sourire en coin, les yeux se reportant sur ma tasse désormais vide, c'est fou ce qu'elle s'est vidée vite, je n'ai même pas eu le temps de m'en rendre compte. D'ailleurs celle de ma vis-à-vis est également vide. Apparemment je ne suis pas le seul à apprécier ce moment d'échange et de discussion.

« C'est sûr que ça serait une très belle femme qui ferait tourner tous les regards. »

Je parle là avec expérience, j'ai bien vu la façon dont Kate attire les regards dans le bar. Cela semble involontaire venant d'elle, je crois toujours qu'elle ne s'en rend même pas compte et que ça la mettrait plus mal à l'aise qu'autre chose de le réaliser. Un peu comme si quelqu'un venait me dire que je plais à une belle jeune femme. Franchement je n'y croirai pas un instant. Je ne croirai pas pouvoir taper dans l'oeil d'une femme comme Kate pour être sincère. Cela dit ma remarque semble l'avoir touchée, impossible de savoir si c'est en bien ou en mal. Je me disais qu'un petit compliment ne pourrait pas être vain mais j'avais le sentiment qu'il avait eu l'effet contraire sur elle. Qu'au lieu de l'avoir enchantée, ça l'avait gênée. Evidemmen c'était une plaisanterie mais elle semblait avoir pris mes mots très au sérieux, visiblement l'ironie me dépasse et les compliments lui font un effet que je ne pensais pas. Elle semble ne pas les aimer. Avait-on abusé de compliments pour lui faire du mal ? Un ancien petit ami qui l'aurait séduite au moyen de compliments pour ensuite lui briser le cœur ? A la voir j'aurai parfois cru qu'aucun compliment ne pourrait jamais avoir d'effet sur elle. Et c'est étrange mais « jolie » n'est en rien un compliment fort et impactant comme « belle » ou « sexy » comme on lui dit souvent au bar. Certains n'hésitant pas à préférer « bonne » et un prétendant alcoolisé a même essayé de lui faire passer « bombasse » comme un compliment. Personnellement je cherche toujours le compliment dans ces deux derniers.

Sa question sur la confiance en moi provoque un petit mouvement de ma tête, de gauche à droite, très léger, lent, juste deux aller-retour. Je ne crois pas l'avoir perdu, je crois plutôt ne jamais vraiment l'avoir eue en réalité. Pour cela pourtant j'allais devoir faire preuve d'une grande honnêteté et franchise envers la jeune femme pour lui faire comprendre que je ne manquais pas de confiance dans certaines situations mais que cette situation était inhabituelle pour moi.

« Derrière un volant, quand j'écris, je ne crois pas manquer de confiance en moi. C'est juste que je n'ai jamais … enfin … euh … c'est mon premier vrai rendez-vous … Je n'ai pas vraiment l'habitude de discuter avec … enfin … Mouais. »

Je ne terminais pas ma phrase, je pense que j'avais été bien assez ridicule comme ça pour ne pas avoir à en rajouter encore un peu par-dessus. Sa question suivante m'aide à reprendre consistance, je hoche la tête avec un petit sourire.

« Beaucoup trop en fait. Je suis obligé d'organiser, répertorier mes idées. Peut-être pour plus tard. J'ai plein d'idées pour la suite, pour le passé de Christina, pour ses relations. Trop pour que tout soit viable, alors je fais en sorte de ne pas tomber dans l'abus. »
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Mer 23 Mai - 20:39

16 Janvier 2050

Henry ne dissimulait pas le fait qu’il s’était inspiré de son entourage pour créer ses personnages physiquement. Pour autant, la jeune femme était loin d’imaginer qu’elle faisait parti de ce lot de gens et encore moins au point d’avoir inspiré un personnage tout entier, l’héroïne de surcroît. Potentiellement, il s’était peut-être également inspiré de son entourage pour créer les caractères de ces derniers. L’écouter parler de son oeuvre était passionnant. Elle retrouvait ces mêmes sensations que lorsqu’elle était plongée dans son bouquin ou lorsqu’elle était en sa compagnie. Dans ce monde cruel, certaines personnes réussissaient tout de même à passer à travers l’horreur et l'égoïsme des autres. Kate était de plus en plus persuadée que le beau brun faisait parti de ses rares personnes. C’est ce qui rendait sa présence si agréable et apaisante. Mais à quelle point avait-elle le droit de profiter de ces instants sans prendre le risque de ternir la vie entière du garçon à tout jamais ?

La remarque du jeune homme concernant son héroïne donna des frissons à la brune. Il n’y avait rien à envier à avoir un physique attirant. Les gens étaient stupides et ne voyaient que ça. Kate était de plus en plus dégoûtée par ces hommes imbus qui l’assimilaient bien plus à un objet qu’à une personne.Mais ça c’était aujourd’hui. Par le passé, la barmaid avait réellement était un objet, l’objet de fantasme sexuel et de fantasme lié à la violence. De petites cicatrices arpentaient son corps lié à ses expériences passées les plus violentes. Certains de ses anciens clients aimaient autant se défouler par le sexe que par les coups. Son rôle à elle était simple : encaisser sans rien dire ou presque. Ses souvenirs concernant son ancienne vie semblaient à la fois si proche et si loin.

Probablement.

Elle n’était pas capable d’en dire plus. Henry était un homme lui aussi. Même s’il ne semblait pas être du même genre, était-il capable de comprendre que ce qu’il avait décrit comme étant son héroïne pourrait être autant un exemple à suivre qu’un fantasme pour des pervers ? La brune fut interrompu dans ses pensées par les explications du jeune homme sur sa confiance en lui. La barmaid se mordit la lèvre, elle ne parlait pas de son malaise avec elle mais de son manque de confiance par rapport à son changement dans la rédaction de son second livre. Une chose la frappa. C’était son premier vrai rendez-vous ? Parlait-il depuis le départ de son ancienne amie ou bien leur rencontre avait-elle été plus originale ? Kate chassa ses pensées de son esprit. La dernière fois qu'ils avaient abordés ce sujet, Henry avait fini par prendre la porte et l'avait laissé plantée là après avoir déposé un chaste baiser sur sa joue. Ça avait été comme pour dire un truc du genre “je ne peux pas ne m'en veux pas”. Le fait qu'il est accepté de la revoir l'avait conforté là dedans.

Je suis désolée … je ne voulais pas te mettre mal à l’aise … je parlais simplement du fait que tu disais te faire confiance sur l’écriture du premier et à priori que ce n’était pas le cas sur le second.

Mais la jeune femme ne savait plus vraiment pourquoi elle était là. Elle ne voulait pas s'attacher au garçon ni que l'inverse arrive. Toute la pureté du beau brun serait entaché par la barmaid et son lourd passé, douloureuse réalité. Le soucis, c'est que sa présence lui faisait du bien. Kate aimait être avec l'écrivain, elle était apaisée à son contact. Un peu comme si elle n'avait plus besoin d'être sur ses gardes avec lui. C'était à la fois très agréable comme sensation mais aussi très perturbant. A vrai dire, elle avait peur de cette sensation de confiance trop facile. La brune n'était pas habituée à cette impression de tranquillité, de bien être. Mais lorsqu'elle était en présence d'Henry, la curiosité prenait toujours le pas sur tout le reste. Alors qu'elle poursuivait de regarder ailleurs afin que le garçon ne soit pas de nouveau mal à l'aise, elle reprit la parole :

Est-ce que je pourrais connaître certaines de ces idées sans que cela m'apprenne des faits liés à la première œuvre ?

Kate se rendit compte que le café c'était encore un peu vidé. Elle n'avait absolument aucune idée de l'heure qu'il pouvait être et s'en moquait pas mal. La brune était venue à ce rendez-vous principalement pour une chose : sa curiosité. Elle voulait apprendre à mieux connaître l'écrivain, cet homme si réservé qui venait sans cesse écrire dans le bar où elle travaillait. Si au passage elle pouvait lui faire comprendre qu'ils ne seraient jamais fait pour être ensemble ou qu'il serait mieux qu'ils soient simplement des amis. Ça serait pas mal aussi sachant que la seconde raison était l’apaisement que lui procurait la présence d’Henry.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Lun 28 Mai - 23:01

Un autre que moi serait-il aussi impressionné que je le suis en présence de la jeune femme lors d'un rendez-vous ? Je ne sais pas, je ne saurai sans doute jamais mais je sais une chose qui est assez incroyable et dont je prends de plus en plus conscience : c'est moi qui suis là. Pas un autre. Pas un costard-cravate qui lui laisse des pourboires assommant, pas un gros lourd alcoolisé, pas même un beau-tombeur qui devrait tout avoir pour lui plaire. Non c'était moi, un petit écrivain encore inconnu du monde il y a quelques semaines. D'ailleurs je doute qu'un jour quelqu'un me demande un autographe. Je sais que mon éditeur veut que je fasse une séance de dédicace ici et là, je n'étais pas encore sûr de vouloir accepter. Il m'avait dit de le faire où je le veux, qu'il s'arrangerait pour que ça soit organisé et que ça se passe bien mais sincèrement … je n'en ai pas envie. Sauf ici, peut-être. Mais les lieux ne plairont pas à mon éditeur, d'abord parce que c'est en partie un café, ensuite parce que la partie réservée aux livres est moindre, même s'il y a des étagères de bibliothèque sur de nombreux murs. J'aime cet endroit pour sa simplicité, on vient boire un café, on s'ennuit un peu alors on prend un roman au hasard et on l'entame. S'il nous plait, on l'achète en sortant sinon il retourne à sa place pour une autre fois où l'on s'ennuiera en touillant son café. Moi je n'ai pas le temps de regarder les livres, je préfère de loin regarder la jeune femme face à moi, même si j'avais envie d'un roman, ce n'est pas maintenant que je tenterai de trouver le roman parfait dans cet endroit.

La remarque de Kate sur le physique de mon personnage me fait comprendre qu'elle n'a pas fait le rapprochement entre Christina et elle. J'en suis surpris tant je me rendais compte en la voyant combien elles étaient semblables dans la description que j'avais fait de l'héroïne. On ne se voit souvent pas comme les autres nous voient, cela doit expliquer cette situation mais que se passerait-il quand d'autres personnes commenceraient à voir en elle l'héroïne de mon roman ? Les gens y penseraient-ils seulement ? Un petit malin allait-il mettre sa découverte sur internet ? Des questions sans réponses et si elles le restaient, cela ne me posait absolument aucun problème. En fait je me rendais compte qu'elle ne réalisait pas qu'elle était l'héroïne de mon roman comme je n'avais pas compris correctement sa question, décidément nous sommes deux idiots. En tout cas nous sommes incapables de nous comprendre. Ou de remarquer ce qui nous entoure tous deux. Maintenant sa question comprise, je secoue doucement la tête.

« J'ai confiance en moi pour écrire la suite mais c'est une confiance différence de la première fois. Quand j'ai écris le premier, chaque ligne me paraissait naturelle, me plaisait. C'est toujours le cas mais contrairement au premier où je n'ai rien changé, dans celui-là je cherche à creuser beaucoup de choses, à ajouter de la profondeur. Alors je dois apprendre à me faire confiance pour ces changements. »

Je ne suis pas sûr d'être très clair, j'espère qu'elle comprendra ce que je veux dire parce que je verrai bien mal comment lui expliquer les choses autrement. Je souris en entendant sa question, est-elle en train de s'imaginer que je sois dans les dernières pages ? Je viens à peine de commencer la rédaction et même si elle avance bien, l'ajout de la phase de réflexion et de celle d'approfondissement ralentit considérablement la rédaction. Cela dit elle est très amusante à réaliser, je me rends compte que je déborder d'idées et que les ordonner n'est pas évident.

« Difficilement. Je viens de commencer alors pour l'instant il y a beaucoup d'idées que j'essaye d'organiser, d'approfondir, d'évaluer et toutes concernent directement Christina. Tu risques de te faire spoiler. »

Je fais la moue, un peu désolé de ne pas pouvoir apporter une réponse positive à sa demande. Je ne veux pas lui gâcher le plaisir de lire mon roman avec les surprises qui ont fait son succès. Et de découvrir Christina sans en savoir déjà trop sur elle en avance. En plus je n'avais pas forcément envie que Christina devienne le sujet de discussion de la soirée, je préférerai en apprendre plus sur elle mais j'avais peur de demander, de dire quelque chose d'idiot. Je savais qu'il fallait m'y risquer et j'allais le faire en espérant vraiment ne rien dire de stupide.

« Vous aimez bien ce genre de lecture ? Ou vous avez un genre de roman que vous préférez ? »

Bon … d'accord … ce n'est pas la question qui tue mais bon, c'est toujours mieux que rien.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 1 Juin - 12:27

16 Janvier 2050

Ce petit moment dans ce café-librairie était des plus agréables, peut-être trop d’ailleurs. Kate se rendait bien compte de la gentillesse de son interlocuteur mais était-ce sincère ? Elle avait dû mal à penser que ce ne l’était pas. L’écrivain apparaissait comme d’une pureté, d’une naiveté qu’elle n’avait jamais croisé dans le milieu dans lequel elle a grandit. La barmaid s’était rendue compte de sa discrétion et de sa politesse au bar lorsqu’il était venu les premières fois. Mais le peu de mots qu’ils avaient échangé ne lui avait pas permis de se faire une idée bien précise du personnage. En revanche, la soirée qu’ils avaient terminé ensemble à discuter quelques jours en arrière l’avait déboussolée. Bien que timide, Henry avait été totalement honnête avec elle, à tel point qu’il avait reconnu être attiré par elle. Habituellement, ce genre d’attitude pour la barmaid à mettre un veto clair, net et précis. Mais cette fois là, avant même d’avoir réfléchi, elle avait accepté de le revoir en dehors de son travail.

A présent, la brune était consciente d’une chose. Si son instinct l’avait fait agir ainsi, c’est parce que le garçon avait un impact sur elle très semblable à celui de Fallon. En sa présence, la jeune femme était apaisée et en confiance. Elle se sentait considérée comme une personne et même si le beau brun avait reconnu avoir une attirance pour elle, la sensation qu’il lui donnait n’était pas simplement et basiquement physique. En revanche, ce que Kate ne comprenait pas, c’était pourquoi lui était ainsi, totalement différent des autres dans sa façon d’être. Sa curiosité avait été piqué à vif c’est pourquoi, malgré le fait qu’elle ne souhaitait pas s’attacher à lui ni que lui ne s’intéresse plus à elle, elle avait accepté de venir aujourd’hui. La brune était tout simplement intriguée par le comportement, le caractère de l’auteur qui lui faisait face. Qu’est-ce qui dans l’attitude de la jeune femme avait pu lui donner envie de s’intéresser à elle pour ce qu’elle est ? La brune reporta enfin son attention sur Henry.

Je crois comprendre ce que tu veux dire. Cela veut-il dire que tes oeuvres précédentes ne te plaisaient pas au premier jet ? Qu’est-ce qui était différent dans l’écriture des premières aventures de Christina ? As-tu eu une inspiration particulière ?

L’écrivain reprit la parole concernant les idées qu’il avait pour la suite de son oeuvre. De toute évidence, il souhaitait avoir du travail soigné pour ce second volet. Kate avait vraiment apprécié de lire son livre jusqu’au moment où elle en était. Elle n’avait plus lu pour le plaisir depuis des années, utilisant la majeure partie de son temps pour travailler ou étudier. L’histoire de Christina lui plaisait réellement et elle ne voulait pas gâcher sa lecture en apprenant des faits par anticipation. Henry semblait gêné de ne pouvoir lui en dire plus. Sa petite moue donna envie de rire à la brune qui se retint de peur de le froisser. Un sourire se dessina toutefois sur ses lèvres.

Et bah tant pis, j’ai le temps de finir le premier livre avant la sortie du second au moins.

Le beau brun lui demanda son avis sur le livre mais également sur ce qu’elle préférait lire de façon générale. Même s’il n’avait buté sur aucun mot, la barmaid sentait sa gêne de plus en plus aisément. Elle détourna le regard une nouvelle fois pour observer la salle, les personnes présentes et les rangées d’étagères pleines à craquer de bouquins.

Je ne sais pas si j’ai un genre que je préfère. J’ai déjà lu autant des romans d’amour que d’aventure ou encore des policiers. Après je n’en ai pas lu des quantités énormes non plus.

Kate était instruite certes, mais ce n’était pas une littéraire dans l’âme qui avait lu tous les grands classiques. Elle les connaissait pour la plupart de noms mais ça allait rarement plus loin. Heureusement, jusqu’à présent, que cela soit avec Timofey ou Henry, elle connaissait a minima les oeuvres qu’ils avaient mentionnés. Peut-être que ces deux rencontres n’auraient pas été différentes si elle n’avait pas connu ces oeuvres ou bien peut-être qu’elles ne se seraient pas déroulées de la même façon ...

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 1 Juin - 15:28

Parler de l'écriture des aventures de Christina avec Kate était sans doute un terrain glissant et potentiellement dangereux pour moi. Si l'héroïne ne pouvait avoir que les traits physiques de la jeune femme qui me faisait face, cela pouvait déjà être énorme et désagréable pour elle. Elle ne s'en était pas rendue compte en lisant la description de l'héroïne mais il paraît qu'on ne voit jamais bien son propre reflet alors ça n'était pas vraiment surprenant. Cependant lui dire qu'elle avait été ma source principale d'inspiration au moment de rédiger mon roman pourrait bien être de trop. Je ne voulais pas lui donner l'impression d'avoir un roman pour elle, ça n'avait jamais été le but, ça n'avait jamais été le but, tout ce que j'avais voulu c'était écrire le roman qu'elle m'inspirait. Cela semblait si facile d'écrire quand je pouvais lever le regard au-dessus de mon écran et l'apercevoir. J'avais donc écris grâce à elle et non pas pour elle mais si je lui disais qu'elle était l'héroïne, elle pourrait voir les choses autrement et se tromper sur moi. Se tromper sur quoi au juste ? Le fait que j'ai été trop timide pour lui dire que je l'apprécie avant il y a quelques jours ? Qui plus est, c'est elle qui avait un peu forcé cette discussion ce soir-là, même si enfin j'avais eu le courage de dire plus de quelques mots, c'est à elle que je devais d'avoir été assis en sa présence à échanger des phrases. Les femmes me rendent timide, ça c'est un fait établi, mais avec la barmaid les choses sont encore très différentes, je me sens un peu plus timide encore. Fifty shades of Shyness en quelques sortes.

Elle s'intéresse à la façon dont j'ai écris les aventures de Christina mais aussi la façon dont j'écrivais avant. Cela fait longtemps que quelqu'un ne s'est plus intéressé de cette façon à moi. Il y a bien eu quelques échanges avec certaines personnes mais jamais de cette façon là, jamais de façon aussi personnelle pour ainsi dire. Ses deux dernières questions sont beaucoup moins faciles que la première et maintenant que j'y pense bien, la première n'est pas évidente non plus à répondre sans parler de son impact. Evidemment je peux toujours parler d'une muse mais je crois que là je forcerai un peu trop ma chance et qu'elle comprendrait que je parle d'elle. Elle ne pourrait plus passer à côté. Il allait donc falloir choisir mes mots avec grand soin or sa présence ne m'aide pas vraiment à cogiter logiquement.

« J'ai écrit les premiers avec ma tête, toutes les idées venaient d'une recherche, d'une logique. Christina c'est différent, j'ai écris principalement à l'instinct et même les idées que j'ai en ce moment me viennent spontanément, sans réfléchir vraiment, la réflexion est dans l'organisation et le tri de ces idées. »

J'étais bien conscient de n'avoir répondu qu'à une partie de ses questions et pas à toutes ses questions. Du moins pas à la dernière. Je ne voulais pas ne pas y répondre, ça serait sans doute trop suspect pour passer inaperçu mais je suis aussi piètre menteur en la compagnie d'une belle jeune femme.

« Pour être totalement sincère … oui. J'ai eu une inspiration particulière. »

Je voyais déjà venir la question suivante qui allait quitter ses lèvres et elle était légitime. Je prends mon courage à deux mains.

« Tu as été cette inspiration. »

La phrase a échappé à mes lèvres presque l'air de rien, d'une seule traite sans respirer mais sans précipitation. J'étais intimidé à l'idée de la dire mais pas effrayé ou souhaitant lui cacher, de toute façon elle aurait fini par comprendre. J'enchaine sur ce qu'elle venait de dire sur ses habitudes de lecture.

« Un bon roman policier qui tient en haleine et donne envie de lire encore et encore pour connaître la chute, j'adore ça. Je crois que les thriller sont mes romans préférés, et pas loin derrière les romans d'aventure avec un peu de science-fiction, j'ai toujours adoré « La Proie » de Michael Crichton. »

Je souris et bois une gorgée … enfin j'essaye parce que ma tasse est désespérément vide. Je regarde autour de nous pour apercevoir le serveur mais ce que je remarque surtout c'est qu'il ne reste que quatre clients dans le café … en comptant Kate et moi. Je pose mon regard sur l'horloge et réalise combien la compagnie de la barmaid m'est agréable, le temps avait filé sans crier gare. Je ramène mon regard sur le visage charmant et troublant de la barmaid.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Sam 2 Juin - 21:21

16 Janvier 2050

Henry était captivant, à croire qu’il ne faisait pas parti de ce monde. Tant d’imagination, de dévotion et de naïveté ne pouvaient être réunis en une seule et unique personne. La jeune femme était un peu envieuse de son interlocuteur. Mais c’était toutes ces qualités que le jeune homme possédait qui faisaient que sa présence était aussi agréable et apaisante. Sans compter sur l’envie de rire qui prenait régulièrement la brune lorsque le garçon se faisait hésitant dans ses propos. Même si son regard n’était pas orienté sur son interlocuteur pour éviter de le mettre encore plus mal à l’aise, sa curiosité ne ratait pas un seul mot des propos de l’écrivain. Il était le premier à ne pas lui avoir parlé de restaurant, de cinéma ou carrément de nuit de folie comme la majorité des dragueurs à deux balles qui l’abordaient habituellement. Il s’intéressait à elle et la barmaid était franchement intriguée par cela.

Le beau brun lui expliqua que contrairement à ses récits précédents, Christina avait été inventé instinctivement. Difficile de croire que l’écrivain avait créé un best-seller sans réfléchir plus que cela mais pour autant, il n’avait rien d’un homme ayant pris la grosse tête ou cherchant à se la jouer. Aussi la jeune femme était persuadée qu’il lui disait la vérité. Il reprit la parole, hésitant. A croire qu’Henry était sur le point de lui confier un secret. L’étudiante aurait bien aimé regarder son visage pour essayer de comprendre cette gêne insensée. Mais elle préféra maintenir son regard en direction de la porte vitrée qui laissait entrevoir un temps menaçant. Il avait donc une source d’inspiration à lui. Evidemment, sa curiosité était piquée au vif et la brune voulait savoir ce qui avait pu l’inspirer. Peut-être était-ce cette ancienne petite amie qui l’avait laissé tomber du jour au lendemain ? Cette possibilité n’était pas très sûre. Après tout, Henry semblait réellement inspirer pour écrire la suite alors que la jeune fille s’était enfuie le laissant tout seul derrière elle.

Ce qui était sûr, c’est qu’à cet instant précis, Kate n’aurait jamais imaginé la suite des évènements. Une petite phrase s’échappa des lèvres du jeune homme : cinq petits mots. Avait-elle mal compris ? Comment cela était-il possible ? Quelques jours en arrière, le beau brun lui avait avoué qu’il la trouvait jolie. Il s’était intéressé à elle au cours de leur conversation après plusieurs mois à faire le client quasi-muet et maintenant il lui disait ça ? Etait-ce une technique de drague lamentable ? Ca ne semblait pas être le genre de la maison et pourtant … Le coeur de la jeune femme s’était emballé, son cerveau réfléchissait à mille à l’heure. Elle ne voulait pas d’une relation, pas avec lui. Henry était trop pur de son point de vue et la brune ne pourrait que lui amener des ennuis au vu de ses objectifs personnels et professionnels. Pourquoi avait-il fallu qu’il lui dise ça ? Elle devait impérativement trouver une solution à cette situation improbable.

Le beau brun reprit la conversation concernant les types de romans qu’ils aimaient comme si sa dernière phrase n’avait jamais eu lieu. De loin, Kate l’entend se saisir de sa tasse qu’elle sait parfaitement vide comme la sienne. Un regard aux alentours lui confirme que le café-librairie est quasiment vide, il n’y a plus que deux autres clients à part eux. Avec tout ce que la jeune femme avait subi jusqu’à aujourd’hui, elle ne pensait pas pouvoir être aussi mal à l’aise un jour. Même si son passé était plutôt horrible et glauque, la brune l’assumait. Mais si un jour, on lui avait dit qu’elle se retrouverait dans ce genre de situation, à vouloir qu’elle montre l’exemple voir à en être un, elle serait probablement morte par suffocation tellement elle aurait rit. D’abord le lieutenant Hart lui avait mis la pression concernant son intégration à la police scientifique. Mais être celle qui a inspiré un livre ? Si la barmaid avait bien compris les propos de son interlocuteur, c’est ce qu’il s’était passé. Mais cette idée était impensable. Ils avaient à peine échangé quelques mots lors de ses passages au bar. Toujours poli et respectueux, Henry ne s’était jamais exprimé plus que le nécessaire avant leur soirée, quelques jours plus tôt.Kate n’arrivait tout bonnement pas à comprendre cette situation qui commençait à la faire suffoquer. Ce qu’elle allait faire ne se faisait pas, mais la brune ne voyait pas d’autres issues pour le moment. Elle avait besoin de réfléchir en étant un peu plus loin du beau brun dont la présence était un mix entre l’apaisement et la suffocation.

Euh … excuse-moi ...

L’étudiante se releva rapidement et se dirigea vers la sortie. L’air frais lui fit un bien fou mais surtout, elle avait besoin d’une bonne cigarette. S’écartant de quelques mètres de la sortie, elle resta à l’entrée d’une petite ruelle à quelques mètres et sortit son paquet. La jeune femme ne fumait pas de façon habituelle. Mais la nouvelle qu’Henry venait de lui apprendre était plus que surprenante. Kate était comme à bout de souffle. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Que devait-elle comprendre de cet aveu de la part du garçon ? Comment était-elle censée réagir ? La brune commençait sérieusement à regretter d’être venue. Non pas que ce moment avec l’écrivain avait été désagréable, bien au contraire. Mais comment allait-elle pouvoir le tenir à distance ou bien faire de lui un simple ami après cette annonce ? Devait-elle prendre ses jambes à son coup ? Elle n’en était pas capable, l’écrivain ne méritait pas ça … Sortant une cigarette de son paquet, elle l'alluma rapidement avant de jeter un oeil à la devanture de la boutique. Elle s’aperçut que l’heure de fermeture était presque là. Au même moment, elle sursauta lorsque le tonnerre se mit à gronder. Le temps menaçant s’était transformé en orage laissant le déluge s’abattre sur la ville. Les vêtements de la barmaid furent trempés très rapidement. Il ne manquait plus que ça, l’appartement de la famille Ward se situait à presque une heure d’ici.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Dim 3 Juin - 19:06

Aurai-je dû tenir ma langue ? Ne pas lui dire la vérité ? Seul devant deux tasses vides à présent, j'essaye de repenser au déroulement de la soirée, ce qui avait été dit, nos regards échangés et j'avais l'impression d'avoir réussi à tout gâcher en une seule petite phrase. Plus je repensais à cette soirée et moins j'avais le sentiment que j'aurai dû garder cette vérité pour moi. Bien sûr ça avait fait fuir la jeune femme mais au moins la vérité avait été exprimée. Le but premier n'était pas de lui faire peur et de la voir fuir mais il était trop tard pour faire demi-tour de toute façon donc je devais l'accepter et aller de l'avant. Sauf que je n'en avais pas envie. Je ne voulais pas que ma relation avec Kate s'arrête à deux tasses vides dans un café et puis de retour au Cosmopolitan dans le bar où elle travaille. Comment rattraper cette situation ? Je n'en ai aucune idée pour tout dire, c'est la première fois que je me retrouve dans une telle situation. Laisser partir Kate n'est peut-être pas la meilleure idée mais si je la rattrape je lui dis quoi ? Je soupire en cherchant mon porte-feuille, laissant sur la table le montant de nos consommations, la monnaie sera pour le serveur. Je me dirige vers la sortie, entendant un orage gronder lourdement. Je peux apercevoir Kate un peu plus loin, surprise par le déluge soudain qui s'abat. Je m'arrête un bref instant, et si cette pluie était une espèce de signe du destin, de la Force ou de je ne sais quelle force supérieure pour me dire de ne surtout pas y aller ? De ne surtout pas me lancer et aller la voir ? Je n'ai pas franchement envie de simplement laisser tomber comme ça. Après tout elle n'avait pas dit ne plus vouloir me voir et j'avais le sentiment que ne rien faire était le pire choix possible. Il me faut rassembler mon courage à deux mains pour me décider mais je ne veux pas que nous restions sur cette dernière phrase.

J'attrape un des sept parapluies oubliés par des clients, volontairement j'en prends un grand que j'ouvre avant de m'aventurer sous la pluie. Malgré la musique je peux entendre les gouttes lourdes et épaisses qui se fracassent sur la toile du parapluie. Ou peut-être que ce n'est que mon imagination qui décide de se focaliser sur la pluie plutôt que sur mes pas qui me mènent vers la jeune femme déjà trempée. Il faut dire que c'est un torrent qui est en train de tomber, de grosses gouttes, nombreuses, formant déjà des petites plaques ci et là. Cela en rajoute encore à la fraicheur de ce mois de janvier, en plus de donner quelque chose de lugubre à cet instant. La rue dans laquelle nous sommes n'est pas la mieux éclairée, il fait froid, il fait sombre et voilà qu'une pluie diluvienne s'abat sur la ville. Sans oublier le fait que je sente mon cœur battre la chamade dans ma poitrine, inquiété par le stress qui s'écoule en moi. Je n'ai pas franchement envie qu'elle reste sur une idée négative de moi, ni finir cette soirée sur une mauvaise note. J'aurai peut-être dû ne rien lui dire en fin de compte. Ou ne pas continuer en parlant d'autres choses comme si rien avait été dit. Je crois que si je voulais faire forte impression à la barmaid, j'avais réussi, juste pas comme je l'avais souhaité. J'aurai préféré réussir à faire impression autrement. Quelque chose de plus positif.

« Je suis désolé. »

En fait je ne savais pas vraiment si je l'étais ou pas. Je n'étais pas désolé de lui avoir dit la vérité ou qu'elle ait été mon inspiration. Je pouvais être désolé de ne pas lui avoir dit plutôt, de ne pas avoir mis plus de délicatesse dans ma façon de lui dire, d'autant que je m'étais permis de la tutoyer en lui disant cela. D'un autre côté, je m'étais mal imaginé la vouvoyer en prononçant cette phrase. Arrêté face à elle, sans trop m'approcher, je m'assure que le parapluie la protège entièrement, forcément en gardant une distance entre nous je me retrouve sous la pluie mais ça, je m'en moque bien et en l'espace de quelques secondes je suis aussi trempé qu'elle ne l'est.

« Je ne voulais pas que ça te fasse du mal de l'apprendre. En fait je … je ne m'explique pas vraiment ce qui est arrivé … Quand je t'ai vu pour la première fois j'ai commandé ce cocktail que je n'aimais pas parce que j'étais intimidé. Et puis les idées ont commencé à apparaître dans ma tête et j'ai réalisé que tu étais une … enfin … comme une muse pour moi. »

Suis-je en train de m'enfoncer ? Je peux croire que c'est le cas mais je préférais être totalement sincère et jouer franc jeu avec la brune que de cacher encore quelque chose. De toute façon je finirai par lui dire, autant le faire maintenant.

« Ce n'est pas juste parce que tu es jolie ou intelligente, c'est simplement comme ça, comme si mon imagination avait eu besoin de toi pour se libérer. Je sais que c'est d'autant plus stupide que l'on se connait à peine mais … c'est comme ça. »

Voilà la vérité. Pas toute la vérité mais une grosse partie déjà. Je ne m'explique toujours pas pourquoi elle et pourquoi maintenant, c'est simplement comme ça, au premier regard j'ai su qu'elle était différente des autres à mes yeux, j'ignore encore combien différent et pourquoi si différente mais sincèrement je m'en moque.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Lun 4 Juin - 15:58

16 Janvier 2050

Sous une rude averse, Kate était totalement perdue et glacée jusqu’au sang. La météo n’avait pas annoncé d’orage, elle n’avait donc pas prévu du tout des habits adaptés. La brune n’avait même pas un petit parapluie pour s’abriter. Elle arrivait tant bien que mal à protéger sa cigarette sous un petit bout de toit qui dépassait mais c’était bien tout ce qui pouvait être protégé de cette pluie intense qui l’empêchait de garder ses yeux ouverts en permanence. C’est alors qu’elle ne ressentit plus les gouttes martelées son corps. Mais pourtant le bruit fracassant de l’eau sur le béton était toujours présent. Regardant en face d’elle, la jeune femme vit Henry se faire tremper tout comme elle en quelques secondes à peine, tenant un parapluie gigantesque uniquement au-dessus de la tête de la barmaid.

Son coeur se mit à s’accélérer. Elle n’avait pas de réponse, elle ne savait pas quelle attitude elle était censée adopter en face de temps de gentillesse, de naïveté et de pression. Elle ? Inspirée quelqu’un ? Quelle blague grotesque. Il n’y avait que Henry pour lui dire une chose pareille sans qu’elle le prenne mal et ne se vexe. La brune n’était pas capable de croire en la méchanceté ou la malhonnêteté du garçon. Il semblait toujours si franc, avec elle en tout cas. Les premiers mots qui s’échappèrent des lèvres du jeune homme étaient des excuses. La situation en nécessitait-elle réellement ? Kate ne savait pas trop quoi dire ce qui laissa le temps au beau brun de poursuivre. Elle n’aurait peut-être pas dû. Sa remarque était certes un compliment, il était difficile de prendre le fait d’être comparé à une muse comme un reproche. Pour autant, la barmaid était mal à l’aise avec cette idée. Il ne savait pas tout ce qu’elle avait vécu, il ne connaissait ni son passé ni son caractère à proprement parler. Après tout, ils n’avaient discuté qu’une seule soirée il y a pas si longtemps que cela.

A croire que toutes les personnes de son entourage avaient décidé de lui mettre la pression d’un seul coup. Habituellement, la brune ne prenait en compte uniquement les dires et les avis de sa mère adoptive. Il arrivait parfois évidemment qu’elle reste camper sur ses idées. Mais il y a quelques jours, Kate avait vu le lieutenant Hart au bar. Celui-ci lui avait apporté un kit de prélèvement de la PTS pour préparer son concours. En échangeant un peu, elle avait appris que Christopher fondait pas mal d’espoir en elle afin de montrer que même en partant de tout en bas on pouvait réussir dans la vie. Il lui avait clairement dit que si elle réussissait, elle serait probablement montrée comme un exemple, ce qu’elle ne voulait pas. La jeune femme menait sa vie pour elle, un peu pour Fallon à la rigueur mais c’était tout. Et maintenant, le beau brun qui lui faisait face lui expliquait qu’elle était sa muse, rien de plus … Tirant un coup sur sa cigarette, ses idées étaient confuses. Elle qui trouvait toujours quoi dire aux baratineurs de première classe qui venaient lui faire la cour au bar, elle était incapable de dire quoi que ce soit à Henry.

Mais les paroles de ce dernier finirent par l’atteindre. Etait-ce parce qu’il était écrivain qu’il choisissait ses mots de manière aussi précise ou bien était-ce juste dans sa nature de parler en tout franchise et de façon aussi gentille et apaisante ? Jolie et intelligente ? Le beau brun avait une grande estime de la barmaid à priori. Un tantinet gênée, Kate se rapprocha d’Henry en se saisissant du parapluie pour le repousser légèrement afin qu’il soit également abrité. La barmaid voulait partir afin de ne pas donner de faux espoirs au garçon. Mais d’un autre côté, elle ne voulait pas le blesser et c’était sa curiosité à elle qui l’avait poussé à lui dire la vérité. Elle l’avait cherché après tout.

C’est moi qui suis désolée ... Tu m’as légèrement prise au dépourvue … je savais pas trop quoi dire ...

Détournant le regard, la brune se mit à regarder sa cigarette. Lequel des deux était le plus mal à l’aise ? C’était une bonne question. Portant de nouveau sa clope à ses lèvres, la barmaid prit soin de souffler sa fumée sur le côté afin de ne pas embêter Henry avec cette dernière. Pourquoi avait-il cet effet sur elle ? Kate n’était pas franchement habituée à être prise pour une personne à part entière, elle était bien plus remarquée pour son physique avantageux. L’option la plus sage était peut être bien de passer à autre chose comme si de rien n’était ou presque. Elle savait parfaitement qu’elle ne pourrait pas oublier ce qu’il venait de lui dire que cela soit le fait qu’il la prenait pour une “muse” ou le fait qu’il la trouvait jolie et intelligente. Observant le beau brun, elle se rendit compte qu’il était trempé jusqu’aux os, tout comme elle et surtout à cause d’elle. La jeune femme ne put s’empêcher de rigoler devant l’air penaud de son interlocuteur.

Je suis désolée tu es trempé par ma faute.

Afin qu’il ne s’attache pas plus que cela ne pouvait déjà être le cas, la brune aurait dû partir. Mais Henry lui avait expliqué que sa précédente compagne était partie du jour au lendemain, à priori sans rien dire. Comment pouvait-on être aussi cruel ? Pour sa part, la barmaid allait devoir user de tact pour faire comprendre à l’écrivain qu’ils ne devraient pas se voir. Son lourd passé pourrait la rattraper à tout instant et la pureté et la naïveté du garçon en pâtiraient considérablement. Le tonnerre résonna une nouvelle fois. Kate était trempée et elle luttait pour ne pas grelotter. Ne pas tomber malade allait être difficile. Outre le fait que travailler au bar avec une crève n’était pas très confortable, elle ne serait pas en état pour réviser le concours.

J’ai cru voir que le café était sur le point de fermer non ?

L’heure de se séparer était arrivée. Une heure de marche, cela devait correspondre à trente bonne minutes de course si elle ne se ratait pas avec ses talons et qu’elle réussissait à garder la cadence. Le chemin du retour n’était pas gagné d’avance.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 8 Juin - 13:58

Je tenais le parapluie pour la protéger au maximum, elle était entièrement à l'abri et je prenais l'eau mais je m'en moquais éperdument. Mon lecteur mp3 était waterproof, idem pour mon téléphone et le cuir de mon porte-feuille avait perdu de sa superbe depuis longtemps. C'était Sarah qui me l'avait offert, j'avais 17 ans à ce moment-là et je ne l'avais jamais quitté, maintenant encore moins. Il avait connu la pluie et le soleil, le froid et le chaud, il avait beaucoup souffert mais il tenait bon et sa qualité lui permettait de demeurer vivant. Bien sûr en cet instant cela n'a aucune importance mais ce souvenir, cet objet souvenir, avait eu sa petite importance dans mon écriture du roman. Il y prenait la forme d'un sac usé et fatigué par le temps mais toujours fonctionnel auquel l'héroïne était accrochée parce qu'il lui venait d'un ami d'enfance qu'elle ne voyait plus à présent. En fait je pense que c'est justement tous ces détails, toutes ces choses personnelles qui avaient vraiment fait le succès de Christina, elle était comme tout le monde, avec une vie ordinaire, la nostalgie du passé et les rêves de l'avenir. Elle ne courrait pas après les aventures, ces dernières s'imposaient à elle sans prévenir, elles lui tombaient dessus sans qu'elle ne puisse s'y soustraire, un peu comme ces imprévus qui nous tombent dessus au quotidien. Un peu comme quand j'avais vu Kate se lever précipitamment et se diriger vers l'extérieur du café qui, de toute façon, n'allait pas tarder à fermer. Cette réaction n'était pas prévisible, j'avais plutôt imaginé une gifle ou un fou rire nerveux mais pas cette fuite soudaine. Elle ne donnait jamais l'impression d'être du genre à fuir et refuser d'affronter ce qui se passe devant elle, alors j'avais été d'autant plus surpris de sa réaction.

Cela ne m'avait pas empêché de la rejoindre et de reprendre le dialogue pour tenter de m'expliquer, de lui faire comprendre que je n'avais pas décidé qu'elle serait ma muse mais que ça c'était imposé. Peut-être même que le terme de muse était excessif, elle me donnait l'envie d'écrire, faisait foisonner les idées dans ma tête, si l'on s'approche de la définition classique de la muse, le terme devait quand même être excessif. De nos jours parler de quelqu'un comme de sa muse, cela fait très vieux jeu, j'imagine que je dois l'être mais cela ne me dérangerait pas pour être vraiment honnête. La barmaid se rapproche de moi, repoussant doucement le parapluie vers moi pour que nous soyons tous les deux bien abrités de la pluie battante. J'écoutais ses mots qui commencent par une excuse qui n'a rien à faire là, elle n'avait pas à être désolée de m'inspirer et de m'aider ainsi à écrire, bien malgré elle et finalement sans rien faire de particulier.

« Oui, je comprends. Je n'aurai sans doute pas su quoi dire à ta place. »

Soudainement la tutoyer semblait simple et facile, cela semblait beaucoup plus naturel. Après la confession que j'avais faite, je ne me voyais pas retourner au vouvoiement avec elle et de toute façon je n'en avais pas envie. Sa remarque suivante me fait sourire et secouer doucement la tête comme si de rien était parce que finalement ce n'était pas grand chose. J'avais déjà été bien plus mouillé que ça et puis de toute façon, il suffit d'attendre et je finirai par sécher.

« Non, pas par ta faute. C'était ma décision de te protéger toi. »

Elle n'avait pas pris le parapluie pour se cacher dessous en me laissant sous la pluie, c'est moi qui avais choisi de la protéger de la pluie à mon détriment. Une décision personnelle sur laquelle je n'avais aucune envie de revenir, je le referai si c'était à refaire et chaque fois, sans jamais hésiter.

« Je crois qu'ils ont fermé derrière moi, donc nous voilà dehors. »

Non pas que j'habitais loin, au contraire, pas plus d'une dizaine de minutes et même moins quand il pleut comme ça et que je marche un peu vite. Cependant je ne me vois pas laisser la barmaid retourner sous la pluie pour rentrer chez elle.

« Tu es venue à pied ? Si tu veux je peux te raccompagner, il y a assez de place sous le parapluie pour deux. Ou alors je peux te laisser le parapluie, je n'habite qu'à dix minutes, je serai vite au sec. »

Je n'ai pas envie de sembler insistant pour la raccompagner mais je ne voulais pas qu'elle retourne sous cette pluie diluvienne.

« A moins que tu ne veuilles venir chez moi ? Je veux dire … le temps de te sécher et te réchauffer. Une fois la pluie passée tu pourras rentrer tranquillement. Ou je pourrai te reconduire. Ca t'évitera de passer du temps sous ce déluge. »
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Mar 12 Juin - 19:12

16 Janvier 2050

La situation était tout de même gênante. Le bruit des gouttes sur le sol était si fort qu’il créait un vrai capharnaüm. Le plus surprenant était ce renversement de situation. Henry était timide de base alors que la brune avait pas mal d’assurance. Cependant, elle ne s’était jamais confrontée à une situation du même genre. La brune en arrivait presque à songer qu’elle aurait préféré détester l’écrivain avant même de le connaître afin d’éviter tout cela. Sa présence était à la fois rassurante et oppressante. Sa façon d’être était très agréable, très gentille … Mais elle n’arrivait pas à comprendre en quoi elle l’inspirait ou encore elle l’aidait. Le jeune homme semblait avoir du mal à l’expliquer lui-même à vrai dire. Il semblait lui accorder tant d’importance, une importance qu’elle ne méritait pas … Le beau brun était de surcroît compréhensif face à sa réaction presque irrespectueuse. Et pourtant, il l’avait tutoyé mais cela ne lui avait jamais semblé aussi agréable que lorsque ces paroles sortaient de la bouche de l’écrivain. Kate avait envie de se secouer la tête comme pour se réveiller. A quoi jouait-il à vouloir la protéger, elle qu’il ne connaissait pas du tout ? A croire que toutes ses paroles se déformaient. La brune ne voyait plus où cette conversation devait la mener.

Écoutant Henry comme elle le pouvait, la pluie n'avait de cesse de s’intensifier. Ce dernier lui confirma que la café-librairie venait de fermer. Depuis le début de la conversation, la barmaid avait évité son regard afin de réfléchir plus sereinement, mais cela ne fonctionnait pas le moins du monde. La proximité de l’écrivain avait un impact sur son attitude toute entière qu’elle ne s’expliquait pas. Aussi, elle décida de redresser la tête pour plonger son regard émeraude au fond de ses prunelles chocolat. Une fois de plus, la gentillesse du garçon la touchait. Il semblait si pur dans sa façon d’être, contrairement à elle.

Oui je suis venue à pied. C’est gentil mais je ne vais pas t’imposer une heure de marche juste pour me raccompagner et je ne vais pas non plus te priver de ce parapluie avec lequel tu m’as gentiment abritée.

Kate ne pouvait pas imposer au garçon son bon vouloir. Alors qu’elle allait poursuivre sur le fait que se taper un sprint en escarpins pendant une demie-heure sous la pluie ne lui faisait pas peur le moins du monde, le beau brun lui coupa l’herbe sous le pied en lui proposant de venir chez lui pour attendre que la pluie ne veuille cesser. La bouche entre-ouverte, la jeune femme la referma prenant le temps de réfléchir. Sans la remarque de l’écrivain, elle ne se serait potentiellement pas rendue compte qu’elle grelottait déjà. Son invitation partait d’une bonne intention et la barmaid n’avait aucun doute sur cette dernière. Henry n’était vraiment pas du genre à avoir des arrières pensées mauvaises comme celles des hommes qui la draguent habituellement.

Tu sais … je ne veux pas te déranger et m’imposer chez toi … J’étais plutôt partie sur un petit sprint d’une demie-heure jusqu’à chez moi. Mais il est vrai que j’ai un peu peur de tomber malade et de ne pas pouvoir assurer derrière.

C’était un “oui” pas totalement assumée. L’étudiante ne se reconnaissait pas. Elle aimait être avec Henry, elle appréciait grandement sa présence. Mais d’un autre côté, à chaque fois qu’elle avait une occasion d’être avec lui ou de lui parler, elle songeait en premier lieu à fuir. La jeune femme faisait pourtant face en règle générale. Mais là, avec lui, elle avait du mal, beaucoup de mal. Même si elle pensait seule et faisait ses choix seule, elle avait toujours peur de la répercussion de ces derniers sur sa mère adoptive. Son attitude ici était assez proche de cela.

Tu crois que cela va vite s’arrêter ? Je ne voudrais pas m’imposer à toi trop longtemps.

Au moins, elle avait été franche. Même si d’un côté, elle souhaitait l’éviter plus pour éviter de ternir le jeune homme avec son passé, Kate avait également toujours envie d’en savoir plus. Voir son univers personnel en découvrant son lieu de vie pourrait lui donner beaucoup d’indices sur sa personne afin de le détourner le plus gentiment possible.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Mer 13 Juin - 12:27

Pourquoi étais-je là dans cette ruelle à tenir ce parapluie au-dessus de la jeune femme et moi ? Je ne comprenais pas vraiment, je ne savais même pas vraiment comme nous avions finalement eu un rendez-vous, pourquoi m'avait-elle rappelée pour que nous nous revoyons ? Cela demeurait un mystère inexplicable pour moi. Tous les hommes qui tentaient de la séduire, plus beaux, plus riches, plus intelligents sans doute, je n'étais pas grand chose à côté d'eux mais c'était avec moi qu'elle partageait cette soirée. Moi qui avais réussi à la faire fuir par une simple petite phrase qui semblait avoir eu un impact si brutal sur elle, comme si je l'avais frappée. Elle était partie rapidement, sans demander son reste. Je l'avais rattrapée, engin pas vraiment, elle était arrêtée pour fumer une cigarette, ça n'avait pas été une course-poursuite sous la pluie comme dans ces films où le héros rattrape la jeune femme par le bras et l'embrasse, le dos plaqué contre un mur. Rien qu'à réfléchir à cette scène, je la trouvais amusante et un peu stupide. La pauvre jeune femme, le dos contre un mur trempé devait avoir froid, se faire attraper le bras quand on court n'est pas non plus agréable et finalement le baiser dont elle ne veut pas forcément mais qui lui est forcé et qu'elle accepte parce que … et bien le héros est le héros. Il doit être heureux, avoir ce qu'il veut et la fille doit tomber dans ses bras, pour le bien de l'histoire, pour donner une belle romance au héros, quelque chose qui donne envie de croire à ceux qui liront le livre ou verront le film en l'amour. Est-ce que l'histoire d'amour entre Arthur et Guenièvre était vraiment si importante que cela pour la quête du Graal ? Pour la légende du Roi Arthur ? Non, cette histoire d'amour n'avait aucun intérêt, pas même de rendre Lancelot plus important qu'il ne l'était déjà, il était le bras droit du Roi. L'amour rend les vies compliquées, pénibles, faussent toutes les données, fait mal à la tête et au cœur, il apporte du bonheur pour ensuite l'arracher avec une cruauté sans pareille et faire plus mal qu'il n'a jamais fait de bien.

« Ca ne me dérange pas, j'aime marcher. Je n'ai aucune envie de te laisser sous ce déluge. »

D'autant qu'elle semblait déjà avoir froid, ce qui n'avait rien de bien étonnant à voir la pluie diluvienne qui était en train de s'abattre sur la ville et qui ne semblait faire que gagner en intensité d'instant en instant. Lorsque j'invite Kate chez moi, à cinq minutes de marche sous une pluie comme ça parce que je pense que nous allons marcher rapidement, je ne le fais pas avec des arrières-pensées. De toute façon une partie de moi est prête à parier qu'elle saurait me repousser comme il faut si je tentais quoi que ce soit de "stupide". Sa réponse me surprend, je m'attendais à un refus assez catégorique mais comme pour le rendez-vous, la barmaid me surprend. Elle accepte, sans dire exactement que c'est un "oui", comme si elle avait peur de me faire confiance ou d'accepter cette invitation.

« Oui. C'est logique. C'est pour ça que je te proposais de venir te réchauffer en attendant la fin du déluge. »

Sa question suivante me pousse à réfléchir. Je me suis rapproché un peu d'elle, m'assurant que nous soyons tous les deux sous le parapluie tout en marchant. Je m'efforce de tenir le parapluie bien droit, non sans vérifier de temps en temps qu'elle soit bien abritée, quitte à me mouiller. De toute manière je peux m'y prendre comme je veux, je ne pourrai pas être plus trempé que je ne l'étais déjà.

« Ne t'en fais pas, tu ne me déranges pas le moins du monde. Je n'ai aucune idée de combien de temps la pluie va tomber, en janvier j'imagine que cela peut durer toute la nuit … ou s'arrêter dans cinq minutes pour laisser place à de la neige. »

Moi, j'aimerai qu'elle dure jusqu'à demain cette pluie, juste pour passer un peu plus de temps avec la brune. Nous marchons vers le loft où j'habite, le lieu ne paye pas de mine de l'extérieur, ancien petit dépôt de poste, lorsque nous entrons nous sommes dans un grand espace entièrement ouvert, un énorme salon qui donne sur une cuisine à peine séparée par un bar qui officie aussi de plan de travail. Un petit carré est délimité par un rideau, la chambre et une seule pièce est séparée, une petite salle de bains.

« Bienvenue chez moi. »

J'allume la lumière et invite Kate à entrer, me débarrassant de mes chaussures. Je l'invite à me suivre, lui faisant rapidement un petit tour de cet étage avant de l'inviter à monter un escalier en colimaçon industriel, métallique, Sarah m'avait toujours dit qu'il faudrait le remplacer par un bel escalier en bois. C'était au programme. Pas pour tout de suite. En haut de nombreuses pièces non utilisées, il n'y en a que trois qui soient vraiment utiles et utilisables : mon bureau où j'écris, pièce de taille moyenne avec des bibliothèques pleines sur trois murs, un vieux secrétaire en bois et un fauteuil en cuir usé par le temps, une machine à écrire traine sur le secrétaire. La chambre d'amis que j'avais terminé il y a deux mois de ça et une grande et belle salle de bain. Sarah adorait les bains chauds et longs, elle pouvait y dormir, y lire, y passer des heures. Il y avait aussi une douche italienne. Je sors une serviette pour la jeune femme que je pose sur le meuble à côté de la vasque.

« Je vais essayer de te trouver quelque chose de sec, je le laisserai devant la porte. Je serai dans le salon. »

Je lui souris, un peu timide, la laissant dans la salle de bains alors que je gagne la chambre d'amis. Il y a une commode où demeurent les vêtements de Sarah, en parfait état, rangés soigneusement, attendant qu'elle ne rentre de son cours de self-défense. Je trouve un jean, un débardeur, rien de bien hors du commun, je rajoute un hoodie, ne sait-on jamais que Kate ait froid et je dépose le tout devant la porte. Elles ont à peu près la même taille, ça devrait aller à la barmaid et je descends dans le salon où j'allume un feu dans la cheminée. Je prends des vêtements secs dans la chambre et gagne la salle de bain spartiate du rez-de-chaussée pour prendre une douche et me réchauffer un peu.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Jeu 14 Juin - 22:07

16 Janvier 2050

Henry lui répondit que cela ne le gênait pas de la raccompagner malgré le déluge tout en précisant qu’il ne voulait pas la laisser dans cette situation. Pourquoi ? A chaque réplique du beau brun, ce mot brûlait les lèvres de la barmaid. Pourquoi était-il si gentil avec elle ? Pourquoi était il si intriguant, ni naïf ? Pourquoi c’était elle qui l’inspirait alors qu’il y avait tant de monde dans cette ville ? Elle n’avait après tout absolument rien à lui apporter. La seule réponse qu’elle put offrir au garçon était un petit sourire, un peu timide. Son honnêteté était aussi surprenante qu’appréciable. Cela semblait si simple d’agir en toute transparence et avec bon coeur. Mais les personnes comme elle qui baignaient dans la merde depuis leur plus tendre enfance ne pourraient jamais se retrouvaient au même niveau que des personnes aussi simples, gentilles et pures que ne l’étaient Henry.

Sans échanger plus longtemps, l’écrivain se mit en route et Kate lui emboîta le pas. Chacun d’un côté du parapluie, elle veilla à garder une distance suffisante pour qu’ils ne se touchent pas. La taille du pépin le permettait largement. La brune sentait bien que le jeune homme se tortillait régulièrement, sortant parfois de sous le parapluie mais elle ne comprenait absolument pas pourquoi. A force de se dire que le beau brun était bien naïf, elle ne se rendait absolument pas compte de sa propre idiotie. La remarque d’Henry la surprit un peu. Il est vrai qu’à cette période de l’année, la pluie pouvait tomber sans répit jusqu’au petit matin. Parlant d’un scénario encore plus catastrophique, l’écrivain évoqué le fait qu’il puisse neiger. Dans ce cas là, rentrer à pied deviendrait encore plus compliqué pour la brune avec ses escarpins. Quelle idée de mettre de pareilles chaussures à cette saison. Ne souhaitant ni s’imposer ni laisser penser qu’il pourrait y avoir quelque chose, la jeune femme croisa les doigts pour que la pluie cesse le plus rapidement possible.

Approchant d’un lieu de dépôt, la brune fut surprise lorsqu’elle comprit que l’écrivain vivait ici. D’un côté, l’endroit faisait désert, un peu abandonné, mais d’un autre point de vue, Henry devait être tranquil la journée pour écrire et éviter les fans dès qu’il mettait le nez dehors. Le jeune homme lui ouvrit la voie et lui fit découvrir l’antre de l’écrivain du dernier best seller. Le loft était à couper le souffle à la fois comme un lieu décontracté et un endroit très cocooning. Voyant le garçon quitter ses chaussures, Kate l’imita pour ne pas salir tout son appartement avec des traces de chaussures trempées tout en déposant son sac à main à côté. Le beau brun lui fit la visite de façon très honorable et très sobre. Le suivant à l’étage elle découvrit qu’a contrario du rez-de-chaussée, l’étage était divisé en plusieurs pièces dont le sanctuaire où Henry écrivait ses histoires. La pièce était très belle avec des meubles dignes d’oeuvres d’arts. Arrivés dans la dernière pièce qui était une belle salle de bain permettant de prendre un bain ou une bonne douche, Henry sortit une serviette qu’il déposa sur le meuble. La barmaid était sur le point de lui dire que cela n’était pas nécessaire qu’elle allait attendre que ses vêtements sèches au contact de sa peau et qu’elle ne comptait pas importuner le jeune homme en faisant comme si elle était chez elle. Mais le sourire qu’il lui afficha semblait si sincère, accueillant, chaleureux … La jeune femme se mit une claque mentale.

Merci Henry, je suis désolée de te déranger ainsi ...

Il sortit de la pièce tout en refermant la porte. Immobile, Kate l’entendit ouvrir un meuble dans la pièce d’à côté puis revenir devant la porte de la salle de bain où elle se trouvait avant qu’il prenne la direction de l’autre salle de bain, redescendant les escaliers. Enlevant ses vêtements un à un elle déposa ses sous-vêtements non loin du radiateur, espérant qu’ils sèchent un minimum pendant sa douche. Ouvrant l’eau, la jeune femme prit une douche brûlante afin de tenter de se détendre un peu. Malheureusement, la situation était peu propice à cet exercice. Jamais un homme ne l’avait perturbé à ce point. Et pourtant, elle en avait connu. Cruel, violent, détraqué, attiré, friqué … La brune avait croisé beaucoup de personnes dans sa vie, majoritairement des hommes, mais elle n’avait jamais croisé quelqu’un comme Henry. Ce qu’elle ressentait en sa présence la pousserait presque à se méfier tant il la mettait en confiance facilement. Réchauffée par l’eau chaude qui dégoulinait depuis le haut de son crâne jusqu’à la pointe de ses orteils, la barmaid stoppa la douche afin de se sécher. Essorant ses cheveux comme elle pouvait, ses derniers étaient légèrement emmêlés. Une fois ses sous-vêtements mis, l’étudiante entrouvrit la porte pour prendre les vêtements qu’il lui avait apporté. La surprise fut de taille lorsqu’elle vit que les vêtements étaient ceux d’une femme. Appartenaient-ils à celle qui l’avait abandonné sans un mot ?

Une fois qu’elle eut mis le jean, le débardeur et le sweat à capuche, Kate se glissa en dehors de la salle de bain pour retourner vers l’entrée. Une fois les escaliers descendus, alors qu’elle entendait l’eau couler signifiant que le beau brun prenait également une douche, elle attrapa son sac à main d’où elle sortit une petite brosse à cheveux lui permettant de dénouer un peu toute sa masse chevelue. Une fois chose faites, la jeune femme observa cette immense pièce accueillante où un petit feu commençait à crépiter au fond de la cheminée. Elle ressentit de nouveau cette sensation apaisante, cette sensation de douceur. Alors que la barmaid profitait de cet instant de paix, son regard se posa sur un cadre photo en particulier. Après quelques pas seulement, elle se retrouva devant le meuble où était posé ce cadre. La photo qui était affichée dans ce dernier représentait un couple, un jeune couple qui semblait heureux, sans la moindre ombre au tableau. La sensation de paix qui s’était invitée chez l’étudiante laissa immédiatement place à une frustration, un sentiment d’abandon, un sentiment de honte …

La jeune fille qui était aux côtés d’Henry sur la photo était sublime. Elle était magnifique physiquement mais surtout elle avait un sourire éclatante, une joie de vivre que le jeune homme méritait d’avoir à ses côtés. Tel un soleil, Kate l’imaginait bien être le petit diamant qui illuminait les journées de l’écrivain. Belle, intelligente, sûre d’elle, attentionnée, elle voyait bien celle qui était sur la photo apporter tout ce qu’il fallait à l’écrivain, tout ce qu’il méritait d’avoir et que la barmaid ne serait jamais capable de lui donner. Plantée devant la photo sublime d’un jeune couple fiancé, la haine la gagna petit à petit se demandant à quoi elle pensait en venant jusqu’ici, chez Henry. La porte de la salle de bain s’ouvrit à ce moment là mais perdue dans ses pensées, l’étudiante n’eut aucune réaction.

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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Ven 15 Juin - 0:35

« Tu ne me déranges pas. J'ai passé ce temps idiot de ma vie ou je fais des choses dont je n'ai pas envie. »

Je laisse alors la brune se doucher tranquillement, me contentant de lui ramener des vêtements propres et secs. Ses vêtements pourront sécher près de la cheminée et le déluge passé, elle pourra rentrer tranquillement chez elle. Ou je la ramènerai si la pluie devait se continuer. Avant de prendre ma douche je n'avais pas résisté à regarder la météo sur mon portable et la pluie risquait de continuer jusqu'au milieu de la matinée le lendemain. Inexplicablement, en lisant cette nouvelle, j'avais souris. Ce n'était pas ce que Kate espérait mais cela me plaisait étrangement, sans que je ne sache comment l'expliquer véritablement. Sous l'eau je me détends un peu, je me réchauffe surtout, j'étais trempée jusqu'aux os avant de me glisser sous l'eau chaude et cela fait un bien fou. J'y passe plusieurs minutes avant de sortir finalement. Je me sèche rapidement avant de m'habiller. Un jean, un t-shirt, rien qui ne change de ce que je portais avant mais au moins c'était sec. Je passe un coup de brosse dans mes cheveux mais l'effort est vain, ils prennent la position et les plis qu'ils veulent, sans se soucier de ma volonté, en fin de compte ça ne changeait pas de d'habitude. Je repasse ma chainette autour de mon cou, caressant dans ce réflexe habituel la bague de fiançailles qu'avait portée Sarah. Finalement je quitte la salle de bain, remarquant la présence de la barmaid dans le salon.

Avec les vêtements qu'elle porte j'ai l'impression de revoir Sarah un bref instant. Je n'avais pas fait attention à la tenue que j'avais choisi de ramener à Kate mais je réalisais maintenant. Un jean, Sarah les aimait vraiment, elle en avait toute une collection. Un hoodie, pas n'importe lequel, celui qu'elle préférait et j'adorais qu'elle le porte. Je sais que la jeune femme qui se tient dans le salon n'est pas Sarah, ça ne peut pas être elle et pourtant un bref instant mon cerveau a eu un raté. J'aurai cru la voir elle et non pas la barmaid. Elle observe quelque chose sur le meuble et je réfléchis à ce qui se trouve là. Kate semble vraiment captivée et soudainement je comprends pourquoi le meuble semble la captiver. Du moins je me souviens de la photo qui se trouve dans le cadre posé sur le meuble. Sarah et moi. Un jour bienheureux. Celui de nos fiançailles, le jour où j'avais demandé sa main. Elle avait un beau sourire sur cette photo, moi j'avais l'air un peu plus réservé mais je me souviens parfaitement des sentiments qui m'habitaient pendant ces heures-là, quand cette photo avait été prise. J'approche délicatement de la jeune femme, sans faire de bruit, sans chercher à être discret pour autant.

« Elle s'appelait Sarah. »

J'ai parlé doucement, gardant une petite distance entre la barmaid et moi. Je n'ai pas besoin de regarder la photo pour savoir exactement ce qui s'y voit, je la connais par cœur, je l'avais sans doute trop regardé pour que ça soit vraiment sain pour ma santé.

« La photo a été prise le jour de nos fiançailles, je lui avais demandé sa main quelques heures auparavant. »

Je m'approche du feu naissant et m’accroupis pour y mettre deux bûches épaisses qui tiendraient la soirée.

« On s'était absentés quelques jours pour profiter d'un week-end en tête à tête. En réalité c'est elle qui m'a demandée de l'épouser, moi j'ai simplement acheté une bague et je lui ai offert ce week-end là. »

Je souris en disant cela, le regard rivé sur le feu dans lequel les bûches commencent à prendre doucement.

« C'était il y a deux ans et demi. »

Je me relève et m'assois dans le canapé, bien au fond. Laissant Kate poser des questions si elle en avait.
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MessageSujet: Re: My mind is telling me NO but my body is telling me YES [Kate]   Jeu 21 Juin - 23:53

16 Janvier 2050

Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? La photo que Kate avait sous les yeux montrait que le jeune couple semblait heureux. Comment la jeune femme souriante de cette photo avait pu abandonner Henry et lui briser le coeur ? Après avoir échangé avec lui la dernière fois, la brune avait compris que sa petite amie, enfin sa fiancée, l’avait laissé derrière et était partie. L’écrivain n’était probablement pas parfait, personne ne l’était de toute manière. Mais qu’est-ce qui avait pu pousser cette fille à tourner le dos à cette vie qui semblait si heureuse de jour au lendemain ? Plus l’étudiante retournait la question dans tous les sens et moins elle trouvait de réponses possibles et plausibles. L’avait-elle quitté pour un autre ? Ou bien l’avait-il trompé la poussant à partir ? Peut-être qu’il cachait bien son jeu après tout. La barmaid ne croyait pas franchement possible cette dernière idée. Et pourtant, elle ne devait pas oublier qu’elle connaissait à peine son interlocuteur. Quelle idée lui était passée par la tête pour qu’elle accepte de venir chez lui, le soir, tout ça à cause d’un orage ? Ca ne lui ressemblait pas. Toute cette curiosité avait débordé et envahi sa raison. Au vu de son passé, elle n’était pas une fille comme tout le monde et donc elle ne pouvait prétendre à la même chose. Aujourd’hui, elle avait déjà Fallon dans sa vie, une chance inespérée. Tout ce poids qu’elle allait traîner avec elle toute sa vie viendrait ternir la pureté du garçon si elle restait trop longtemps à son contact.Et puis un homme aussi gentil et attendrissant que lui ne pourrait jamais s’intéresser à une traînée pareille ...

Le beau brun venait de revenir dans la pièce, sa présence l’a mit mal à l’aise. Devait-elle le regarder ? Devait-elle s’éloigner de ce meuble et de cette photo qui semblait si importante pour lui. C’est Henry qui brisa le silence lui indiquant le prénom de la magnifique jeune fille qui était au creux de ses bras sur la photo. C’était un joli nom Sarah. Sa voix douce illustrait toute la tendresse et l’amour qu’il lui portait. Sa première intuition devait être la bonne : il ne l’avait pas oublié. Les paroles suivantes lui confirmèrent ce qu’elle avait déduit. Ils étaient allés jusqu’à prévoir leur mariage même si celui-ci n’avait pas eu lieu. Ses mots doux et tendres étaient magnifiques. Mais ils étaient destinés à une autre, la barmaid le savait parfaitement. Et elle, dans tout ça, comprenait de moins en moins ce qu’elle faisait ici. Pourquoi l’avait-il fait venir ici ? Pourquoi avait-elle accepté ? L’étudiante se rendait bien compte que la présence du beau brun l’apaisait. Mais était-ce la seule raison de sa présence ici ? Sarah … Fiançailles … Tête à tête … Week-end .. Bague … Tous ces mots résonnaient dans sa tête sans jamais s’arrêter. Cela faisait deux an s et demi qu’elle l’avait abandonné pour une raison inconnue et qui dépassait complètement la jeune femme. Elle entendit l’écrivain se déplacer et mettre des bûches dans la cheminée. Mais elle, elle restait immobile comme une idiote devant cette photo qui lui rappelait qu’elle n’aurait jamais cela, tournant le dos à son hôte.

Tu … Vous …

Pouvait-elle réellement poser cette question et s’immiscer dans l’intimité d’Henry à ce point ? Le crépitement, l’odeur et la chaleur que dégageaient le feu étaient des plus agréables. La brune avait rarement eu accès à ce genre de vie par le passé. C’était bien une des rares choses au moment présent qui était agréable. Même la présence d’Henry était devenue étouffante. A croire que la proximité du garçon ôtait tout l’air destiné à oxygéner la jeune femme. Kate était perturbée. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait été dans une situation aussi inconfortable. A l’aide d’un faible mouvement, la barmaid eut un regard sur la fenêtre. Dehors, la pluie ne cessait de marteler le sol, le ciel était complètement noir, excepté lorsqu’un éclair traversait les cieux.

As-tu ... au moins eu ... une explication … concernant son départ ?

Hésitante, les mots avaient tout de même franchi les lèvres de la brune. Alors qu’elle hésitait à prendre ses habits sous le bras et à partir en courant sous la pluie, elle ne pensait pas une seule seconde que la vérité pouvait être si proche et que l’apprendre pourrait faire si mal. Se retournant méticuleusement et doucement, la barmaid resta de profil par rapport à Henry. Elle était si gênée et se trouvait tellement pas à sa place qu’elle n’arrivait plus à la regarder en face. Puis une idée lui vint en tête et son regard s’orienta sur son propre corps. Voilà pourquoi il possédait des vêtements féminins à peu près à sa taille : c’était les fringues de son ex. Tentée de laisser les fringues de Sarah ici et de reprendre ses habits trempés avant de partir sous la pluie, Kate ne trouvait pas sa place dans ce tableau.

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