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 [FB] Dance to forget the hell of life...
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“On peut tuer avec des mots” ... Mais avec une arme c'est plus rapide !
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MessageSujet: [FB] Dance to forget the hell of life...   Mar 27 Mar - 23:33

Dance to forget the hell of life × Jean Raulne
La bouche légèrement pâteuse et complètement nue je me réveillais pour me rendre compte que je n’étais pas dans mon lit… ni même dans celui d’une quelconque aventure puisque je ne sentais personne à côté de moi en tapotant d’un côté, puis de l’autre. Je me rendais même compte que je n’étais pas dans un lit. J’entrouvrais un œil en râlant, puis le deuxième et là je reconnaissais le canapé du vestiaire. J’étais donc au Seven Keys ! Je me levais en appuyant la paume de ma main contre mon front et fouillais dans mon sac pour gober deux aspirines. Visiblement, le dernier verre avait été de trop mais pas assez méchant pour me mettre complètement ko. Une chance car je devais trouver de mouvements sur la barre de pole ce matin. D’ailleurs il était quelle heure ? Je n’en savais rien… tard sûrement ! Mais pas assez pour que le pub soit déjà ouvert. Tant mieux.
Mais avant de tenter une excursion du côté du pub je filais prendre une bonne douche. Je n’attendais pas que l’eau soit chaude pour me glisser sous le jet et la fraicheur me réveilla, me faisant frissonner. La chaleur quant à elle détendit mes muscles jusqu’à ce que la légère migraine s’estompe peu à peu.
Je séchais mes cheveux rapidement et enfilais les sous-vêtements que j’avais récupérer dans mon sac de rechange. Me sachant seule, je n’enfilais rien de plus pour monter me faire couler un café long ! Comme à mon habitude, je ne prenais rien à grignoter et redescendais. Bien entendu, je n’oubliais pas de piquer aussi un jus de fruits.

Je vérifiais les messages sur mon portable puis j’hésitais à l’éteindre. Finalement j’optais pour l’option ‘silencieux’ après avoir envoyer un message à ma patronne pour lui dire que je m’entraînais. Bien évidemment elle devait s’en douter puisque j’avais dormi ici !
Jetant un coup d’œil à la barre, je souriais et je décidais d’enfiler mes chaussures de super pétasse qui s’assume et qui s’amuse à faire baver les hommes. Je savais parfaitement ce que je voulais faire et maintenant que mes idées étaient bien en place dans mon esprit je n’avais plus qu’à réaliser tout cela. Il me fallut plusieurs essais pour être satisfaite mais le résultat était superbe !
Perfectionniste, je réalisais ce nouveau numéro une dernière fois lorsque j’aperçus une silhouette avant de reconnaître l’homme. Je me stoppais et glissais le long de la barre avant d’afficher un sourire et de lui adresser un coucou absolument pas pro.



- Salut Capitaine !


Sans aucune pudeur, je descendais de l’estrade pour venir me planter face à lui. Même avec mes treize centimètres de talons, je restais plus petite que lui. Je secouais la tête de gauche à droite.


- On n’a pas idée d’être aussi grand, déclarais-je en mettant mes mains sur mes hanches et en me reculant pour l’observer. Puis sans lui demander la permission, je prenais appuie sur son torse d’une main pour ôter mes chaussures et encore perdre des centimètres. Qu’est-ce qui t’amène ici Raulne ? Tu voulais voir mon nouveau spectacle en avant-première ? demandais-je taquine. Si c’est le cas, j’en suis flattée !


En vrai il venait sûrement voir Kajsa mais comme tout les autres Fantômes, Capitaine ou pas, j’aimais l’embêter. C’était dans ma nature et je n’étais pas prête de changer.


- Tu veux boire un truc ?



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Au revoir, à jamais
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MessageSujet: Re: [FB] Dance to forget the hell of life...   Mer 28 Mar - 22:32

Le bruit de l’hélicoptère n’étouffe pas le malaise qui couve en notre poitrine. J’ai transpiré sous mon casque lourd, malgré les températures négatives. Bien en dessous du kevlar, des pièces d’armure et de protections diverses et de l’uniforme, mon cœur cognait contre ma poitrine. Boum-boum. Boum-boum. Le double-tap le plus lent de l’histoire. Je dévisageais Kat’, qui avait un air d’incompréhension paniquée. Qu’est ce qu’il se passait, putain ? Les pilotes des hélicos échangeaient les mêmes malaises entre eux, par voix de radio. Le copilote de notre propre Gunship se plaignait de pisser le sang du nez dans son masque et le pilote principal le regardait en lui criant de retirer son masque. Puis, la détonation. Sourde. Flash aveuglant. Tonnerre et fracas de fin du monde, qui s’éternise pendant plus d’une minute, me secoue le diaphragme et tous les os, mettant mon cerveau sens-dessus-dessous. Je me retourne vers mon équipe, pupilles dilatées par la panique. Juste au moment où Anders tire son pistolet. Je me jette sur lui.


Le coup de feu part, et je me réveille en bondissant.


Immédiatement, la migraine me défonce le crâne, me donne l’impression que je me suis cogné le cerveau contre l’os dans une tête pleine de vide. C’est douloureux, et je grogne. Je suis à poil, et je me les pèle grave ; la fenêtre toute proche renvoie un peu de lumière d’un début de journée, au travers du givre qui la recouvre. Il caille sa race. Pourtant, je sens deux choses chaudes, de part et d’autres. Une rouquine, et une blonde. Totalement nues, en vrac, qui dorment visiblement dans la position dans laquelle elles se sont écroulées. La rousse passe sa main sur mon torse, passant ses doigts dans la toison brune qui me recouvre la peau et les cicatrices. En proie à la nausée et à la migraine, je suis incapable de me rappeler ce qu’elles foutent chez moi. Je me rappelle avoir fêté le premier casse, la première réussite des Mad Foxes… Un peu trop, sans doute. Je lâche un gémissement rauque, pétri de souffrance, en me frottant les yeux. Tout ce que j’avais bu, putain. Et ce que j’avais fait après… La blonde porte quelques marques. La rousse aussi. Totalement défaites, et moi, j’en ai mal partout. La rousse m’appelle, me dit de me recoucher avec elles. Je repousse sa main, et leur gronde de se casser avec leur fric. Il faut encore un quart d’heure pour les virer à coup de pied au cul, et une bonne heure pour chasser l’envie de dégobiller en rangeant le bordel de la veille ; bouteilles, capotes et fringues dispersées partout. Putain de merde… Seule une douche brûlante et un café bouillant me passent la gerbe, et je décide, bon gré mal gré, d’aller voir Kajsa pour voir si elle n’avait pas eu de problème avec le stockage, des gains comme du matériel, en attendant qu’on trouve une meilleure solution.


Je conduis à la vitesse d’une tortue rachitique, concentré sur ma route, mais le déo que j’ai mis en sortant de ma douche bouillante me fait tourner la tête ; j’ai toujours été sensible aux odeurs, même les plus ténues, après une méchante cuite. J’arrive enfin au bar. Manque de me rendormir dans ma voiture, mais en sort. J’utilise ma clé, mais il n’y a quasiment pas d’activité à l’intérieur. Seule une jeune femme magnifique, peau d’ébène, et je la regarde finir son numéro, sans la perturber. Toujours aussi agile, mais c’était une constatation bien au-delà du désir ; Riley savait buter des mecs en claquant des doigts, en plein cœur de la mêlée, c’était une artiste, là où je n’étais qu’un boucher.



| Salut, Wilson. |


Elle se rapproche, peine en disant que je suis grand tout en retirant ses shoes. Elle me taquine, visiublement bien plus fraîche que moi, se flattant par avance de mon voyeurisme supposé, tandis qu’elle me demande si je veux boire un truc. A cette idée, mon estomac se révulse et je finis très vite par trancher, après une courte hésitation.


| Vas-y, un double whisky pour moi. Et non, je te matais pas, ça n’a pas grand intérêt finalement, je sais que j’ai pas assez de seins pour que tu me sortes le grand jeu. |


Je la dévisage, l’air un peu plus sérieux.


| Ca va, toi ? |


Elle savait très bien ce que je voulais dire ; nous avions tous remis les pieds dans le plat, parmi les survivants de notre unité.


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MessageSujet: Re: [FB] Dance to forget the hell of life...   Jeu 29 Mar - 1:34

Dance to forget the hell of life × Jean Raulne
J’étais dans mon élément lorsque je dansais et le pole-dance était un petit plus occasionnel à la base. Mais j’avais très vite apprécié ce genre d’exercice, il me permettait de me maintenir en forme tout en gagnant ma vie. Et dire qu’à la base j’étais venue voir Kajsa pour bosser comme barmaid ! Je n’en avais pas plus envie que ça mais je m’étais dit que le boulot serait plus facilement supportable en étant en présence d’une autre Fantôme. Je m’étais dit que je prendrais sur moi lorsque des connards bien lourds viendraient me prendre la tête. Mais j’avais très vite vu et saisi une autre opportunité en apprenant que mon amante occasionnelle cherchait une danseuse et strip-teaseuse. Ce n’était absolument pas mon domaine puisque je n’avais aucune expérience là-dedans mais j’apprenais vite et Kajsa le savait.
Elle n’avait pas accepté sans me tester bien sûr… Le public avait apprécié et moi j’avais adoré. Narguer tous ses hommes qui me désiraient mais qui ne pouvaient pas m’approcher était un délice presque jouissif et les seules exceptions ayant la chance d’obtenir des extras de ma part étaient toujours et uniquement des femmes. Putain ! J’aimais vraiment ce job… Je l’adorais au point de choisir de m’entraîner un peu plus afin d’améliorer mon nouveau numéro. Je le finalisais en quelques heures et dans un timing parfait qui correspondait avec l’arrivée de mon Capitaine alors que je ne l’attendais pas. Ma première pensée fut qu’il venait voir Kajsa suite à notre premier casse. Cette pensée me rappela ce que les Mad Foxes avaient fait mais surtout pour qui nous le faisions.
Le sourire que j’adressais à mon supérieur était d’une rare sincérité et mon coucou un brin coquin. En bref, je restais égale à moi-même.



- Un double whisky pour le Monsieur et du rhum pour moi, déclarais-je en direction du bar et en claquant des doigts après avoir ôté mes chaussures. Tsss, y’a que dans les films que ça marche, déclarais-je en haussant les épaules. Puis je filais derrière le bar sans prendre la peine de m’habiller. Si j’avais su que tu verrais mon show j’aurais mis la tenue qui allait avec… non pas pour que tu mate mais pour que tu me donne ton avis d’expert. ... Pis je suis sûre que tu as regardé, rétorquais-je en lui adressant un clin d’œil.


Une fois le service des boissons réalisé je faisais à nouveau le tour du bar pour donner son verre au Capitaine et je croisais son regard qui me semblait, tout comme son visage, plus sérieux qu’il y avait quelques secondes. Comment est-ce que j’allais ? Bonne question ! Je tapais mon verre contre le sien et buvais une gorgée.


- Oui, ça va ! répondis-je sans le regarder et en faisant mine de chercher… de chercher mon paquet de clopes. Et toi ?


Je m’allumais une cigarette et regardais Raulne. Je n’étais pas sûre que ma réponse quasiment vide de sens lui convienne. Alors je libérais la fumée de mes poumons et répondais franchement.


- Depuis l’autre soir je me sens à nouveau vivante… comme si ma vie avait retrouvé un sens alors que jusque là j’avais l’impression d’attendre de crever, expliquais-je en le fixant. J’ai vraiment l’impression qu’on a fait quelque chose de bien. Bizarre non ? En tout cas, j’en ai compris le sens cette fois…


Pour le reste de la population, braquer un fourgon blindé c’était mal ! Et moi, je venais de prétendre le contraire… Je pensais réellement que ce que nous avions fait était bien. Récolter de la thune pour aider une mère de famille à soigner son enfant malade c’était forcément bien. Ça changeait un peu de tous ces meurtres commis et que je n’avais fait que parce qu’on me l’avait ordonné.
Lorsque je me taisais, je ne lâchais pas Raulne du regard… comme si j’attendais qu’il me confirme mes dires. J’avais toujours été comme ça avec lui. Son approbation à mes faits et dires comptait réellement mais rien d’étonnant puisqu’il avait donné un sens à ma vie en même temps qu’il m’avait offert une famille
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MessageSujet: Re: [FB] Dance to forget the hell of life...   Jeu 12 Avr - 21:57

La culpabilité et le remords battent à mes tempes en même temps que ce cœur malade d’une vie d’excès, de peur, et d’un sommeil toujours perturbé par mes propres fantômes. Ils étaient là, en moi, ils ne me quittaient plus depuis des années. Ca me rendait fou, ou ça la faisait persister. Je ne savais plus avec certitude si ce que je voyais dans mes rêves et mes cauchemars s’était vraiment déroulé, ou s’il s’agissait de mensonges, de constructions de mon esprit. J’avais vraiment du mal à émerger et la gueule de bois ne m’aidais pas, je savais fort bien que je ne pouvais plus faire grand-chose pour affronter la journée alors autant enfoncer la difficulté à coups de bottes et pousser la porte à la volée, pour essayer de bousculer un peu les choses. La jeune femme que je retrouve m’offre toujours ce sourire franc et complice, un rien aguicheur. Je la connaissais pourtant assez pour savoir que ce n’était pas une invitation. Wilson était homosexuelle. Elle le savait déjà quand je l’avais rencontrée et quand je l’avais choisie pour le cadre intérieur de mes Fantômes, je l’avais aussi prévenue de faire attention à ceux qui prendraient ça pour argent comptant et se ficheraient bien de son avis avant de vouloir lui tailler des croupières. Mon ancienne soldate part pour nous servir un verre et précise que ça ne marche que dans les films de recommencer comme ça. Je maugrée en m’asseyant sur un des tabourets de bar.


| Ca marche toujours quand on dépasse un certain stade. |


Et la voilà qui me dit qu’elle aurait mis une tenue exprès pour moi, quand elle disait avoir confiance à mon avis d’expert, tandis qu’elle avançait qu’en sus elle était sûre que je l’avais regardée. Je souris en coin pour moi-même, sans la regarder en me concentrant sur les verres qu’elle était en train de servir.


| Quelle tenue ? Y-en-a-t-il vraiment besoin ? |


Elle se payait ma gueule et m’allumait pour rien depuis que j’étais arrivé, alors autant que j’en profite et j’aimais rentrer dans ce genre en sautant à pieds joints dans le plat. Nous trinquons en vitesse tandis qu’elle me confirme qu’elle va bien. Je hochais la tête, et engloutissais une gourmande gorgée de ma boisson, réchauffant mes tripes mais me mettant le cœur au bord des lèvres. Je me rendais bien compte que nous partagions la même effervescence, la même arrogance, la même envie… Nous étions en train de revivre ; Je sentais Wilson pleine de vie, pleine de combativité, et cela la rendait rayonnante, même si sa forme physique aide, elle reste malgré tout éclatante. Je hoche la tête, sérieux.


| Oui, tu as raison. Je me sens mieux, quelque part. Je… |


Je contemple mon verre, évitant son regard. On s’était souvent tout dit entre Fantômes, même les choses les plus affreuses qui nous passaient par la tête.


| Je me sens à ma place. Même si ma femme et mes filles se sont tirées. Je sens comme un retour à la normale. Et je me déteste, pour ça. Mais le gosse de Kat’ a gagné un répit. Et c’est bien l’essentiel. |


Je termine mon verre et le repousse dans sa direction.


| Tu sais quand même que tout ça va mal finir un jour ou l’autre, Wilson ? |



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MessageSujet: Re: [FB] Dance to forget the hell of life...   Dim 22 Avr - 23:24

Dance to forget the hell of life × Jean Raulne
Pudique ? C’était un mot dont je connaissais parfaitement la définition et j’avais même du l’être à une époque de ma vie d’enfant. Mais celle-ci était révolue depuis fort longtemps et pudique, je ne l’étais pas… Cela avait même engendré quelques conflits avec mes frères d’armes. Certains, la plupart à vrai dire, pensait que je les allumais ! Ce à quoi j’avais toujours rétorqué que les hommes avait une paire de couilles à la place du cerveau ce qui expliquait leur imbécilité. Bien sûr, je savais parfaitement que mon comportement n’était en rien innocent mais ça je ne l’avouais pas.
C’était donc sans aucune honte que je me promenais en sous-vêtements devant Raulne. Je ne l’aguichais pas ; enfin pas de manière réelle ! Et puis il me connaissait et moi, j’avais confiance en lui. J’esquissais un sourire à sa réplique concernant la fameuse tenue.



- Bien sûr qu’il y en a besoin… pour prendre le temps de l’ôter tout doucement et sensuellement, déclarais-je avec un clin d’œil avant de récupérer ce qu’il me fallait pour nos boissons.


Ma réplique m’amusa et derrière le bar, je servais nos verres en souriant. Cependant, en revenant près de Raulne je devenais plus pensive à cause de sa question. Je trinquais tout de même et m’allumais une clope. Je tendais même mon paquet en direction de mon éternel chef au cas où il voudrait lui aussi s’en griller une. Puis je répondais. De manière vague dans un premier temps, puis de façon beaucoup plus claire et spontanée par la suite. Ce que nous avions fait était interdit par la loi mais j’avais aimé ça ! J’avais adoré car je m’étais sentie vivant et utile… comme lorsque nous partions lors de nos premières missions avec les Fantômes. J’avais l’impression d’avoir retrouvé ma famille.
Mon enthousiasme se perdit pourtant quelque peu à la réponse de Raulne mais aussi à cause du fait qu’il préférait contempler son verre. Cette fois cela n’avait rien à voir avec le fait que j’aimais qu’on me mate… Non ! Mais le chef nous regardait toujours en face lorsqu’il nous parlait. Ne voulant pas me montrer trop parano, je ne disais rien et tirais une latte sur ma cigarette après avoir bu une gorgée. C’est à ce moment là que Raulne reprit la parole. Je vidais mon verre en l’entendant dire qu’il se détestait… Je ne ressentais pas ça ! J’étais juste… bien !



- Oui ! C’est l’essentiel. On est une famille non ? Donc on se protège… peu importe le reste.


Puis je remplissais à nouveau les verres alors que Raulne évoquait l’avenir lugubre qui nous attendait. Sans crier gare je venais me planter devant lui, près… très près, et je levais la tête pour le fixer.


- Ça finit toujours mal un jour ou l’autre de toute façon. Tu sais pourquoi ? demandais-je en tirant une nouvelle bouffée de nicotine. … … Parce que la mort l’emporte à chaque fois sur la vie. J’esquissais un sourire. Autant l’affronter en se rendant utile… avec humour et provocation.


Et question provocation je m’y connaissais. Je n’aimais pas voir le chef comme ça et sans aucune autorisation mon index glissa sur l’arrête de son nez avant de lui mettre une légère pichenette sur le front. Et je riais…


- Si je n’étais pas celle que je suis je t’aurais proposé du bon temps pour te vider la tête tu sais Raulne !


Puis je lui tirais la langue au moment où mon téléphone posé sur le bar affichait un sms de Kajsa. Elle n’allait pas tarder… Je n’avais pas besoin de lire pour le savoir.


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MessageSujet: Re: [FB] Dance to forget the hell of life...   Lun 30 Avr - 14:16

La conscience que tout allait finir par partir de travers, je l’avais. Aigüe, poisseuse, qui me collait à la peau. Je savais très bien que sur la voie que nous avions prise, il ne pouvait pas y avoir cinquante échappatoires possibles. Le premier et le plus évident, serait qu’on terminerait transpercés de partout par une équipe de défense meilleure que notre bande de braqueurs, des mecs mieux outillés, mieux informés, ou simplement plus chanceux. On pouvait clairement s’épuiser sur ce mode. Lentement mais sûrement. La seconde option consistait à se faire pincer en flagrant délit, ou de se faire balancer par quelqu’un qui aurait l’information de ce qu’on s’appréterait à faire. Dans ce cas là, si on se faisait prendre vivant, il n’y aurait pas à tortiller du cul pour marcher droit. Prison pour tout le monde. A vie pour moi, comme j’étais le chef de la bande, je pouvais endosser la majeure partie des responsabilités, d’autant que je pouvais en plus me poivrer un peu plus avec l’ascendant psychologique que j’avais sur ces soldats, que je commandais toujours malgré la fin des hostilités, et que certains m’avaient subi près de vingt ans. Je hochais la tête, perdu dans mes pensées


| Ouais. Ca te fera des billets en plus, sans doute. |


On était tous accro à cet argent facile, qui voulait dire quelque chose de différent pour chacun d’entre nous. Pour Riley, ça lui montrait qu’elle était belle. Désirable. Qu’elle avait du pouvoir sur les hommes, spécifiquement, mais elle ne crachait pas sur du pouvoir tout court. Pour moi, ça avait un attrait tout autre. Celui de la réussite. De la performance personnelle. De cette jeunesse et cette combativité qui avaient tendance à s’étioler avec le temps. Du moins, c’était ce que j’avais fini par croire au fil des années. On était une famille. Elle avait raison. Une famille dysfonctionnelle, mais une famille quand même. Tous psychopathes et/ou sociopathes en puissance. Riley avait besoin de se sentir utile. Comme nous tous. Et elle avait besoin de se sentir forte. Déterminée. Je bois le second verre, tandis qu’elle franchit les limites de la bienséance ordinaire pour me coller et me dire qu’elle acceptait le danger de notre situation. Pour Riley, c’était comme un pied de nez fait à la mort, et à son propre destin. Et elle me tripote à moitié, en me faisant comprendre que si elle n’était pas lesbienne, nous aurions sans doute couché ensemble. C’est ce que j’en comprends. Je suis vaguement flatté. Mais je lui choppe la main, la stoppant dans son élan.


| Restes concentrée. Tu es qui tu es, et moi aussi. Et on a un boulot. Evitons de compliquer les choses, d’accord ? De toute façon, tu ne manges pas de ce pain-là, pas vrai ? Vas voir Nystrom. Dis-lui que je prépare le second round et qu’elle va devoir nous faire de la place en bas. Ok pour toi ? Allez je file. A bientôt, Wilson. |


Je me retourne vers elle après avoir à nouveau enfilé ma veste.


| Prends soin de toi en attendant, Wilson. Ne les laisse pas te toucher. |


Simple conseil d’ordre général. Qu’elle pouvait appliquer dans tous les aspects de son existence actuelle.


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