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 Mojito & Beer
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N'aies pas peur pauvre âme en perdition, décides-toi, fais ton choix !
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MessageSujet: Mojito & Beer   Jeu 1 Mar - 17:05

Mojito & Beer

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Le 14 janvier 2050


 

Accoudée à un bar, je sirotais le mojitos que j’avais commandé depuis quarante minutes maintenant. J’aimais ce cocktail, mais ce soir, je n’étais pas là pour boire, mais bel et bien pour travailler même si les apparences laissées penser le contraire. J’avais enfilé un jean moulant, déchiré au niveau des genoux, et un simple débardeur noir, laissant apparaître la lingerie en dentelle noire. Mes pieds touchaient sol, même si je me trouvais sur un tabouret, mes hauts talons me donnant un peu plus de hauteur. Et n’étant pas une petite femme… Je ne portais pas de flingue ce soir, mon binôme étant plus loin pour me couvrir. Et si besoin, j’avais glissé une lame de couteau dans ma botte gauche, facilement atteignable s’il y avait besoin.

J’avais repoussé les avances de plusieurs hommes depuis mon arrivée. Ils n’étaient pas de ceux que je recherchais, et ne possédais aucune information susceptibles de me servir. J’avais pris le soin de les écouter mais dès qu’ils semblaient ne rien savoir, je les congédiais. Je bus une légère gorgée d’alcool, avant de récupérer le bâton mélangeur bleu. Je le séchais de tout son long avant de m’en servir pour relever rapidement mes cheveux blond en chignon décoiffé et déstructuré, laissant apparaître sur ma nuque un tatouage éphémère représentant deux triangles entrelacés. Je fredonnais la musique qui était diffusée, tout en portant de nouveau à mes lèvres, ne manquant pas de regarder le léger signe de tête du barman, l’un de mes indic’. Il me désigna un homme qui venait d’entrer dans le bar. Avec un peu de chance, il viendra s’asseoir à côté de moi. Sinon, et bien je devrais tout mettre en œuvre pour attirer son attention. Que le jeu commence.



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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Jeu 1 Mar - 18:59

Le feu est au rouge. Ma voiture se fige à l’arrêt, derrière la précédente. Sous la pluie battante de janvier, le halo lumineux du phare illumine tout le pare-brise. Je me perds dans l’intensité de la couleur, de ce rouge si pur et si profond. Le bruit des moteurs est étouffé, assourdi par le voile de pluie qui nous tombe dessus, et tambourine sur le toit de la voiture. J’entends le bruit des hélices des gros porteurs. Je ressens le vrombissement des moteurs jusque dans mon diaphragme, malgré l’épaisseur de tout mon équipement. Je ne transpire pas, pourtant, malgré tout ce poids. Parce que la porte arrière est déjà ouverte. On voit les lumières du Japon, en bas. Des missiles fusent vers le ciel, laissant des traînées blanches dans le ciel nocturne, tandis que des rafales d’obus traçants illuminent les cieux comme un jour de carnaval. Sauf que quand ça touche, ça explose. L’avion à notre droite est abattu, avec toute la 1ère compagnie à son bord. L’avion se désintègre et on voit les corps des parachutistes, réduits à l’état de torches humaines, tomber en direction du sol. Des gars crient, jusque dans notre avion. Katerine hurle à tout le monde de vérifier l’équipement. Elle fait diversion. Les radars de tir orientent le feu vers nous, maintenant, alors que des chasseurs nous dépassent en hurlant, lâchant une nouvelle bordée de missiles et de bombes sur le littoral, le transformant en brasier, en véritable enfer. Enfer vers lequel nous nous dirigeons. Je suis en tête de file ; à la queue de l’appareil. A droite, sur la portière latéral. Le lieutenant Bosworth du second peloton est à côté de moi, toisant son propre peloton. Nous échangeons un regard. Nous serons les premiers à sauter, chacun d’un côté de l’avion. Cent quarante-six hommes nous suivront, quand la « Mule » arrivera sur objectif. La DZ s’illumine des fumigènes et fusées éclairantes envoyées depuis les éclaireurs déjà au sol. Les hommes crient chacun leur tour leur numéro, complété de « Ok » à chaque fois qu’un équipement de saut a été vérifié. L’avion fait une embardée. La lumière reste au rouge.


Je suis tiré de mon souvenir par une bordée de klaxons furieux. Je peste, allume mes deux de détresse pour signaler que je m’excuse, et repars. Des furieux continuent de klaxonner. Le premier qui m’emmerde, je le sors de la route.


Je me gare au bout de quelques minutes seulement. Pas envie de rentrer tout de suite du boulot. A quoi bon ? Rien de prévu ce soir pour les Mad Foxes. J’attendais des nouvelles de Katerine à propos des derniers événements passés par son gosse. Inutile de rentrer tôt à la maison ; il n’y aurait personne. Jenna s’était barrée avec Jenni et Tabitha. Rentrer pour déprimé, pour me rendre fou à force d’imaginer ce qu’elles faisaient, très peu pour moi. J’étais à côté du campus. Bars sympas. Je me garais, donc, pour aller boire un verre. Tout seul. Ca me permettrait de faire le point. Je rentre dans le premier qui vient, un bouge sympa, avec à l’extérieur des parasols type plage, en bambou ou en je sais pas quoi. C’est con, vu le temps qu’il fait… Je rentre à l’intérieur. Ambiance chaleureuse, musique des îles. Ok, pourquoi pas. Y’a plein de gens qui carburent au mojito, mais j’ai passé l’âge de ces conneries. Je m’accoude au bar, commande au double whisky bien tassé. Le mec m’en sert une généreuse rasade ; il sait reconnaître les vrais. Je déboutonne ma veste, et la pose sur le mini-dossier de mon tabouret de bar. Je remonte mes manches de chemise, les retrousse sur mes coudes. Je dénoue un rien ma cravate, mise pour l’occasion d’une grosse présentation devant la direction de la communication, plus tôt dans l’après-midi. Les yeux rivés vers les écrans géants au dessus des bouteilles du bar, je regarde l’Europolis FC foutre une branlée à Manchester United en ligue des champions. Et porte mon verre à mes lèvres. Me sentant épié, je me tourne sur le côté, et j’aperçois une jeune femme blonde, cheveux longs… Mignonne. Etrange. Je lève mon verre pour la saluer, en mode « pas de malaise », et je l’engloutis en le retournant pour que le barman entende le léger bruit, signe qu’il pouvait venir me resservir.

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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Mar 20 Mar - 21:25

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Le 14 janvier 2050


 

Je regarde discrètement l’homme qui s’installe à travers le miroir se trouvant derrière les bouteilles. Il ne semble pas vraiment être là pour se faire une minette et la ramener passer le reste de la nuit chez nuit. Cela n’arrange pas mes affaires c’est certain. Lorsqu’un homme se pense et agit comme était en chasse c’est toujours plus simple pour obtenir des infos données à la volée mine de rien. C’est d’autant plus facile lorsqu’il est enivré, sa langue se déliant souvent bien plus rapidement. Il commande un verre de liquide ambré qui ressemble fort à du whisky. Sans glaçons. Cela suggère qu’il est connaisseur et qu’il a pris un alcool de qualité. Et vu la dose, il semble avoir eu une longue journée. Avec un peu de chance, il finirait par tourner la tête et s’intéresser à mon joli minois… Mais je ne crois pas à la chance et je n’ai pas vraiment envie de perdre mon temps dans des espoirs vains. Je préfère prendre les choses en main et me laisse quelques minutes de réflexion pour élaborer mon plan d’action.

Je sors mon téléphone et indique à mon binôme de sortir du bar par derrière et de re rentrer pour venir me faire la scène de l’ex un peu lourd. En attendant je commande un nouveau mojitos, cette fois ci à la fraise. Je fais mine d’en boire une gorgée à la paille avant de fredonner le léger air de musique hawaïenne qui est diffusée dans le bar. Je lance une devinette au barman, avant de lui donner la réponse – une histoire de chat – et nous nous mettons à rigoler. Mon collègue débarque alors, avec la démarche d’un d’homme ayant trop bu. Il se dirige vers moi, non sans bousculer clients et tabourets au passage. Je dois l’admettre il est plutôt bon dans ce rôle-là. Il plisse les yeux comme s’il cherchait quelqu’un avant de se diriger droit vers moi. A peine arrive-t-il à mon niveau qu’il se met à gueuler comme un putois, m’insultant de magnifiques noms d’oiseaux avant de se saisir de mon poignée pour que la salope que je suis le suive chez lui, histoire qu’il m’apprenne la vie. Il jette un regard à l’homme à côté de moi, avant de s’empourprer de colère. Il me lâche pour aller foutre sur la tronche de mon connard de queutar qui aime baiser comme un lapin avec sa salope de voisine. Je le laisse l’approcher avant de le pousser de tout mon poids. Il bascule au sol et se cogne la tête contre le bas d’un tabouret. Doué dans son genre, il fait mine de s’assommer à moitié et d’être un peu dans les vappes quand des clients le choppent pour le balancer dehors sans ménagement. Mon corps tremble et mes poings sont serrés, comme sur le coup d’une grosse émotion. Je prends deux trois inspirations avant de me retourner, un peu confuse. Désolée pour le dérangement. Il vous a pas fait de mal ? En voyant son verre renversé sur le bar – merci binôme ! – j’ajoute aussitôt. Merde. Je vous dois au moins un verre voir deux. Encore une fois, je suis vraiment désolée. C’est un bon gars quand il boit pas.


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Mer 21 Mar - 13:37

Je me sentais seul comme jamais. Paradoxalement, repartir en activité avec les autres fantômes me faisait me sentir vivant, utile, me donnait l’impression d’être invincible… Mais les creux entre deux actions étaient pires encore que les permissions au milieu d’opérations importantes, dans le temps. Mais là, je n’avais plus mes filles, je n’avais plus ma femme, et j’étais seul à la maison. J’avais fait des rencontres. Cette fille, plus d’un mois plus tôt. Aélia. Que j’avais ramenée chez moi. Liv, aussi. A qui « j’apprenais » la vie dans le monde moderne. Que j’avais sautée, quand elle avait essayé de séduire des hommes, de comprendre ce qui permettait aux gens d’entrer en intéraction, de leurs arrières pensées. J’en étais sorti avec des crampes, des plaies, des bosses, mais l’impression étrange que ça m’avait pendu au nez. Je ne donnais pas de nouvelles. Pas spontanément. Je préparais le prochain coup des Foxes, et depuis ma rencontre avec Jenna, vingt ans plus tôt, aucune femme n’en avait jamais vraiment valu la peine. Et je les aimais trop, souvent, pour leur imposer les conséquences inévitables d’une relation avec moi. Je méditais sur l’étrangeté de la vie, la puissance et le drame de vivre pareille liberté, quand il se passa quelque chose. Le cerveau déjà engourdi par le premier verre, je ne l’avais pas entendu tout de suite.


Je distingue un mec qui a trop picolé. Regard cave. Démarche incertaine. Il tient à moitié debout, et bouscule des gens. Mes poings se crispent. Mon cœur bat plus vite. Elle est là, la divine providence.


La perspective d’une bagarre.


Mes pupilles se dilatent. Très légèrement. Mon souffle s’accélère naturellement, peur maîtrisée, concentration avant le combat. Je sens mes épaules nouées, mais je sais que cette sensation disparaîtra aux premiers coups de poing. Le type menace le voisin de la jeune femme repérée plus tôt, jolie dans son genre, une belle blonde au regard assez intense. Mais je n’ai pas le temps d’intervenir que le voilà qui déboule, bouscule encore. Je me précipite pour me défendre mais le voilà déjà qui tombe, et mon petit doigt me dit que sa « copine » y est pour quelque chose ; mon regard périphérique a capté un mouvement. Merde alors. Je me sens frustré ; je n’ai pas eu le temps de porter un seul coup que le connard alcoolisé est déjà jeté dehors sans ménagement. Je me tourne, poing droit serré juste devant mon abdomen, et voit la « copine » qui tremble de tout son corps. Je la jauge du regard, de longues secondes, les muscles de ma mâchoire se crispant alors qu’elle me propose finalement un verre ou deux en compensation. J’hésite. Constate mon verre renversé.



| Il en faudrait plus pour qu’un connard bourré me fasse du mal ; il m’a à peine bousculé avant de se péter la gueule. Pas tout seul, n’est-ce pas ? Je vous ai vue. Joli réflexe. Vous auriez pu le tuer, avec ce genre de chute contre une table. |


Mon ton n’est pas empreint de reproches, ni même d’un jugement, mais d’une certaine déception, et d’une reconnaissance de sa détermination ; elle était prête à lui faire vraiment mal pour qu’il ne m’atteigne pas.


| Etre un bon gars ne l’aurait pas aidé. Pas contre moi. Et ça ne lui suffit pas non plus à vous garder, visiblement. |


Je la regarde de haut en bas. Sans arrogance, mais la jaugeant ostensiblement, sans concupiscence, mais jugeant que les événements me permettaient au moins de savoir à qui je m’adressais.


| C’est votre truc, d’aborder les mauvais gars ? |


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Dim 25 Mar - 21:38

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Mon collègue était vraiment un très bon acteur. Presque aussi bon que moi pour dire. Il faisait son boulot correctement et c’était d’ailleurs pour cela qu’on était toujours en train de bosser l’un avec l’autre. Professionnels autant l’un de l’autre, on se complétait très bien. Il nous arrivait bien sûre de nous prendre la tête et de ne pas toujours être d’accord mais jamais très longtemps, et jamais de manière importante. On bossait très bien l’un avec l’autre. Nos résultats étaient bons. Et si on venait à vouloir nous séparer, je savais qu’il se rebellerait autant que je le ferais. Nos rapports étaient, est et seront toujours strictement pros. Je ne m’intéressais pas à sa vie et il me rendait la pareille. Il me considérait d’abord comme un agent et ensuite comme une femme, fait assez rare pour que je le souligne. Il voyait mes compétences avant de voir ma plastique même si, si cela pouvait servir à une enquête, il n’hésiterait pas à me dire de la mettre en avant. Comme moi, il savait que parfois, tous les moyens étaient bons pour arriver à notre but. Se salir les mains ne nous faisaient pas peur. La preuve en était qu’il s’était mis dans une posture pas très agréable pour pousser ma chance avec celui que je voulais interroger. Et s’il avait été viré du bar, je savais très bien qu’il restait non loin de là, prêt à me sortir d’un mauvais guêpier si cela arrivait.

Si je l’avais repoussé, c’était non seulement pour lui éviter de se prendre un pain de l’homme qui s’était levé, bien décider à répondre à ses accusations par des coups, mais aussi pour ne pas me la jouer pauvre victime. Ce n’était pas moi et si je voulais qu’il me considère comme une femme et qu’il parle, je ne devais pas paraitre faible. Je m’excusais pour le désagrément et lui proposais de lui payer un verre, histoire d’engager la conversation, profitant de l’opportunité que mon collègue m’avait offerte. Il hésite un instant avant de répondre, sur un ton un peu déçu. Je hausse les épaules. Mon père m’a appris à me défendre. Vu la ville dans laquelle on vit, il ne voulait pas que je sois « une proie ». lui dis-je simplement avant de faire signe au barman de resservir à l’homme sa boisson. Je retournais à ma chaise pour récupérer ma veste et mon sac. Je sortais trois billets et les donnais à l’homme derrière le bas avant de commander un nouveau cocktail. Je soupirais ensuite, tout en remuant le verre qu’on venait de poser devant moi avec l’ombrelle. Je ne suis jamais sortie avec lui. Peut-être aurais-je dû pour qu’il me foute la paix ? Mouais nan, il est pas mon genre. lui répondis-je avant de le regarder. Aborder les mauvais gars hein ? Qui te dis que ce n’est pas moi le mauvais parti ? Ce n’est pas parce que tu as une paire de couille à la place d’une paire de seins que c’est moi le sexe faible et toi le grand méchant loup. Si cela se trouve, je suis un prédateur et toi ma proie lui dis-je non sans une lueur de malice, en le regardant droit dans les yeux avant de lever mon verre vers lui et d’en boire une gorgée. Puis, je regardais de nouveau droit devant moi en jouant avec l’ombrelle rose de mon cocktail.





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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Dim 25 Mar - 23:19

La jeune femme ne se laisse pas démonter. Ou elle a l’habitude de devoir gérer ce genre d’emmerdeur, ou bien elle s’en fiche, ou encore il lui en faut simplement plus pour l’effrayer. Je ne la connais pas assez pour dire quelle solution est la plus probable. Naturellement, je dirais que roulée comme elle est, elle doit avoir tendance à attirer l’attention des mecs, ou des nanas d’ailleurs, et que si elle répond aussi peu favorablement à d’autres qu’au mec qui venait de passer, elle devait donc avoir l’habitude de repousser ce genre de situation déplaisante. Mais ce n’était jamais qu’une intuition, qui ne valait pas grand-chose. Alors pour l’instant je la muselais, la rancardais à mon instinct et gardais les deux à l’esprit mais sans choisir d’opinion tranchée pour le moment. La jeune femme ne tarde d’ailleurs pas à m’expliquer que son père lui a appris à se défendre… Ce qui me ramène forcément à mes propres filles, et m’évoque la distance, l’éloignement, tout ce que je ne peux leur apprendre et leur partager, maintenant qu’elles ont entériné le choix de suivre leur mère. C’était cruel, mais quelque part je ne pouvais pas nié l’avoir mérité. Je levais mon verre comme pour trinquer au dit paternel, un rien maussade.


| Un homme sensé. Mais on est tous un jour ou l’autre la proie de quelqu’un, qu’on l’ai cherché ou non. La prochaine fois, cognez la première. Expliquer une bagarre aux flics est plus facile que de vivre avec une agression et ses conséquences. |


Du moins, je l’imaginais. Ayant toujours été plus ou moins agresseur dans ma vie, vues les circonstances de celle-ci, c’était difficile de me projeter. La jeune femme fait signe au barman de me resservir, ce qu’il s’empresse de faire. Je fronçais les sourcils, alors qu’elle m’expliquait qu’elle n’était jamais sortie avec lui. Puis, je fis la moue avec mes lèvres. Ce n’était pas mes affaires, pourquoi m’y intéresser ?


| Lui n’avait pas l’air au courant, du coup. | plaisantais-je, d’un ton ironique.


Vu son entêtement… Il avait dû se faire des idées ou que sais-je. Je note en tout cas que la blonde est passée au tutoiement en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, visiblement taquine et se faisant dangereuse, potentiellement agressive et belliqueuse. Elle s’adresse à moi comme si on se connaissait depuis longtemps, allant jusqu’à parler de mes couilles, doutant que j’étais le grand méchant loup. L’analogie me fit sourire. Je faillis répliquer que je n’étais pas un loup, mais un Fantôme, mais je me gardais bien le dire. Même bourré, ça ne valait jamais le coup de parler de mon passé militaire. Et la voilà qui me dévisage. A quel jeu joue-t-elle ? C’est moi, ou elle tente une drôle d’approche ? Est-ce qu’elle fait partie de ces gens qui jouent la carte de la séduction pour mieux vous niquer au sens figuré ?


| Les petites bêtes mangent rarement les grosses. | répondais-je au tac au tac, rappelant que je devais quand même lui rendre pas loin de vingt à trente kilos, sans parler de la taille. Et je soulevais légèrement ma chemise, laissant paraître des tissus cicatriciels, lacérations d’un obus de mortier tombé sur notre position, huit ans plus tôt en Chine. | Si tu veux jouer au prédateur, d’accord. Mais je te préviens, la viande est plutôt coriace. |


Je descends le second verre d’une traite, chassant aussi loin que possible la réminiscence des flashs lumineux au dessus de Tokyo, avant de faire signe au barman de me resservir, et de rallonger le verre de la jeune blonde.


| Et donc, vous faites quoi dans la vie, à part provoquer des bagarres de mâles stupides dans des bars ? |


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Jeu 5 Avr - 21:56

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Je répondais d’un signe de verre à ses paroles sur mon père. Je lui avais dit qu’il m’avait appris à me battre. C’était le cas, mais pas dans le sens où l’homme en face de moi l’entendait. Il m’avait appris que la vie est une chienne et que si on ne sait pas se défendre seule, on se fait bouffer. Si cet humain n’avait pas abusé de moi, je ne serais pas devenue celle que je suis. Ma vie, je ne la regrette pas. Pas un seul instant. J’en avais fait ce que j’en voulais et pour rien au monde je ne retournerais en arrière. Je m’en foutais au fond de pas avoir connu mes géniteurs. Je m’en foutais de ce soi-disant frère. Ça ne m’intéressais pas. Pensez moi égoïste, ca me fait une belle jambe tiens. Je suis ma propre priorité. Soyons réaliste, si je ne l’étais pas, personne ne le serait à ma place. Pas même mon nouveau fiancé. Il ne connaissait que la surface de l’Iceberg, et ne se doutait pas de ce qui se trouvait immergé. Si un jour, il le découvrait et partait, je m’en foutais. Ok ma vie serait plus contraignante ouais vu qu’il s’occupait de tout, mais j’engagerais quelqu’un pour tout gérer à sa place si besoin. Je me refusais d’être dépendante de quelqu’un. Plus jamais. Plus jamais cela n’arrivera.

Je buvais à ses belles pensées une gorgée avant de lui dire, en haussant les épaules Je suis une femme. Je suis donc, aux yeux des flics, la victime quoi qu’il arrive. Ca peut avoir ses bons côtés… ajoutais-je un sourire aux lèvres. Ouais, si là, maintenant, je lui en foutais une, dans les rapports et aux yeux des autres clients, il serait considéré comme l’agresseur et cela sans que je n’ai besoin de jouer la carte de mon boulot. On souffrait de bien de stéréotype quand on avait un vagin. J’avais appris à m’en servir à mon avantage et je n’avais aucun état d’âme à le faire. Pourquoi en aurais-je ? Surtout que j’étais bien plus forte que la majorité des hommes du fait de ma nature. Ouais, j’étais clairement le prédateur et eux la proie. Mais si ça les amusait de penser le contraire et de se leurrer, grand bien leur fasse ! Je vous l’ai dit, les problèmes des autres ne sont pas les miens.

Je soupire à l’évocateur de mon faux voisin / collègue comme si j’étais lasse, avant de lui dire Oh si, il l’est. Mais quand on est con, on le reste. Et soyons réaliste, quand on est une nénette bien roulée, forcément, on appartient à la place publique masculine. Les hommes se considèrent comme étant nos propriétaires. Je le vois bien avec mes soi-disant clients quand je me fais passer pour une escorte girl de luxe. Pauvres imbéciles. Ils sont le sexe faible et sont trop cons pour ne pas s’en apercevoir. Tant pis pour eux, et tant mieux pour moi.

Je n’étais pas une victime et je ne comptais pas me faire passer pour telle. J’évitais toujours de m’éloigne dans mes rôles de qui j’étais vraiment, et de quoi était faite ma vie. Si on me posait des questions, ainsi, je savais toujours quoi répondre. Et si m’interrogeait de nouveau plusieurs mois après, je donnais une réponse dans la même lignée. Je n’apprenais rien par cœur pour ne pas me piéger moi-même. J’étais rodée à ce genre d’exercices et c’est ce qui faisait de moi un bon agent. Hors de question que cela change un jour. J’aimais trop manipuler les autres pour cela. Je l’avoue sans mal, j’en prenais un plaisir malsain, parfois autant que lorsque je tue un humain qui ne mérite pas d’autres châtiments. Je lâchais un rire franc quand il affirma que les petites bêtes ne mangeaient pas les grosses. S’il savait… Il pensait que sa viande à lui était coriace et me montrait ses stigmates pour me le prouver ? A jouer à celui qui avait la plus grosse, j’avais des chances de gagner. Elles ne les mangent pas en effet, mais elles peuvent faire des dégâts et se débarrasser des grosses si cela est nécessaire. Je le regardais avant de baisser le haut de mon tee-shirt sur mon épaule, laissant apparaitre une trace par balle. Je tournais mon avant-bras vers lui, exposant une brûlure ancienne. La mienne l’est aussi, je te rassure. Ce sont les vainqueurs qui écrivent les histoires, pas les autres. ajoutais-je non sans malice et sourire, avant de boire une nouvelle gorgée. Je ne lui avais pas montré toutes les marques que j’avais sur le corps. Il me faudrait être nue pour cela. Ces marques, elles ne me gênaient pas. J’en étais au contraire plutôt fière. Elle prouvait ma force, ma combativité. Je n’étais plus une victime non. Et je ne le serais jamais plus.

L’homme finit par m’interroger sur mon métier. Je jouais avec les glaçons dans mon verre, les prenant avec mes doigts avant de les mettre dans ma bouche, tout en le regardant. Ca dépend du tiens… Tu pourrais très bien être flic et ici pour me tirer les vers du nez... On est jamais trop prudent dans cette foutue ville. lui dis-je tout en le dévisageant, comme si j’essayais de déterminer s’il appartenait à ce clan là. Ca pourrait être possible après tout. Je ne connaissais pas tous les gars en uniformes (ou non) de la ville et il y avait des chances qu’en fait, ce soit aussi un infiltré… Dans le doute, je ne préférais rien dire, si ce n’était : Disons que j’aime travailler la nuit. Je le laissais deviner le reste si cela l’intéressait vraiment. J’écartais en attendant son verre et le mien, puis lui tendais mon bras, tout en posant mon coude sur le bar. Si tu perds, tu vides tes poches pour me prouver que t’es pas un flic… Et si je perds… Et bien à toi de voir. Tant que cela reste raisonnable bien évidement


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Dim 8 Avr - 20:39

La jeune blonde acquiesce en levant son verre, et je comprenais donc que je devais doublement me méfier de la jeune femme. Déjà vu son rapport aux hommes, j’avais bien vu qu’elle savait leur faire tourner la tête et leur faire perdre tout sens de la mesure, tandis que maintenant je me rendais bien compte que sa tranquilité pouvait très bien signifier qu’elle ne craignait pas les débordements de cet homme. Donc qu’elle savait se défendre. Donc, qu’elle représentait un danger. L’armée avait jadis totalement changé mon point de vue sur le monde, j’étais passé d’un esprit plein d’aventures et d’expériences à vivre, à quelque chose de bien plus sombre. Les Fantômes, et le Crépuscule des Dieux avaient changé encore plus ma personnalité. De méfiant, ‘jétais devenu paranoïaque. Incapable de me contenir, de contenir mes pulsions. Cela me rendait faible, mais cela me rendait aussi dangereux. Plus que jamais, je voyais le monde en deux couleurs, en deux nuances ; les prédateurs, et les prédateurs. Tout le monde était dangereux, mais ma première rencontre avec qui que ce soit se passait souvent en deux temps ; jauger du niveau de danger de la personne, et ensuite, décider de la manière avec laquelle j’allais le gérer.


J’ai un mince sourire, quand elle me dit qu’aux yeux des flics elle serait la victime, quoiqu’il arrive. Je ne peux pas m’empêcher de rebondir, tout en sifflant mon verre à la vitesse grand V. La société avait évolué depuis le début des années 2000, maisz c’était encore vrai. Parce que la majorité des flics restaient des mecs, et pas toujours les plus malins. Ils pensaient facilement avec leur bite plutôt qu’avec leur cerveau, et quelle est la réaction la plus probable devant une jeune et belle demoiselle en détresse ? Je vous la donne dans le mille…



| Quoi ? Je ne pourrais même pas porter plainte pour harcèlement sexuel, une fois qu’on aura fini ce verre ? |


Comme si quiconque y croirait une seule seconde. J’étais le vétéran de Russie, de Chine, d’Afrique de l’Ouest, le mec qui avait du mal à se reconvertir et qui avait un dossier militaire expurgé de toutes ses années de service, vide, inaccessible. Je hoche la tête et rappelle le serveur, quand l’inconnue me conforte dans l’idée que le mec qui la poursuit de ses assiduités est un abruti. Je fais signe au mec de nous resservir une tournée. Je prends un double whisky. Encore. Bien tassé comme il fallait. Je me satisfait de son odeur fortement tourbée, avant d’en avaler une nouvelle gorgée. En revanche, ses paroles suivantes me laissent pensif. Dangereuse, j’avais compris qu’elle l’était. Mais je complétais ce qu’elle disait d’un air absent, le regard perdu dans le vide, humant encore l’alcool, le sirotant à nouveau.


| Non, les vainqueurs n’écrivent pas toujours l’histoire. Parfois, ils la subissent comme les autres. Ou ils en sont effacés. |


personne ne saurait jamais dans le détail ce qu’on avait fait, en dehors de nous, de nos supérieurs, bien que Gantz soit mort, et nos victimes aussi, pour celles qui étaient encore en vie. On ne parlerait pas de notre rôle dans la Troisième Guerre Mondiale, dans toutes ces horreurs faites non seulement parce qu’elles étaient nécessaires, mais parce que nous désirions les faire. Viscéralement. L’Union avait toujours eu le chic pour savoir mettre les bonnes personnes, au bon endroit et au bon moment. Elle avait eu besoin de tueurs, elle en avait trouvé. Et je commençais à me demander ce qu’avait vraiment la jeune femme derrière la tête, quand elle se mit à terminer son verre et ses glaçons d’une façon très suggestive. Et elle sous entend qu’elle n’est pas flic, que c’est même plutôt l’inverse. Et qu’elle aimait travailler la nuit. Alors quoi ? Dealeuse ? Pute ? Ca commençait à sentir l’entourloupe, toute cette curiosité. Je coulais un regard inexpressif vers elle, la jaugeant à nouveau. Je refuse son défi d’un signe de tête, lent, ne la quittant pas des yeux.


| Je ne suis pas flic. |


je pose sur la table, entre nous, mon badge d’accès à mon entreprise. Jean Raulne, Market Insight Analyst, et le nom de mon entreprise. Véridique. Elle aurait pu facilement le contrôler sur internet.


| Les filles qui finissent avec brûlures et impacts de balle peuvent être trois choses. Flic, pistolero pour la mafia, ou ex-militaire. Je parie pour flic. Tu aimes bien poser des questions. |


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Sam 21 Avr - 19:16

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Le 14 janvier 2050


 



Je ris à la blague de l’homme et me contente de répondre en buvant une gorgée un sourire aux lèvres. Il ne manque pas d’humour, je devais bien le reconnaitre et tant mieux. Je n’avais ainsi pas à me forcer. J’étais là pour récupérer des infos oui, mais cela n’excluais pas de passer du bon temps en même temps. Bien sûr je séparais toujours les deux. Le plaisir était différent du travail. Quand je bossais, rien d’autre ne comptait. Pour autant je savais savourer les bons moments quand j’en avais l’occasion. Mon job n’était pas le plus glamour qui soit. Je m’étais retrouvée plus d’une fois à coucher avec des gars que j’allais ensuite foutre en taule. Je ne prenais aucun plaisir à cela, mais je faisais ce qu’il fallait faire. Les états d’âme c’était pas pour moi. Et si j’étais un très bon agent d’Interpol c’était en partie parce que je faisais les choses en profondeur, sans mauvais jeu de mots. Si je devais me salir les mains, je me salissais les mains. J’étais pas un ripoux pour autant ou une criminel. Je m’arrangeais toujours pour rester du bon côté de la ligne. Ou du moins officiellement. Si je devais buter une raclure pour assurer ma couverture, je le faisais en dehors des radars de hiérarchie. Ils n’avaient pas besoin de tout savoir et ils ne voulaient pas tout savoir de toute façon. Ils devaient bien s’en douter, mais préféraient fermer les yeux. Ce qu’ils ne savaient pas officiellement ne pouvait pas les nuire. J’avais été entrainée dans ce sens après tout.

Je fronçais des sourcils quand il me contredit. Sur ce point nous n’étions pas d’accord. Et je n’étais pas vraiment femme à me taire. Si les Allemands avaient gagné la second guerre mondiale, ils n’auraient pas été les méchants de l’Histoire…. Si demain le gouvernement tombe et que les gens de l’ombre prennent le pouvoir et le garde, les générations futures les verront comme des libérateurs de l’ancienne oppression. C’est ainsi qu’est fait le monde… Mais tombons d’accord sur le fait que, justement, nous ne sommes pas d’accord. lui dis-je en haussant les épaules avant d’orienter la conversation vers un sujet moins délicat. Quoi que si, il l’était mais uniquement pour moi. Je voulais lui tirer des infos, mais il n’était pas né de la dernière pluie. Je restais vague sur mon travail le laissant supposer sur ce qu’il était tout en lui demandant s’il n’était pas flic. Ce n’était pas impossible après tout. Il coule un regard inexpressif vers moi et je sens que je suis en train de le perdre. J’allais devoir la jouer autrement avec lui. Je devais réfléchir vite et bien. En attendant il posait sur la table un badge d’accès à une entreprise que je ne regardais pas. Je le regardais lui et lui seul. J’avais juste jeté un vague regard à son badge mais c’est tout. Je n’avais pas lu ce qui était écrit dessus, comme si cela ne m’intéressait pas vraiment. Il affirma ne pas être flic avant de me prouver qu’il n’était pas le premier imbécile venu.

Je répondais en riant. Un vrai fou rire, jusqu’à m’en tenir le ventre et avoir des larmes aux yeux. Un vrai rire. Je finis par me calmer et essuyer les goutes dans mes yeux. Puis sans lui répondre, je grimpais sur le bar. Max le barman ne dirait rien. Je couvrais ses magouilles et il couvrait les miennes. Il ne savait pas exactement ce que je faisais dans la vie, mais je lui évitais des problèmes alors il ne cherchait pas plus loin. Et puis ce n’était pas la première fois que je faisais le show ici. Il m’envoya d’ailleurs immédiatement une bouteille de rhum que je récupérais sans aucune difficulté. Puis je m’avançais vers des clients un peu plus loin et me penchais outrageusement vers eux pour verser dans leur verre vide mais toujours mentholé l’alcool, en remuant bien mes formes. Je prenais ensuite l’eau gazeuse que m’envoya une fois de plus le barman avant d’en verser dans le verre. Je posais les bouteilles tout en m’asseyant sur le bar. Je me penchais en arrière pour attraper le sceau à glaçon mis à portée par Max. J’en récupérais plusieurs, les posais dans le verre avant de lécher un à un les doigts de manière sensuelle alors que l’homme au verre désormais plein et ces potes se tortillaient sur leur chaise. Je leur envoyais un baiser avant de tourner et de descendre de l’autre côté du bar. Je récupérais un shaker, que je remplissais avec plusieurs alcools et softs, pour finir par des glaçons. Je le secouais l’envoyant parfois en l’air, avant de le claquer sur le bar. Je versais le contenu dans les verres des potes du gars au Mojitos qui venaient de les finir d’une traite, me penchant une fois de plus bien plus que nécessaire. C’est ma tournée… Un clin d’œil puis je les laissais sans un autre regard pour retourner vers l’homme à qui je voulais soutirer des infos. Je m’accoudais au bar en face de lui et lui dis C’est bien la première fois qu’on me dit que je ressemble à un poulet… Mais mauvaise pioche… Même si, je te l’accorde, j’aime vivre dangereusement et déteste par-dessus tout m’ennuyer. Barmaid, pute de luxe, escort girl, serveuse, trafiquante, danseuse… J’avais touché à un peu de tout au fil de mes missions en infiltration. Je ne lui avais pas menti, j’aimais le monde la nuit et y travailler. Encore plus sous mon alias. J’ai toujours été perfectionniste et je ne me lance jamais sans parachute. Mon personnage, je le peaufine toujours à la perfection… Et quand il ne suffit pas je le mélange à un autre proche de lui et cohérent. J’attrape d’ailleurs la cravate de l’homme pour rapprocher son visage du mien et lui glisse à l’oreille. Mais… Ne te méprends pas… Je suis aussi dangereuse qu’une fliquette… Et je porte  toujours au moins une arme sur moi… Aussi minimaliste soit ma tenue. Je sais me servir de couteau, de flingues, en plus de mon corps… Mais je suis parfois trop prétentieuse et me fais prendre à mon propre jeu, je l'admets... Ma vanité me perdra un jour… Mais, en attendant, la question est de savoir si toi, tu as envie de jouer avec moi…  


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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Sam 21 Avr - 21:21

La jeune femme rit de bon cœur quand je lui demande si je n’aurais pas pu porter plainte pour harcèlement sexuel, sachant que c’était elle qui avait encore en sa possession ce genre d’arme. Je ne lui en voulais pas outre mesure, bien au contraire. Les choses s’étaient arrangées pour les femmes, au cours de ce siècle. Mais les relents de misogynie n’étaient pas encore éradiqués, et le sexisme dans l’autre sens n’avait pas disparu non plus. Ce serait lent de faire disparaître toute trace de socialisation sexuée après des milliers d’années d’histoire. Mais ça arrivait. Elément après élément. Je savais toutefois, au moins, je le comprenais, que la jeune femme attendait quelque chose de moi. Je le voyais dans ses yeux. Dans son attitude. Du sexe ? Je ne savais pas. C’était facile. Evident. Je savais que si j’avais des restes satisfaisants après la guerre, étant revenu sans membre en moins et sans balafre qui me gâtait l’apparence, je n’étais pas pour autant un tombeur né. J’avais au beaucoup de partenaires sexuelles au fil des années. Des jeunes femmes qui étaient débridées par la peur de mourir jeune dans une société démolie par la maladie, par la ruine économique et par la guerre. Qui étaient impressionnées par l’uniforme. Par l’audace. Je n’avais plus conquis que des putes ou des désespérées, des paumées du même acabit que moi, depuis des années. En dehors de ma femme. Que j’avais trompée sans pouvoir m’en empêcher, même s’il y avait eu du mieux selon les périodes. Je n’étais qu’un fils de pute, au fond. Un profiteur. De guerre, comme de vie.


Je haussais les épaules, quand la jeune femme me dit que nous n’étions pas d’accord. C’était sans doute le cas. J’avais l’habitude en tant qu’ancien militaire, que les gens me prennent pour un foutu fasciste en puissance, pour un extrêmiste, un blasé, un lâche ou un monstre, parfois tout ça mêlé à la fois. Je savais juste que j’avais gagné la guerre, avec des millions d’autres soldats. Et que je faisais partie de ceux dont le rôle ne serait peut-être jamais connu. Je ne le regrettais pas forcément… Parce que même si je ne rougissais pas de ce que j’avais fait, j’avais malgré tout conscience que si mes filles apprenaient ce que j’avais fait, je ne les verrais sans doute plus jamais. Je ne regarde pas la jeune femme quand je lui réponds sobrement.



| D’accord pour ne pas être d’accord. |


Je continue de siroter doucement mon verre. Regrettant que la bagarre n’avait pas eu lieu pour de bon. J’avais besoin de faire quelque chose. Frapper quelqu’un était bien. Le tuer, ça serait encore mieux. Au lieu de me répondre, la jeune femme rit aux éclats. Se tient le ventre et a les larmes aux yeux. J’avais dit un truc con ? Je haussais les épaules, vaguement contrarié. Soit elle jouait très bien, soit j’avais deviné totalement à côté de la plaque. Devinez pour quoi je penchais ? J’avais sans doute tout faux, me connaissant… Je décidais du coup de picoler un peu plus. Qui ça gênerait ? Si je buvais assez, je mourrais peut être. Ou je tuerais quelqu’un en sortant. Ca arriverait forcément un jour ou l’autre. Avec ou sans arme. Sans, comme aujourd’hui. Combien de fois mes mains avaient-elles prélevé des vies ? Je les revoyais, serrant le cou d’un gamin de quoi, quatorze, quinze ans ? Un enfant-soldat, une des dernières réserves des russes pour défendre Moscou. Et ces mêmes mains, qui fouaillaient l’intérieur du corps d’un chinois qu’on interrogeait, mes doigts s’insinuant dans ses plaies, le faisant hurler comme un damné. Je me repris. Je transpirais du front. Je ne savais pas si c’était parce que j’étais bien, ou très mal. Comme toujours, la limite entre les deux était terriblement ténue. Je redresse la tête. Quelque chose a changé. La jeune femme a grimpé sur le comptoir, et sert des cocktails. Je fronce les sourcils. Pas flic, alors, mais pute. J’avais le chic pour les attirer, somme toute. Je la vois vers son show. Un véritable spectacle, maîtrisé de bout en bout. Et elle met le feu à tout le monde. Moi aussi, je la désire. Je pourrais sans problème la défoncer sur le comptoir, si on n’était que deux. Mais je n’avais pas tant envie de cul ce soir, que de sang. Depuis la bagarre. Depuis l’occasion manquée. Je me revoyais, cherchant mon crève-cœur au côté pour me débarrasser d’une sentinelle nord-coréenne au Japon. Je la laisse faire son truc, mais je n’ai pas le temps de me replonger dans mes souvenirs. Elle revient vers moi, s’accoude, et me toise d’un regard pénétrant. Je comprends que son petit show, c’était pour moi.


| Si t’es un poulet, t’es le genre à pouvoir couper la queue d’un mec d’un coup de bec. |


[i]Sous entendu, je serais bien con de te laisser m’approcher. Je suis trop fragile en ce moment pour me laisser dépouiller par une putain qui va tout me pomper, temps et argent. J’ai besoin de tuer des gens et de faire du fric facile, pas de me laisser déconcentrer. Elle m’attrape par la cravate et me rapproche d’elle, m’allumant ostensiblement. Elle me demande si je veux jouer. Un rien bourré, je suis plus honnête que je le devrais.[/b][/color] |


| Poings, ou couteau ? |




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MessageSujet: Re: Mojito & Beer   Lun 30 Avr - 14:46

[quote="Cassiopeia Fontaine"]
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Je ne peux m’empêcher de rire quand il me dit que si j’étais un poulet, je serais du genre à couper la queue d’un mec à coup de bec. Je laisse sa cravate me glisser des mains pour poser ma tête entre mes mains, coudes appuyés sur le bar. Je réfléchie quelques instants avant de hausser les épaules puis lui répondre, un sourire malicieux au bord des lèvres. On m’a déjà comparé à beaucoup de choses, mais jamais à un poulet… Un poulet hein ? Il est vrai que je peux être aussi vaniteuse qu’eux. Je me suis déjà faite plumée, et je suis plus du genre à picorer qu’à réellement prendre le temps de manger… Mais je ne me suis jamais fait couper la tête, et bon sang, tu me le pardonneras, mais j’y tiens à ma tête. Et je n’ensemence pas des œufs à mes heures perdues ! finis-je par lui dire avant de me relever et de le relâcher.

Quand il me propose de se battre – car c’est réellement ce qu’il était en train de me proposer, je me retourne pour récupérer une bouteille et lui resservir un verre. Je récupère le mien à moitié vide, pour le vider et le poser dans l’évier pour qu’il soit lavé. Je savais ce que j’allais lui répondre, mais je laissais durer un peu le plaisir… Ou pas. Je récupérais trois citrons verts que je commençais à couter en rondelle avec l’un des couteaux du bar sur une planche que je posais en face de l’homme. Mes gestes étaient précis et rapides. Ce n’était pas la première fois que je faisais ce genre d’exercices après tout et j’étais rodée. Pourquoi choisir ? lui dis-je en relevant les yeux vers lui. Et tout en le regardant, je continuais à couper mes citrons, avec un peu moins de rapidité mais toujours avec précision. Je secouais la tête un instant. Hélas, j’ai une règle d’or. Je ne fais jamais couler le sang la première nuit. Je suis pas une fille facile tu sais. lui dis-je non sans sourire. Je donnais un dernier coup de couteau puis je le plantais dans la planche, l’abimant au passage. Le barman ralla, mais je lui fis un vague signe de la main. Je léchais mes doigts plein de citron un par un, avant d’ouvrir de nouveau la bouche. On m’a toujours dis que la patience est d’or, et qu’un adversaire, c’est comme un bon whisky… Plus il marine, meilleur il est… Je quittais son regard pour poser la planche et le couteau dans l’évier puis me rincer les doigts. Tout en les frottant je concluais. Ta proposition est vraiment tentante mais je dois refuser… Pour ce soir en tout cas. Je te laisse mon numéro. Attends les trois jours officiels avant de me proposer un rencard. Si je bosse pas, je viendrais. En toute amitié bien évidement. Concluais-je avant de lui prendre sa main et la tourner vers moi. Je récupérais un stylo et commençais à écrire mon prénom… Enfin, j’écrivais « Arya » puis le début de mon numéro avant de m’arrêter et lui demander. Il y a pas de madame j’espère qui pourrait tomber sur mon numéro ? Si c’est le cas, je te laisse te débrouiller avec elle. Tu l’auras finalement ta dispute d’ailleurs si tu montres ta mère… Je peux même laisser une trace de rouge à lèvres sur ton col si tu veux. ajoutais-je non sans un grand sourire aux lèvres. Je fus interrompue cependant par la sonnerie de mon téléphone. Je le sortais, lisais rapidement le message avant de soupirer. Le travail m’appelle hélas… J’espère qu’on se reverra bientôt… Lui soufflais-je avant de contourner le bar, récupérer mes affaires et m’en aller sans me retourner. Mon temps était écoulé et je n’en tirerai rien ce soir. J’étais assez lucide pour m’en rendre compte.


Rp terminé


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