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 The Mole
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Au revoir, à jamais
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Au revoir, à jamais
MessageSujet: The Mole    Mar 27 Fév - 16:02

Second casse.


Ils étaient quatre ce coup-ci. Deux devant, deux derrière. Pas encore de véhicule en back-up, mais ça ne tardera plus. Pour notre prochain coup peut-être, ou alors le suivant. S’ils n’étaient pas trop mauvais, ils ne manqueraient pas de bientôt combler cette lacune. J’espérais que s’ils changeaient de stratégie, John pourrait intercepter l’info via ses contacts pour nous éviter une opposition trop sérieuse. L’important, c’était qu’on avait déjà pris ceux-ci par surprise. Deux millions. C’était peu. Les banques restaient prudentes. Divisé en autant de parts qu’on était impliqués dans le groupe, ça faisait huit parts environ, avec celle de nos « prestataires externes ». Soit 125 000 chacun. Même si je donnais la majorité à Kat’, on était encore assez loin du compte pour payer les prochains mois de traitement à son gamin. Et même si les autres remplissaient le pot commun, il nous refaudrait encore au moins un coup rien qu’à court terme. Pourtant, impossible de voir le verre à moitié vide, ce soir. Nous avions réussi. Sans une perte. Et sans en avoir infligé.


Les mecs n’étaient pas des vétérans de la troisième guerre mondiale. La rafale de McHall avait strié d’impacts le côté du véhicules et celle de Kat’ avait rempli le pare-brise de fissures et de traces d’impacts. Ils avaient essayé de débarquer sur les côtés, mais une grenade qui roulait sous le bas de caisse avait défoncé l’essieu, et l’avait fait s’affaisser. Bondir d’un coup, du même élan, nous avait porté à leur rencontre et ils étaient désarmés en l’espace de quelques secondes d’une intense bousculade. Liés avec des colsons, poussés sous ce qu’il restait du véhicule, moins de vingt secondes avant d’emporter le tout dans des caisses et de fondre, pied au plancher, jusqu’à l’Inland Empire. Une demie-heure de route. Personne, à cette heure-ci. Véhicule de départ pas le même que celui de notre arrivée. Les deux ont brûlé, de toute façon. Impossible de laisser la moindre preuve derrière nous. La vidéo surveillance nous impose déjà les cagoules complètes et des vêtements les plus quelconques possibles, rachetés en brocante il y a quelques semaines en liquide. Bref. Le tout n’est pas tant de faire un coup, même lorsqu’il se passe très bien. L’important, c’est de ne rien négliger dans ce qui suit après. La fuite, cacher et mettre à l’abri armes et magots, ça prend deux heures de plus, puis cramer la voiture dans la forêt, au sud.


Il est trois heures du mat’. J’ai la gueule en vrac. Demain, je ne bosse pas. Demain, c’est samedi. Des employés de banque apprendront que leur guichet sera vide, demain, et le petit de Kat’ pourra se réveiller avec un rien plus d’espoir que la veille. Mission remplie. Dans mes veines, l’adrénaline court encore, alors que je viens ramener le fric dans un sac de sport chez notre taulière, une heure après que Tomas ait pu ramener notre matériel. Ce bouge pouvait nous servir à pas mal de choses. Je soupirais une minute devant l’enseigne. Seven Keys. Pour moi, c’était surtout la clé de la réussite de l’opération. Réussir à agencer tous nos outils pour être les plus efficaces possibles… Mon cœur bat la chamade, vite et fort, il cogne dans ma poitrine avec force et vitesse. Je suis plein de tout, après pareille décharge d’adrénaline. Lorsque je rentre, une des filles de Kajsa se rapproche de moi, après qu’un de ses videurs m’ait laissé rentrer ; j’ai d’abord dû me scotcher les paquets de fric sous le manteau ; lui ne me fouille pas, mais on ne sait jamais ; un sac, ça attire toujours l’attention. Bref, je rentre et la jeunette m’aguiche d’un salut et d’un sourire. Mince sourire, qui ne monte pas jusqu’à mes yeux. Qu’elle m’amène à sa boss, avant tout.


Je pense fugacement à Jenna, et je décide de prendre un verre avant de déposer les parts restantes dans le coffre de Kajsa. L’ancien soldat se trouve derrière le bar. Nos regards se croisent, alors que sa fille propose de me débarrasser de mon manteau, et minaude. Je refuse poliment. Regard vers Kajsa, qui me rapproche ma bouteille et deux verres. Elle lit le résultat dans mes yeux, mais je le lui confirme.



| 2/0 pour les Fox, ce soir. Tu nous en sers un, avant qu’on passe dans ton bureau, Nyström ? |

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MessageSujet: Re: The Mole    Mar 20 Mar - 15:44

Lumières tamisées. Musique forte, en tout cas à mes oreilles. J'ai mal à la tête. Comme souvent. Ce n'est qu'une moindre souffrance à côté du reste, à côté de tout ce qui n'est pas physique, de tout ce qui n'est même pas exprimable avec des mots. Le mal de tête à la fin, je ne m'en rends même plus compte ; je ne me souviens tout simplement plus comme c'est quand on ne l'a pas. Tellement de sensations qui ne m'ont plus quitté depuis que j'ai lâché l'uniforme, qui me rendaient folle à l'époque, qui font partie du décor maintenant. Comme ce petit bourdonnement au fond de mes tympans, parfois plus fort dans l'un, parfois dans l'autre. Peut être même aurai-je l'impression d'un manque si je ne ressentais plus un de ces séquelles plus ou moins importants de ces années de guerre et de destruction. Peut être me sentirai-je comme amputée. Je ne sais pas ; je ne veux pas savoir. Je préfère choper discrètement un verre derrière le bar, le remplir d'eau et fourrer discrètement la main dans ma poche pour avaler à la vitesse de l'éclair ou un deux comprimés. Je me perfectionne avec le temps, comme si les gestes devenaient plus fluides. J'en viens à en faire oublier aux quelques personnes qui me fréquentent souvent et me voient souvent le faire que j'en prends. Pas des somnifères, là, tout de suite, parce que je suis censée rester éveillée. Des cachets plutôt softs et presque légaux pour le mal de tête. Ou un truc dans le genre. Je n'ose même pas regarder l'heure, mais il doit être près de 3 heures du matin à en juger par le nombre de personne présentes. C'est fou, hein. Avec l'habitude, on arrive à être capable de déterminer l'heure simplement par le nombre de clients présents et ce qu'ils sont en train de faire.

Parce que c'est la même chose tous les soirs.

Foutue routine. Je n'ai jamais eu de vie stable, jamais eu de vie calme ; jamais je n'ai désiré cela. Alors que c'est tout ce à quoi une personne lambda, paraît il. Je les regardais de haut, méprisante, ces petits insectes menant une vie bien propre, bien millimétrée, bien réglé, où tout ne me semblait que futile. Regardez moi aujourd'hui, hein. Non, certes, ma vie n'a rien de « propre », mais tous les autres critères s'y applique. Et je me sens tellement lasse que je m'y complais. Je m'y enfonce. Je m'y endors. C'était si facile au final. Il suffisait de laisser son regard divaguer sur l'océan de débauche plus ou moins visible qui s'étendait devant moi, comme je le faisais ce soir, comme je le faisais presque tous les soirs. Je servais les clients, avec un sourire – pas un sourire aguicheur comme celui des filles, mais il falait se montrer un minimum sympathique.

J'étais rarement dans la salle principale. Celle du rez-de chaussée, où se trouvait simplement un bar, assez classique, certes dans un coin complètement sale de la ville, mais pas plus sale en lui même qu'un autre. Je préférais rester en bas, dans mon trou au sens presque littéral – peut être parce que c'était là qu'il y avait le plus d'ambiance. Ca me maintenant en vie. Artificiellement. Me distrayait un peu de mon autre préoccupation, à savoir me ronger les ongles en espérant que mon ancienne équipe ne soit pas en train de se faire descendre comme des lapins pendant leur cambriolage.

Et au moins, en restant ici, qui me cherchait savait où me trouver.

Je lève la tête en apercevant une silhouette familière descendre les marches. Je lui adresse un signe de tête alors que je croise son regard : c'est bien Jean. J'attrape une bouteille traînant un peu plus loin sur le comptoir et nous sert deux verres. J'attends la confirmation qui ne tarde pas à venir ; tout s'est bien passé. Je me détends un peu et pousse le verre dans sa direction.

« Bonne nouvelle alors. Tiens. Vaut mieux qu'on monte dans mon bureau après, comme ça tu pourras me raconter. Tout le monde va bien ? »

Comprendre : personne n'a perdu de bras ? Je porte le verre à mes lèvres et laisse l'alcool me brûler le gosier. Ca ne fait pas de mal.
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MessageSujet: Re: The Mole    Dim 25 Mar - 18:32

J’aurais pu en profiter, de tout ce fric. Le cacher dans mon matelas, économiser pour un paradis à l’étranger, pas trop touché par les aléas et catastrophes climatiques, avec une grosse baraque en bord de mer, des palmiers, des cocotiers, ce genre de trucs quoi. Siroter un cocktail sur la plage. Attendre qu’une saloperie quelconque me foute en l’air, ou que je me foute moi-même en l’air par ennui, peu importe. De la tranquilité. Pour moi, pour ma femme, pour mes filles. Ce serait la solution à beaucoup de problèmes finalement. Mais je ne le faisais pas. J’avais un objectif, tout cela avait un but, et finalement, ça ne m’aidait pas vraiment à faire autre chose qu’à me sortir un peu tous ces idées noires, à canaliser la violence, les mauvais souvenirs, et tout le reste. C’était déjà ça. Ca m’empêchait de péter définitivement un câble, de monter sur un bâtiment avec un fusil automatique et de tirer sur les gens. Certains y verraient une victoire… Et même maintenant, même avec l’adrénaline, même avec tout ce que je ressentais, il y avait toujours ce chancre en moi qui m’empoisonnait les pensées. Ca ne voulait pas dire que j’allais péter un câble, du moins, je voulais croire que j’étais encore capable de tenir bon.


Nyström me remarque. Elle me fait un signe de tête, pour me confirmer qu’elle m’a bien vu.


Elle sait déjà quoi faire pour m’accueillir le mieux possible, et saisit une bouteille. Il faut quand même lui reconnaître ça, à Nyström. Elle a le sens de l’hospitalité dans le sang. Elle n’a jamais regardé à ma consommation d’alcool, et elle n’a jamais lésiné non plus sur ce qu’elle offrait, dans ce genre de cas. Si j’avais désiré de la compagnie, en revanche, j’étais sûr qu’elle savait pertinemment que j’aurais payé. Mais ce n’était pas le cas. Honnêtement… Si j’avais toujours eu pas mal recours au sexe pour fêter les victoires ou combattre le sentiment de défaite, à l’opposé, je n’étais pas forcément le genre de mec à venir là et claquer trois billets pour m’enfiler une lap-dance endiablée qui ne rimait à rien, et qui me renverrait à ma propre solitude une fois terminée.


Mon ancienne soldate se détend et me remplit un verre qu’elle fait glisser dans ma direction sur le comptoir. Je le lève, trinque et le vide d’un trait avant de le pousser à nouveau vers elle. L’alcool âcre me brûle l’œsophage, mais me détend moi aussi. J’ai survécu, je suis « riche » et j’arrive encore à me tirer de mes opérations en un seul morceau. La vie est une chienne, mais parfois, elle offre un regard pas trop dégueulasse ! Je hoche la tête suite à sa question.



| Oui, tout le monde est entier. Je vais te rendre Wilson sans marques et sans blessures. Les autres sont OK aussi ; Kat’ est partie retrouver sa progéniture et McHall… Et bien, c’est McHall. Aucune idée de ce qu’il fait, là. |


Je coule un regard dans sa direction, me passant une main dans la barbe.


| On n’a jamais parlé de ton pourcentage. Je peux pas t’en offrir un gros, mais tu prends des risques pour nous. On monte, pour en discuter ? |


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