AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 

Aller en bas 
 [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage
avatar
L'arme des humiliés : la vengeance
Messages : 359
Célébrité : Kate Beckinsale
Alias : “il macellaio” la bouchère
Métier officiel/officieux : PDG d'une holding / Don de la Cosa nostra d'Europolis.

Dossier Central
Equipe: Cosa Nostra
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
L'arme des humiliés : la vengeance
MessageSujet: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Jeu 29 Mar - 16:12

Été 2032, Sicile





Le soleil est à son zénith et les Siciliennes de sortie. Pour l’enterrement de jeune fille de leur amie, elles ont décidé de prendre un week-end de 3 jours à Catane, à 3 heures de Palerme. Histoire de s’assurer que les hommes ne viennent pas les déranger, ni les espionner, parce que la sagesse est proscrite lors de ces 3 jours. Enfin, c’est un bien grand mot puisque Demetria devra se faire garante des 3 jeunes femmes qui l’accompagne. Garante du silence, qu’aucune ne brise l’omerta, quand bien même elles ne sont pas incluses directement dans la Famille. L’une est une soeur, l’autre une cousine et la dernière fiancée et aucune n’ignore les activités dont s’adonnent leur proche.

Demetria est la garante, mais aussi la protectrice, en sus d’être leur amie. Il n’y a que des Siciliennes pour pouvoir supporter la nièce du Don, celle que l’on suspecte de bipolarité, capable de passer d’une émotion à une autre en 1 seconde. Seule la Famille s’efforce de l’accepter tel qu’elle est, de la comprendre et ne pas la juger vis-à-vis de son passé. On ne lui excuse pas tout, mais on lui est en grande partie reconnaissant de les avoir libérés du joug en assassinant ce bâtard anarchiste de Tizio. Depuis, la jeune femme ne se prive pas des petits plaisirs de la vie. Comme une virée entre filles pour fêter le mariage de l’une d’elle.

Le lendemain de leur arrivée, il est prévu une journée plage. Le plus difficile, c’est de se mettre en maillot. Enfin non, l’enfiler il n’y a rien de plus simple, c’est de sortir avec si peu de tissu sur elle qui pose problème. Quand elle sort de la salle de bain et croise le regard de ses amies sur son corps, elle se demande si elle ne ferait pas mieux de garder la robe toute la journée. Sentant le malaise, elles détournent le regard, comme si de rien n’était. En fait, elle se moque bien du regard que l’on pose sur elle, mais elle ne souhaite pas attirer l’attention, pas plus qu’être source de malaise pour ses amies. Donc, elle en parle, mais elles assurent qu’elles s’en fichent tout autant que Demetria, ajoutent même qu’elles ont peur d’être éclipsé par sa beauté naturelle. Ricanement, elles n’en parlent plus.

C’est parti pour aller se dorer le corps, même si pour des Siciliennes, c’est un euphémisme, elles ont déjà la peau hâlée. A la différence que les cicatrices qui strient son corps ressortent plus, sa peau en se régénérant reste éternellement blanche, il est impossible de ne pas les apercevoir. Et encore, ses cheveux camouflent encore les stries dans son dos, conséquences de tortures à l’ancienne à coups de fouet. Certaines de ses cicatrices sont plus visibles que les autres, les blessures les plus profondes, deux balles dans sa jambe droite, un dans le genou, l’autre dans sa cuisse. Coups de poignard dans l’avant-bras, la main et l’épaule, puis deux au niveau de l’appendice. Brûlures le long de la jambe gauche. Une longue estafilade le long de son avant-bras droit, et de sa gorge, veines ouvertes. Et une fois qu’on a fait le tour du corps, on s’aperçoit qu’il lui manque un doigt.

Tout cela, souvenirs d’un tortionnaire qui n’acceptait pas un refus, ni qu’on lui tienne tête. Un miracle qu’elle soit toujours vivante, mais elle avait eu à faire à un pro, capable d’abîmer autant que de réparer. Elle avait subi bien pire, mais ça a cicatrisé et le reste pas visible. Demetria vit avec ça, elle assume totalement son corps et le regard des autres ne lui fait ni chaud ni froid, alors quand des inconnus sur la plage la dévisage, elle les ignore totalement et profite de cette journée plage sans plus y penser. Les filles s’éclatent, donc elle aussi. Jusqu’à ce qu’à son retour de sa baignade, elle découvre qu’un trio masculin les a rejoints.

“On les a invités à se joindre à nous. Ils ont des cicatrices, regarde !” Lui explique Rosa, la soeur de Vitolli. “Et alors ?” Le regard gêné qu’elle lui retourne veut tout dire et rien à la fois, en résultat de quoi Demetria éclate de rire. Il n’y a qu’elle pour songer à la caser avec un homme, du moins essayer, parce qu’en général, c’est elle qui finit dans le pieu de celui qu’elle pensait présenter à son amie. Pas de raison que ça change aujourd’hui, même s’ils sont 3. C’est naïf et mignon à la fois de sa part de penser qu’un homme avec des cicatrices pourrait supporter celles de la jeune Sicilienne. Touchée malgré tout, Demetria décide de ne pas faire la rabat-joie pour cette fois.

Elles sont là pour s’amuser, et croyez bien qu’avec des Siciliennes, la fête est sacrément folle. Même si l’alcool devra être consommé avec modération, pour le reste, elles n’ont que peu de limites. “Je m’appelle Demetria, et vous êtes ?” “Ils ne parlent pas notre langue. Parle anglais, ils comprennent, même si je doute que ce soit leur langue natale.” L’arrête Rosa. Ok. “Je m’appelle Demetria, et vous êtes ?” Enchaîne-t-elle en anglais cette fois. Rosa et Demetria sont les seules à parler anglais, mais ça ne semble pas arrêter Serena, la cousine, qui flirte avec l’un des types, la langue ne semble pas être un frein à leur communication. En attendant une réponse, la jeune femme s’assoit sur sa serviette de plage et pose sur le nez une paire de lunettes.


Demetria parle en anglais
Demetria parle en italien
Rosa parle en italien

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
avatar
Au revoir, à jamais
Messages : 2817
Célébrité : Christian Bale
Alias : Black Fox
Métier officiel/officieux : Market Analyst / Braqueur

Dossier Central
Equipe: The Mad Foxes
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Mar 3 Avr - 21:14

Le soleil sur mon visage me rappelle la Lybie. Il fait bon, aujourd’hui. Un peu chaud, mais pas trop. Il y a un rien de vent qui vient de la mer. Les copains rient. Ils se marrent, ils se racontent des trucs, des anecdotes. Le peloton est mis au repos, dans le sud de l’Italie. Le temps de recompléter les effectifs, et de faire souffler un peu tout le monde. Les derniers mois ont été éprouvants. C’est un fait. J’ai du mal à me sortir du bruit des rotors, de l’explosion des missiles ou des clacs sonores des armes automatiques. Les combats auxquels nous avions eu droit avaient été d’une violence inouïe, de grosses escarmouches en termes d’effectifs, certes, mais intenses, courtes, exigeantes. Je me rappelais de ce béret rouge que je passais dans la lanière de mon épaule, pour respirer un peu pendant les interrogatoires, remettant au goût du jour les vieilles pratiques, jadis bannies parmi les troupes aéroportées rapport à un héritage historique peu assumé. J’avais les cris de ce mec, à Benghazi, qui me hantaient encore les nuits. Mais il paraissait qu’il allait y avoir du changement. La division parachutiste allait être réorganisée, et de nouvelles unités verraient le jour. Peut être d’autres divisions, avec d’autres postes à pourvoir. Je venais tout juste de recevoir mon brevet de lieutenant, les insignes, et l’écusson. Mais là, je suis en short de bain. Huit jours à siroter des verres et s’enfiler des pintes du côté de Catane. Ca se refuse pas. Hier, un des paras du premier bataillon a embouti une voiture de flic avec une jeep régimentaire. Rond comme un coin, la jeep remplie de putes. Qu’est ce qu’on avait rigolé ! Enfin, un peu moins quand on a dû remettre la caisse sur ses roues à bras le corps, escorter les donzelles jusqu’au mess des officiers, et en plus devoir tous se rendre au poste pour passer la fin de nuit en dégrisement sous bonne garde des MP.


Au moins, ils ne nous avaient pas gardé plus longtemps.


Un hélicoptère passe au-dessus du bar de plage où on cuve depuis deux heures, et ça nous met tous en alerte. Rainer et Philipps le cachent bien, mais comme moi, leur rythme cardiaque a augmenté, leurs pupilles se sont dilatées, et la peur les a foutus sur leurs gardes. On a combattu et on a vaincu, mais on y a laissé du monde. La peur fait partie de nous. Elle est notre alliée. Notre amie. Une compagne traîtresse, mais incontournable. On se calme. On commande un cocktail, un truc avec du rhum et des fruits, pour faire « vacances », même si on ne peut pas vraiment choisir où on va. Mon regard est attiré par quelques paires de jolies fesses étendues sur la plage. Y’a pas à dire, en Sicile, y’a de quoi faire. Pas comme en Lybie, putain. L’essentiel des nanas croisées là-bas étaient victimes de trafics en tous genres ; sexuel, esclavagisme, drogue et j’en passe. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Je bois encore un ou deux verres. J’ai toujours eu l’air gourd quand j’abordais des nanas, alors je laisse ça à Rainer, c’est lui le beau gosse de l’unité, le seul à avoir appris quelques mots d’italien. A faire le beau, à nous dégoter des bons plans. J’écoute d’un air distrait alors que les copines de celles qu’il aborde nous rejoignent. Philipps n’a jamais pu masquer sa timidité. Rainer fonce dans le tas. J’attends de voir. Je sais que les filles intéressées par des soldats, c’est pas toujours des bons plans. Parfois, on se fait niquer au sens propre, et on se réveille sans papiers, sans thunes, et ça finit au trou. Maintenant que je suis officier, je ne suis plus sensé me comporter comme le dernier des abrutis avec une bite à la place du cerveau. Mais c’est dur, après cette tension énorme et tout ce stress, des mois durant, vingt quatre heures sur vingt quatre. Je les toise un moment derrière mon espèce de pinte de doube-rhum, là, quand une silhouette attire mon regard.


Quelque chose déconne dans cette silhouette. Grande, mince, brune, bien foutue. Mais c’est pas ça. Je fais pas le chien, elle a vraiment quelque chose. Ce n’est qu’en se rapprochant que je vois ce que c’est. Ses cicatrices. Elle en a partout. Et il lui manque même un doigt. Putain, qu’est ce qu’elle a subi cette fille ? Elle me rappelait ces pauvres femmes qu’on retrouvait dans les camps des trafiquants de chair humaine. Mais ce n’est pas son physique, paradoxalement avenant mais aussi terriblement endommagé qui attire mon regard. Ce sont ses yeux. Il y a quelque chose, dedans. La fille qui en a trop vu, trop fait. Une femme déterminée à en crever, je le voyais dans ses yeux. Elle me parle dans un anglais impeccable, mais avec une pointe d’action. Je reste les yeux fixés dans les siens, sans ciller.



| Demetria. Je suis Jean, et je suis ravi de faire ta connaissance. |


Et ça roucoule, et ça gazouille. Je reconnaissais la parade nuptiale de Rainer, et Philips se laissera bien tenter. Je reporte à nouveau mon regard sur la jeune Sicilienne qui avait l’air d’une putain de dure à cuire, qui attirait moins l’attention de mes camarades, visiblement, et mon air plus fermé, plus revêche, inclinait moins les copines de celle-ci à venir taper la discut’.


| Je te paie un verre et on va faire un tour, Demetria ? |

_________________





"Un cousin de la mort, un frère de la chance, et un fils de pute"
Général Moltke, à propos du Capitaine Jean Raulne,
3e Compagnie du Bataillon Spécial des "Fantômes"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org/
avatar
L'arme des humiliés : la vengeance
Messages : 359
Célébrité : Kate Beckinsale
Alias : “il macellaio” la bouchère
Métier officiel/officieux : PDG d'une holding / Don de la Cosa nostra d'Europolis.

Dossier Central
Equipe: Cosa Nostra
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
L'arme des humiliés : la vengeance
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Ven 6 Avr - 14:19

Été 2032, Sicile





Demetria parle plusieurs langues, grâce à ses camarades rencontrés en Grèce lors de son exil. Ils lui ont appris le turque, le français, le grec, l’anglais, elle leur a appris l’italien. Il faut dire que 4 années de voyage, ils avaient le temps d’apprendre malgré les péripéties. Elle avait tenu à pratiquer ces langues après leur départ, de fait elle est polyglotte et fait même office de traductrice auprès de son oncle, à défaut d’avoir reçu une éducation scolaire. Ses études s’étaient subitement arrêté à ses 12 ans, en 6ème et elle n’avait pas eu le courage de les reprendre à ses 19 ans malgré l’insistance de son oncle. A ses yeux, elle sait déjà tout de la vie, à quoi bon perdre son temps à écouter des professeurs qui ne vous apprennent que la théorie, loin de ce qu’est la réalité. Les professeurs n’ont rien à lui apprendre. Désabusée ? Assurément.

Alors qu’elle se présente à l’un des hommes auxquels se sont acoquinées les filles, elle l’observe, surtout le regard, en alerte en comparaison de la décontraction des autres et comme l’a si bien dit son amie Rosa, il a des cicatrices. Rien comparé à Demetria qui ressemble à Frankenstein à côté d’eux tous, mais ça attise sa curiosité. D’où viennent-elles ? Ce n’est pas pour déplaire à la jeune femme, mais il faut tout de même s’assurer d’à qui elle a à faire.

Il lui parle, ce ne serait pas étonnant si elle n’était pas ce qu’elle est, mieux, il ne détourne pas un instant son regard du sien. La plupart des mecs sont mal à l’aise, ils trouvent des excuses foireuses pour ne pas se retrouver seul avec elle. Ce type là à plus de cran, non seulement il l’invite à boire, mais il lui propose même une balade. Apparemment, son physique ne le dissuade pas de faire sa connaissance et le sourire polie figé sur les lèvres de la Sicilienne s’élargit d’un plaisir non contenu.

Ce serait mentir que d’affirmer qu’elle se moque de tout, croyez bien que voir ses amies se faire draguer pendant qu’elle reste sur la touche, c’est pas une partie de plaisir. Même si c’est une habitude, ça n’entache pas sa confiance en elle, mais c’est assez désagréable à vivre. “Ca ne se refuse pas.” Répond-elle sans se départir de son sourire. Elle s’avance pour se retrouver à côté de lui et commander un Mojito au barman. Ce dernier semble se figer quand il la regarde, ses yeux se posent partout, sauf dans les yeux de Demetria, avant de se plonger dans sa commande, elle le sent mal à l’aise, oui, c’est tout à fait l’effet qu’elle fait aux hommes.

Comme Rosa, elle perçoit l’accent étranger dans les paroles de l’homme. Il parle anglais, mais il est certain qu’il ne s’agit pas de sa langue maternelle. Demetria s’amuse donc à chercher la nationalité de ce jeune homme. “Jean. Si je ne me trompe pas, c’est un prénom populaire en france. Tu viens de là-bas ?”  Elle continue d’observer ses amies, Rosa a déjà entamé la conversation avec le plus timide et s’applique à le rendre à l’aise. Elle est douée pour ça, Demetria est plus directe et moins douce. Placée à l'extrémité du petit groupe, c’est voulu, pour avoir tout le monde dans son champ de vision.

“Merci.” Dit-elle en français à Jean quand le barman pose son cocktail devant elle. Par la même occasion, elle fixe son regard au sien. “Vous êtes en vacances en Sicile ?” C’est une déduction logique, avec tout ce qui se passe à travers le monde, l’île est étrangement protégée de l’enfer qui se déchaîne depuis des années, la Sicile est devenue une île privilégiée des vacanciers. L’enfer, c’est ainsi qu’elle définit cette troisième guerre mondiale.


Demetria parle en anglais
Demetria parle en français

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
avatar
Au revoir, à jamais
Messages : 2817
Célébrité : Christian Bale
Alias : Black Fox
Métier officiel/officieux : Market Analyst / Braqueur

Dossier Central
Equipe: The Mad Foxes
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Jeu 12 Avr - 23:34

Je ne sais pas encore d’où viennent toutes ces cicatrices chez la jeune femme mais maintenant que je suis assez proche d’elle, je note clairement qu’elle a salement dégusté. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure ; elle n’a clairement pas subi d’accident de la route ou quelque chose de ce genre, sinon ce serait de véritables zones de peau greffée que l’on verrait, avec de plus petites coupures et des dégâts plus localisés. Là, je pouvais presque dire que c’était volontaire. J’en étais presque sûr. Je ressortais d’un an d’enfer lybien sans interruption où j’avais moi-même soumis à la « question » un certain nombre de gens, je voyais bien que les coupures n’étaient pas erratiques. Précises. A des endroits qui ne tueraient pas, mais qui mordaient profondément dans les chairs. ON était en Sicile, et même si l’unification de l’Europe avait entraîné une sacrée chasse aux sorcières dans tous les coins reculés, on parlait toujours de l’influence de certaines vieilles mafias, forcées de se faire plus discrète devant la mutualisation des moyens des forces de police de tous les pays. Est-ce qu’elle avait fait les frais d’un quelconque règlement de comptes ? Ou avait-elle été torturée par une bande de jeunes hommes, des prédateurs, comme on en voyait apparaître parfois ? Je n’en savais rien mais j’étais intrigué, et nullement rebuté. Cette nana là avait une paire de couille qui n’aurait rien à envier aux unités de choc de mon régiment parachutiste, pour surmonter ça et enfiler ce bikini qui avait malgré les marques, de quoi mettre le feu à tout homme normalement constitué.


La jeune italienne au teint bronzé et au regard étonnamment vieux, mature, me dévisage un court instant avant de me faire comprendre qu’elle acceptait, accompagnant son acquiescement d’un sourire. Elle prend un mojito, et je note l’embarras du barman. Je secoue doucement la tête, en signe de dépit, et lance un sourire en coin la jeune femme. Elle me demande quand on s’éloigne si je suis français, et j’opine du chef.



| Oui, je suis français. Et toi, tu es italienne, ou t’es en vacances ? |


Je ris un peu gêné quand elle me pose exactement la même question, presque au même moment ce qui pourrait laisser croire que nous nous sommes mutuellement coupés la parole. Et je note qu’elle sait parler français. Sourire complice. Je pars sur cette langue, alors. Plus simple pour moi.


| Oh, et tu connais ma langue. Tu sais bien la parler ? Moi en ri… En Italien, je connais que les mots de politesse et quelques trucs de chansons, mais c’est tout. Ma mère adorait, ma sœur savait le parler couramment, mais moi… Disons, que c’était pas trop mon truc, d’apprendre. |


Finalement la seule chose que j’avais toujours su bien faire dans ma vie, c’était de faire confiance à mon instinct. Je commence donc à m’éloigner avec elle, plantant les autres pour marcher un peu.


| Nan, je suis soldat. Parachutiste. Je viens de passer un an en Lybie, et j’ai mon brevet de lieutenant en poche. On est ici le temps de se refaire une santé. Paraît qu’on sera bientôt redéployés ailleurs, mais on nous dit jamais rien. Et toi ? | Mon regard traîne sur sa chair maltraitée. | Qu’est ce qu’il t’est arrivé ? | Curiosité mal placée si vous voulez, mais je sentais qu’avec cette fille là on n’avait pas le droit de tourner autour du pot. Ca tombait bien, je n’y comptais pas un seul instant.[/i]

_________________





"Un cousin de la mort, un frère de la chance, et un fils de pute"
Général Moltke, à propos du Capitaine Jean Raulne,
3e Compagnie du Bataillon Spécial des "Fantômes"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org/
avatar
L'arme des humiliés : la vengeance
Messages : 359
Célébrité : Kate Beckinsale
Alias : “il macellaio” la bouchère
Métier officiel/officieux : PDG d'une holding / Don de la Cosa nostra d'Europolis.

Dossier Central
Equipe: Cosa Nostra
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
L'arme des humiliés : la vengeance
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Mer 25 Avr - 21:58

Été 2032, Sicile





En vacances, en week-end, ou partout ailleurs, Demetria est beaucoup plus avenante qu’auprès de ses comparses mafieux. Avec ces derniers, elle est toujours sur ses gardes. Non pas qu’ils se montrer inconvenants ou irrespectueux avec elle, mais des exécutions et un exil forcé de plusieurs années, ça forge une méfiance constante, qui l’ont dissuadé d’accorder sa confiance à quiconque au sein du crime organisé. C’est un monde de requin, dans lequel il faut se montrer plus cruel que les autres, pour ne pas se faire bouffer. Au vu de sa propre expérience, elle se considère au-dessus de tout le monde au sein de la Famille.

En dehors, c’est juste une femme comme une autre. Au corps ravagé certes, mais incognito. Elle peut simplement être elle-même. “Je suis Sicilienne, crois-moi nous sommes bien plus différents que les italiens. En mieux. Et ici pour le week-end, une sortie entre filles.” Ajoute-t-elle avec un clin d’oeil tout en sirotant son cocktail. Quand il se présente, elle devine avec justesse qu’il est français. Ce qu’il confirme. De son côté, il part du principe qu’elle parle sa langue natale avec un simple “merci”. Un sourcil arqué, elle pourrait le contredire, mais le fait que l’occasion est trop belle de pouvoir pratiquer la langue.

“Je parle un peu ta langue, je la trouve compliquée, mais beaucoup plus jolie que l’allemand.” Le côté chantant de sa langue n’est pas compatible avec les consonances cassantes de l’allemand. “Parle un peu moins vite s’il te plait.” Ajoute-t-elle quand il fait mention de sa famille. Elle n’a pas des années de pratique, contrairement à lui. Même quand elle joue les traductrices pour son oncle, leurs associés articulent bien et parlent doucement pour qu’elle puisse les comprendre.

Un militaire. Lieutenant de surcroît, sans doute le supérieur des deux autres. Ca plaît à la jeune femme, c’est qu’il n’est pas que de la chair à canon, il a de la ressource. Il en faut, pour monter les grades de l’armée. Ca signifie aussi qu’elle a à faire à un homme d’action. Tout, dans son attitude lui laissait entendre que c’était le cas, il lui donne ainsi confirmation de ne pas le sous-estimer.

Et d’un coup, dans le moindre détour, il lui demande ce qu’il lui est arrivé. Surprise, elle rit. On n’ose jamais lui poser la question, comme s’ils risquaient de se faire arracher la langue à cause de leur curiosité. Elle lui met sous les yeux sa main gauche, attirant son attention sur l’absence de son annulaire. “J’ai éconduit le mauvais homme. Ou plutôt le bon, selon les points de vue. Il vaut mieux vivre 2 semaines d’enfer, que des années, n’est-ce pas ?” Demetria ne se soumet pas, jamais. Se soumettre à un homme tyrannique ? Elle a préféré souffrir mille martyrs plutôt que capituler. Tizio l’avait sous-estimé, il s’en était donné à coeur joie pour l’abîmer, la rendre moins désirable aux yeux des hommes et il l’aurait sans doute défigurée si sa bande d’orphelins n’étaient pas intervenus à temps.

“Tu connais ça non ? Dans l’armée.” L’enfer. Quoi que, il paraît assez jeune. Elle en connaît des militaires, des vétérans, ils sont nombreux au sein de la Famille. Et aucun ne revient avec des allures d’enfant de coeur. La plupart sont avec eux parce que le gouvernement ne les considère pas à leur juste valeur et leur verse des clopinettes. Pas de quoi subvenir aux besoins de leur famille. Voilà à quoi sont réduits des héros de guerre. Au moins avec la Famille, ils ont un salaire confortable, leurs compétences servent à quelqu’un capable de reconnaissance.

“Je t’aime bien, tu manques pas de cran. T’es le premier à me poser la question sur mes cicatrices, c’est pour ça que tu voulais qu’on s’éloigne ?” Seulement pour étancher sa curiosité, ou la trouve-t-il suffisamment séduisante pour passer du temps avec elle ?


Demetria parle en anglais
Demetria parle en français

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
avatar
Au revoir, à jamais
Messages : 2817
Célébrité : Christian Bale
Alias : Black Fox
Métier officiel/officieux : Market Analyst / Braqueur

Dossier Central
Equipe: The Mad Foxes
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Lun 30 Avr - 15:30

Au moins si je la brusquais ou si je la vexais, dans tous les cas je saurais vite à quoi m’en tenir. J’aurais sans doute droit à un soufflon en pleine gueule, du genre à m’imprimer la trace de ses doigts sur le visage et de me laisser avec le souvenir cuisant de son refus pour quelques heures. Mais si ça passait… Je pousserais bien vite mon avantage. Impétueux, je l’avais toujours été. Parce que je savais ce que je voulais. Et ce que je voulais, je l’avais toujours voulu assez fort pour l’obtenir. La jeune femme m’explique en anglais qu’elle est de Sicile, donc c’est une locale. Une chaude du coin. Ca me va. Ca connait toujours les meilleurs endroits où aller pour s’éclater. Sortie entre filles pour le week end. Je ne savais pas si les copains avaient entendu, mais ça sentait bon pour nous. Sortie entre filles, ça veut dire pas de mecs et pas de parents dans les environs. C’était sans doute enfin le moment de pouvoir se détendre un petit coup après la Lybie… Sans contraintes, sans rien…


| Je vois. Du coup vous profitez, quoi. C’est bien. Ca fait mon affaire. |


Je ne m’en cachais pas, je cherchais ouvertement à la séduire. A lui faire comprendre ce que j’attendais d’elle malgré son apparence, qui avait dû lui niquer bien des coups. Moi, ça ne me retenait pas. Ca lui donnait un putain d’air badass. Et ça ne faisait que souligner la perfection de ses traits, de ses formes. Ca lui donnait un air coriace, un air blessé. J’aimais bien ça. Elle me parle avec son accent chantant, me dit qu’elle préfère ma langue à l’allemand. Je pouvais la comprendre, même si au feu, l’allemand avait ses raccourcis faciles. Elle me demande de parler moins vite.


| Reçu. Je vais doucement. Pour l’instant. Le temps de t’habituer… |


Je ne la connaissais pas, je venais de la rencontrer, mais j’avais déjà compris que c’était une tête. On ne survit pas à ce qu’elle semble avoir traversé sans avoir une bête d’esprit, vous pouvez me croire. Genre 100 en force mentale, la gonz. La belle italienne rit quand je l’attaque frontalement sur ses stigmates, que je ne montre pas plus de gêne que si elle était simplement normale. Je déglutis plus péniblement quand elle dit que c’est un mec qui lui a infligé ça. Par dépit amoureux, visiblement. Putain, il y avait vraiment des malades. Et là, la voix qui me servait de conscience me souffla que j’étais capable de la même chose. Mais non, c’était différent. Je ne blesserais jamais quelqu’un par dépit amoureux. Je le ferais volontiers en revanche si ça servait mon devoir. Je prends le parti de répondre au tac-au-tac.


| Je pourrais presque le comprendre, ce fils de pute. Devoir laisser partir une fille comme toi, ça a dû lui griller le cerveau. J’espère qu’il a eu ce qu’il méritait. |


Moyen de savoir si elle était ce que je suspectais ; plus ou moins proche de ce qui faisait le folklore de la Sicile, avec son lot de psychopathes et de dégénérés prêts à découper des gonzesses au moindre affront. La mafia. On disait que les services de police européens avaient tout bouffé, mais je savais bien que ça n’était jamais totalement le cas. Toute victoire complète se paie par des décennies de sacrifices, et là, c’était trop récent pour que ça ai marché d’un coup d’un seul. Je me rapproche d’elle, et lui parle sur le ton de la connivence, comme si je lui glissais un secret.


| Nan, je voulais qu’on s’éloigne parce que tu seras sûrement plus intimidée si je te demandais l’autorisation de te retirer tes vêtements devant nos potes que si t’étais toute seule avec moi dans un coin tranquille. Mais ça, je le demanderais quand je serais sûr que tu seras d’accord, même quand on sera éloignés. |


J’y suis allé franco. Je persiste et signe.


| Je te parais peut-être arrogant, et je le suis sans doute. Mais tu avais raison. J’ai connu l’enfer pendant un an et j’ai signé pour pire, ça allait avec le brevet de lieutenant. Alors je prends du bon temps comme je peux, le temps que ça dure. Je veux pas casser ma pipe sans avoir profité avant. Et toi, t’es spéciale. Je le vois dans tes yeux. Tes copines sont canons, ok. Mais elles n’ont pas ce que toi, tu as. |


C’était une survivante, de toute évidence. Comme moi. Et ça m’attirait. J’allais peut être finir avec un couteau dans le dos, mais j’étais jeune, j’étais impétueux. Et je n’allais pas me refaire maintenant.

_________________





"Un cousin de la mort, un frère de la chance, et un fils de pute"
Général Moltke, à propos du Capitaine Jean Raulne,
3e Compagnie du Bataillon Spécial des "Fantômes"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org/
avatar
L'arme des humiliés : la vengeance
Messages : 359
Célébrité : Kate Beckinsale
Alias : “il macellaio” la bouchère
Métier officiel/officieux : PDG d'une holding / Don de la Cosa nostra d'Europolis.

Dossier Central
Equipe: Cosa Nostra
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
L'arme des humiliés : la vengeance
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Mar 5 Juin - 15:37

Été 2032, Sicile





Devoir laisser partir une fille comme elle ? Il n’a aucune idée de ce qu’il raconte. Depuis son retour en Sicile, les hommes ont plutôt intérêt à la laisser partir, quand ils réalisent qu’elle n’est pas une femme ordinaire, ils voient en premier lieu une femme meurtrie, ils sont troublés par son passé et son retour en force malgré les épreuves, puis ils réalisent qu’elle est vicieuse. Ils se disent qu’ils n’ont pas les couilles pour gérer une femme comme elle et ils ont raison. Don Tizio l’a expérimenté, et jusqu’ici personne d’autre n’a souhaité en faire l’expérience.

“Sans aucun doute, je crois bien qu’il en a perdu la tête.” Dit-elle sur le ton de la plaisanterie, et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Dans d’autres circonstances, il n’y aurait pas de quoi en rire, mais elle n’en a rien à faire. Tuer, torturer, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Même si ce n’est pas tout à fait vrai, elle préfère amplement être celle qui manipule l’arme que l’inverse et y retire même un certain plaisir. Il est préférable d’avoir le pouvoir sur les autres, plutôt que l’inverse. C’est à 12 ans, seule et exilée dans un pays inconnu qu’elle l’a compris. Forte de cet état d’esprit, elle avait réussi à s’allier un groupe d’orphelins et grâce -et avec- eux à obtenir vengeance.

Quand, finalement il s’interroge sur ses cicatrices, qu’elle lui demande si c’était là la raison de leur éloignement, il admet sans difficulté qu’il espère plus. Les hommes arrogants, sûr d’eux, même imbu d’eux-même, ne lui déplaise pas. Il n’y a qu’eux capable de gérer une femme de sa trempe et ils sont légion au sein de la Famille. Pourtant, aucun mafioso ne lui fait d’effet, ils la laissent totalement indifférente. Ca a sans doute un lien avec la trahison qu’elle a vécue à 12 ans, plus la vengeance qu’elle a mené à 17 ans. Que ce soit des putschistes ou des loyalistes, comme des neutres, aucun n’a su gagner sa confiance et elle ne se laissera surement pas surprendre à ouvrir ses draps à un mafiosi qui finirait par la trahir de toute façon.

L'aplomb de Jean lui plait, loin de l’effarouchée, ça l'émoustille. Comme une promesse qu’il ne prononce pas, mais qu’il se tient de respecter. Il poursuit et laisse la jeune femme bien perplexe. Elle a quelque chose de spécial, on ne lui a jamais dit ça. Est-ce parce qu’il a vécu la guerre, qu’il la vivra encore, qu’il remarque qu’elle n’est pas comme les autres ? “Eh bien Jean, je suis vraiment curieuse à défaut d’être intimidée contrairement à ce que tu sembles penser,  dis moi un peu ce que tu vois de si spéciale en moi ?”


Demetria parle en anglais
Demetria parle en français

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
avatar
Au revoir, à jamais
Messages : 2817
Célébrité : Christian Bale
Alias : Black Fox
Métier officiel/officieux : Market Analyst / Braqueur

Dossier Central
Equipe: The Mad Foxes
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Jeu 7 Juin - 14:06


Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais bien l’intime conviction que le mec qui lui avait infligé ces sévices avait bel et bien été puni. C’était mon intuition, mon instinct, qui me soufflait qu’on ne réchappait pas en vie de ce genre de situation sans que ce soit son agresseur qui avait fait les frais de la libération. Quand on allait aussi loin dans la violence et dans l’horreur, l’issue ne pouvait plus qu’être mortelle et décisive, soit pour la victime, soit pour l’agresseur, mais dans les deux cas la mort était forcément au rendez-vous. J’avais déjà commencé à beaucoup tuer et j’avais bien compris dans cette position que la violence engendrait toujours une réaction toute aussi extrême qu’opposée de la part de la personne que je visais. De plus, quelque chose me dit qu’il y avait pas mal de vérité dans le ton de la jeune femme quand elle me dit que l’homme avait perdu la tête. Au sens littéral, j’étais sûr que je devais le prendre comme ça.


La blague me fit sourire. Je m’engouffrais dans la brèche.



| Je suis sûr que tu fais souvent cet effet là. Mais si ça te dérange pas trop, j’aimerais garder la mienne. C’est pas qu’elle est jolie, c’est pas qu’elle est sympa, mais j’ai pris l’habitude d’esquiver les coups avec, elle m’est indispensable sur le front. |


Et pour cause, cétait une blague récurrente dans mon unité, entre les éclats d’obus qui me pourrissaient immanquablement mes casques lourds, les balles qui ricochaient et tapaient contre ou ce genre de malheureuse mésaventure, j’avais utilisé plus de casques tactiques que l’essentiel de l’unité. Je sens toutefois que pousser mon avantage risque de se faire au détriment de ma probité et elle va finir par me prendre pour un gros lourd. Pourtant, je sens toujours une ouverture. Ténue sans doute mais bien réelle. Mon instinct me crie de foncer, comme d’habitude. A sa question, je me stoppe, lui fais face.


| T’es une survivante. Quand je croise ton regard, je vois pas un mignon petit agneau, j’vois le putain de grand méchant loup. J’aime ça. |


Je me penche vers elle, espiègle et arrogant.


| Je veux bien t’amener au restau avant de passer la nuit avec toi. Mais j’inviterai pas tes copines, aucune raison que j’aide mes deux branques à se tirer tes potes. |

_________________





"Un cousin de la mort, un frère de la chance, et un fils de pute"
Général Moltke, à propos du Capitaine Jean Raulne,
3e Compagnie du Bataillon Spécial des "Fantômes"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org/
avatar
L'arme des humiliés : la vengeance
Messages : 359
Célébrité : Kate Beckinsale
Alias : “il macellaio” la bouchère
Métier officiel/officieux : PDG d'une holding / Don de la Cosa nostra d'Europolis.

Dossier Central
Equipe: Cosa Nostra
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
L'arme des humiliés : la vengeance
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Mer 1 Aoû - 18:50

Été 2032, Sicile





Il souhaite garder sa tête sur les épaules, comme tout le monde. Malgré qu’il rit, comme s’il prenait vraiment sa réponse comme une plaisanterie, elle sent qu’il a compris. L’intuition féminine peut-être, ou plutôt le manque de nervosité dans ce rire. N’importe quel homme sain d’esprit se demanderait s’il y a une part de vérité dans ses propos et serait nerveux à l’idée que ça puisse être vrai, pire qu’il pourrait être le prochain. Il se demanderait si ça vaut le coup de poursuivre avec une espèce de mante religieuse et déciderait qu’il vaut mieux abandonner la partie. Du moins, c’est ce qu’elle s’imagine puisqu’elle n’est que rarement convoitée par ces derniers en dehors de sa Famille.

Pourtant, Jean est toujours là. Il semble presque accepter ce fait, ce qui le rend davantage intéressant. “Je m’en voudrai de faire perdre la tête d’un soldat, Lieutenant de surcroît.” Elle respecte ces hommes prêts à se sacrifier pour leur patrie, tant que l’inverse est réciproque. Lever le moindre petit doigt menaçant sur elle, c’est signer son arrêt de mort. Ce qui s’est produit une fois ne se produira pas deux fois. “Qui nous protégera si ce n’est vous ?” Ajoute-t-elle avec un sourire espiègle.

Il l’intrigue lorsqu’il lui dit être spécial, elle demande une explication et il voit exactement ce qu’elle est. Il ne voit pas que l’enveloppe abîmée, il voit bien plus loin, il voit la victime devenue prédatrice autant qu’elle voit le prédateur en lui. Le regard planté dans le sien, elle boit tranquillement son cocktail avec un mince sourire aux lèvres avant de jeter le gobelet dans la poubelle la plus proche. “Tu sembles presque certain que tes potes se tireront mes amies, c’est mal nous connaître, les Siciliennes. Ils n’ont aucune chance pour ce soir, elles ne manquent pas de prétendants, ça leur laisse toute latitude pour se permettre de jouer avec eux. S’ils espèrent faire d’elles une conquête de plus, tu ferais mieux de les prévenir qu’ils ne les auront que dans leurs rêves.” Elles sont joueuses les filles du sud, arrogantes, séductrices et fières, aucun homme ne les tringlera sans l’avoir mérité.

“Quant à moi, je ne suis pas de celles qui attendent qu’on dépense de l’argent avant de pouvoir ouvrir mes cuisses, ça relève presque de la prostitution cette connerie, sous prétexte de principes ridicules.” Des principes, elle en a, mais elles n’ont rien à voir avec celles des filles innocentes qui n’attendent que l’amour dans leur vie pour fonder une famille. Demetria assume tout ce qu’elle fait ou dit, et ne se cache pas derrière des principes fallacieux. La vie doit être vécue sans contraintes, de fait, elle ne s’en impose aucune.

Il s’est arrêté, il s’est penché vers elle, Demetria franchi les deux pas qui les séparent et pose ses avant-bras sur ses épaules avant de glisser ses mains dans ses cheveux. Elle ne pourrait pas être plus explicite sur ce qu’il arrivera entre eux très prochainement. “Même si j’ai très envie d’avoir cette tête entre mes cuisses, je suis aussi joueuse et te lance le défi d’arriver le premier à la bouée.” Elle ne dit pas ce qu’il gagnera ou perdra, avant qu’il ait le temps de poser ses mains sur elle, la jeune femme se détourne et se précipite à l’eau.

L’eau l’enveloppe, froide en contraste de la chaleur de l’été, mais ça ne l’arrête pas. De toute manière, ils finiront dans le même lit, mais elle ne veut pas lui laisser l’impression de l’avoir conquise trop rapidement. Elle n’a rien contre les plans sans lendemain, elle garde tout de même une certaine fierté. Dès que ses pieds ne touchent plus le sable, elle se lance à la nage jusqu’à la balise jaune à plusieurs mètres. Mauvaise perdante et parce qu’elle ne prend jamais un défi à la légère, Demetria se donne à fond dans son crawl. Et elle arrive la première à la balise, Jean la talonne malgré la légère avance qu’elle avait pris. “Tu as perdu malheureusement, quel gage je vais donc te donner...”


Lancer Action : Si réussite, Demetria arrive la première. Si échec, Jean a gagné.

_________________




Dernière édition par Demetria Leonetti le Mer 1 Aoû - 19:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Admin
Messages : 998
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Mer 1 Aoû - 18:50

Le membre 'Demetria Leonetti' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Action' :

_________________
Ne pas contacter par mp s'il vous plaît Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://after-my-fate.forumactif.com
En ligne
avatar
Au revoir, à jamais
Messages : 2817
Célébrité : Christian Bale
Alias : Black Fox
Métier officiel/officieux : Market Analyst / Braqueur

Dossier Central
Equipe: The Mad Foxes
Points de Baston: 7
Points de Marave: 0
Au revoir, à jamais
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   Ven 3 Aoû - 20:39

Je suis jeune, je suis para, et je suis particulièrement tête brûlée. Je ne fais pas beaucoup de cas de ce que sera ma vie demain, alors je profite aujourd’hui. Je sais que je n’aurais probablement pas de temps pour des regrets ou pour me lamenter ; je ne vivrais probablement pas jusqu’à un âge très avancé. La guerre empirait partout en Afrique et il était clair qu’en Asie, avec les Chinois qui montraient les crocs, les Russes qui se réarmaient et les Ricains qui se foutaient déjà dessus les uns sur les autres, je me rends compte qu’on n’est pas sorti de l’auberge, loin de là.Et entre ça, les disettes, les catastrophes écologiques, les pandémies de vieilles maladies revenues tout droit du fond des âges… Et j’aimais trop vivre. Non, si je passais les quarante ans, ce serait miracle. Je me rappelais des paroles de Lassalle deux siècles plus tôt ; tout hussard qui dépasse les trente ans est un jean-foutre. L’homme était mort passé la trentaine, fauché par un boulot lors de la bataille de Wagram. J’espérais faire aussi bien. Un gros coup d’éclat, qui aurait encore plus de saveur dans une guerre de millions de soldats ; un coup d’éclat dont tout le monde se rappellerait. J’étais plein d’ambition et surtout, je souhaitais me battre.


Et me tirer une beauté autant éprouvée par la vie, je trouvais ça plutôt cool. Et elle me taquine. Je souris d’un air de connivence. Souris, beauté. Bientôt c’est mon nom que tu souffleras. Et elle continue son petit jeu. Je continue donc, m’engouffrant dans la brèche.



| Oh, crois moi je fais ce boulot là pour ça, euh… Vous protéger. Mais la protection d’une seule personne par rapport à tout le monde à sauver, ça vaut cher. Il va nous falloir négocier. |


Je ris quand la sicilienne fait sa badass en défendant l’honneur de ses copines. Je jette un regard en arrière vers eux tous. Je me sens confiant. Et fier. Avec ces mecs là, je suis prêt à aller jusqu’en enfer.


| Ces mecs ont de la ressource, crois-moi. Les mecs de tes copines auront des cornes avant le matin. Tu peux me faire confiance. Quand on mord dans la chair d’une aussi jolie prise, on ne lâche pas aussi aisément. |


La « morsure », que lui évoquerait-elle ? Je hochais la tête à ce qu’elle disait. J’étais pareil, dans le fond. Même si j’aimais beaucoup trop les filles pour ne pas sortir le porte-feuille pour donner un coup de pouce à leur conquête. J’étais toujours prêt à tout, et je me donnais à fond dans tout ce que j’avais à faire ; la guerre, l’amour, tout. C’était comme ça, je vivais toujours tout à fond. J’acquiesce d’un signe de tête et d’un sourire entendu. Ses bras se glissent autour de mon cou et j’ai bien du mal à contenir une réaction physiologique confirmant mon intérêt à propos de la donzelle. Elle prononce les mots magiques qui me glkrmfpz le cerveau. Mais déjà elle se lance vers la flotte et je mets deux ou trois secondes à réagir. Ah, tu veux jouer ? Sourire en coin alors que je pousse un juron à cause de sa ruse. Je me précipite à sa poursuite et me jette dans l’eau avec impétuosité, commençant à nager, tirant sur tous mes muscles jusqu’à ce qu’ils me brûlent. Je fuse aussi vite que possible, mais elle a pris trop d’avance. Et sa silhouette me déconcentre un rien. Je la rattrape, essouflé et vaincu, mais heureux. Ca remet un peu de sel dans nos échanges. Je ris en approchant d’elle.


L’attire d’une main passée sur sa chute de reins. Que je plaque contre moi avec un rien d’autorité, de possessivité. Nous nous retrouvons à nager presque à l’arrêt l’un contre l’autre. Nos nez se touchent, nos souffles se mêlent.



| Je peux payer le restau tout à l’heure… |


Je souffle au creux de son oreille alors qu’une de mes mains passent derrière son dessous de bain et caresse une de ses fesses avant de l’empoigner.


| Je peux te faire jouir une fois d’avance. |


J’avais dit ça avec une assurance et un aplomb terribles, mais cuisant. Pendant que mon autre main passe sur le devant de sa culotte. Et frotte son entrejambe. La masse doucement. Je ne sens aucune retenue. Aucun refus, rien. Au contraire. Elle se rapproche encore, si c’est possible, et je me perds dans sa longue crinière brune, plaquée sur sa peau par l’eau de mer.


| Ou je peux faire les deux si t’en vaux la peine. |


[hide]Un doigt la pénètre doucement. Pas à la perpendiculaire. Il frotte l’intérieur de ses lèvres, en les longeant. Et passe plus sérieusement après quelques diversions, sur son bouton de plaisir que je sens bien vite. Un autre doigt le rejoint.


| Deal ? |[/i]

_________________





"Un cousin de la mort, un frère de la chance, et un fils de pute"
Général Moltke, à propos du Capitaine Jean Raulne,
3e Compagnie du Bataillon Spécial des "Fantômes"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org/
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: [FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage   

Revenir en haut Aller en bas
 
[FB] Le repos est un rêve ; la vie est un orage
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Le repos est un rêve ; la vie est un orage."
» MON REPOS 50 CARREFOUR!!! SOS!
» Repos après un long voyage
» Un repos bien mérité [NEUTRE]
» Repos bien mérité dans une taverne.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: